Bloggy Bag
twitter facebook rss

Brève de campagne présidentielle 2012 : Nicolas Sarkozy cerné par la justice

Lis moi avec webReader

Il n’y a pas qu’à son bilan que Nicolas Sarkozy veut échapper.

Ses derniers échanges assez violents avec la juge Eva Joly montrent à quel point il est sur la défensive, mais également combien sa position est fragile puisqu’il se refuse à contre-attaquer sur les faits en se contentant de nous faire part de son mépris.

Nicolas Sarkozy est directement accusé dans un certain nombre d’affaires (Bettencourt, Karachi), mais il est aussi très flou dans l’histoire du financement de son appartement de la Jatte (voir le dossier mediapart ici et ici).

Il est plus que temps que la justice puisse faire son travail et établisse les faits quels qu’ils soient. Une fois encore, on voit à quel point le statut de chef d’État est en fait nuisible à la République alors qu’il est censé la protéger. Dans le cas de l’affaire Karachi, ce statut est discutable, mais l’affaire Bettencourt est une affaire financière qui impacte la vie publique alors que l’affaire de la Jatte est une affaire financière privée, il ne s’agit pas là d’affaires liées à la conduite de l’État. Sur ces deux dernières affaires, on se demande bien ce qui justifie que Nicolas Sarkozy ne puisse même pas être entendu par un juge en qualité de témoin, action simple qui ne présume ni de la culpabilité ni de l’innocence de la personne convoquée.

C’est anormal, il faut réformer le statut du chef de l’État.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Submitted in: Actualités | Étiquettes :