L’identité européenne
En commentaire à deux articles de Pierre Moscovici, “Impressions turques” et la “Turquie une puissance régionale” j’ai publié ceci chez lui. Besson veut exister en lançant un débat aux odeurs nationalistes rances, ouvrons les fenêtres et humons l’air du large !
La Turquie c’est aussi une partie de notre histoire et de nos racines. Constantinople, Bysance et la diaspora qui irrigua la Renaissance, Pont Euxin, Sainte Sophie, Ephèse, Troie, la Grèce et la Rome antique, les Dardanelles et tant d’autres épisodes glorieux ou douloureux, mais des épisodes qui font partie de notre identité européenne.
Bien sûr que ce pays qui partage avec nous les valeurs de la laïcité doit faire partie de l’Europe, cette union rongée par les libéraux dont la vision se limite à l’immédiate urgence.
Le rejet apparent et entretenu de l’adhésion de la Turquie n’est qu’un symptôme parmi d’autres de l’extrême faiblesse de gouvernements cacochymes, gouvernement de petits vieux d’abord préoccupés par l’installation des verrous supplémentaires à leur porte vermoulue, de peur que les forces vives et jeunes qu’ils ont tant humilié ne viennent leur voler leurs emprunts russes (ou leur version moderne : les placements Madoff).
La grandeur de notre histoire européenne, civilisation antique et méditerranéenne au sud, wiking et Hanse au nord, a toujours été le moteur de l’Europe, la mer a toujours irrigué notre fortune. Faisons taire les vieux rentiers souffroteux et redonnons les commandes de notre monde à des capitaines courageux, intelligents et un minimum visionnaires.
Il n’est que temps de redevenir offensif ! Pour l’Europe et son pilier turc comme pour le reste, refondons !

