Une charte pour l’avenir
L’objectif
Une société doit garantir à chaque individu un minimum de protections fondamentales qui lui permettent de se construire un avenir.
Une société d’individus ne peut trouver d’équilibre :
- sans avoir un pilier social qui harmonise les relations entre humains ainsi qu’entre les sociétés humaines
- un pilier écologique qui harmonise les relations entre les sociétés et leur écosystème
- et un modèle dynamique et maîtrisé de développement de ces sociétés.
Le quoi
Nous nous devons donc de clarifier nos choix de protection de chaque citoyen (définition de la citoyenneté, accès à la nourriture, au logement, aux soins, au mariage, à l’éducation, …). Par exemple, les événements récurrents des SDF l’hiver montrent que notre société n’a pas réussi à se définir clairement sur un point aussi criant et entraînant un risque vital si évident.
Nos choix d’équilibre sociaux se focalisent majoritairement sur le droit du travail. Ils semblent issus d’une culture de conflit, ce qui n’est pas le signe d’une société socialement apaisée. Une culture de négociation et de contrat me paraît une bien meilleure voie.
Nos choix de sauvegarde écologique sont plus que balbutiants, sans doute parce que nous avions jusqu’ici l’impression d’évoluer dans un monde aux ressources infinies. Le choc de ce début de millénaire est sans doute de se rendre compte à quel point notre monde est fini, et à quel point nos ressources vitales sont limitées.
Enfin, nos modèles de développement économique se doivent d’être reconnectés à des objectifs sociaux ; il est suicidaire de ne pas chercher à maîtriser les mouvements transformations d’une société ; il est a contrario illusoire de penser maîtriser sur la durée un système aussi complexe. Il n’existe à ce jour aucun modèle capable de prédiction à long terme sur des systèmes de plus de 2 éléments en interaction. Que dire alors d’un système aussi complexe et peu scientifique que l’univers socio-économique !
Ces choix doivent être équitables pour les individus et égalitaires pour la société, pérennes au sein de nos écosystème, adaptatifs et réactifs.
Le comment
Il est impératif de réaffirmer le choix d’un modèle politique basé sur un personnel politique vertueux, source de propositions et acteur volontaire. Nous ne pouvons plus nous contenter de gèrer.
Nous devons nous doter d’outils structurels :
- une constitution qui réponde à des besoins citoyens et pas seulement une loi organique de fonctionnement ; une constitution en accord avec les conventions internationales les plus avancées.
- un modèle d’aménagement du territoire qui préserve les identités, les savoirs et savoir-faire, qui permette de reconstruire des relations sociales denses et responsables, qui protège les plus faibles, qui équilibre la densité de population en regard des ressources locales, qui préserve les équilibres des écosystèmes locaux, qui répartisse les risques éco-climatiques, qui préserve des noyaux économiques viables et recherche une quasi auto-suffisance énergétique
- un modèle de développement basé sur des principes souples, adaptables et réactifs (des règles avec des paramètres plutôt que des constantes) mis au service des objectifs des citoyens et de la société.
Le contrôle
Une telle ambition doit se doter d’outils de gouvernance :
- des canaux d’écoute auprès des groupes non gouvernementaux qui se créent régulièrement et spontanément (ONG, …)
- des canaux d’échanges contractuels avec des groupes non gouvernementaux institutionnalisés (syndicats, …)
- des canaux d’écoute direct avec les citoyens (blogs ministériels, …)
- des modèles d’alerte environnementale
- des modèles d’alerte économique

