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500ème article sur ce blog !

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Je viens de m’apercevoir que cet article est le 500ème. Je m’étonne moi-même d’avoir été aussi prolixe depuis l’époque où je n’avais ouvert la première version de ce blog que pour tester ce que l’on pouvait bien pouvoir dire sur cet étrange média naissant qu’était le blog (j’ai l’impression de faire ancêtre en écrivant cela…).

 

En tout cas vous êtes plusieurs centaines à venir me lire chaque mois (hors période électorale) et je vous en remercie chaudement.

 

Ce 500ème post sera consacré à la contribution fédérale « Le Finistère en marche » signée en autre par P. Adam, JJ Urvoas, Ch. Guittet et bien d’autres.

Pourquoi un militant comme moi est-il amené à signer ce genre de texte ?

D’abord parce que cela fait partie de la vie du PS. Les militants ne sont pas là que pour coller des affiches, arpenter les marchés et aller gentillement voter les yeux fermés les textes que Solférino leur propose. Nous sommes là pour discuter ces textes, les amender, en proposer d’autres, bref pour avoir des idées et les défendre. Je ne suis pas adepte d’un militantisme au sein d’un parti caporalisé. Pour ne pas avoir d’état d’âme dans la bataille, il faut être sûr que tout a été sainement décidé entre les assauts et que les décisions prises le sont bien pour l’intérêt de tous dans le respect des idées et des valeurs. C’est pourquoi, participer et signer cette contribution me permet de me sentir bien au PS, et dans la section Iroise en particulier.

Parmi toutes les propositions avancées par la contribution « Le Finistère en marche », que retenir en particulier ?

Trois grandes thématiques y sont abordées :

  1. Réussir un congrès d’unité garantie d’une vie fédérale animée
  2. Retrouver l’audace réformatrice au service de l’exemplarité démocratique
  3. Rebâtir un projet fédéral pour assurer l’ancrage durable des socialistes

La première concerne la vie interne du parti et pose en filigrane la question du rôle du PS alors que nous sommes enfin revenu au gouvernement. En substance, faut-il anesthésier le PS pour laisser le gouvernement bosser en paix ? A mon sens la réponse est résolument non. Nous savons que les deux années qui viennent vont être très dures car il faut à la fois réparer la casse engendrée par dix ans d’errements UMP et régler la crise. Nous allons donc soutenir sans faiblir ce gouvernement. Mais, si tout avance correctement un bilan sera tiré d’ici deux ans et soit nous n’aurons pas suffisamment réussi à corriger les choses et il faudra alors avoir d’autres pistes de travail, soit nous serons sortis de ce double désastre et nous aurons enfin les moyens d’aller au bout de notre audace réformatrice. Mais dans les deux cas, il faudra être prêt à enclencher une nouvelle phase du quinquennat, et cela se prépare. La mission du PS pour ces années à venir est à la fois de soutenir le gouvernement et d’être prêt pour la seconde phase du quinquennat.

Le thème 2 pose la question de la démocratie au sein d’un parti, du PS en particulier. Les législatives en Iroise (entre autres) ont montré que cette question n’avait pas de réponse unanime. Certains sont légitimistes et considèrent que les choix venant de la tête du parti s’imposent à tous sans discussion ou clause de conscience. D’autres au contraire posent la question de la responsabilité individuelle et de la prise en compte des choix locaux. Ceci peut se voir comme un choix à faire entre une démocratie représentative et une démocratie directe. L’alternative n’est pas nouvelle mais l’évolution numérique permet de reposer la question différemment, le tout sur l’arrière fond révolutionnaire du printemps arabe.

Enfin le thème 3 se veut ambitieux sur le plan des idées et veut donner à la fédération du Finistère une grande ambition : osons ici ce qui n’est pas possible ailleurs, soyons radicalement réformateurs, soyons impertinents, soyons visionnaires ! Ce thème m’est particulièrement cher. Mettons en place de nouvelles méthodes d’échanges et de travail permettant de briser les paradigmes, permettant d’oser de nouvelles idées pour les nouveaux défis que sont la rupture énergétique, la bascule climatique, les problèmes démographiques et les questions posées par le numérique. Les Lumières n’ont pas eu à se poser la question d’un climat qui bouleverse les écosystèmes, Jaurès n’a pas eu à se demander si les réseaux sociaux menaçaient ou étaient une chance pour les libertés et l’exercice du pouvoir, Blum n’a pas eu à se demander comme gérer la fin de l’ère pétrolière, et Mitterrand ne nous a pas préparé à rééquilibrer une société où les seniors sont si nombreux, où l’on ne donne plus de repère et d’avenir à sa jeunesse et où les classes d’âge intermédiaires doivent assumer les dettes passées et les doutes présents. Les idées passées ne peuvent suffisamment éclairer le présent. Nous n’avons pas d’autres choix que de trouver aujourd’hui des idées radicalement nouvelles pour un projet à la hauteur des défis et d’être en mesure de faire émerger de nouveaux Jaurès, Blum ou Mitterrand.

Rien de moins, le défi est immense.

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