La refondation démocratique a déjà commencée

Lis moi avec webReader

Refondation démocratique et républicaine

Il circule actuellement une pétition exprimant un refus du statut de première dame. Au-delà des agitations plus ou moins stériles que cela peut susciter, cette pétition est un vrai sujet de réflexion et de constat pour notre système politique.

Première dame ou l'institution de la femme comme second rôle ?

La première réflexion concerne le constat qu'en se focalisant sur cette idée de statut de première dame, dans la République française il y a l'idée que l'on n'élit pas qu'un individu mais un couple et que dans ce couple l'homme est le chef de l’État et la femme sa chargée de mission. Ce non-dit me paraît choquant pour plusieurs raisons :

  • À l'exception de l'expérience étrange du binôme paritaire des élections départementales, le suffrage universel s'applique à un individu et il n'est fait mention à aucun moment de liens familiaux pour l'élection.
  • Avec ce projet, on lie implicitement une fonction élective et des liens familiaux, de type hétérosexuel avec mâle dominant. Étrangement la contractualisation de ces liens n'est plus un pré-requis.
  • Le second membre du binôme se met forcément au service de la notoriété que lui offre sa situation de conjoint et doit donc œuvrer pour un objectif assez flou mais implicitement important.

Que de non-dits pour une fonction qui n'a aucun intérêt démocratique et qui n'est pas nécessaire au bon fonctionnement de la République ! Il existe bien quelques cas où le statut du conjoint doit être précisé comme le protocole des visites internationales mais à part cela la République n'a que faire des liens familiaux de ses élus. Et même dans ce cas, s'il faut un cadre juridique et un budget, une mission sous la tutelle des affaires étrangères permettrait d'avoir un contrôle républicain sur les objectifs et les moyens.

Et cela aurait pu en rester là si le gouvernement actuel n'avait pas voulu faire de ces liens familiaux un sujet politique en interdisant d'employer un membre de sa famille dans le cadre d'un mandat parlementaire. Outre le fait que cette décision est discutable (limite de la définition du cercle familial d'interdiction, ségrégation à l'embauche, licenciement pouvant être jugé abusif, pas de progrès sur le contrôle des activités, ...), elle entre ici en conflit avec ce statut du conjoint présidentiel. On ne peut pas interdire des emplois familiaux d'un côté et les sanctuariser de l'autre.

Montée en puissance des contre-pouvoirs numériques

Un deuxième élément semble apparaître avec la pétition en ligne contre le statut de première dame. À ce jour 300.000 signataires ont exprimé un refus contre ce statut.

L'important ici n'est pas d'examiner leurs motivations mais bien de constater la valeur de cette démarche qui se fait dans un cadre reconnu par la constitution (le droit de pétition) mais aussi par la charte des droits fondamentaux. L'expression de plusieurs centaines de milliers de personnes est facilité par la montée en puissance des services numériques comme change.org. Ces services permettent à chaque citoyen de s'emparer d'un sujet et d'émettre un souhait adressé aux élus. Ce mécanisme d'expression démocratique n'était pas possible à ce niveau il y a encore quelques années et il n'est plus possible de le considérer comme insignifiant. Mais cela signifie aussi que le mécanisme actuel de représentativité démocratique perd de sa puissance au profit d'une expression plus directe. La situation actuelle est un vrai cas d'école : que doit-on prendre en compte ? Un parlement avec une majorité à la fois pléthorique, indigente et mal élue ou l'expression claire de plusieurs centaines de milliers de voix ? Un référendum a-t-il toujours plus de poids démocratique que ces pétitions massives ?

À titre personnel, je ne défends pas l'idée d'un pouvoir législatif directement exercé par les citoyens, entre autres parce qu'on constate bien avec les ratés de la majorité actuelle qu'il est nécessaire d'avoir des compétences législatives et du recul pour bien légiférer. Or la démocratie directe n'apporte pas ces garanties. Cependant, on ne peut pas ignorer une expression forte et claire des citoyens sur un sujet donné.

Le pouvoir médiatique est lui clairement passé aux mains des citoyens, on le constate encore ici avec le fort relais de cette pétition sur les réseaux sociaux. Il faut améliorer la maturité médiatique des citoyens, mais je ne vois pas d'obstacle au fort développement de l'appropriation des médias par les citoyens.

Le pouvoir judiciaire ne doit pas à mon sens passer aux mains des citoyens. On risquerait presque à coup sûr de tomber dans des excès d'émotions et d'aboutir à des lynchages. Cependant, deux pistes nouvelles sont à explorer :

  • introduire un certain niveau de légitimité démocratique au pouvoir judiciaire ce qui lui permettrait de mieux garantir son indépendance face au pouvoir exécutif
  • examiner la question de l'introduction de l'intelligence artificielle dans l'analyse de faits délictueux de façon à donner un premier niveau de jugement.

Enfin le pouvoir exécutif lui-même, en particulier les exécutifs locaux doivent pouvoir tirer de grands avantages d'une démocratie directement exercée par les citoyens. Comme pour le droit de pétition, ce dernier point peut probablement commencer à être exercé sans attendre que le gouvernement réussisse à comprendre de quoi il retourne. Les moyens numériques sont déjà en partie là, il appartient aux citoyens de se les approprier.

Le chaos jupitérien

Lis moi avec webReader

Un président élu en mai et une assemblée en juin. Fin juillet il ne devrait pas y avoir beaucoup de choses à dire et encore moins de bilan à tirer. Oui mais voilà, ce président s'appelle Emmanuel Macron et cette assemblée est ultra-dominée par le parti LREM et ses alliés.

Et comme il revendique une façon nouvelle de faire de la politique, un souffle nouveau et exemplaire, une efficacité issue de la vie civile, un relativisme faisant office de conviction politique, il fallait bien s'attendre à voir du... différent.

Tout d'abord, un petit résumé de l'histoire de ces deux mois.

Élu en mai, Macron se construit un premier gouvernement. Hélas pour lui, à force d'affaires en cours ou à venir, ce premier gouvernement doit être remanié et perd des poids lourds de la macronerie et du Modem (R. Ferrand et F. Bayrou) plus quelques autres. Le mouvement n'est d'ailleurs pas terminé puisque la ministre Muriel Penicaud qui a dû affronter une fronde et une fuite au sein de son ministère est impliquée dans une affaire d'appel d'offres non géré selon les règles. Macron avait promis de choisir avec soin des ministres compétents et intègres, c'est pour le moins raté.

Le gouvernement n'est pas le seul problème de l'exécutif et par maladresse autant que par égo bien mal placé, le Président est entré en conflit direct et ouvert avec son chef d'état major alors qu'il avait demandé à ce dernier de prolonger son action et de ne pas partir à la retraite. En plus de ce problème relationnel, Macron a cru bon de se construire une image de baroudeur au frais de l'armée (hélitreuillage à bord d'un sous-marin, look topgun déplacé à Istres...). Un politique plus aguerri aurait su que faire la poupée Barbie n'est pas exactement un élément capable d'inspirer le respect auprès des militaires et que leur supprimer une partie de leur budget n'allait pas améliorer les choses. Ego, mépris et amateurisme en matière de défense aboutissent à un cocktail amer pour des gens prêts à mourir pour leur pays.

Côté parlement, on ne parle plus là d'accident de parcours mais de la production d'une pétaudière qui fait honte à une République déjà humiliée lors des dernières élections. Entre désignations grotesques aux postes clés du parlement et incapacité à organiser sereinement les commissions, on constate combien l'idée de renouveler les parlementaires avec des députés sans expérience politique est aussi populiste qu'inique. Non la politique n'est pas un métier, mais cela ne veut absolument pas dire que cela ne demande aucune qualité spécifique, aucune expérience, aucune conviction et que n'importe qui peut être un bon parlementaire. Pour avoir les mains libres, Macron avait besoin d'un parlement godillot. Il l'a, mais il a aussi fait élire à l'assemblée des gens qui à l'évidence n'avaient pas compris à quoi ils s'engageaient et qui surtout n'avaient pas compris que leurs actions et comportement engageaient la France. L'amateurisme de cette assemblée met en danger nos institutions qui n'ont plus que le Sénat pour sauver le pouvoir législatif.

Gouvernement, assemblée nationale et armée, deux mois ont suffit pour créer le chaos. Quid de l'efficacité économique promise ? Il est encore trop tôt pour constater l'effet des erreurs d'analyse de LREM mais on n'a pas tardé à voir la direction très droitière qui allait être prise. Baisser de 5€ les APL a dû apparaître comme très anecdotique à certaines personnes bien nourries, mais il s'agit plus que d'un symbole lorsque l'on n'arrive déjà pas à finir les fins de mois. La ligne de la macronerie est claire : les pauvres vont payer car ils sont nombreux et que c'est budgétairement efficace et les riches vont être aidés parce qu'ils sont les fers de lance de l'idéologie économique dominante.

Emmanuel Macron n'est pas un démocrate et finalement la faiblesse de son gouvernement et de son assemblée pourraient lui permettre de justifier un renforcement de son pouvoir. Mais il a déjà mis contre lui l'armée et on voit mal où il va pouvoir trouver des forces capables de le soutenir lors des prochaines tempêtes qu'il ne manquera pas de déclencher.

Les oppositions de droite et de gauche doivent rapidement se reconstruire et entrer en résistance contre les dérives autocratiques de Macron et le chaos qu'il génère. La gauche en particulier doit procéder non pas à une simple refondation, pas à un aggiornamento, mais à une disruption complète en phase avec la bascule historique de ce début de siècle. Au XIXème siècle, la gauche s'est en partie construite sur l'émergence d'une nouvelle économie industrielle générant des injustices intolérables et créant les conditions de la lutte des classes. Aujourd'hui, le balancier historique est en train de s'inverser et de nouvelles conditions aussi bien économiques que politiques sont en train de se mettre en place. Il est temps d'en prendre la mesure, de définir un nouveau corpus idéologiqe et de faire émerger un mouvement politique y répondant.

Je voterai Jean-Luc Bleunven

Lis moi avec webReader

Durant les cinq années de son mandat, Jean-Luc Bleunven est resté en contact constant avec les habitants du territoire, en allant en particulier régulièrement à leur rencontre lors de réunions publiques où les grands sujets de politique nationale et locale étaient abordés.

Durant les cinq années de son mandat, il a soutenu le gouvernement comme ses électeurs le lui avait demandé tout en restant indépendant et intègre sur des sujets controversés comme la déchéance de nationalité ou les traités TAFTA et CETA. Là encore il s'est montré responsable et surtout un démocrate à l'écoute des citoyens.

Durant les cinq années de son mandat, il a eu une conduite exemplaire en matière de moralité politique, publiant en particulier la façon dont il utilisait les fonds que le parlement lui attribuait.

Durant les cinq années de son mandat, il s'est totalement consacré à son mandat et a été présent aussi bien à Paris que sur le territoire.

Enfant, durant les cinq années de son mandat, Jean-Luc Bleunven a innové dans la façon de faire de la politique, en utilisant par exemple sa réserve parlementaire pour soutenir des initiatives sur les pays de Brest, d'Iroise et des Abers.

Jean-Luc Bleunven est un homme politique authentiquement de gauche, droit dans ses convictions et ses choix, mais aussi un homme capable d'être constructif et de faire des compromis dans le cadre d'une majorité présidentielle. Face aux inconnues d'une coalition opportuniste aux valeurs et à la solidité mal définies, je voterai pour la solidité rassurante proposée par notre député sortant.

Le brouillard se dissipe, la droite apparaît !

Lis moi avec webReader

E. Macron a donc fini par choisir son 1er ministre et il est issu du parti Les Républicains. Après le hold-up des investitures réussi par F. Bayrou, il semble désormais clair que la politique moulinex vendue aux élections présidentielles est en train de sérieusement pencher à droite, ou pour paraphraser François Mitterrand, au centre, cette variété molle de la droite.

Dont acte. Cependant la couleur réelle de la politique qui sera menée n’est elle pas du tout fixée.

Les candidats présentés ou soutenus par le PS peuvent parfaitement refaire pencher la balance du côté de la justice sociale et de la réforme bénéfique à tous. Si le nombre de députés clairement et véritablement identifiés à gauche est suffisant, il sera possible d’éviter une nouvelle tempête El Khomeri en plus violent, il sera possible de faire des réformes qui n’enfoncent pas un peu plus ceux qui sont déjà en grandes difficultés et ceux qui sont menacés par la destruction à grande échelle de leurs emplois.

Si la victoire aux présidentielles n’est pas contestable, tout reste à faire aux législatives, tout reste possible et nous pouvons choisir une ligne claire et forte à gauche, nous pouvons choisir des députés de gauche capables d’être actifs et constructifs dans un gouvernement qui ne doit pas être celui des banquiers ou de la nouvelle aristocratie française.

Être de gauche ou de droite a un sens. Un sens sur les valeurs qui nous construisent. Un sens sur les choix qui fixent notre avenir. Le relativisme et la politique moulinex sont à l’opposé, soit du domaine de la gestion molle et errante du quotidien, soit de celui de la tartufferie.

Non aux compromissions molles. Oui à un vote clair, fort, constructif, à gauche !

Cap sur les législatives en Iroise

Lis moi avec webReader

L'élection présidentielles n'est pas encore finie mais un front républicain, même réduit, devrait se mettre en place pour barrer la route à l'extrême droite. On pourra quand même regretter et s'étonner de constater qu'un candidat qui a fait du consensus son image de marque réussisse si difficilement à rassembler le front républicain autour de son nom.

Pour ce qui est du territoire du pays d'Iroise et des Abers, la bataille des législatives a commencé.

Le parti d'Emmanuel Macron n'a pas encore fait connaître le nom de celui ou celle qu'ils veulent désigner sur le territoire. En Marche affiche une volonté de présenter des candidatures paritaires et venant de la société civile mais pour l'instant, les noms qui circulent sont surtout masculins et cumulant parfois plusieurs mandats électoraux, ce qui ne serait ni cohérent ni respectueux des engagements pris (cf. ci-dessous - source le Télégramme).

Sauf rebondissement, Maguerite Lamour sera la représente locale d'une droite qui nationalement en est encore à se chercher une nouvelle direction.

Vieille routière de la politique locale, elle incarne plus une vision très clientéliste de la politique ploudalmézienne qu'un renouveau des idées et des générations.

Par ailleurs son bilan lors de son dernier mandat (2006-2012, cf graphiques ci-dessous - sources nosdeputes.fr) souffre difficilement la comparaison avec celui de son successeur actuel, Jean-Luc Bleunven.

Marguerite Lamour en commission

Pour les forces progressistes de gauche, la situation est cette année beaucoup plus simple et saine.

Le député sortant Jean-Luc Bleunven a donné une bonne image d'élu pendant son mandat et il présente un excellent bilan tant sur son travail parlementaire que sur sa présence et son action sur le territoire (2012-2017, cf graphiques ci-dessous - sources nosdeputes.fr).

Contrairement à de mauvaises pratiques encore trop répandues, il ne cumule pas plusieurs mandats exécutifs d'élus et il a joué le jeu d'une totale transparence quant à l'utilisation des fonds que la République lui octroyait pour mener à bien son mandat.

C'est aussi un agriculteur ce qui est important pour une circonscription fortement rurale.

Il constitue un solide rempart face à la montée des extrémismes et peut tout à fait soutenir au parlement un gouvernement Macron dès l'instant où sa majorité mènerait une politique de progrès et de rassemblement.

Jean-Luc Bleunven en commission

La gauche en Iroise et au-delà tous les citoyens républicains et progressistes auront donc la chance de pouvoir voter pour Jean-Luc Bleunven, un candidat à la fois expérimenté mais qui n'a pas une carrière de politicien professionnel, qui est modéré, ouvert et aux pratiques politiques loyales et transparentes.

Après une présidentielles calamiteuse, cela fait du bien !

Quel résultat électoral pour une élection présidentielle crépusculaire

Lis moi avec webReader

Terrible campagne présidentielle 2017

Nous arrivons au terme d'une campagne présidentielle qui aura atteint un niveau de détestabilité tout à fait inédit en France, mais finalement et hélas sans grande surprise dans la continuité des dernières élections en Europe et aux États Unis.

Détestable à cause de l'image de malhonnêteté, au minimum intellectuelle, dégagée par des candidats sous instruction judiciaire.

Détestable également par la pauvreté du débat d'idées alors que les défis sont immenses : bascule climatique, changement de modèle énergétique, numérisation accélérée de la société et rupture de fait du pacte social liant les différentes catégories d'âges, les habitants des différentes territoires, les courants de pensée et de spiritualité... Que ce soit par faiblesse de la réflexion, par la lâcheté d'un relativisme bourgeois, ou simplement à cause du bruit médiatique, il est peu probable que cette élection serve à choisir la route à prendre voire même à seulement réaliser qu'il faut aller quelque part !

Détestable enfin puisque cette campagne s'achève dans le sang d'un attentat. Oui nous sommes en guerre mais sommes-nous prêts à élire un chef de guerre et la Vème République est-elle en mesure de nous en présenter un, elle qui aseptise l'offre politique à coup de formatage de l'énarquie et d'un système qui oblige à la professionnalisation du personnel politique ?

Malgré tout cela, je n'aurai pour ma part ni difficulté ni état d'âme pour choisir mon vote du 1er tour. Je voterai pour mon attachement profond et inconditionnel à la démocratie et donc du résultat des primaires. Je voterai pour la fin de la Vème République au profit d'une nouvelle constitution. Je voterai pour la fin de la misère dans un des pays les plus riche de la planète. Je voterai pour acter de la fin d'une époque et de l'entrée aussi pacifique que possible dans une nouvelle. Je voterai donc Benoît Hamon.

À quelques dizaines d'heures du vote, il est aussi intéressant de se re-pencher sur les statistiques internet qui jusqu'ici ont eu plusieurs semaines d'avances sur les sondages (émergence du phénomène Mélenchon, faiblesse de Lepen, maintien de Fillon). Contrairement aux sondages, ces statistiques de recherche se basent sur un échantillon considérable (probablement plusieurs centaines de milliers de recherche par jour pour l'analyse ci-dessous) et surtout sur une action impliquante (je cherche ce qui m'intéresse) et non déclarative comme pour les sondages. À ce stade, ces statistiques sont également moins suspectes de manipulation (mais cela ne devrait pas durer dans les années à venir).

Ma dernière action militante avant la trêve légale sera de vous engager à voter pour vos convictions profondes et pas pour l'humeur (nauséeuse) du moment, à voter avec courage car l'époque n'a rien de paisible et les choix à faire sont difficiles et très impactants. La République, la Démocratie et la France le valent bien !

Évolution des recherches pour les 4 principaux candidats sur les 7 derniers jours de la campagne.


Évolution des recherches pour les 4 principaux candidats sur 90 jours (sans les 4 derniers)


Comment votent les régions (qui arrive en tête) ?

Choisir son destin

Lis moi avec webReader

Je pleure sur les cendres du grand pays qui fut le nôtre.

Certes, nous ne pouvions pas espérer rester en marge de la convulsion épileptique qui parcourt le monde depuis plusieurs années, mais oh combien il est douloureux de voir une partie de l’aristocratie française et du miroir populaire qui la soutient sombrer dans une aliénation totale du sens moral et de toute dignité.

La cinquième République aura finalement mis moins de cinquante pour accoucher d’une élection mort-née pourrissant et se décomposant au fil des semaines devant des Français médusés. Cette République a été bâtie pour des hommes forts capables de se projeter loin à l’horizon. Des hommes qui ayant connu la guerre savaient le coût de la faiblesse de l’âme, des convictions et de la main qui tremble. Pourtant, au fil du temps, les ambitions des uns ont fini par prendre le dessus sur l’ambition collective de tous. Au fil du temps les esprits qui osent et construisent ont été remplacés par les insipides gestionnaires des carrières et de l’instant.

Pas étonnant alors que de la pourriture la bête immonde ressurgisse plus forte que jamais, qu’elle soit à une longueur de lâcheté du trône républicain qu’elle rêve de prendre et de brûler depuis si longtemps.

Pas étonnant alors que le poison paralysant de l’énarquie n’ait fini par stériliser le débat politique créatif au nom de l’unique solution en toute circonstance, de l’incontournable conformisme de toute réponse. Le poison a tué l’épine dorsale de la révolte et de la résistance avant de répandre la gangrène au sein des forces vives de la République.

Et tout ceci arrive en ce temps précis où la furie du changement climatique tue et menace de tuer plus encore. Ceci arrive en ce temps où l’homme triomphant accouche de machines et d’intelligences artificielles plus efficaces que lui. Ceci arrive précisément à l’instant où nous vivons dans un monde qui n’existe plus, nous qui ne sommes déjà plus vraiment Homo Sapiens sans être déjà de nouveaux humains dans ce maelström.

Nous n’avons pas su nous préparer à affronter ce changement, et c’est plus que regrettable. Mais nous ne pouvons pas pour autant fermer les yeux et baisser les bras. Non il n’est pas acceptable de céder devant le fascisme. Non il n’est pas acceptable de renoncer à tous nos principes moraux. Non il n’est pas possible de s’en remettre à la froide et lisse mécanique de la pensée préformatée.

Nous n’avons pas dans cette élection le candidat évident, supérieur, sans tâche et auréolé d’actes glorieux. Les actes passés peuvent même peser sur le jugement présent que nous portons. Mais lorsque le passé n’est pas infamant, alors c’est bien sur l’avenir qu’il faut se concentrer.

Il nous faut reconstruire une nouvelle République, non pas parce que cela serait intellectuellement intéressant, mais bien parce que l’odeur de la pourriture de la cinquième République nous rappelle à quel point nous sommes près de la tragédie nationale.

Et au-delà de la République, c’est toute la société qu’il faut maintenant s’apprêter à reconstruire. Par quelle aliénation de l’esprit peut-on croire que l’on va éviter la destruction de l’emploi humain alors que l’économie numérique a déjà commencé à faire exploser les chaînes de valeur, qu’un robot construit en quelques jours une maison, que l’IA constitue et traite des dossiers complexes mieux que des spécialistes ? Rien de ce qui fait notre société quotidienne ne tient plus, nous devons acter du changement de monde.

Pour autant, ne cédez pas aux pulsions destructrices. Ne vous reniez pas. Ne renoncez pas à donner à nos enfants un avenir à la hauteur de la grandeur passée de la France. Il n’existe pas d’homme parfait pour porter nos espoirs et construire l’avenir, mais il existe au moins un petit homme qui ose porter de grandes idées en phase avec ce que nous vivons. L’avenir n’est pas écrit car personne n’a l’expérience d’une telle situation. Mais il peut être écrit si nous faisons face avec force et conviction. Révoltez-vous, luttez !

IBM Watson

Robot imprimante 3D

Les cartes sont redistribuées

Lis moi avec webReader

La victoire de Benoît Hamon à la primaire citoyenne redistribue profondément les cartes d’une présidentielle que les forces conservatrices voulaient verrouillée d’avance.

Loin du naufrage annoncé, cette primaire a vu le peuple de gauche se mobiliser fortement entre le premier et le second tour pour atteindre environ 2 millions de votants. Le résultat final est clair avec un rapport 59% / 41% en faveur de Benoît Hamon. Il n’est pas contesté et Manuel Valls a eu le grand mérite de reconnaître clairement la victoire de Benoît Hamon. Il l’a fait avec dignité et sens du devoir, ce qui le caractérise parfaitement. Je l’ai soutenu pendant cette campagne, comme militant je le remercie et comme je l’avais d’ailleurs écrit, je soutiendrai désormais sans problème Benoît Hamon.

Mais au-delà de cette primaire, l’impact politique est très important. Il n’est désormais plus possible de raconter que le candidat issu de cette primaire n’a aucune légitimité face à Jean-Luc Mélanchon ou Emmanuel Macron. Ces deux adversaires pourront bien raconter ce qu’ils veulent, tous leur soutiens revendiqués sont moins nombreux que les 1,2 millions de votants de Benoît Hamon (ajouté au report des voix des autres votants de la primaire). On a toujours tord de se soustraire à la démocratie !

Cette victoire sans discussion permet aux électeurs les plus à gauche de se repositionner autour du programme de Benoît Hamon. Mais au-delà, il permet aux électeurs des classes populaires défavorisées qui étaient depuis longtemps partis à l’extrême droite, de se reposer la question de savoir qui du clan Lepen qui pollue la vie politique française de puis plus de 50 ans ou d’une nouvelle offre politique singulière issue du PS est la plus à même de les sortir de leurs difficultés quotidiennes.

Quant à l’autre alternative, on ne peut que paraphraser Jean d’Ormessons et refuser de participer au bal des cocus. La primaire de droite a montré que leur électorat voulait un projet conservateur marqué à droite. La primaire de gauche vient de montrer que le peuple de gauche voulait un projet réformateur marqué à gauche. Le discours consistant à dire le contraire est à l’évidence soit erroné, soit un mensonge.

En dehors de l’instinct de conservation d’un groupe hétérogène qui perçoit l’immense changement sociétal en cours et le refuse pour préserver un monde où il se sent bien, tout le reste de la société demande un président capable d’oser construire un nouveau monde. Avec un horizon comme le revenu universel ou une sixième république, Benoît Hamon ose aller vers ce nouveau monde et aucun autre candidat n’a affiché une telle ambition.

En politique, j’ai toujours été sensible aux idées de Michel Rocard, comme B. Hamon et M. Valls d’ailleurs. Je suis entré en politique comme militant social-démocrate et j’ai participé en son temps aux réflexions sur le manifeste de socialisme & démocratie. Aujourd’hui, je vois que certaines des idées discutées à l’époque avec mes camarades (comme le revenu universel) sont tout à fait compatibles avec celles de l’aile gauche du PS. Et le lien me semble bien être la méthode réformiste du rocardisme. Dans un monde qui explose complètement, nous n’avons d’autre choix que de réussir une fusion des idées et des énergies de la gauche. Les affrontements passés ne nous seront d’aucune utilité, pas plus que les certitudes liées à un monde qui n’existe déjà plus. Il faut retravailler ensemble, avec nos différences, pour réussir ce monde radicalement différent. En soutenant Benoît Hamon, je ne renie rien de mes combats socdem mais je veux travailler pour la re-construction d’une France en phase avec les défis du millénaire et les attentes plus qu’inquiètes des Français.

La candidature Mélanchon est une aventure individuelle conservatrice.

La candidature Macron est une candidature opportuniste au service d’un monde qui tel l’ancien régime, refuse l’inconnu de la bascule dans une ère qui s’impose à nous. Qu’ils relisent Tocqueville.

La candidature Fillon est bâtie avec les fils de la rancœur et de l’argent, ce qui est incompatible avec la probité gaullienne affichée. L’affaire Pénélope et la faiblesse des arguments avancés laissent penser que cela ne peut pas bien finir pour François Fillon.

Enfin, la candidature Lepen fille ressemble de plus en plus à la candidature de la dernière chance d’un clan qui n’a eu à offrir à la France que le seul projet de l’éructation et la haine de l’autre.

Toutes les dernières élections en Europe et aux Etats-Unis nous disaient que notre élection présidentielle serait elle aussi une élection pleine de surprises. À quelques mois du premier tour de la présidentielle, la primaire citoyenne vient d’accoucher d’un candidat surprise avec un programme totalement inédit.

Avec Benoît Hamon, le chemin vers la victoire de la gauche est plus qu’ouvert.

Lettre aux démocrates et à la gauche

Lis moi avec webReader

Ces derniers temps, on voit fleurir dans la presse et sur les réseaux sociaux des appels à un désistement du candidat qui sortira vainqueur de la primaire de gauche. Il n’y a rien de surprenant à voir des manœuvres d’intimidation et de désinformation sortir en campagne électorale, mais au-delà du côté peu glorieux de la chose, celle-là et particulièrement une stupidité et une provocation.

Stupidité parce qu’à moins de considérer qu’il n’y aura que 100.000 votants à cette primaire et qu’en conséquence on peut balayer leur vote d’un coup de pied de l’âne méprisant, on voit mal la ou le vainqueur expliquer que finalement elle ou il désire passer aux yeux de tous comme le traitre qui s’assoit sans vergogne sur un choix ouvert, libre et démocratique. Rappelons-le haut et fort : de la gauche au centre gauche, tous ceux qui le souhaitaient pouvaient venir s’expliquer dans cette primaire devant les français. Il n’y avait aucun piège et comme on le constate à l’issue du premier débat, ils sont respectueux et le résultat final reste totalement ouvert. Ne pas y participer signifie clairement se placer dans une opposition politique alors oui, qu’un opposant demande un désistement immédiat à un futur candidat après son élection est vraiment stupide.

Mais aussi provocation car qui peut imaginer que le vainqueur de la primaire trahirait dans le même élan sa parole, ses convictions et ses électeurs ? Il serait immédiatement mis en charpie par les autres compétiteurs et tous les votants de la primaire. Retraite immédiate assurée et ce ne serait que justice !

Il faut faire fi de ce genre de communication politique pour revenir à l’essentiel qui est d’avoir un processus électoral sain capable de choisir celui ou celle qui a une vision claire et en phase avec l’époque associée à la solidité émotionnelle et la compétence requise par la fonction.

Le premier débat a permis tout d’abord de montrer que nous avions des candidats qui avaient des choses à dire, qui pouvaient les dire de façon posée, qui pouvaient défendre leur différence, parfois marquée, sans s’invectiver.

Ces candidats ne sont par ailleurs ni trop jeunes ce qui évite l’effet aventurier opportuniste, ni trop vieux ce qui nous évite les vieux routards de la politique qui tentent leur chance une dernière fois.

Ces candidats osent également des orientations qui sont objectivement différentes. Parmi tout ce qui a été proposé à droite ou à gauche, combien d’idées avancées  vont au-delà de l’outil qui ne sert qu’à ajuster l’existant ? Combien ont une chance de changer votre quotidien demain ?

À l’extrême droite, il y a eu la proposition du clan Lepen de sortir de l’euro et de l’Europe, mais ce n’est plus si clair ni plus si certain, et à mon sens pas souhaitable.

Chez Fillon, il y a l’idée de se passer d’une partie des moyens de l’administration publique en supprimant un demi millions de fonctionnaire et d’attaquer la protection sociale à la hache, mais là non plus, ce n’est plus si sûr et pas souhaitable.

Quant à la gauche, il y a au moins une réforme majeure et marquante susceptible d’en finir avec la misère et la précarité : le revenu universel / décent (ou de toute façon que l’on voudra bien l’appeler) qui est une mesure effectivement capable de changer en profondeur notre modèle social et la vie quotidienne de chacun. Ce n’est par ailleurs pas une utopie car des tests de cette idée sont déjà en cours dans certains pays (c’est tout à fait finançable sans doubler les impôts !). C’est réellement une vraie réforme profonde de progrès et pas un ajustement fait pour conserver un modèle de société pourtant devenu insupportable à la majorité des français mais très confortable pour une minorité. Cette idée peut reconstruire cette société où l’on ment depuis trop longtemps à notre jeunesse en leur disant que s’ils travaillent bien à l’école ils trouveront le job de leur rêve qui leur permettra de construire une famille et une belle vie. C’est un mensonge ! De plus en plus, les bons jobs seront verrouillés par ce qui devient une caste qui se réduira fatalement à cause des progrès foudroyants de l’économie numériques. Aujourd’hui, on fait croire que les robots menacent « juste » l’emploi manuel, mais la réalité c’est que l’intelligence artificielle est championne du monde d’échec depuis 1999, championne du monde de go et que le meilleur diagnosticien sur le cancer c’est Watson, le robot d’IBM. Demandez à Cortana (ou Siri) qui est installée sur votre ordinateur et qui sera très bientôt votre indispensable majordome numérique si vous ne me croyez pas !

Alors, oui, il faut passer à une très profonde mutation politique. Il faut que les électeurs fassent émerger une personne capable de défendre de réels changements profonds, pas des mesurettes. Une personne capable de les assumer, pas de vaguement y adhérer sans conviction et valeurs affirmées. Une personne capable de s’appuyer sur une équipe solide, pas une équipe de mercenaires opportunistes. C’est pour cela que les débats des primaires sont essentiels

S’auto-proclamer révolutionnaire et homme providentiel est une hérésie en démocratie. Expliquer qu’un vote libre et démocratique n’a pas d’importance est indigne. Alors que tous ceux qui croient que la démocratie a un sens et qu’une voix a une importance viennent voter à la primaire de gauche. Moi j’y crois et je sais que nous sommes encore nombreux à y croire. Il y a dans cette primaire la possibilité de voter pour des programmes classiques ou radicalement différents. Il y a dans ces candidats des personnalités aux parcours et caractères différents. Il n’y a certes pas de perfection, mais il y a la possibilité d’un vrai choix, dans une vraie élection.

Peuple de gauche, ne te laisse pas abuser, indigne toi des offenses faites à ta liberté, révolte toi contre ceux qui veulent te forcer la main, fais un choix fier et émancipé !

Le crépuscule de l’intelligence

Lis moi avec webReader

maxresdefaultGrèce, Espagne, Italie, Royaume Uni, Islande, pays de l’Est, Turquie, Irak/Syrie et maintenant États Unis.

Toutes ces zones du monde dont la liste n’est hélas pas exhaustive, ont en commun d’avoir fait d’étranges choix de gouvernement depuis quelques mois ou au plus quelques années. Il y a bien sûr une énorme différence entre le proto-état Daesh et le parti pirate en Islande, mais dans tous les cas ces pays ont évolué vers des choix politiques qui à l’évidence ne vont pas dans le sens de solutions pouvant rationnellement permettre de construire l’avenir de façon sereine.

Les peuples semblent vouloir choisir ou a minima accepter des gouvernements souvent brutaux du moment que cela marque une cassure avec leur présent.

Certes, il s’agit dans tous les cas de se débarrasser d’une classe politique jugée illégitime, une classe politique qui au fil du temps semble s’être changée en aristocratie de plus en plus fermée. Mais pas seulement.

Le pari de cette classe dirigeante était sans doute que les progrès, objectifs, qu’ils apportaient à leur peuple seraient suffisants pour les maintenir au pouvoir. Et ces progrès ne sont ni nuls ni négligeables. L’espérance de vie planétaire a largement augmentée (+6 ans ces 12 dernières années), grâce à internet il n’est plus impossible d’avoir un accès universel à la connaissance, le développement économique a enrichi de plus en plus de peuples, et la liste pourrait encore être longue.

Alors pourquoi rejeter si brutalement un personnel politique certes impopulaire mais loin d’être inefficace ?

Plusieurs éléments sont évidents :

  • il y a eu progrès certes, mais en même temps explosion des écarts inégalitaires
  • l’accès universel à l’information et la connaissance va de pair avec une plus grande autonomie d’analyse et donc de choix
  • l’écart entre le discours markettée et la réalité vécue et perçue au quotidien a atteint un tel point qu’elle tend à devenir une crise schizophrénique

Mais à mon sens, il y a encore au moins un autre élément extrêmement puissant qui est le vrai déclencheur de ces choix destructeurs de gouvernants. Les peuples comprennent ou perçoivent parfaitement que le monde dans lequel ils ont vécu jusqu’ici est au mieux en train de mourir et très probablement déjà mort. Il ne s’agit pas là d’une évolution conceptuelle mais d’une réalité très triviale et sensible.

Dans un monde d’hyperconnectivité, la notion de vie privée et probablement d’individu disparaît. Personne n’a jamais vécu quelque chose de semblable.

Dans ce mode de biologie avancée, un enfant ne nait plus de deux parents mais potentiellement de 6 (deux parents légaux, une mère porteuse et potentiellement trois parents génétiques). Ceci en attendant qu’une greffe d’utérus puisse être fonctionnelle chez un « homme ».

teaserbox_40464574Dans ce monde à la technologie triomphante, les champions d’échec et de go sont des machines, tout comme les meilleurs spécialistes diagnosticiens. Et ces intelligences greffées sur des robots sont maintenant en train de rendre réel ce qui n’était que science-fiction. La bonne vieille bagnole qui gonflait d’orgueil James Dean n’existera plus dans quelques années.

Dans ce monde au climat vacillant, on ne produira bientôt plus le même vin à Bordeaux et les blés de la Beauce seront bientôt remplacés par des orangers.

Et la liste pourrait être encore longue…

Que ce soit conscient ou pas, l’homme de la rue sait que le monde de demain n’est pas celui qu’il connait et il constate que les gouvernements actuels sont incapables de lui parler de cet avenir. Comment dans ce cas ne pas choisir ceux qui au moins lui disent qu’ils ont un projet pour demain, même lorsque c’est à l’évidence peu crédible. Peu crédible c’est toujours mieux que rien du tout !

Et en France ? Comme partout ailleurs, on se convint qu’aux futures élections cela sera comme d’habitude et que les discours extrémistes, excluants, violents, obscurantistes autant que complètement stupides ne passeront pas. Pas chez nous, pas ici ! Mais en quoi proposons-nous  une alternative différente de ce qui s’est passé ailleurs ? En quoi Juppé / Sarkozy, Hollande ou autres Macron sont-ils différents d’Hillary Clinton ?

Battre le clan Le Pen aux futures élections est simple et plutôt facile. Il suffit juste de présenter des candidats inattendus (à défaut d’être neufs) et de dire comment on va construire ce monde qui de toute façon changera de gré ou de force.

Il faut parler survie climatique.

Il faut parler survie de l’individu et de sa vie privée.

Il faut parler place des personnes dans un monde du travail où la machine et l’IA le surpasse.

Il faut faire ensemble les choix de l’avenir d’Homo Sapiens.

Il faut dire que l’on va ensemble affronter l’avenir et qu’on ne laissera tomber personne.

Il faut avouer que personne ne sait comment construire ce demain, mais qu’avec le courage, l’intelligence, le profond sens de l’intérêt commun on a une chance de réussir. Il n’y a pas de retour en arrière possible, autant se donner toutes les chances en commençant par ne pas choisir le crépuscule mais en recherchant où se lève le soleil.