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Choix des armes au PS

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Doit-on aller jusqu’à présenter notre motion découlant de Besoin de Gauche ? En l’absence de choix décisif, que nous présentions ou pas cette motion, oui.

Une telle motion a des spécificités qui ne se retrouvent ni chez Delanoë, ni chez Aubry, et encore moins chez Royal : la démarche de refondation, la non-présidentialisation, le non-recours aux courants.
Elle a bien sûr des points communs avec les deux autres routes social-démocrates : volonté de dépasser le socialisme, attachement à l’héritage rocardien, référence à la pensée de DSK.
Elle rejette clairement l’illusion d’une continuité bureaucratique du PS, totalement incarnée par la direction sortante qui s’est hélas alliée à Delanoë, hypotéquant ainsi pour lui l’espoir d’un changement radical de gouvernance du PS autant que de politique.
Enfin, elle acte clairement de l’échec des deux présidentielles. C’est évident en ce qui concerne la douloureuse expérience du royalisme, mais c’est aussi vrai de la tentation d’une revanche du gouvernement Jospin : ce gouvernement a été objectivement bon, mais il a eu sa chance en 2002, n’a pas pu la saisir pour un certain nombre de raisons et nous n’avons pas à remettre le couvert d’une façon détournée. Même cette expérience social-démocrate positive doit être dépassée car l’époque l’exige.

En ce qui me concerne, le mandat que nous devons donner à Pierre Moscovici est clair : nous présentons notre motion et à “l’entre deux tours” du congrès, nous défendrons la motion social-démocrate majoritaire, la nôtre, celle d’Aubry ou encore de Delanoë.

Cela peut-il entraîner l’explosion du PS ? La charge explosive est depuis longtemps dans le bâtiment, le détonateur est prêt et les candidats pour appuyer sur le bouton sont légion. Seule la certitude collective de l’imminence de la catastrophe est à même de transformer l’explosion probable en refondation fantastiquement créatrice et positive.
Il est plus que temps de sortir de nos habitudes et de nos certitudes. Le monde du XXème siècle est en phase terminale (crise énergétique, crise financière, crise climatique), la Vème République est à l’image du Sénat une aristocratie bedonnante et auto-satisfaite même lorsqu’elle foule au pied les plus élémentaires règles démocratiques. L’immense trouble ressenti au sein du PS n’en est qu’un symptôme qui touche nos consciences.
Quoi qu’il arrive, Reims sera un nouveau départ vers un avenir qui nécessitera des convictions et du courage.

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Submitted in: Congrès 2008, politique |