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Un Nobel tourné vers l’avenir

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malalaLe comité Nobel a fait quelque chose d’extraordinaire cette semaine : il a permis à chacun de détacher son regard de son nombril et du passé pour le tourner vers l’avenir et l’espoir d’un monde meilleur.

À force d’être tétanisé par l’idée de perdre ce que nous avons, à force de mesurer notre perception du bonheur et le sens de nos vies à l’aune du PIB et de nos avantages acquis, nous avons figé le temps et arrimé le présent avec une ancre plongée dans le passé.

Les deux prix Nobel, Malala Yousafzaï et Kailash Satyarthi ont dans leurs vies et leurs pays, moins de raisons d’être heureux que nous, moins de PIB et d’avantages acquis que nous, mais ils ont en commun l’espoir chevillé au corps et la certitude farouche que l’avenir se construit aujourd’hui à travers les jeunes générations, qu’il se construit par l’instruction, qu’il se construit par le combat pacifique. Le sens de nos vies ne découle pas de ce que nous avons ou pensons pouvoir avoir, mais bien de ce que nous faisons individuellement ou collectivement pour apporter la connaissance et l’émancipation à chacun. L’éducation permet d’avancer, l’éducation permet d’espérer et in fine, l’éducation permet d’améliorer le monde. De l’améliorer matériellement certes, mais surtout moralement. L’éducation et les projets d’avenir sont nos vrais moteurs pour le bonheur.

Ces deux nouveau prix Nobel sont la plus cinglante défaite affligée aux sectes nihilistes qui enflamment actuellement le monde. Eux, qui n’ont pour seule ambition que le meurtre et la destruction pour assoir leur détestation cannibale de l’Homme, se retrouvent face à des gens qui se battent pacifiquement pour l’éducation et la possibilité de se construire un avenir par la connaissance.

Jamais combat du bien contre le mal n’a été si clairement incarné par Malala & Kailash. Voila le meilleur message que l’on pouvait envoyer aux jeunes générations qui aujourd’hui se désespèrent au point d’être tentés par ces sectes, et aux plus veilles qui se désespèrent de n’avoir pas assez ou de peur de perdre ce qui ne les rend plus heureux.

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