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Election présidentielle : le programme de François Hollande pour la santé

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Des engagements concrets pour la santé

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Dans une interview à la Nouvelle République le 3 avril, François Hollande revient sur son programme sur la santé, insistant notamment sur la dépendance, la lutte contre les déserts médicaux et contre le cancer.

Vieillissement, dépendance : quelles solutions ?

« Il faut redonner de la crédibilité à la parole publique : comment y croire encore quand le candidat UMP nous annonce une réforme qu’il n’a cessé, comme président, de repousser depuis 5 ans ? Je veux relever le défi du vieillissement de notre société, qui ne se limite pas au moment de la perte d’autonomie et je ferai voter une loi d’adaptation de la société au vieillissement de la population.  Je prends devant vous trois engagements concrets. La demande principale des Français est de pouvoir rester chez eux le plus longtemps possible, ce qui suppose l’adaptation de 80.000 logements par an. C’est pourquoi aussi, je doublerai le plafond de l’allocation personnalisée d’autonomie à domicile, pour les personnes les moins autonomes. Ensuite, je sais qu’il y a de fortes attentes de la part des aidants familiaux, qui permettent le maintien à domicile de personnes dépendantes ou atteintes de troubles de l’orientation comme la maladie d’Alzheimer. Je développerai pour eux des actions de formation et des structures leur permettant d’avoir des temps de répit. »

C’est quoi, une médecine de gauche ?

« La médecine n’est ni de droite ni de gauche . Il n’est pas acceptable que de plus en plus de Français renoncent à se soigner, parce que c’est trop cher pour eux ! Et il n’est pas supportable que les déserts médicaux s’agrandissent sans cesse : vous le savez bien puisque la région Centre est la plus mal placée de France sur ce point. J’ai dit que dès mon arrivée aux responsabilités, je lancerai une négociation sur le plafonnement strict des dépassements d’honoraires, qui devra aboutir dans les mois qui viennent. Je veux aussi engager la mise en place du tiers-payant chez les médecins généralistes. Nous commencerons avec les volontaires – pour éviter l’avance de frais des patients. Cela permettra aussi de soulager les urgences. Chaque Français se trouvera à moins de 30 minutes d’un centre de soins d’urgence. Il y aura dans chaque territoire un pôle de soins et de santé de proximité, ce qui suppose de prendre toutes les mesures incitatives pour que les médecins libéraux s’installent dans les territoires ruraux : stages en libéral dès le cursus universitaire, guichet unique de facilitation administrative des installations, rémunération en partie forfaitaire qui permettra de prendre en compte notamment l’exercice dans un secteur sous-médicalisé. Et si, dans certains territoires, l’initiative libérale fait défaut, je ne suis pas enfermé, comme la droite, dans une idéologie anti-service public. Le service public pourra prendre la relève, grâce à des centres de professionnels salariés. Et puis, une politique de santé de gauche, c’est une politique qui remettra la prévention au cœur de ses priorités, et ce dès l’école : une partie des 60.000 postes que je créerai dans l’Éducation nationale concernera la médecine scolaire et le soutien aux élèves en situation de handicap. »

Contre le cancer

« Il y aura bien un troisième plan cancer. Cette bataille doit être menée sur plusieurs fronts à la fois : la prévention pour éviter le cancer, le soutien à l’innovation et à la recherche, l’organisation des parcours et des prises en charge à toutes les étapes de la maladie feront naturellement partie du prochain plan cancer. Je souhaite marquer quelques priorités par rapport aux plans précédents. D’abord, la lutte contre le tabagisme. Elle a reculé au cours des cinq dernières années, elle doit s’imposer au premier rang de nos actions. L’augmentation du prix du tabac a profité aux industriels, qui font des bénéfices croissants. Ces bénéfices devront pour partie aller au plan cancer. Ensuite, je veux que l’on aille plus loin dans l’individualisation des traitements. Enfin, je veux faciliter les conditions de vie des malades. Je ne peux pas admettre qu’on perde son emploi ou qu’on soit contraint de demander une aide financière pour payer une facture EDF ou ses besoins alimentaires parce que l’on a eu un cancer. Les personnes atteintes d’un cancer restent des citoyens à part entière. »

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