Démocratie j’écris ton nom et je me bats pour toi

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Plus de deux millions de personnes se sont déplacées pour faire un choix libre, ouvert et sincère à la primaire de la gauche. Tous les électeurs et candidats qui se reconnaissaient dans les valeurs et combats de gauche pouvaient y participer. La campagne s’est bien déroulée, le scrutin n’a pas été entaché de contestation et les résultats ont été clairs.

Lorsque l’on est attaché à l’idée de démocratie, je crois que l’on peut légitiment s’enorgueillir d’un tel processus, quel que soit la couleur politique des organisateurs.

Le principe des primaires est cependant contesté et les contestataires s’appuient sur la calamiteuse campagne en cours pour appuyer leur démonstration. Ceci est dans le meilleur des cas une profonde erreur de raisonnement.

Si aujourd’hui nous assistons à une dislocation de la pensée politique ce n’est pas à cause d’une déficience citoyenne ou d’un vice de la démocratie mais bien à cause de la perversion de la Vème République qui a fini par aboutir à donner l’impression de ne plus être en mesure de présenter un personnel politique globalement jugé honnête à titre privé et intègre sur le plan idéologique.

La couleur d’une personnalité politique relève plus aujourd’hui d’un choix de module optionnel fait à sciences po que de l’expression des valeurs profondes qui construisent chaque citoyen et donc devraient construire un élu. Non un citoyen n’est pas le fruit du relativisme ambiant et tout n’est pas dans tout. Nous pouvons être conservateur ou réformateur, nous pouvons préférer un chemin collectif à un chemin individuel, nous pouvons préférer la liberté à l’autoritarisme, nous pouvons donner la priorité à l’État plutôt qu’à l’entreprise, nous pouvons préférer la valeur des choses plutôt que l’argent, nous pouvons privilégier l’égalité aux privilèges d’une minorité et tant de choses encore. Nous faisons des choix de vie personnels qui participent à la construction la communauté nationale et nous attendons que la République soit le reflet de cette communauté.

C’est pourquoi, en démocratie, nous affirmons que toutes ces valeurs qui nous construisent doivent être traduites dans la politique du pays dans lequel nous vivons. Le peuple est souverain et nul n’a le droit de lui contester son choix. Le faire revient à s’auto-proclamer au-dessus du pouvoir du peuple et on constate une tendance lourde dans cette élection pour remplacer la démocratie soit par une aristocratie soit par un régime autoritaire.

Le parti socialiste, comme la société, subit une violente crise de mutation. Au sein de notre section du pays d’Iroise nous avons toujours fait le choix de rester en connexion forte avec les sympathisants et citoyens du territoire, parfois même en devant lutter contre certaines tentations non démocratiques qui se manifestent si fortement aujourd’hui. Nous condamnons sans faiblesse ni outrance toutes les actions qui visent à éviter, nier ou invalider les choix démocratiques. Les citoyens de gauche ont voté avec force et choisi un candidat, et au-delà du soutient de Benoît Hamon, c’est le principe même de la démocratie que nous défendons par ce soutient.

Le vrai danger aujourd’hui n’est pas de porter l’extrême droite au gouvernement, mais d’abandonner et de trahir la démocratie ce qui aboutirait à la fois à cette élection d’extrême droite et à la destruction de qui sont les Français et de ce qui a construit la France. Les socialistes du pays d’Iroise se battront contre ceux qui veulent tuer la démocratie.

Démocratie j’écris ton nom et je me bats pour toi avec mon vote !

Les cartes sont redistribuées

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La victoire de Benoît Hamon à la primaire citoyenne redistribue profondément les cartes d’une présidentielle que les forces conservatrices voulaient verrouillée d’avance.

Loin du naufrage annoncé, cette primaire a vu le peuple de gauche se mobiliser fortement entre le premier et le second tour pour atteindre environ 2 millions de votants. Le résultat final est clair avec un rapport 59% / 41% en faveur de Benoît Hamon. Il n’est pas contesté et Manuel Valls a eu le grand mérite de reconnaître clairement la victoire de Benoît Hamon. Il l’a fait avec dignité et sens du devoir, ce qui le caractérise parfaitement. Je l’ai soutenu pendant cette campagne, comme militant je le remercie et comme je l’avais d’ailleurs écrit, je soutiendrai désormais sans problème Benoît Hamon.

Mais au-delà de cette primaire, l’impact politique est très important. Il n’est désormais plus possible de raconter que le candidat issu de cette primaire n’a aucune légitimité face à Jean-Luc Mélanchon ou Emmanuel Macron. Ces deux adversaires pourront bien raconter ce qu’ils veulent, tous leur soutiens revendiqués sont moins nombreux que les 1,2 millions de votants de Benoît Hamon (ajouté au report des voix des autres votants de la primaire). On a toujours tord de se soustraire à la démocratie !

Cette victoire sans discussion permet aux électeurs les plus à gauche de se repositionner autour du programme de Benoît Hamon. Mais au-delà, il permet aux électeurs des classes populaires défavorisées qui étaient depuis longtemps partis à l’extrême droite, de se reposer la question de savoir qui du clan Lepen qui pollue la vie politique française de puis plus de 50 ans ou d’une nouvelle offre politique singulière issue du PS est la plus à même de les sortir de leurs difficultés quotidiennes.

Quant à l’autre alternative, on ne peut que paraphraser Jean d’Ormessons et refuser de participer au bal des cocus. La primaire de droite a montré que leur électorat voulait un projet conservateur marqué à droite. La primaire de gauche vient de montrer que le peuple de gauche voulait un projet réformateur marqué à gauche. Le discours consistant à dire le contraire est à l’évidence soit erroné, soit un mensonge.

En dehors de l’instinct de conservation d’un groupe hétérogène qui perçoit l’immense changement sociétal en cours et le refuse pour préserver un monde où il se sent bien, tout le reste de la société demande un président capable d’oser construire un nouveau monde. Avec un horizon comme le revenu universel ou une sixième république, Benoît Hamon ose aller vers ce nouveau monde et aucun autre candidat n’a affiché une telle ambition.

En politique, j’ai toujours été sensible aux idées de Michel Rocard, comme B. Hamon et M. Valls d’ailleurs. Je suis entré en politique comme militant social-démocrate et j’ai participé en son temps aux réflexions sur le manifeste de socialisme & démocratie. Aujourd’hui, je vois que certaines des idées discutées à l’époque avec mes camarades (comme le revenu universel) sont tout à fait compatibles avec celles de l’aile gauche du PS. Et le lien me semble bien être la méthode réformiste du rocardisme. Dans un monde qui explose complètement, nous n’avons d’autre choix que de réussir une fusion des idées et des énergies de la gauche. Les affrontements passés ne nous seront d’aucune utilité, pas plus que les certitudes liées à un monde qui n’existe déjà plus. Il faut retravailler ensemble, avec nos différences, pour réussir ce monde radicalement différent. En soutenant Benoît Hamon, je ne renie rien de mes combats socdem mais je veux travailler pour la re-construction d’une France en phase avec les défis du millénaire et les attentes plus qu’inquiètes des Français.

La candidature Mélanchon est une aventure individuelle conservatrice.

La candidature Macron est une candidature opportuniste au service d’un monde qui tel l’ancien régime, refuse l’inconnu de la bascule dans une ère qui s’impose à nous. Qu’ils relisent Tocqueville.

La candidature Fillon est bâtie avec les fils de la rancœur et de l’argent, ce qui est incompatible avec la probité gaullienne affichée. L’affaire Pénélope et la faiblesse des arguments avancés laissent penser que cela ne peut pas bien finir pour François Fillon.

Enfin, la candidature Lepen fille ressemble de plus en plus à la candidature de la dernière chance d’un clan qui n’a eu à offrir à la France que le seul projet de l’éructation et la haine de l’autre.

Toutes les dernières élections en Europe et aux Etats-Unis nous disaient que notre élection présidentielle serait elle aussi une élection pleine de surprises. À quelques mois du premier tour de la présidentielle, la primaire citoyenne vient d’accoucher d’un candidat surprise avec un programme totalement inédit.

Avec Benoît Hamon, le chemin vers la victoire de la gauche est plus qu’ouvert.

Sondages contre statistiques internet : observatoire des présidentielles

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L’élection de Trump ayant montré que les statistiques internet avaient une valeur prédictive très supérieure aux sondages, cette page permettra de suivre l’évolution de la campagne pour E. Valls, F. Fillon, E. Macron, A. Montebourg et M. Lepen aux élections présidentielles.

Les autres candidats n’apparaissent pas pour cause de résultats trop faibles.

Les résultats sur 30 jours glissants avec un décalage de quelques jours (4) par rapport à la date de visualisation


Les résultats sur 7 jours glissants en temps réel


Primaires de gauche sur le mois de janvier



Google avait prédit l’ordre d’arrivée.

23 janvier 2017

Google avait encore prédit l’ordre d’arrivée : Hamon, Valls et Montebourg. Tout au long de la journée du 22 janvier (avant les premiers résultats de 19h), les recherches des internautes indiquaient clairement ce qui allait être le résultat et même le cas Pinel ne perturbait plus l’interprétation des statistiques.

Pour le second tour, Hamon et Valls ont été naturellement conservés mais nous avons ajouté Mélanchon en élément de comparaison puisque c’est à gauche l’adversaire du futur vainqueur de la primaire.

En tout cas, entre les sondages et les statistiques google, Google a encore gagné à plate couture.

21 janvier 2017

Un jour avant le 1er tour des primaires de la gauche, deux candidats semblent d’être détachés en matière d’intérêt de recherche pour les internautes : M. Valls et B. Hamon. Le premier a bénéficié d’un fort effet d’actualité avec son agression. Bien qu’un peu en marge du débat politique, on peut supposer que ce mouvement lui profitera au final. Quant à B. Hamon, il bénéficie probablement de l’effet de ses propositions en rupture. Il est difficile de voir qui est vraiment le 3ème candidat : S. Pinel est à cette place mais il y a toujours le doute sur le fait que les internautes cherchent quelque chose sur son programme politique ou quelque chose sur la défiscalisation.

Concernant l’ensemble des candidats, on mesure combien l’intérêt global est faible à travers le fait que l’actualité de l’agression de Valls a réussi à écraser pendant plusieurs jours les recherches des autres candidats. M. Lepen semble entamer un début de remontée.

16 janvier 2017

Une courbe à 90 jours glissants à été ajoutée pour comparer les recherches web entre les primaires de la droite et de la gauche. Après le deuxième débat, la primaire de gauche ne génère pas la croissance constatée pour celle de droite. Mais en fait, c’est tout le débat politique qui semble se dérouler dans une certaine apathie. Si E. Macron est un peu au dessus des autres, on constate qu’il est à moins de 10% du score maximum de recherche internet  pour F. Fillon fin novembre (NB : Mélanchon n’apparaît toujours pas car bien en dessous de B. Hamon dans les recherches).

Dit autrement, si le premier tour avait lieu dimanche, la courbe d’E. Macron donne l’illusion qu’il a la meilleure chance d’être au second tour et qu’il pourrait se retrouver contre n’importe lequel des autres candidats apparaissant sur ce graphique. Ceci est au bémol non négligeable près que Valls ou Hamon bénéficieront du report des voix de la primaires et qu’en conséquence, c’est bien le candidat issu de cette primaire qui pourrait finalement virer en tête à l’issue du premier tour de la présidentielle même avec un report moyen de voix à gauche. Résultats tout à fait inattendus remontés par les recherches des internautes…

NB : le pic de S. Pinel est difficile à interpréter (à nouveau à cause du « parasitage » de la loi Pinel – les résultats ne sont pas filtrés et corrigés).

5 janvier 2017

En ce début d’année, la situation est extrêmement confuse et les courbes à 7 jours n’arrêtent pas de se croiser. On notera le retour de F. Fillon qui a sans doute fait l’erreur de perdre sa dynamique des primaires et qui se retrouve au même niveau que les autres.

Du côté des primaires, le trio Valls / Hamon / Peillon semble devoir prendre l’ascendant sur les autres.

27 décembre 2016

Juste avant la fin d’année, l’intérêt des recherches des internautes se portent sur 4 prétendants : E. Valls, F. FIllon, E. Macron et M. Lepen. Les courbes à 7 jours se croisent allègrement en fonction de l’actualité du jour.

A. Montebourg semble décroché il est remplacé par B. Hamon qui fait un meilleur score de recherche.

Il faut noter que parmi les 4 candidats, le cas E. Macron devient complexe à analyser car c’est lui qui regroupe le plus de recherches « négatives ». De plus ces recherches négatives sont de nature variée. À ce stade, aucun filtre n’est appliqué mais il est probable que la nature prédictive sur E. Macron est sur-estimée par les courbes brutes.

Un graphique regroupant les candidats de la primaire de gauche les plus google-sés a été ajouté. Le cas de S. Pinel est sans doute sur-estimé à cause des recherches sur la loi qui porte son nom.

Il faut noter que JL Mélanchon est toujours aussi inexistant dans les statistiques de recherche ce qui est une vraie interrogation par rapport aux sondages.

Au démarrage de ce suivi (07/12/16), sur 30 jours glissants l’ordre des candidats est

  1. F. Fillon (bénéficie de l’effet primaire à droite)
  2. E. Valls (1er sur 7 jours glissants)
  3. E. Macron
  4. M. Lepen
  5. A. Montebourg

On notera que F. Fillon et E. Valls ont réussi le lancement de leur campagne en terme de notoriété, que celui de E. Macron a été noyé par la primaire à droite.

Contrairement à ce que disent les sondages, à ce stade JL Mélanchon est inexistant en terme de statistiques de recherche.

Les compteurs Linky vont arriver à Plougonvelin

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Linky s’invite à Plougonvelin (et ailleurs !)

linky-compteurVu le peu d’information fait par la municipalité, vous ne savez peut-être pas que les nouveaux compteurs Linky vont être déployés par ERDF sur la commune de Plougonvelin en remplacement des compteurs actuels. Or ce déploiement qui a déjà commencé dans d’autres communes de France (mais aussi d’autres pays avec des appareils équivalents) posent des questions et génèrent un débat de plus en plus important.

Qu’est-ce qu’un compteur Linky ?

Linky est un compteur électrique qui comme tous les compteurs électriques a pour objet principal de relever votre consommation d’électricité. La nouveauté est ici que ce compteur est doté de possibilités de communication extérieures à la maison est d’un ensemble de fonctions telles que le relevé et le suivi de consommation à distance, le changement de puissance, …

Pour réaliser ces fonctions, le compteur est capable de communiquer vers l’extérieur de l’habitation mais également dans le logement à travers vos fils électriques par une technologie dite CPL (Courant Porteur en Ligne).

Quels sont les avantages annoncés ?

ERDF met en avant des avantages clairs comme la facilité de gestion (mise en route, relevé de consommation) et d’autres qui sont plus sujet à caution (développement des énergies renouvelables, satisfaction client).

Quels sont les problèmes avérés ou potentiels ?

Potentiel : dangerosité des ondes générées par le CPL

La technologie CPL existe depuis longtemps mais n’est pas largement utilisée dans les habitations. De façon objective, le CPL génère des ondes mesurables classées comme potentiellement novices. À ce stade, nous n’avons pas encore assez de recul pour savoir si oui ou non les compteurs Linky pourraient avoir un impact sur la santé. Les personnes électro-sensibles auront par contre à souffrir de façon certaine de cette installation.

On relèvera cependant, qu’à moins de faire signer une décharge, si ce risque devait se réaliser d’ici quelques années, ERDF se trouverait probablement face à quelques dizaines de millions de plaintes pour mise en danger de la vie d’autrui.

Potentiel : augmentation du prix de l’abonnement

Dans un faible nombre de cas, l’installation d’un compteur Linky peut aboutir à obliger l’abonné à augmenter la puissance de son abonnement (et donc d’alourdir sa facture).

Potentiel : risque d’incendie

Lors de l’expérimentation, il y a eu 8 cas recensés d’incendie pour 300 000 compteurs installés. Ceci est faible mais pas nul.

Potentiel : risque de surveillance policière

« L’écoute » des circuits électriques d’un domicile est a priori possible mais la nouveauté du dispositif la place probablement dans une zone grise du droit qui sera sans doute rapidement précisée. Il est cependant clair qu’un État autoritaire voire totalitaire disposerait d’un moyen intrusif puissant de surveillance à vaste échelle.

Avéré : cela a un coût pour l’utilisateur

Le remplacement des compteurs actuels dont l’immense majorité peut encore fonctionner pendant des dizaines d’années n’est bien sûr pas gratuit. Si ce coût n’est pas facturé directement, il sera naturellement répercuté d’une façon ou d’une autre.

Dans un second temps, la question de la réduction du coût de gestion (relevé des compteurs, etc…) répercuté par une baisse du prix de l’abonnement se pose.

Avéré : ces compteurs sont piratables

Comme tout système informatique connecté, il est possible de pirater ces appareils. Des pirates allemands en ont fait la démonstration sur des équipements équivalents. Ils ont en outre démontré que grâce à ce type de compteur, il était non seulement possible de connaître les habitudes des habitants mais également le type de biens électriques qu’ils possédaient.

Enfin, au-delà de l’utilisation de ces compteurs, on sait qu’il est possible de prendre la main sur un système informatique connecté, mais aussi de le détruire par différents moyens (création de surtensions, mouvements mécaniques répétitifs ou antagonistes, etc…).

Autres conséquences possibles d’un accès pirate : il est possible de connaître vos habitudes de consommation et de revendre les fichiers ou encore de savoir si vous êtes présents dans votre domicile ou pas et de planifier des cambriolages.

Avéré : l’intérêt pour le consommateur est nul

L’abonné ne demande rien quant à son compteur et Linky ne lui apporte vraiment pas grand chose.

Et alors ?

Le Canada a fait machine arrière sur l’installation de ce type de compteur.

Le refus d’installation des nouveaux compteurs monte en puissance. Certaines communes ont pris des arrêtés municipaux pour interdire leur installation. La validité juridique de ces arrêtés n’est à ce jour pas claire.

Concernant les habitants, certains se sont organisés pour interdire aux installateurs de stationner dans les rues et comme ils n’ont pas le droit d’entrer dans un logement privé, l’accès à un votre domicile n’est en rien une obligation.

En tout état de cause, les communes ont un vrai rôle à jouer, ne serait-ce que par la diffusion d’une information digne de ce nom.

Pour y voir un peu plus clair, nous vous proposons de visionner la vidéo ci-dessous et de remplir ce questionnaire.

Merci d’avance.

La section PS du pays d’Iroise ouvre ses canaux numériques

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parti_socialiste_rose_logo1Bien décidé à aller à la rencontre des sympathisants de gauche et de ses électeurs, la section PS du Pays d’Iroise a ouvert une série de canaux numériques :

Voilà une bonne initiative qui permettra à ceux qui veulent s’exprimer et échanger plus largement sur des sujets politiques de le faire !

La section PS du pays d’Iroise invite Jean-Jacques Urvoas pour sa réunion de rentrée

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ccommons-Ericwaltr-Jean-Jacques_UrvoasLa section PS du Pays d’Iroise organise le vendredi 25 septembre une réunion de rentrée avec Jean-Jacques Urvoas, député finistérien et président de la Commission des lois à l’assemblée nationale.

La réunion est ouverte aux militants et sympathisants PS et aura lieu à la Maison Pour Tous, rue de la mairie à Porspoder à 20h15.
Jean-Jacques Urvoas y abordera des sujets tel que :

  • l’avancée de l’application de la
    charte des langues régionales,
  • les motivations et impacts de la loi sur le
    regroupement des communes
  • et naturellement les défis posés par les migrants et
    réfugiés.

N’hésitez pas à diffuser cette invitation et nous vous attendons nombreux pour cette rentrée politique en pays de Brest.

communiqué de la fédération du Finistère du Parti socialiste à propos de l’accueil des réfugiés.

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PRESSEJe retransmets un communiqué de la fédération PS du Finistère.


Réfugiés, l’accueil pour nous c’est oui !

Des enfants, des femmes et des hommes meurent à nos portes en Europe. Face à cette réalité menaçant notre humanité, la Fédération du Finistère du Parti Socialiste tient à réagir.

Nous voulons d’abord rappeler que les « migrants» dont on parle sont des « réfugiés ». Les mots ont un sens. Réfugiés désigne ceux qui fuient la guerre, les tortures, les destructions et l’effondrement des Etats, que ce soit en Syrie, en Afghanistan, en Irak ou en Libye. Cela leur donne des droits au regard des accords internationaux. Cela nous donne des devoirs, que nous avons contractés librement dans le cadre de la Convention de Genève de 1951, instituant le droit d’asile.

Le monde entier regarde l’Europe réagir face à cette crise humanitaire. Ses indécisions se paient tous les jours par des vies perdues. Nous soutenons les initiatives du Président de la République et du gouvernement français pour faire cesser ce scandale. Nous condamnons l’attitude d’une partie de l’opposition et de l’extrême-droite. On ne peut prétendre représenter la France en tournant le dos à ses valeurs et à son héritage. Comment se fait-il qu’en France, pays des Droits de l’Homme, s’indigner et réagir soit devenu un signe d’angélisme, une honte, un manque de pragmatisme ? Les Allemands ont témoigné clairement de leur solidarité, non dénuée d’un certain pragmatisme d’ailleurs car beaucoup de ces réfugiés, nous le savons, sont qualifiés.

Quelle est notre voix en Bretagne ? Les Bretons se reconnaissent-ils dans ceux qui prônent le chacun pour soi ? Nous ne le croyons pas. Ici, en Bretagne, nous avons accueilli, il y a des décennies, des « boat people » qui ont trouvé dans notre terre d’accueil et de tolérance, la possibilité d’intégrer et de nourrir notre destin collectif. Nous savons qu’opposer humanisme et pragmatisme est une erreur et une manipulation.

Les Bretonnes et les Bretons ont, de tout temps, soutenu le projet européen. Aujourd’hui, il est clairement mis en péril s’il se réduit à l’indifférence. Nous appelons nos concitoyens et les élus nationaux et locaux de tous bords à exiger officiellement de l’Europe une autre politique. Il en va de sa survie. En montrant, concrètement, que nous sommes prêts à recevoir nos frères et sœurs réfugiés, nous pourrons enfin dépasser le piège terrible de l’inaction. Nous serons ainsi fidèles aux valeurs qui font de la Bretagne et de la France une terre ouverte et solidaire.

Brest le 3 septembre 2015

Hommage

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jeanne-pellenJ’ai appris à mon retour de vacances le décès d’une figure de la gauche en Iroise : Jeanne Pellen est partie mi-août à l’âge de 95 ans.

Jeanne faisait partie de ces femmes et de ces hommes de gauche qui ont porté nos idéaux, nos valeurs et nos combats sur notre petit bout de territoire. Même si cela peut étonner les plus jeunes cette terre d’Iroise était, il n’y a pas si longtemps, une vraie terre de conquête où le terme de combat politique n’était pas toujours qu’une métaphore et le fait de s’afficher comme socialiste était une marque de courage.

Cet engagement aux côtés des sympathisants de gauche, ces années de militantisme au sein du PS ont porté leurs fruits. Le bruit et la fureur médiatique nous font trop souvent croire que l’action politique se juge à l’aulne de quelques indicateurs économiques qui en fait n’ont de réelle signification que pour de rares techniciens de la chose. Mais l’action politique en vérité est une présence de tous les jours, une façon de vivre la solidarité autour de soit et l’humanité au-delà de l’horizon, une construction collective faite de mille et une inflexions de notre société dans le but de rendre notre monde plus juste, moins inégalitaire, au service de tous et dans le respect de chacun.

Et lorsque l’on embrasse le temps sur la terre d’Iroise, on voit combien ce territoire a évolué. Merci donc à toi Jeanne et à ceux qui t’accompagnaient hier, non seulement cet engagement a été fructueux mais il est en plus le socle solide de l’engagement des militants PS d’aujourd’hui au service de nos concitoyens.

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Hommage rendu lors des obsèques de Jeanne

JEANNE PELLEN

Avec toutes et tous les amis de JEANNE, membres de la section socialiste de l’ancien canton de Ploudalmézeau et désormais du Pays d’Iroise nous tenons à lui rendre ici un hommage pour ses engagements à nos côtés.

Passionnée de lecture depuis toujours, JEANNE avait compris, avant beaucoup, l’intérêt de règles du bien vivre ensemble, de l’éducation à la citoyenneté et du respect des choix fondamentaux de chacun à partir du moment où ils ne portent pas atteintes aux droits d’autrui.

Autodidacte passionnante, femme de convictions, JEANNE aimait débattre et souhaitait l’évolution des mentalités.

Elle a été de tous les combats pour l’éducation, la liberté , la justice , le partage, et bien entendu pour la libération des femmes afin de leur donner à la fois cette liberté bien sûr mais aussi des responsabilités y compris politiques.

Travaillant et habitant Brest à cette époque JEANNE fut une militante de la première heure au sein du parti socialiste, sous la municipalité de Francis Le Blé.

En vraie Portsallaise sans complexe, JEANNE n’hésitait pas à interpeller les élus, quelle que soit leur fonction, du député au maire en passant par le ministre, leur disait sa façon de penser, ceci dans un climat de camaraderie et d’amitié que tous lui rendaient volontiers : comment résister à son merveilleux sourire ?

Dès son retour à Portsall JEANNE adhéra à notre nouvelle section du Parti Socialiste et nous montra le chemin. A une époque où être de gauche à Ploudalmézeau était loin d’être une évidence – les anciens se rappellent la fameuse réunion des présidentielles de 1974 à laquelle elle participa – JEANNE accepta en effet de se présenter au nom du Parti Socialiste, aux élections cantonales de 1986 puis aux élections municipales, et en 1989 elle fut élue conseillère municipale avec nos camarades Hervé Salaun, Gaby Le Dreff et Victor Fourn, première équipe de gauche à Ploudalmézeau.

JEANNE fut aussi profondement marquée par la tragédie de « L’AMOCO » qui, disait-elle, lui révéla sa « Bretonnitude » voire sa « Portsallitude »

Constamment au service des autres elle laissera derrière elle l’image de cette femme simple , amoureuse de la vie qui écrivait il y a quelques années :

« Je n’ai rien fait d’extraordinaire, j’ai tout simplement vécu »

« Je suis contente et heureuse d’être en vie. J’aime la vie. C’est tout »

Merci JEANNE pour ton amitié partagée, ton enthousiasme communicatif,

Merci pour tes engagements, tes investissements ,

Merci pour ta vision du socialisme vécu comme une véritable philosophie de la solidarité et de l’humanité .

Quelque part entre front national et affront républicain

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Ce samedi aurait dû être une belle journée républicaine à Ploudalmézeau puisque les élus et le préfet étaient réunis pour inaugurer la nouvelle gendarmerie, un des grands corps de la République.

marguerite-lamour-voit-rougebleunvenMais c’était sans compter sans le maire, Madame Lamour, qui a eu un comportement tout à fait sidérant vis-à-vis de Jean-Luc Bleunven, député de la 3ème circonscription. Non seulement aucune chaise n’avait été prévue pour notre député mais madame Lamour a également refusé de lui donner la parole comme les règles républicaines le veulent.

A-t-elle eu peur que le discours de notre député ne pervertisse nos gendarmes au garde-à-vous ou s’agit-il plus tristement d’une mesquinerie assez pathétique d’une candidate battue aux élections législatives en 2012 et frustrée par les résultats de l’ex-UMP aux dernières départementales ? Je peux comprendre que madame Lamour n’aime pas monsieur Bleuven, je craints d’ailleurs qu’elle n’aime pas grand monde, mais même dans ces conditions, l’important ce ne sont pas ses sentiments mais son rôle en qualité d’élue de la République accueillant d’autres élus de la République lors d’une cérémonie républicaine.

L’élu sert ses concitoyens et représente la République, il ne sert pas ses états d’âme. S’il n’est pas capable de mener la mission qui lui a été confiée, s’il n’est pas capable de mettre son ego de côté pour respecter les règles de la République alors il doit en tirer les conséquences.

La République exige de la vertu et de la hauteur, tout le contraire de comedia del arte de ce matin à Ploudalmézeau.

ploudalmezeau-inoguration-gendarmerie