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Petit dictionnaire de la politique pour les nuls

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Fouyaya, jusqu’ici j’avais l’impression de comprendre certains mots, mais depuis quelques jours j’ai dû vérifier. Pour vous évitez le même mal de tête que moi, je vous fait part de mes conclusions.

Le vrai travail : concept né après le 22 avril 2012, qui semble se distinguer du travail (notion que tout un chacun pense connaître) et surtout du faux travail. Vrai indique une position morale en opposition à faux : honte donc à tous ceux qui ne sont pas dans le « vrai ». Le vrai travail du point de vue de l‘idéologie sarkozyste, semble se caractériser par une absence totale d’aide (les travailleurs malades, en congés ou en formation ne sont donc pas de vrais travailleurs), et se définit en opposition aux statuts (fonctionnaires et assimilés). Naturellement, tout chômeur ne travaillant pas à plein temps (voire au-delà) n’est pas un vrai travailleur. Par exemple, MM Sarkozy père et fils ne sont pas de vrais travailleurs, le premier ayant fait fortune grâce à la générosité de la République, le second ayant vécu du large soutien de papa comme avec l‘affaire de l’EPAD.

Parti républicain : expression sarkozyste vague qui exprime qu’un parti extrémiste est fréquentable du moment que ses électeurs viennent voter pour vous. Ainsi, Nicolas Sarkozy explique que le FN est bien un parti républicain puisqu’il a pu présenter une candidate, mais ajoute dans la foulée que tous ses électeurs ne sont pas des fascistes et qu’il est prêt à accepter leur voix pour les ramener dans le giron de la République, ce qui pourrait signifier pour les esprits cartésiens que pour les sarkozystes le FN est un parti républicain qui n’est pas dans la République et attire des égarés ou des girouettes ump-compatibles.

Pensez-vous que les Français ? : formule de rhétorique qui permet d’enfariner les journalistes et les auditeurs ou téléspectateurs.  Par exemple « pensez-vous que les Français attendent de moi que je chante la coucaracha » permet de sortir une énormité non contestable au moment où elle est formulée puisqu’elle prend à témoin 65 millions de personnes qui ne peuvent rien dire. Juste après, il suffit de glisser quelque chose du genre, « bien sûr que non, ce qui prouve que j’ai raison ». Inconvénient, utilisé à haute dose (plus d’une fois par quart d’heure), le côté foutage de gueule est trop apparent et nuit gravement à l’efficacité rhétorique.

One thought on “Petit dictionnaire de la politique pour les nuls

  1. dugrosboulot on said:

    Carla était de gauche,avant l’ouverture à gauche de Sarkozy.Elle est de droite désormais sans que l’on sache vraiment pour quelle raison (valable) elle a changé d’opinion.Il est vrai que parmi ceux qui nous gouvernent actuellement peu savent pourquoi ils défendent telle ou telle idée(quand ils en défendent encore une ce qui est loin d’être toujours le cas).En revanche ils semblent plutôt satisfaits de s’enrichir rapidement sans travailler.Il n’est pas question de subtile distinction entre « vrai » et « faux » travail chez ces gens-là puisqu’ils ne fournissent pas de travail du tout.

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