Brêve de campagne (législative) : Marguerite Lamour appelle à voter PS !

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… du moins a-t-elle adopté notre discours et nos idées, ce qui est un premier pas fondateur !

Extrait de ses vœux :

« Je terminerai mon propos en citant cette formule de Jean Jaurès.

Il ne faut avoir aucun regret pour le passe, aucun remord pour le présent et une confiance inébranlable dans l’avenir . Puissions nous chacun nous inspirer.
Bonne année 2012 à tous.

Bloavez mad d’an oll.

Marguerite LAMOUR
Député du Finistère
Maire de PLOUDALMEZEAU »

Citoyens de la troisième circonscription du Finistère, votez donc Jean Jaurès aux législatives de 2012 comme Maguerite Lamour vous le demande, et en attendant, rejoignez-nous sur notre réseau social :

Brêve de campagne (législative)

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Aller, un dernier petit billet avant le réveillon.

Notre députée sortante de la 3ème circonscription du Finistère s’est trouvée un vrai beau thème de campagne pour 2012.

Sans doute lassée des problèmes des agriculteurs ou pêcheurs locaux, probablement peu enthousiasmée par les soucis énergétiques de notre péninsule, n’osant probablement pas ennuyer ses collègues ministres UMP avec de basses questions de déficit, de récession ou encore de chômage, elle s’est offert en cette toute fin d’année une croisade qui ne manquera pas d’émouvoir les familles rassemblée devant la cheminée du Penti.

Je vous livre donc la substance de qui animera (peut-être) le débat politique en 2012.

Question N° : 125462 de Mme Marguerite Lamour ( Union pour un Mouvement Populaire – Finistère ) Question écrite
Ministère interrogé > Affaires étrangères et européennes Ministère attributaire > Affaires étrangères et européennes
Rubrique > politique extérieure Tête d’analyse > Inde Analyse > réforme agraire
Question publiée au JO le : 27/12/2011 page : 13432 Texte de la question
Mme Marguerite Lamour appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur la situation des Indiens qui participeront à la marche Jansatyagraha en 2012 pour réclamer leurs droits à la terre et aux ressources naturelles. Ils souhaitent ainsi dénoncer les accaparements de terres qui les privent de ressources et réclamer une réelle mise en oeuvre des réformes et recommandations institutionnelles en faveur du monde agraire. Aussi, elle aimerait connaître la position de la France par rapport à ce mouvement.

Je reste un peu dubitatif quant à cette démarche. S’il s’agit de montrer sa solidarité avec les idées de Gandhi et les déshérités indiens, pourquoi ne pas organiser une marche Brest-Le Croisic qui compléterait la marche Le Croisic-Paris en septembre et octobre 2012 ? Appeler l’attention de M. le ministre d’Etat est un peu court pour une telle cause, et on ne comprend pas plus le lien qu’il peut y avoir avec la mission qui lui a été confiée par les citoyens d’Iroise. Espérons que notre députée sortante nous éclairera à l’occasion des vœux de 2012 !

En attendant, je vous envoie avec un peu d’avance tous mes vœux pour cette nouvelle année pleine de promesses de changement et de renouveau !

Le rose et le vert ne sont pas des couleurs complémentaires

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Il y a eu hier soir une réunion PS à Milizac réunissant les militants des différentes sections de la troisième circonscription du Finistère. L’ordre du jour aurait dû être le choix du candidat à la législative de 2012, mais étant donné qu’administrativement cette candidature est bloquée par l’accord EELV-PS, la réunion n’a pas permis de nous choisir un candidat. Rappelons pour ceux qui reviendrait d’un long voyage extra-terrestre, que cet « accord sur les désaccords » est condamné par 71% des sympathisants de gauche et la quasi totalité des militants d’Iroise.

La réunion a commencé sur une introduction du premier fédéral expliquant les milles et une raisons électoralistes qui justifient notre absence de participation à la législative. Même s’il y a fort à dire sur ces « justifications », le décalage entre cette position administrative d’un côté et les attentes et enjeux de l’autre est tellement énorme, que je ne prendrai pas la peine de les commenter ou les réfuter.

Plus intéressants ont été les échanges suivants. Il apparaît d’abord clairement qu’une disparition de l’accord soulagerait tout le monde, sans exception. Je n’ai pas détecté de volonté interne cherchant à déstabiliser le PS en Iroise. La plus grande divergence étant en fait liée au résultat attendu et deux positions s’affrontent :

  1. La minorité « légaliste » justifie sa position par le fait qu’une alliance avec les verts est nécessaire pour gagner la présidentielle.
  2. La majorité « contestataire » justifie sa position par le fait qu’une alliance avec les verts est de peu d’utilité pour la présidentielle mais surtout risque fort de nous empêcher d’avoir une majorité solide pour gouverner ensuite.

Dans les faits, sur beaucoup de points idéologiques saillants, non seulement nos choix sont différents de ceux d’EELV, mais qui plus est, ils sont en opposition radicale. C’est bien pourquoi EELV a annoncé qu’ils ne participeraient pas à un gouvernement, c’est bien pourquoi il faut en conclure que les députés EELV que le PS aura contribué à faire élire à ses dépends, voteront contre notre politique, contre le mandat que nous aurons donné les électeurs.

L’absurdité masochiste de la situation imposée par Solférino a abouti au rejet plus que massif de la proposition du premier secrétaire d’associer un suppléent PS au candidat EELV-UDB. EELV ira donc sans nous à la bataille dans la troisième circonscription.

La possibilité de soutenir un candidat DVG hors PS a également été évoquée. Quoi que l’avenir nous réserve, il apparaît cependant que cette candidature ne recevra pas non plus le soutien officiel du PS finistérien. Je suis pour ma part également réservé sur cette idée :

  1. Pour gagner contre l’UMP il faut à mon sens réunir deux conditions qui sont un engagement total des militants socialistes et avoir la maîtrise des canaux numériques. Une candidature non officielle peut éventuellement être optimale pour ce qui est d’internet, mais pas sur l’engagement total si la fédération PS ne suit pas.
  2. D’ici la clôture officielle des candidatures, il y a de fortes chances que l’accord sur les désaccords finisse par se résumer à ses seuls désaccords, et donc qu’il soit abandonné. Le plus tôt sera le mieux mais si nous soutenons à demi-mots une candidature DVG il sera compliqué de se ré-engager complètement dans un processus simple et clair dument estampillé PS. A minima, il faut que le candidat DVG soit clair sur ce qu’il fera dans ce cas.

Au final, la seule vraie question qui apparaît est de savoir si, ayant acté massivement du rejet de cette situation, nous pouvons ou non nous contenter de faire bonne figure en laissant les verts gérer leur sort, et en nous disant qu’il y aura d’autres élections où nous pourrons être nous-même et défendre nos idées et nos électeurs. La réponse majoritaire semble être oui, ma position personnelle était de dire clairement non.

Pourquoi ?

Nous ne sommes pas dans une époque lambda. Nous sommes à un moment de l’histoire de l’humanité où jamais les risques n’ont été aussi grands. Et ce n’est pas un effet de manche rhétorique. Nous sommes maintenant certains de devoir activement agir sur le climat si nous ne voulons pas disparaître. Nous sommes certains de devoir gérer à court terme la fin de l’ère pétrolière au profit d’une énergie qui est très probablement l’électricité. Nous sommes certains d’être dans une situation démographique explosive, d’autant plus explosive que nous avons vu ce que pouvaient donner la non-maîtrise des événements démographiques dans le bassin méditerranéen (les fondamentaux natalité, alphabétisation et structure familiale ne sont pas identiques mais il y d’étranges échos modernisés). Enfin, la numérisation accélérée de nos vies va induire des vertiges psychologiques et philosophiques radicaux. Nous ne pouvons pas nous contenter de bouder, de délayer. Nous devons agir, prendre nos responsabilités, qui sont écrasantes.

L’époque n’est pas aux lâches, aux gestionnaires, aux tacticiens. Si EELV portait une politique capable de nous aider à affronter ces défis, alors nous pourrions les soutenir. Ils ne le sont pas, et pour notre avenir et celui de nos enfants, il est de notre devoir d’aller défendre notre vie.

Législatives : les indignés d’Iroise

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Mardi soir, le Bureau National du PS a validé l’accord a minima avec EELV. On retiendra que si cet accord permettra aux écologistes d’avoir probablement un groupe à l’assemblée, il ne brille pas par la puissance du signal envoyé à la gauche. Mais dont acte pour cet accord électoral, François Hollande aura besoin des 5% de voix d’Eva Joly.

Il n’en reste pas moins que, comme je le décrivais dans mon dernier article, la troisième circonscription du Finistère est un cas singulier et le fait que la décision de Solférino refuse aux citoyens de notre circonscription le droit de voter pour un candidat PS provoque des réactions indignées. On peut avancer beaucoup d’arguments qui expliquent cette indignation, mais je me contenterai de reprendre celui que j’avançais la semaine dernière :

« Le succès des dernières primaires a montré que les électeurs d’Iroise étaient en attente d’un changement profond, qu’ils faisaient confiance au PS, qu’ils attendaient de nous que nous apportions et incarnions ce changement. Ne pas présenter un candidat PS au profit d’un candidat EELV qui a refusé de participer à ces primaires citoyennes risquerait au minimum de créer de l’incompréhension, et peut-être même un sentiment de trahison par rapport à l’espoir et l’enthousiasme des primaires. »

Devra-t-on demander aux électeurs d’Iroise de voter Modem au deuxième tour de la législative pour faire battre la députée UMP sortante ? Si c’est le cas, mieux valait alors négocier avec le Modem directement ! Il est d’ailleurs troublant de constater que les positions de Corinne Lepage (ex Modem) sur le nucléaire sont plus proches de nos positions que celles d’EELV. Au-delà du non-sens de cette décision de gel, on se sent saisi d’un étrange sentiment de schizophrénie idéologique dans notre situation.

Il est de notre devoir de respecter l’appel des 7114 sympathisants qui se sont déplacés au second tour des primaires pour nous envoyer un message très fort d’espoir et d’attente.

Il est de notre devoir de conserver un sens à notre engagement politique. Nous avons fait une campagne des primaires pour un engagement politique qui n’est pas celui des écologistes. Nous avons depuis des années sillonné le territoire pour rendre possible la victoire de nos idées. Une absence de candidature PS au profit d’une candidature EELV dans la 3ème circonscription est un acte de capitulation vis-à-vis de nos électeurs face à une adversaire UMP très affaiblie. Et je le redis, cette position serait radicalement différente si une candidature écologiste avait l’ombre d’une chance de victoire en Iroise.

Le socle du programme du parti socialiste reprend trois des quatre défis que j’avais décrit il y a déjà si longtemps :

  • Face à une rupture climatique sans précédent dans notre Histoire, il faut au pays des députés ayant une vision des chemins capables de nous éloigner de la catastrophe, pouvant traiter les problèmes écologiques rencontrés par notre société sans tomber dans des débats et des schémas caricaturaux. Des députés capables de faire prendre conscience des périls tout en rassurant sur la voie à suivre.
  • Face à une rupture énergétique en cours, il faut en Iroise un député permettant à notre circonscription de saisir, avec raison et pragmatisme, les opportunités qui s’ouvrent à nous grâce aux ressources marines, cette mer si importante pour notre tissu économique et notre culture.
  • Enfin, face aux déséquilibres socio-démographiques qui ont été un moteur à la fois enthousiasmant et effrayant des révolutions méditerranéennes, il faut un candidat à la députation en mesure de comprendre le trouble et les bouleversements sociétaux, sociaux et générationnels qui traversent nos sociétés.
  • Et je ne parle même pas du bouleversement numérique en cours qui reste incompréhensible à nos décideurs.

Or EELV et nous sommes en désaccord profond sur la gestion de la rupture énergétique, on l’a clairement vu avec Flamanville. Nous n’avons pas les mêmes priorités concernant la gestion de la rupture climatique. Quant aux déséquilibres socio-démographiques, j’ai l’impression que les enseignements fondamentaux des révolutions méditerranéennes n’ont pas été retenus. Lorsque le peuple n’est pas entendu, il a désormais les moyens de se faire entendre, d’envoyer de façon éclatante son propre message politique.  Nos primaires ont été un magnifique succès démocratique, quoi qu’il arrive, le message envoyé par les électeurs d’Iroise ne se perdra pas dans un accord sans queue ni tête. Nous répondrons à leurs attentes !

Je ne suis pas militant socialiste par plaisir ou pour me passer le temps. Je me suis un jour décidé à sortir du café du commerce pour élaborer et défendre des idées parce que je ne voulais pas laisser à mes filles une France dans l’état où elle était à l’époque. Cet état est aujourd’hui encore pire, 10 ans de gouvernement UMP étant passés par là !

C’est pourquoi je joints avec force ma voix à celle de tous ceux que l’absence d’un candidat PS aux futures législatives en Iroise indigne. Je vous appelle solennellement à refuser la défaite locale annoncée par cet accord, je vous appelle à ne pas abdiquer. Nous devons présenter une candidature PS à cette législative, c’est le sens de notre engagement, c’est ce qu’attendent de nous les plus de 7114 sympathisants qui sont venus nous apporter leur soutient et leurs encouragements lors des primaires.