La refondation démocratique a déjà commencée

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Refondation démocratique et républicaine

Il circule actuellement une pétition exprimant un refus du statut de première dame. Au-delà des agitations plus ou moins stériles que cela peut susciter, cette pétition est un vrai sujet de réflexion et de constat pour notre système politique.

Première dame ou l'institution de la femme comme second rôle ?

La première réflexion concerne le constat qu'en se focalisant sur cette idée de statut de première dame, dans la République française il y a l'idée que l'on n'élit pas qu'un individu mais un couple et que dans ce couple l'homme est le chef de l’État et la femme sa chargée de mission. Ce non-dit me paraît choquant pour plusieurs raisons :

  • À l'exception de l'expérience étrange du binôme paritaire des élections départementales, le suffrage universel s'applique à un individu et il n'est fait mention à aucun moment de liens familiaux pour l'élection.
  • Avec ce projet, on lie implicitement une fonction élective et des liens familiaux, de type hétérosexuel avec mâle dominant. Étrangement la contractualisation de ces liens n'est plus un pré-requis.
  • Le second membre du binôme se met forcément au service de la notoriété que lui offre sa situation de conjoint et doit donc œuvrer pour un objectif assez flou mais implicitement important.

Que de non-dits pour une fonction qui n'a aucun intérêt démocratique et qui n'est pas nécessaire au bon fonctionnement de la République ! Il existe bien quelques cas où le statut du conjoint doit être précisé comme le protocole des visites internationales mais à part cela la République n'a que faire des liens familiaux de ses élus. Et même dans ce cas, s'il faut un cadre juridique et un budget, une mission sous la tutelle des affaires étrangères permettrait d'avoir un contrôle républicain sur les objectifs et les moyens.

Et cela aurait pu en rester là si le gouvernement actuel n'avait pas voulu faire de ces liens familiaux un sujet politique en interdisant d'employer un membre de sa famille dans le cadre d'un mandat parlementaire. Outre le fait que cette décision est discutable (limite de la définition du cercle familial d'interdiction, ségrégation à l'embauche, licenciement pouvant être jugé abusif, pas de progrès sur le contrôle des activités, ...), elle entre ici en conflit avec ce statut du conjoint présidentiel. On ne peut pas interdire des emplois familiaux d'un côté et les sanctuariser de l'autre.

Montée en puissance des contre-pouvoirs numériques

Un deuxième élément semble apparaître avec la pétition en ligne contre le statut de première dame. À ce jour 300.000 signataires ont exprimé un refus contre ce statut.

L'important ici n'est pas d'examiner leurs motivations mais bien de constater la valeur de cette démarche qui se fait dans un cadre reconnu par la constitution (le droit de pétition) mais aussi par la charte des droits fondamentaux. L'expression de plusieurs centaines de milliers de personnes est facilité par la montée en puissance des services numériques comme change.org. Ces services permettent à chaque citoyen de s'emparer d'un sujet et d'émettre un souhait adressé aux élus. Ce mécanisme d'expression démocratique n'était pas possible à ce niveau il y a encore quelques années et il n'est plus possible de le considérer comme insignifiant. Mais cela signifie aussi que le mécanisme actuel de représentativité démocratique perd de sa puissance au profit d'une expression plus directe. La situation actuelle est un vrai cas d'école : que doit-on prendre en compte ? Un parlement avec une majorité à la fois pléthorique, indigente et mal élue ou l'expression claire de plusieurs centaines de milliers de voix ? Un référendum a-t-il toujours plus de poids démocratique que ces pétitions massives ?

À titre personnel, je ne défends pas l'idée d'un pouvoir législatif directement exercé par les citoyens, entre autres parce qu'on constate bien avec les ratés de la majorité actuelle qu'il est nécessaire d'avoir des compétences législatives et du recul pour bien légiférer. Or la démocratie directe n'apporte pas ces garanties. Cependant, on ne peut pas ignorer une expression forte et claire des citoyens sur un sujet donné.

Le pouvoir médiatique est lui clairement passé aux mains des citoyens, on le constate encore ici avec le fort relais de cette pétition sur les réseaux sociaux. Il faut améliorer la maturité médiatique des citoyens, mais je ne vois pas d'obstacle au fort développement de l'appropriation des médias par les citoyens.

Le pouvoir judiciaire ne doit pas à mon sens passer aux mains des citoyens. On risquerait presque à coup sûr de tomber dans des excès d'émotions et d'aboutir à des lynchages. Cependant, deux pistes nouvelles sont à explorer :

  • introduire un certain niveau de légitimité démocratique au pouvoir judiciaire ce qui lui permettrait de mieux garantir son indépendance face au pouvoir exécutif
  • examiner la question de l'introduction de l'intelligence artificielle dans l'analyse de faits délictueux de façon à donner un premier niveau de jugement.

Enfin le pouvoir exécutif lui-même, en particulier les exécutifs locaux doivent pouvoir tirer de grands avantages d'une démocratie directement exercée par les citoyens. Comme pour le droit de pétition, ce dernier point peut probablement commencer à être exercé sans attendre que le gouvernement réussisse à comprendre de quoi il retourne. Les moyens numériques sont déjà en partie là, il appartient aux citoyens de se les approprier.

Le chaos jupitérien

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Un président élu en mai et une assemblée en juin. Fin juillet il ne devrait pas y avoir beaucoup de choses à dire et encore moins de bilan à tirer. Oui mais voilà, ce président s'appelle Emmanuel Macron et cette assemblée est ultra-dominée par le parti LREM et ses alliés.

Et comme il revendique une façon nouvelle de faire de la politique, un souffle nouveau et exemplaire, une efficacité issue de la vie civile, un relativisme faisant office de conviction politique, il fallait bien s'attendre à voir du... différent.

Tout d'abord, un petit résumé de l'histoire de ces deux mois.

Élu en mai, Macron se construit un premier gouvernement. Hélas pour lui, à force d'affaires en cours ou à venir, ce premier gouvernement doit être remanié et perd des poids lourds de la macronerie et du Modem (R. Ferrand et F. Bayrou) plus quelques autres. Le mouvement n'est d'ailleurs pas terminé puisque la ministre Muriel Penicaud qui a dû affronter une fronde et une fuite au sein de son ministère est impliquée dans une affaire d'appel d'offres non géré selon les règles. Macron avait promis de choisir avec soin des ministres compétents et intègres, c'est pour le moins raté.

Le gouvernement n'est pas le seul problème de l'exécutif et par maladresse autant que par égo bien mal placé, le Président est entré en conflit direct et ouvert avec son chef d'état major alors qu'il avait demandé à ce dernier de prolonger son action et de ne pas partir à la retraite. En plus de ce problème relationnel, Macron a cru bon de se construire une image de baroudeur au frais de l'armée (hélitreuillage à bord d'un sous-marin, look topgun déplacé à Istres...). Un politique plus aguerri aurait su que faire la poupée Barbie n'est pas exactement un élément capable d'inspirer le respect auprès des militaires et que leur supprimer une partie de leur budget n'allait pas améliorer les choses. Ego, mépris et amateurisme en matière de défense aboutissent à un cocktail amer pour des gens prêts à mourir pour leur pays.

Côté parlement, on ne parle plus là d'accident de parcours mais de la production d'une pétaudière qui fait honte à une République déjà humiliée lors des dernières élections. Entre désignations grotesques aux postes clés du parlement et incapacité à organiser sereinement les commissions, on constate combien l'idée de renouveler les parlementaires avec des députés sans expérience politique est aussi populiste qu'inique. Non la politique n'est pas un métier, mais cela ne veut absolument pas dire que cela ne demande aucune qualité spécifique, aucune expérience, aucune conviction et que n'importe qui peut être un bon parlementaire. Pour avoir les mains libres, Macron avait besoin d'un parlement godillot. Il l'a, mais il a aussi fait élire à l'assemblée des gens qui à l'évidence n'avaient pas compris à quoi ils s'engageaient et qui surtout n'avaient pas compris que leurs actions et comportement engageaient la France. L'amateurisme de cette assemblée met en danger nos institutions qui n'ont plus que le Sénat pour sauver le pouvoir législatif.

Gouvernement, assemblée nationale et armée, deux mois ont suffit pour créer le chaos. Quid de l'efficacité économique promise ? Il est encore trop tôt pour constater l'effet des erreurs d'analyse de LREM mais on n'a pas tardé à voir la direction très droitière qui allait être prise. Baisser de 5€ les APL a dû apparaître comme très anecdotique à certaines personnes bien nourries, mais il s'agit plus que d'un symbole lorsque l'on n'arrive déjà pas à finir les fins de mois. La ligne de la macronerie est claire : les pauvres vont payer car ils sont nombreux et que c'est budgétairement efficace et les riches vont être aidés parce qu'ils sont les fers de lance de l'idéologie économique dominante.

Emmanuel Macron n'est pas un démocrate et finalement la faiblesse de son gouvernement et de son assemblée pourraient lui permettre de justifier un renforcement de son pouvoir. Mais il a déjà mis contre lui l'armée et on voit mal où il va pouvoir trouver des forces capables de le soutenir lors des prochaines tempêtes qu'il ne manquera pas de déclencher.

Les oppositions de droite et de gauche doivent rapidement se reconstruire et entrer en résistance contre les dérives autocratiques de Macron et le chaos qu'il génère. La gauche en particulier doit procéder non pas à une simple refondation, pas à un aggiornamento, mais à une disruption complète en phase avec la bascule historique de ce début de siècle. Au XIXème siècle, la gauche s'est en partie construite sur l'émergence d'une nouvelle économie industrielle générant des injustices intolérables et créant les conditions de la lutte des classes. Aujourd'hui, le balancier historique est en train de s'inverser et de nouvelles conditions aussi bien économiques que politiques sont en train de se mettre en place. Il est temps d'en prendre la mesure, de définir un nouveau corpus idéologiqe et de faire émerger un mouvement politique y répondant.

Je voterai Jean-Luc Bleunven

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Durant les cinq années de son mandat, Jean-Luc Bleunven est resté en contact constant avec les habitants du territoire, en allant en particulier régulièrement à leur rencontre lors de réunions publiques où les grands sujets de politique nationale et locale étaient abordés.

Durant les cinq années de son mandat, il a soutenu le gouvernement comme ses électeurs le lui avait demandé tout en restant indépendant et intègre sur des sujets controversés comme la déchéance de nationalité ou les traités TAFTA et CETA. Là encore il s'est montré responsable et surtout un démocrate à l'écoute des citoyens.

Durant les cinq années de son mandat, il a eu une conduite exemplaire en matière de moralité politique, publiant en particulier la façon dont il utilisait les fonds que le parlement lui attribuait.

Durant les cinq années de son mandat, il s'est totalement consacré à son mandat et a été présent aussi bien à Paris que sur le territoire.

Enfant, durant les cinq années de son mandat, Jean-Luc Bleunven a innové dans la façon de faire de la politique, en utilisant par exemple sa réserve parlementaire pour soutenir des initiatives sur les pays de Brest, d'Iroise et des Abers.

Jean-Luc Bleunven est un homme politique authentiquement de gauche, droit dans ses convictions et ses choix, mais aussi un homme capable d'être constructif et de faire des compromis dans le cadre d'une majorité présidentielle. Face aux inconnues d'une coalition opportuniste aux valeurs et à la solidité mal définies, je voterai pour la solidité rassurante proposée par notre député sortant.

Le brouillard se dissipe, la droite apparaît !

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E. Macron a donc fini par choisir son 1er ministre et il est issu du parti Les Républicains. Après le hold-up des investitures réussi par F. Bayrou, il semble désormais clair que la politique moulinex vendue aux élections présidentielles est en train de sérieusement pencher à droite, ou pour paraphraser François Mitterrand, au centre, cette variété molle de la droite.

Dont acte. Cependant la couleur réelle de la politique qui sera menée n’est elle pas du tout fixée.

Les candidats présentés ou soutenus par le PS peuvent parfaitement refaire pencher la balance du côté de la justice sociale et de la réforme bénéfique à tous. Si le nombre de députés clairement et véritablement identifiés à gauche est suffisant, il sera possible d’éviter une nouvelle tempête El Khomeri en plus violent, il sera possible de faire des réformes qui n’enfoncent pas un peu plus ceux qui sont déjà en grandes difficultés et ceux qui sont menacés par la destruction à grande échelle de leurs emplois.

Si la victoire aux présidentielles n’est pas contestable, tout reste à faire aux législatives, tout reste possible et nous pouvons choisir une ligne claire et forte à gauche, nous pouvons choisir des députés de gauche capables d’être actifs et constructifs dans un gouvernement qui ne doit pas être celui des banquiers ou de la nouvelle aristocratie française.

Être de gauche ou de droite a un sens. Un sens sur les valeurs qui nous construisent. Un sens sur les choix qui fixent notre avenir. Le relativisme et la politique moulinex sont à l’opposé, soit du domaine de la gestion molle et errante du quotidien, soit de celui de la tartufferie.

Non aux compromissions molles. Oui à un vote clair, fort, constructif, à gauche !

Cap sur les législatives en Iroise

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L'élection présidentielles n'est pas encore finie mais un front républicain, même réduit, devrait se mettre en place pour barrer la route à l'extrême droite. On pourra quand même regretter et s'étonner de constater qu'un candidat qui a fait du consensus son image de marque réussisse si difficilement à rassembler le front républicain autour de son nom.

Pour ce qui est du territoire du pays d'Iroise et des Abers, la bataille des législatives a commencé.

Le parti d'Emmanuel Macron n'a pas encore fait connaître le nom de celui ou celle qu'ils veulent désigner sur le territoire. En Marche affiche une volonté de présenter des candidatures paritaires et venant de la société civile mais pour l'instant, les noms qui circulent sont surtout masculins et cumulant parfois plusieurs mandats électoraux, ce qui ne serait ni cohérent ni respectueux des engagements pris (cf. ci-dessous - source le Télégramme).

Sauf rebondissement, Maguerite Lamour sera la représente locale d'une droite qui nationalement en est encore à se chercher une nouvelle direction.

Vieille routière de la politique locale, elle incarne plus une vision très clientéliste de la politique ploudalmézienne qu'un renouveau des idées et des générations.

Par ailleurs son bilan lors de son dernier mandat (2006-2012, cf graphiques ci-dessous - sources nosdeputes.fr) souffre difficilement la comparaison avec celui de son successeur actuel, Jean-Luc Bleunven.

Marguerite Lamour en commission

Pour les forces progressistes de gauche, la situation est cette année beaucoup plus simple et saine.

Le député sortant Jean-Luc Bleunven a donné une bonne image d'élu pendant son mandat et il présente un excellent bilan tant sur son travail parlementaire que sur sa présence et son action sur le territoire (2012-2017, cf graphiques ci-dessous - sources nosdeputes.fr).

Contrairement à de mauvaises pratiques encore trop répandues, il ne cumule pas plusieurs mandats exécutifs d'élus et il a joué le jeu d'une totale transparence quant à l'utilisation des fonds que la République lui octroyait pour mener à bien son mandat.

C'est aussi un agriculteur ce qui est important pour une circonscription fortement rurale.

Il constitue un solide rempart face à la montée des extrémismes et peut tout à fait soutenir au parlement un gouvernement Macron dès l'instant où sa majorité mènerait une politique de progrès et de rassemblement.

Jean-Luc Bleunven en commission

La gauche en Iroise et au-delà tous les citoyens républicains et progressistes auront donc la chance de pouvoir voter pour Jean-Luc Bleunven, un candidat à la fois expérimenté mais qui n'a pas une carrière de politicien professionnel, qui est modéré, ouvert et aux pratiques politiques loyales et transparentes.

Après une présidentielles calamiteuse, cela fait du bien !

Quel résultat électoral pour une élection présidentielle crépusculaire

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Terrible campagne présidentielle 2017

Nous arrivons au terme d'une campagne présidentielle qui aura atteint un niveau de détestabilité tout à fait inédit en France, mais finalement et hélas sans grande surprise dans la continuité des dernières élections en Europe et aux États Unis.

Détestable à cause de l'image de malhonnêteté, au minimum intellectuelle, dégagée par des candidats sous instruction judiciaire.

Détestable également par la pauvreté du débat d'idées alors que les défis sont immenses : bascule climatique, changement de modèle énergétique, numérisation accélérée de la société et rupture de fait du pacte social liant les différentes catégories d'âges, les habitants des différentes territoires, les courants de pensée et de spiritualité... Que ce soit par faiblesse de la réflexion, par la lâcheté d'un relativisme bourgeois, ou simplement à cause du bruit médiatique, il est peu probable que cette élection serve à choisir la route à prendre voire même à seulement réaliser qu'il faut aller quelque part !

Détestable enfin puisque cette campagne s'achève dans le sang d'un attentat. Oui nous sommes en guerre mais sommes-nous prêts à élire un chef de guerre et la Vème République est-elle en mesure de nous en présenter un, elle qui aseptise l'offre politique à coup de formatage de l'énarquie et d'un système qui oblige à la professionnalisation du personnel politique ?

Malgré tout cela, je n'aurai pour ma part ni difficulté ni état d'âme pour choisir mon vote du 1er tour. Je voterai pour mon attachement profond et inconditionnel à la démocratie et donc du résultat des primaires. Je voterai pour la fin de la Vème République au profit d'une nouvelle constitution. Je voterai pour la fin de la misère dans un des pays les plus riche de la planète. Je voterai pour acter de la fin d'une époque et de l'entrée aussi pacifique que possible dans une nouvelle. Je voterai donc Benoît Hamon.

À quelques dizaines d'heures du vote, il est aussi intéressant de se re-pencher sur les statistiques internet qui jusqu'ici ont eu plusieurs semaines d'avances sur les sondages (émergence du phénomène Mélenchon, faiblesse de Lepen, maintien de Fillon). Contrairement aux sondages, ces statistiques de recherche se basent sur un échantillon considérable (probablement plusieurs centaines de milliers de recherche par jour pour l'analyse ci-dessous) et surtout sur une action impliquante (je cherche ce qui m'intéresse) et non déclarative comme pour les sondages. À ce stade, ces statistiques sont également moins suspectes de manipulation (mais cela ne devrait pas durer dans les années à venir).

Ma dernière action militante avant la trêve légale sera de vous engager à voter pour vos convictions profondes et pas pour l'humeur (nauséeuse) du moment, à voter avec courage car l'époque n'a rien de paisible et les choix à faire sont difficiles et très impactants. La République, la Démocratie et la France le valent bien !

Évolution des recherches pour les 4 principaux candidats sur les 7 derniers jours de la campagne.


Évolution des recherches pour les 4 principaux candidats sur 90 jours (sans les 4 derniers)


Comment votent les régions (qui arrive en tête) ?

Appel au-delà de Bad Godenberg : allez avec notre époque !

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J’appelle mes camarades sociaux-démocrates à revenir dans le processus démocratique de la primaire du peuple de gauche. Aussi imparfait que soit la primaire, aussi déroutant que soit le résultat, l’aventure césariste d’Emmanuel Macron est en train de toucher ses limites à l’heure où un 2nd tour Melenchon / Fillon devient plus que probable.

Depuis des mois, les statistiques internet invalidaient la présence de Marine Lepen au second tour. Depuis quelques semaines, ces mêmes statistiques annonçaient un trio Fillion / Mélanchon / Macron pour le second tour. Le sens de l’histoire de ces dernières années valide la possibilité d’un scénario Syrisa en France.

Contrairement au diagnostic Macron, les peuples affichent depuis quelques années la volonté d’un fort clivage politique accentué par le rejet des institutions et du personnel politique en place. En Marche incarne une tentative d’annulation des idéologies et regroupe un nombre étonnant de ce vieux personnel politique contesté.

Quant à François Fillon, aussi malhonnête soit-il jugé, il est porté par le sens historique de l’alternance et par un camp qui est en train de se ressouder malgré tout.

Les expériences de gouvernements radicaux ne montrent pas que leur politique aide les peuples à aller mieux et la France risquerait de suivre la Grèce de Syrisa avec des conséquences bien plus grandes.

Les sociaux démocrates français, orphelins d’un leader idéologiquement fort, doivent cependant se rependre et retrouver le sens des réalités et des responsabilités. Entre une droite sans âme ni morale et une aventure Syrisa létale, nous pouvons faire la différence. Nous devons revenir à ce qui est notre ADN : le choix sur la réflexion et des idées fortes mais tempérées et porteuses de progrès et d’avenir.

  • La VIème République est une nécessité plus qu’évidente : nous devons contribuer à lui donner corps. La démocratie doit être réinventée et redonnée au peuple.
  • Le Revenu Universel, ou plutôt l’Allocation Citoyenne Universelle est une nécessité créée par les cataclysmes de la numérisation de la société mais aussi l’arrivée à maturité de l’Intelligence Artificielle. Cela s’imposera rapidement, mieux vaut l’avoir théorisé et préparé.
  • Le projet européen, malade, exsangue, doit être sauvé et redéfini.
  • L’espoir Bad Godenberg qui nous a longtemps guidé mais qui n’a jamais pu être réalisé doit être dépassé pour reconstruire une pensée sociale-démocrate cohérente en phase avec un monde qui depuis longtemps n’est plus un monde de lutte de classe, qui n’est plus un monde de simple opposition économique entre travail et capital, un monde où la notion de groupe, d’organisation, de société a profondément changé.

Cette campagne marque peut-être le paroxysme d’une crise qui acte de la mort du vieux monde, comme un miroir plus pacifique de la crise du début du XXème siècle qui à travers la guerre avait tué l’âme du XIXème siècle pour entrer dans la modernité. Les sociaux démocrates sont il me semble le seul groupe idéologique capable de faire basculer la France vers un avenir construit et non subi. C’est pourquoi j’appelle mes camarades sociaux-démocrates égarés ou abstentionnistes à rejoindre Benoît Hamon et à peser de tout notre poids pour construire le plus rationnellement possible l’avenir de la France et des Français.

Démocratie j’écris ton nom et je me bats pour toi

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Plus de deux millions de personnes se sont déplacées pour faire un choix libre, ouvert et sincère à la primaire de la gauche. Tous les électeurs et candidats qui se reconnaissaient dans les valeurs et combats de gauche pouvaient y participer. La campagne s’est bien déroulée, le scrutin n’a pas été entaché de contestation et les résultats ont été clairs.

Lorsque l’on est attaché à l’idée de démocratie, je crois que l’on peut légitiment s’enorgueillir d’un tel processus, quel que soit la couleur politique des organisateurs.

Le principe des primaires est cependant contesté et les contestataires s’appuient sur la calamiteuse campagne en cours pour appuyer leur démonstration. Ceci est dans le meilleur des cas une profonde erreur de raisonnement.

Si aujourd’hui nous assistons à une dislocation de la pensée politique ce n’est pas à cause d’une déficience citoyenne ou d’un vice de la démocratie mais bien à cause de la perversion de la Vème République qui a fini par aboutir à donner l’impression de ne plus être en mesure de présenter un personnel politique globalement jugé honnête à titre privé et intègre sur le plan idéologique.

La couleur d’une personnalité politique relève plus aujourd’hui d’un choix de module optionnel fait à sciences po que de l’expression des valeurs profondes qui construisent chaque citoyen et donc devraient construire un élu. Non un citoyen n’est pas le fruit du relativisme ambiant et tout n’est pas dans tout. Nous pouvons être conservateur ou réformateur, nous pouvons préférer un chemin collectif à un chemin individuel, nous pouvons préférer la liberté à l’autoritarisme, nous pouvons donner la priorité à l’État plutôt qu’à l’entreprise, nous pouvons préférer la valeur des choses plutôt que l’argent, nous pouvons privilégier l’égalité aux privilèges d’une minorité et tant de choses encore. Nous faisons des choix de vie personnels qui participent à la construction la communauté nationale et nous attendons que la République soit le reflet de cette communauté.

C’est pourquoi, en démocratie, nous affirmons que toutes ces valeurs qui nous construisent doivent être traduites dans la politique du pays dans lequel nous vivons. Le peuple est souverain et nul n’a le droit de lui contester son choix. Le faire revient à s’auto-proclamer au-dessus du pouvoir du peuple et on constate une tendance lourde dans cette élection pour remplacer la démocratie soit par une aristocratie soit par un régime autoritaire.

Le parti socialiste, comme la société, subit une violente crise de mutation. Au sein de notre section du pays d’Iroise nous avons toujours fait le choix de rester en connexion forte avec les sympathisants et citoyens du territoire, parfois même en devant lutter contre certaines tentations non démocratiques qui se manifestent si fortement aujourd’hui. Nous condamnons sans faiblesse ni outrance toutes les actions qui visent à éviter, nier ou invalider les choix démocratiques. Les citoyens de gauche ont voté avec force et choisi un candidat, et au-delà du soutient de Benoît Hamon, c’est le principe même de la démocratie que nous défendons par ce soutient.

Le vrai danger aujourd’hui n’est pas de porter l’extrême droite au gouvernement, mais d’abandonner et de trahir la démocratie ce qui aboutirait à la fois à cette élection d’extrême droite et à la destruction de qui sont les Français et de ce qui a construit la France. Les socialistes du pays d’Iroise se battront contre ceux qui veulent tuer la démocratie.

Démocratie j’écris ton nom et je me bats pour toi avec mon vote !

Choisir son destin

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Je pleure sur les cendres du grand pays qui fut le nôtre.

Certes, nous ne pouvions pas espérer rester en marge de la convulsion épileptique qui parcourt le monde depuis plusieurs années, mais oh combien il est douloureux de voir une partie de l’aristocratie française et du miroir populaire qui la soutient sombrer dans une aliénation totale du sens moral et de toute dignité.

La cinquième République aura finalement mis moins de cinquante pour accoucher d’une élection mort-née pourrissant et se décomposant au fil des semaines devant des Français médusés. Cette République a été bâtie pour des hommes forts capables de se projeter loin à l’horizon. Des hommes qui ayant connu la guerre savaient le coût de la faiblesse de l’âme, des convictions et de la main qui tremble. Pourtant, au fil du temps, les ambitions des uns ont fini par prendre le dessus sur l’ambition collective de tous. Au fil du temps les esprits qui osent et construisent ont été remplacés par les insipides gestionnaires des carrières et de l’instant.

Pas étonnant alors que de la pourriture la bête immonde ressurgisse plus forte que jamais, qu’elle soit à une longueur de lâcheté du trône républicain qu’elle rêve de prendre et de brûler depuis si longtemps.

Pas étonnant alors que le poison paralysant de l’énarquie n’ait fini par stériliser le débat politique créatif au nom de l’unique solution en toute circonstance, de l’incontournable conformisme de toute réponse. Le poison a tué l’épine dorsale de la révolte et de la résistance avant de répandre la gangrène au sein des forces vives de la République.

Et tout ceci arrive en ce temps précis où la furie du changement climatique tue et menace de tuer plus encore. Ceci arrive en ce temps où l’homme triomphant accouche de machines et d’intelligences artificielles plus efficaces que lui. Ceci arrive précisément à l’instant où nous vivons dans un monde qui n’existe plus, nous qui ne sommes déjà plus vraiment Homo Sapiens sans être déjà de nouveaux humains dans ce maelström.

Nous n’avons pas su nous préparer à affronter ce changement, et c’est plus que regrettable. Mais nous ne pouvons pas pour autant fermer les yeux et baisser les bras. Non il n’est pas acceptable de céder devant le fascisme. Non il n’est pas acceptable de renoncer à tous nos principes moraux. Non il n’est pas possible de s’en remettre à la froide et lisse mécanique de la pensée préformatée.

Nous n’avons pas dans cette élection le candidat évident, supérieur, sans tâche et auréolé d’actes glorieux. Les actes passés peuvent même peser sur le jugement présent que nous portons. Mais lorsque le passé n’est pas infamant, alors c’est bien sur l’avenir qu’il faut se concentrer.

Il nous faut reconstruire une nouvelle République, non pas parce que cela serait intellectuellement intéressant, mais bien parce que l’odeur de la pourriture de la cinquième République nous rappelle à quel point nous sommes près de la tragédie nationale.

Et au-delà de la République, c’est toute la société qu’il faut maintenant s’apprêter à reconstruire. Par quelle aliénation de l’esprit peut-on croire que l’on va éviter la destruction de l’emploi humain alors que l’économie numérique a déjà commencé à faire exploser les chaînes de valeur, qu’un robot construit en quelques jours une maison, que l’IA constitue et traite des dossiers complexes mieux que des spécialistes ? Rien de ce qui fait notre société quotidienne ne tient plus, nous devons acter du changement de monde.

Pour autant, ne cédez pas aux pulsions destructrices. Ne vous reniez pas. Ne renoncez pas à donner à nos enfants un avenir à la hauteur de la grandeur passée de la France. Il n’existe pas d’homme parfait pour porter nos espoirs et construire l’avenir, mais il existe au moins un petit homme qui ose porter de grandes idées en phase avec ce que nous vivons. L’avenir n’est pas écrit car personne n’a l’expérience d’une telle situation. Mais il peut être écrit si nous faisons face avec force et conviction. Révoltez-vous, luttez !

IBM Watson

Robot imprimante 3D

Voter pour trancher

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Bruits et fureurs

Je ne me souviens pas qu’une élection présidentielle se soit passée dans un tel climat.

Deux candidats à droite et à l’extrême droite pris directement ou indirectement dans des affaires d’emplois fictifs aux détriments du contribuable, un candidat sortant d’un gouvernement de gauche et recomposant un parti de centre droit, deux candidats de gauche dont un veut tuer le parti historique alors que celui-ci a été sauvé par 2 millions d’électeurs et sympathisants, voilà le tableau confus de cette élection.

Outre le désordre politique, on constate un écart flagrant entre les scénarios annoncés par les sondages et les statistiques de recherche internet. Depuis des mois, on nous annonce que le front national sera au second tour alors que rien ne valide cette hypothèse dans les statistiques du web. Je rappelle qu’ayant utilisé une extraction pourtant simple sur les 4 derniers scrutins (ceux des primaires), ces statistiques ont toujours eu raison, parfois contre les résultats des sondages. Et pour l’instant, on constate que si Macron bénéficie d’un léger avantage en moyenne, les courbes des 4 premiers candidats se coupent très régulièrement. En clair il est très malhonnête d’annoncer un quelconque duel de second tour en l’état !

Suivi des statistiques de recherche sur 90 jours :


Suivi des statistiques de recherche sur 7 jours :

 

Alors dans ce grand flou, que faire ?

Puisque certains Français ne semblent donner que peu de valeur à l’honnêteté et que l’art de la précision et du détail n’est pas une vertu cardinal dans une élection, allons à l’essentiel.

Voter FN, de n’importe façon que l’on tourne le problème, c’est voter pour un régime violent, coercitif qui a de grandes chance de mettre fin à la Vème République en la remplaçant par un régime très autoritaire et très peu démocratique. La cosmétique et le marketing peine à cacher les démons de ce parti. Si vous voulez m’envoyer en prison pour avoir écrit ces lignes, votez pour eux.

Normalement, l’alternance et l’insatisfaction des Français auraient du mener à un plébiscite pour la droite. La primaire a confirmé un fort élan avec un ancrage très puissant sur des positions dures et conservatrices. Hélas pour ces électeurs, le candidat choisi se révèle être un homme immoral et inconséquent dans son comportement politique. Là encore, la République n’aurait que peu de chance de survivre à l’élection d’un Président corrompu. La fin justifiant les moyens est peut-être suffisante pour gagner, en aucun cas pour gouverner un pays démocratique et éviter une crise institutionnelle ravageuse.

L’aventure Macron semble devoir se cristalliser autour d’une recomposition du centre droit, ce qui est finalement en phase avec le parcours d’un homme qui incarne dans cette élection le mieux le système aristocratique français. Le soucis est que ce parti est né du départ d’hommes ancrés et élus à gauche et qui devront composer avec une politique traditionnelle de droite et réformatrice à la marge d’un monde pourtant condamné. Politique qui est celle habituellement défendue par des hommes comme Bayrou qui incarne bien la bourgeoisie française. Comment trouver une majorité de gouvernement dans ce cas et comment réparer une République plus qu’usée sinon par un retour à la faiblarde IVème République ?

L’aventure Mélenchon ressemble parfois étrangement au parcours de Bayrou, éternel outsider et candidat récurrent de la présidentielle, mais également à celui de Macron dans la position de celui qui a été nourri par un système qu’il dit honnir. La providence liée à un homme est pourtant bien faible face aux idées portées par un groupe. On voit l’impasse est le tord qu’elle peut faire à la gauche, mais comment en sortir ? Problème d’égo…

Benoit Hamon est la surprise de gauche, comme François Fillon l’a été à droite. Mais contrairement à ce dernier, non seulement la réputation de Hamon ne pose pas de problèmes judiciaires, mais elle est en plus portée par un projet réellement en rupture et en phase avec l’époque et l’ambition de changement très fort. Le candidat issu des primaires de gauches a la légitimité pour lancer la refondation institutionnelle d’une VIème République et la mettre en œuvre de l’audacieux et révolutionnaire projet de Revenu Universel.

So what ?

On peut comprendre que les citoyens soient désorientés et que peu finalement voteront pour un candidat de cœur.

  • Mais alors faut-il voter pour une personne à l’évidence malhonnête parce que l’on est de droite ?
  • Ou pour un candidat flou parce que si c’est mou au moins cela ne devrait pas être trop douloureux ?
  • Doit-on voter pour un candidat en sachant que cela condamne la gauche ?
  • Ou doit-on voter pour le candidat dont le programme porte la plus grande rupture avec le système qui nous a mis dans la douloureuse impasse actuelle ?

Oui, je crois qu’il faut avoir le courage d’acter de la fin de ce monde, et même si personne n’est en mesure de dire précisément le chemin à suivre, il faut accepter de confier notre avenir à un homme qui a le courage de s’y engager. Et il ne s’y engage pas inconsidérément, ni seul instruit par les dieux. En bon rocardien, il s’y engage en fixant l’horizon mais en demandant à toutes les bonnes volontés de participer à la construction de ce chemin. C’est ensemble que nous avancerons dans un battement de cœur commun.

Regardons les faits :

  • Les Français rejettent la République actuelle. Alors il faut qu’une majorité donne un mandat clair pour la changer.
  • La numérisation du monde est en train de casser tous les anciens modèles, personne depuis 30 ans n’a su en finir avec le chômage alors que les robots et l’IA étaient balbutiants. Bill Gates nous dit qu’il faut taxer les robots, Elon Musk nous dit que le Revenu Universel est notre planche de salut. Alors il faut que les Français donnent un mandat clair pour changer le modèle social en tenant compte de la réalité économique.

Nous devons acter de la fin du monde tel que nous l’avons connu car tout nous dit que c’est fini. Si nous ne le faisons pas, si nous ne votons que pour des petites réparations, qui plus est contre notre âme et conscience, alors nous n’avons aucune chance d’avoir une transition réussie et aussi douce que possible. Par contre, si nous avons le courage de nous engager franchement dans la construction collective d’un nouveau monde, alors nous avons une réelle chance d’arriver à bon port avec le minimum de casse. Et dans cette élection, un seul homme porte des idées assez grandes pour cela, c’est Benoît Hamon.