Cap sur les législatives en Iroise

Lis moi avec webReader

L'élection présidentielles n'est pas encore finie mais un front républicain, même réduit, devrait se mettre en place pour barrer la route à l'extrême droite. On pourra quand même regretter et s'étonner de constater qu'un candidat qui a fait du consensus son image de marque réussisse si difficilement à rassembler le front républicain autour de son nom.

Pour ce qui est du territoire du pays d'Iroise et des Abers, la bataille des législatives a commencé.

Le parti d'Emmanuel Macron n'a pas encore fait connaître le nom de celui ou celle qu'ils veulent désigner sur le territoire. En Marche affiche une volonté de présenter des candidatures paritaires et venant de la société civile mais pour l'instant, les noms qui circulent sont surtout masculins et cumulant parfois plusieurs mandats électoraux, ce qui ne serait ni cohérent ni respectueux des engagements pris (cf. ci-dessous - source le Télégramme).

Sauf rebondissement, Maguerite Lamour sera la représente locale d'une droite qui nationalement en est encore à se chercher une nouvelle direction.

Vieille routière de la politique locale, elle incarne plus une vision très clientéliste de la politique ploudalmézienne qu'un renouveau des idées et des générations.

Par ailleurs son bilan lors de son dernier mandat (2006-2012, cf graphiques ci-dessous - sources nosdeputes.fr) souffre difficilement la comparaison avec celui de son successeur actuel, Jean-Luc Bleunven.

Marguerite Lamour en commission

Pour les forces progressistes de gauche, la situation est cette année beaucoup plus simple et saine.

Le député sortant Jean-Luc Bleunven a donné une bonne image d'élu pendant son mandat et il présente un excellent bilan tant sur son travail parlementaire que sur sa présence et son action sur le territoire (2012-2017, cf graphiques ci-dessous - sources nosdeputes.fr).

Contrairement à de mauvaises pratiques encore trop répandues, il ne cumule pas plusieurs mandats exécutifs d'élus et il a joué le jeu d'une totale transparence quant à l'utilisation des fonds que la République lui octroyait pour mener à bien son mandat.

C'est aussi un agriculteur ce qui est important pour une circonscription fortement rurale.

Il constitue un solide rempart face à la montée des extrémismes et peut tout à fait soutenir au parlement un gouvernement Macron dès l'instant où sa majorité mènerait une politique de progrès et de rassemblement.

Jean-Luc Bleunven en commission

La gauche en Iroise et au-delà tous les citoyens républicains et progressistes auront donc la chance de pouvoir voter pour Jean-Luc Bleunven, un candidat à la fois expérimenté mais qui n'a pas une carrière de politicien professionnel, qui est modéré, ouvert et aux pratiques politiques loyales et transparentes.

Après une présidentielles calamiteuse, cela fait du bien !

Quel résultat électoral pour une élection présidentielle crépusculaire

Lis moi avec webReader

Terrible campagne présidentielle 2017

Nous arrivons au terme d'une campagne présidentielle qui aura atteint un niveau de détestabilité tout à fait inédit en France, mais finalement et hélas sans grande surprise dans la continuité des dernières élections en Europe et aux États Unis.

Détestable à cause de l'image de malhonnêteté, au minimum intellectuelle, dégagée par des candidats sous instruction judiciaire.

Détestable également par la pauvreté du débat d'idées alors que les défis sont immenses : bascule climatique, changement de modèle énergétique, numérisation accélérée de la société et rupture de fait du pacte social liant les différentes catégories d'âges, les habitants des différentes territoires, les courants de pensée et de spiritualité... Que ce soit par faiblesse de la réflexion, par la lâcheté d'un relativisme bourgeois, ou simplement à cause du bruit médiatique, il est peu probable que cette élection serve à choisir la route à prendre voire même à seulement réaliser qu'il faut aller quelque part !

Détestable enfin puisque cette campagne s'achève dans le sang d'un attentat. Oui nous sommes en guerre mais sommes-nous prêts à élire un chef de guerre et la Vème République est-elle en mesure de nous en présenter un, elle qui aseptise l'offre politique à coup de formatage de l'énarquie et d'un système qui oblige à la professionnalisation du personnel politique ?

Malgré tout cela, je n'aurai pour ma part ni difficulté ni état d'âme pour choisir mon vote du 1er tour. Je voterai pour mon attachement profond et inconditionnel à la démocratie et donc du résultat des primaires. Je voterai pour la fin de la Vème République au profit d'une nouvelle constitution. Je voterai pour la fin de la misère dans un des pays les plus riche de la planète. Je voterai pour acter de la fin d'une époque et de l'entrée aussi pacifique que possible dans une nouvelle. Je voterai donc Benoît Hamon.

À quelques dizaines d'heures du vote, il est aussi intéressant de se re-pencher sur les statistiques internet qui jusqu'ici ont eu plusieurs semaines d'avances sur les sondages (émergence du phénomène Mélenchon, faiblesse de Lepen, maintien de Fillon). Contrairement aux sondages, ces statistiques de recherche se basent sur un échantillon considérable (probablement plusieurs centaines de milliers de recherche par jour pour l'analyse ci-dessous) et surtout sur une action impliquante (je cherche ce qui m'intéresse) et non déclarative comme pour les sondages. À ce stade, ces statistiques sont également moins suspectes de manipulation (mais cela ne devrait pas durer dans les années à venir).

Ma dernière action militante avant la trêve légale sera de vous engager à voter pour vos convictions profondes et pas pour l'humeur (nauséeuse) du moment, à voter avec courage car l'époque n'a rien de paisible et les choix à faire sont difficiles et très impactants. La République, la Démocratie et la France le valent bien !

Évolution des recherches pour les 4 principaux candidats sur les 7 derniers jours de la campagne.


Évolution des recherches pour les 4 principaux candidats sur 90 jours (sans les 4 derniers)


Comment votent les régions (qui arrive en tête) ?

Appel au-delà de Bad Godenberg : allez avec notre époque !

Lis moi avec webReader

J’appelle mes camarades sociaux-démocrates à revenir dans le processus démocratique de la primaire du peuple de gauche. Aussi imparfait que soit la primaire, aussi déroutant que soit le résultat, l’aventure césariste d’Emmanuel Macron est en train de toucher ses limites à l’heure où un 2nd tour Melenchon / Fillon devient plus que probable.

Depuis des mois, les statistiques internet invalidaient la présence de Marine Lepen au second tour. Depuis quelques semaines, ces mêmes statistiques annonçaient un trio Fillion / Mélanchon / Macron pour le second tour. Le sens de l’histoire de ces dernières années valide la possibilité d’un scénario Syrisa en France.

Contrairement au diagnostic Macron, les peuples affichent depuis quelques années la volonté d’un fort clivage politique accentué par le rejet des institutions et du personnel politique en place. En Marche incarne une tentative d’annulation des idéologies et regroupe un nombre étonnant de ce vieux personnel politique contesté.

Quant à François Fillon, aussi malhonnête soit-il jugé, il est porté par le sens historique de l’alternance et par un camp qui est en train de se ressouder malgré tout.

Les expériences de gouvernements radicaux ne montrent pas que leur politique aide les peuples à aller mieux et la France risquerait de suivre la Grèce de Syrisa avec des conséquences bien plus grandes.

Les sociaux démocrates français, orphelins d’un leader idéologiquement fort, doivent cependant se rependre et retrouver le sens des réalités et des responsabilités. Entre une droite sans âme ni morale et une aventure Syrisa létale, nous pouvons faire la différence. Nous devons revenir à ce qui est notre ADN : le choix sur la réflexion et des idées fortes mais tempérées et porteuses de progrès et d’avenir.

  • La VIème République est une nécessité plus qu’évidente : nous devons contribuer à lui donner corps. La démocratie doit être réinventée et redonnée au peuple.
  • Le Revenu Universel, ou plutôt l’Allocation Citoyenne Universelle est une nécessité créée par les cataclysmes de la numérisation de la société mais aussi l’arrivée à maturité de l’Intelligence Artificielle. Cela s’imposera rapidement, mieux vaut l’avoir théorisé et préparé.
  • Le projet européen, malade, exsangue, doit être sauvé et redéfini.
  • L’espoir Bad Godenberg qui nous a longtemps guidé mais qui n’a jamais pu être réalisé doit être dépassé pour reconstruire une pensée sociale-démocrate cohérente en phase avec un monde qui depuis longtemps n’est plus un monde de lutte de classe, qui n’est plus un monde de simple opposition économique entre travail et capital, un monde où la notion de groupe, d’organisation, de société a profondément changé.

Cette campagne marque peut-être le paroxysme d’une crise qui acte de la mort du vieux monde, comme un miroir plus pacifique de la crise du début du XXème siècle qui à travers la guerre avait tué l’âme du XIXème siècle pour entrer dans la modernité. Les sociaux démocrates sont il me semble le seul groupe idéologique capable de faire basculer la France vers un avenir construit et non subi. C’est pourquoi j’appelle mes camarades sociaux-démocrates égarés ou abstentionnistes à rejoindre Benoît Hamon et à peser de tout notre poids pour construire le plus rationnellement possible l’avenir de la France et des Français.

Voter pour trancher

Lis moi avec webReader

Bruits et fureurs

Je ne me souviens pas qu’une élection présidentielle se soit passée dans un tel climat.

Deux candidats à droite et à l’extrême droite pris directement ou indirectement dans des affaires d’emplois fictifs aux détriments du contribuable, un candidat sortant d’un gouvernement de gauche et recomposant un parti de centre droit, deux candidats de gauche dont un veut tuer le parti historique alors que celui-ci a été sauvé par 2 millions d’électeurs et sympathisants, voilà le tableau confus de cette élection.

Outre le désordre politique, on constate un écart flagrant entre les scénarios annoncés par les sondages et les statistiques de recherche internet. Depuis des mois, on nous annonce que le front national sera au second tour alors que rien ne valide cette hypothèse dans les statistiques du web. Je rappelle qu’ayant utilisé une extraction pourtant simple sur les 4 derniers scrutins (ceux des primaires), ces statistiques ont toujours eu raison, parfois contre les résultats des sondages. Et pour l’instant, on constate que si Macron bénéficie d’un léger avantage en moyenne, les courbes des 4 premiers candidats se coupent très régulièrement. En clair il est très malhonnête d’annoncer un quelconque duel de second tour en l’état !

Suivi des statistiques de recherche sur 90 jours :


Suivi des statistiques de recherche sur 7 jours :

 

Alors dans ce grand flou, que faire ?

Puisque certains Français ne semblent donner que peu de valeur à l’honnêteté et que l’art de la précision et du détail n’est pas une vertu cardinal dans une élection, allons à l’essentiel.

Voter FN, de n’importe façon que l’on tourne le problème, c’est voter pour un régime violent, coercitif qui a de grandes chance de mettre fin à la Vème République en la remplaçant par un régime très autoritaire et très peu démocratique. La cosmétique et le marketing peine à cacher les démons de ce parti. Si vous voulez m’envoyer en prison pour avoir écrit ces lignes, votez pour eux.

Normalement, l’alternance et l’insatisfaction des Français auraient du mener à un plébiscite pour la droite. La primaire a confirmé un fort élan avec un ancrage très puissant sur des positions dures et conservatrices. Hélas pour ces électeurs, le candidat choisi se révèle être un homme immoral et inconséquent dans son comportement politique. Là encore, la République n’aurait que peu de chance de survivre à l’élection d’un Président corrompu. La fin justifiant les moyens est peut-être suffisante pour gagner, en aucun cas pour gouverner un pays démocratique et éviter une crise institutionnelle ravageuse.

L’aventure Macron semble devoir se cristalliser autour d’une recomposition du centre droit, ce qui est finalement en phase avec le parcours d’un homme qui incarne dans cette élection le mieux le système aristocratique français. Le soucis est que ce parti est né du départ d’hommes ancrés et élus à gauche et qui devront composer avec une politique traditionnelle de droite et réformatrice à la marge d’un monde pourtant condamné. Politique qui est celle habituellement défendue par des hommes comme Bayrou qui incarne bien la bourgeoisie française. Comment trouver une majorité de gouvernement dans ce cas et comment réparer une République plus qu’usée sinon par un retour à la faiblarde IVème République ?

L’aventure Mélenchon ressemble parfois étrangement au parcours de Bayrou, éternel outsider et candidat récurrent de la présidentielle, mais également à celui de Macron dans la position de celui qui a été nourri par un système qu’il dit honnir. La providence liée à un homme est pourtant bien faible face aux idées portées par un groupe. On voit l’impasse est le tord qu’elle peut faire à la gauche, mais comment en sortir ? Problème d’égo…

Benoit Hamon est la surprise de gauche, comme François Fillon l’a été à droite. Mais contrairement à ce dernier, non seulement la réputation de Hamon ne pose pas de problèmes judiciaires, mais elle est en plus portée par un projet réellement en rupture et en phase avec l’époque et l’ambition de changement très fort. Le candidat issu des primaires de gauches a la légitimité pour lancer la refondation institutionnelle d’une VIème République et la mettre en œuvre de l’audacieux et révolutionnaire projet de Revenu Universel.

So what ?

On peut comprendre que les citoyens soient désorientés et que peu finalement voteront pour un candidat de cœur.

  • Mais alors faut-il voter pour une personne à l’évidence malhonnête parce que l’on est de droite ?
  • Ou pour un candidat flou parce que si c’est mou au moins cela ne devrait pas être trop douloureux ?
  • Doit-on voter pour un candidat en sachant que cela condamne la gauche ?
  • Ou doit-on voter pour le candidat dont le programme porte la plus grande rupture avec le système qui nous a mis dans la douloureuse impasse actuelle ?

Oui, je crois qu’il faut avoir le courage d’acter de la fin de ce monde, et même si personne n’est en mesure de dire précisément le chemin à suivre, il faut accepter de confier notre avenir à un homme qui a le courage de s’y engager. Et il ne s’y engage pas inconsidérément, ni seul instruit par les dieux. En bon rocardien, il s’y engage en fixant l’horizon mais en demandant à toutes les bonnes volontés de participer à la construction de ce chemin. C’est ensemble que nous avancerons dans un battement de cœur commun.

Regardons les faits :

  • Les Français rejettent la République actuelle. Alors il faut qu’une majorité donne un mandat clair pour la changer.
  • La numérisation du monde est en train de casser tous les anciens modèles, personne depuis 30 ans n’a su en finir avec le chômage alors que les robots et l’IA étaient balbutiants. Bill Gates nous dit qu’il faut taxer les robots, Elon Musk nous dit que le Revenu Universel est notre planche de salut. Alors il faut que les Français donnent un mandat clair pour changer le modèle social en tenant compte de la réalité économique.

Nous devons acter de la fin du monde tel que nous l’avons connu car tout nous dit que c’est fini. Si nous ne le faisons pas, si nous ne votons que pour des petites réparations, qui plus est contre notre âme et conscience, alors nous n’avons aucune chance d’avoir une transition réussie et aussi douce que possible. Par contre, si nous avons le courage de nous engager franchement dans la construction collective d’un nouveau monde, alors nous avons une réelle chance d’arriver à bon port avec le minimum de casse. Et dans cette élection, un seul homme porte des idées assez grandes pour cela, c’est Benoît Hamon.

Les cartes sont redistribuées

Lis moi avec webReader

La victoire de Benoît Hamon à la primaire citoyenne redistribue profondément les cartes d’une présidentielle que les forces conservatrices voulaient verrouillée d’avance.

Loin du naufrage annoncé, cette primaire a vu le peuple de gauche se mobiliser fortement entre le premier et le second tour pour atteindre environ 2 millions de votants. Le résultat final est clair avec un rapport 59% / 41% en faveur de Benoît Hamon. Il n’est pas contesté et Manuel Valls a eu le grand mérite de reconnaître clairement la victoire de Benoît Hamon. Il l’a fait avec dignité et sens du devoir, ce qui le caractérise parfaitement. Je l’ai soutenu pendant cette campagne, comme militant je le remercie et comme je l’avais d’ailleurs écrit, je soutiendrai désormais sans problème Benoît Hamon.

Mais au-delà de cette primaire, l’impact politique est très important. Il n’est désormais plus possible de raconter que le candidat issu de cette primaire n’a aucune légitimité face à Jean-Luc Mélanchon ou Emmanuel Macron. Ces deux adversaires pourront bien raconter ce qu’ils veulent, tous leur soutiens revendiqués sont moins nombreux que les 1,2 millions de votants de Benoît Hamon (ajouté au report des voix des autres votants de la primaire). On a toujours tord de se soustraire à la démocratie !

Cette victoire sans discussion permet aux électeurs les plus à gauche de se repositionner autour du programme de Benoît Hamon. Mais au-delà, il permet aux électeurs des classes populaires défavorisées qui étaient depuis longtemps partis à l’extrême droite, de se reposer la question de savoir qui du clan Lepen qui pollue la vie politique française de puis plus de 50 ans ou d’une nouvelle offre politique singulière issue du PS est la plus à même de les sortir de leurs difficultés quotidiennes.

Quant à l’autre alternative, on ne peut que paraphraser Jean d’Ormessons et refuser de participer au bal des cocus. La primaire de droite a montré que leur électorat voulait un projet conservateur marqué à droite. La primaire de gauche vient de montrer que le peuple de gauche voulait un projet réformateur marqué à gauche. Le discours consistant à dire le contraire est à l’évidence soit erroné, soit un mensonge.

En dehors de l’instinct de conservation d’un groupe hétérogène qui perçoit l’immense changement sociétal en cours et le refuse pour préserver un monde où il se sent bien, tout le reste de la société demande un président capable d’oser construire un nouveau monde. Avec un horizon comme le revenu universel ou une sixième république, Benoît Hamon ose aller vers ce nouveau monde et aucun autre candidat n’a affiché une telle ambition.

En politique, j’ai toujours été sensible aux idées de Michel Rocard, comme B. Hamon et M. Valls d’ailleurs. Je suis entré en politique comme militant social-démocrate et j’ai participé en son temps aux réflexions sur le manifeste de socialisme & démocratie. Aujourd’hui, je vois que certaines des idées discutées à l’époque avec mes camarades (comme le revenu universel) sont tout à fait compatibles avec celles de l’aile gauche du PS. Et le lien me semble bien être la méthode réformiste du rocardisme. Dans un monde qui explose complètement, nous n’avons d’autre choix que de réussir une fusion des idées et des énergies de la gauche. Les affrontements passés ne nous seront d’aucune utilité, pas plus que les certitudes liées à un monde qui n’existe déjà plus. Il faut retravailler ensemble, avec nos différences, pour réussir ce monde radicalement différent. En soutenant Benoît Hamon, je ne renie rien de mes combats socdem mais je veux travailler pour la re-construction d’une France en phase avec les défis du millénaire et les attentes plus qu’inquiètes des Français.

La candidature Mélanchon est une aventure individuelle conservatrice.

La candidature Macron est une candidature opportuniste au service d’un monde qui tel l’ancien régime, refuse l’inconnu de la bascule dans une ère qui s’impose à nous. Qu’ils relisent Tocqueville.

La candidature Fillon est bâtie avec les fils de la rancœur et de l’argent, ce qui est incompatible avec la probité gaullienne affichée. L’affaire Pénélope et la faiblesse des arguments avancés laissent penser que cela ne peut pas bien finir pour François Fillon.

Enfin, la candidature Lepen fille ressemble de plus en plus à la candidature de la dernière chance d’un clan qui n’a eu à offrir à la France que le seul projet de l’éructation et la haine de l’autre.

Toutes les dernières élections en Europe et aux Etats-Unis nous disaient que notre élection présidentielle serait elle aussi une élection pleine de surprises. À quelques mois du premier tour de la présidentielle, la primaire citoyenne vient d’accoucher d’un candidat surprise avec un programme totalement inédit.

Avec Benoît Hamon, le chemin vers la victoire de la gauche est plus qu’ouvert.

Sondages contre statistiques internet : observatoire des présidentielles

Lis moi avec webReader

L’élection de Trump ayant montré que les statistiques internet avaient une valeur prédictive très supérieure aux sondages, cette page permettra de suivre l’évolution de la campagne pour E. Valls, F. Fillon, E. Macron, A. Montebourg et M. Lepen aux élections présidentielles.

Les autres candidats n’apparaissent pas pour cause de résultats trop faibles.

Les résultats sur 30 jours glissants avec un décalage de quelques jours (4) par rapport à la date de visualisation


Les résultats sur 7 jours glissants en temps réel


Primaires de gauche sur le mois de janvier



Google avait prédit l’ordre d’arrivée.

23 janvier 2017

Google avait encore prédit l’ordre d’arrivée : Hamon, Valls et Montebourg. Tout au long de la journée du 22 janvier (avant les premiers résultats de 19h), les recherches des internautes indiquaient clairement ce qui allait être le résultat et même le cas Pinel ne perturbait plus l’interprétation des statistiques.

Pour le second tour, Hamon et Valls ont été naturellement conservés mais nous avons ajouté Mélanchon en élément de comparaison puisque c’est à gauche l’adversaire du futur vainqueur de la primaire.

En tout cas, entre les sondages et les statistiques google, Google a encore gagné à plate couture.

21 janvier 2017

Un jour avant le 1er tour des primaires de la gauche, deux candidats semblent d’être détachés en matière d’intérêt de recherche pour les internautes : M. Valls et B. Hamon. Le premier a bénéficié d’un fort effet d’actualité avec son agression. Bien qu’un peu en marge du débat politique, on peut supposer que ce mouvement lui profitera au final. Quant à B. Hamon, il bénéficie probablement de l’effet de ses propositions en rupture. Il est difficile de voir qui est vraiment le 3ème candidat : S. Pinel est à cette place mais il y a toujours le doute sur le fait que les internautes cherchent quelque chose sur son programme politique ou quelque chose sur la défiscalisation.

Concernant l’ensemble des candidats, on mesure combien l’intérêt global est faible à travers le fait que l’actualité de l’agression de Valls a réussi à écraser pendant plusieurs jours les recherches des autres candidats. M. Lepen semble entamer un début de remontée.

16 janvier 2017

Une courbe à 90 jours glissants à été ajoutée pour comparer les recherches web entre les primaires de la droite et de la gauche. Après le deuxième débat, la primaire de gauche ne génère pas la croissance constatée pour celle de droite. Mais en fait, c’est tout le débat politique qui semble se dérouler dans une certaine apathie. Si E. Macron est un peu au dessus des autres, on constate qu’il est à moins de 10% du score maximum de recherche internet  pour F. Fillon fin novembre (NB : Mélanchon n’apparaît toujours pas car bien en dessous de B. Hamon dans les recherches).

Dit autrement, si le premier tour avait lieu dimanche, la courbe d’E. Macron donne l’illusion qu’il a la meilleure chance d’être au second tour et qu’il pourrait se retrouver contre n’importe lequel des autres candidats apparaissant sur ce graphique. Ceci est au bémol non négligeable près que Valls ou Hamon bénéficieront du report des voix de la primaires et qu’en conséquence, c’est bien le candidat issu de cette primaire qui pourrait finalement virer en tête à l’issue du premier tour de la présidentielle même avec un report moyen de voix à gauche. Résultats tout à fait inattendus remontés par les recherches des internautes…

NB : le pic de S. Pinel est difficile à interpréter (à nouveau à cause du « parasitage » de la loi Pinel – les résultats ne sont pas filtrés et corrigés).

5 janvier 2017

En ce début d’année, la situation est extrêmement confuse et les courbes à 7 jours n’arrêtent pas de se croiser. On notera le retour de F. Fillon qui a sans doute fait l’erreur de perdre sa dynamique des primaires et qui se retrouve au même niveau que les autres.

Du côté des primaires, le trio Valls / Hamon / Peillon semble devoir prendre l’ascendant sur les autres.

27 décembre 2016

Juste avant la fin d’année, l’intérêt des recherches des internautes se portent sur 4 prétendants : E. Valls, F. FIllon, E. Macron et M. Lepen. Les courbes à 7 jours se croisent allègrement en fonction de l’actualité du jour.

A. Montebourg semble décroché il est remplacé par B. Hamon qui fait un meilleur score de recherche.

Il faut noter que parmi les 4 candidats, le cas E. Macron devient complexe à analyser car c’est lui qui regroupe le plus de recherches « négatives ». De plus ces recherches négatives sont de nature variée. À ce stade, aucun filtre n’est appliqué mais il est probable que la nature prédictive sur E. Macron est sur-estimée par les courbes brutes.

Un graphique regroupant les candidats de la primaire de gauche les plus google-sés a été ajouté. Le cas de S. Pinel est sans doute sur-estimé à cause des recherches sur la loi qui porte son nom.

Il faut noter que JL Mélanchon est toujours aussi inexistant dans les statistiques de recherche ce qui est une vraie interrogation par rapport aux sondages.

Au démarrage de ce suivi (07/12/16), sur 30 jours glissants l’ordre des candidats est

  1. F. Fillon (bénéficie de l’effet primaire à droite)
  2. E. Valls (1er sur 7 jours glissants)
  3. E. Macron
  4. M. Lepen
  5. A. Montebourg

On notera que F. Fillon et E. Valls ont réussi le lancement de leur campagne en terme de notoriété, que celui de E. Macron a été noyé par la primaire à droite.

Contrairement à ce que disent les sondages, à ce stade JL Mélanchon est inexistant en terme de statistiques de recherche.

Inscrivez-vous sur les listes électorales pour pouvoir voter aux élections régionales

Lis moi avec webReader
L’inscription sur les listes électorales, pour voter aux élections régionales des 6 et 13 décembre prochains, est exceptionnellement prolongée jusqu’au 30 septembre prochain.
 
Les parlementaires socialistes ont souhaité cette prolongation pour faire reculer l’abstention et favoriser la participation aux élections régionales dont le calendrier est inédit.
inscription-liste-electorale-regionale-ps

Respecter le choix de se tromper

Lis moi avec webReader

brest2La démocratie est une drôle de chose. Les peuples sont prêts à verser leur sang pour l’obtenir, mais une fois que cela est fait, ces mêmes peuples se comportent avec une indifférence voire un dédain certain vis-à-vis d’elle.

Il y a quelques mois encore, la moitié de Brest était dans la rue pour crier son attachement à l’une des valeurs de cette démocratie, la liberté d’expression et peut-être aussi là la liberté elle-même. Et aujourd’hui, à la veille du scrutin des départementales, cette même liberté se transforme en liberté de ne pas avoir envie, en liberté de prendre part au vague brouhaha d’une fausse contestation bien consensuelle où les participants se renvoient jusqu’à plus soif les mêmes poncifs, tout en prenant l’air sérieux du révolutionnaire fier de son courage effronté. Ne pas choisir n’est ni sérieux, ni un principe politique viable.

Après la révolution Tunisienne, lors d’un échange avec un internaute, j’avais écrit que la démocratie c’était d’abord le respect du choix de l’autre, y compris le respect du droit de se tromper, de faire le mauvais choix. Ce point de vue était fort puisqu’en l’occurrence le choix de se tromper c’était celui de mettre les islamistes au pouvoir après une liberté démocratique chèrement payée.

Je n’ai as changé d’avis aujourd’hui.

Le choix de se tromper peut parfaitement être celui de ne pas aller voter et faire croire à une décision protestataire. Mécaniquement, l’abstention profitera à l’extrême droite dont finalement de moins en moins de gens comprennent la noirceur destructrice de leur pensée politique. Si vous faites partie de ces gens, voire de ceux qui s’imaginent bien sous un mandat d’extrême droite, alors je respecterai votre choix de faire le mauvais choix même si comme en Tunisie, revenir en arrière aurait un coût substantiel et douloureux.

Le choix de se tromper peut aussi parfaitement être celui de systématiquement inverser son vote d’une élection à l’autre sous le prétexte que puisqu’ils sont « tous pareils » mais qu’il faut voter, alors autant que l’élection soit une punition. Le vote systématiquement contre est aussi un mauvais choix car il ne construit rien, mais en bon démocrate je le respecterai.

Pour ma part, peut-être me tromperai-je, mais je ne ferai ni un choix passif d’abstention, ni un choix punition, ni un choix masochiste.

toul-an-ibilNon, d’autant plus qu’il est facile de savoir pourquoi on vote sur cette élection précise. Je voterai parce que la garderie de ma commune fonctionne bien. Je voterai parce que tous les matins de la semaine j’emprunte une route bien entretenue avec un nouveau rond-point qui me facilite la vie. Je voterai parce que le 3ème âge est quelque chose qui ne m’est pas indifférent et que je sais combien les maisons de retraite ont besoin de soutien. Je voterai parce que ma fille ira au collège l’année prochaine et qu’il y en a plusieurs autour de ma commune, dont bientôt un nouveau. Je voterai car je trouve agréable d’avoir un bateau navette pour aller sur les îles toutes proches. Je voterai car j’aime bien l’idée de développer le co-voiturage. Finalement, je voterai car tout cela touche ma vie quotidienne et que si une majorité de gens se trompent, ce qui fonctionne bien aujourd’hui risque fort de ne pas fonctionner correctement demain, voire pas du tout.

Sur mon canton, l’extrême droite n’a pas fait campagne, ils sont juste là pour faire un holdup électoral au cas où la porte du coffre resterait sans surveillance. La liste debout la France n’est là que pour se faire un nom, quant à la liste de droite classique, après avoir acté du bon bilan de la majorité sortante, elle n’a pas été en mesure de proposer un programme qui sorte des généralités que personne ne renierait.

La majorité sortante ayant fait le job, même si comme chacun d’entre nous j’en aurais le droit, je ne vois pas de raison de faire le mauvais choix et de ne pas voter pour reconduire la majorité sortante de gauche.

Affiche-canton-St-Renan

La campagne des élections départementales en Iroise

Lis moi avec webReader

Sur le canton de Saint Renan, quatre listes se présentent aux élections départementales :

  • une de gauche qui représente la majorité sortante (liste Finistère & Solidaire)
  • trois de droite, avec une liste UDI/UMP qui cache sa couleur sous le slogan « alliance pour le Finistère », une de la droite radicale affichant elle clairement son appartenance au mouvement de Nicolas Dupont-Aignan et enfin la liste d’extrême droite du FN

Cette élection singulière n’enflamme pas les citoyens mais monte en puissance dans les médias, qu’ils soient classiques ou sur les réseaux sociaux (au moins pour la liste de gauche où nous constatons une montée en flèche de la fréquentation de la page Facebook d’Elyane Pallier et Didier Legac).

elections-plougonvelinConcernant l’affichage officiel, nous sommes un peu étonnés de l’absence de certaines listes sur les panneaux officiels trois jours après le début de l’autorisation d’affichage comme le montre cette photo prise ce matin à Plougonvelin.

Pour le FN sur le canton de Saint Renan, comme le relève le Télégramme, cette absence prouve bien la nature ectoplasmique des candidats FN autant que de leurs militants. Mais peut-être est-ce aussi le fait que dans un canton rural breton il n’est pas facile de défendre la disparition du bilinguisme (voir la vidéo à 1mn 30s) et la sortie de l’Europe (donc la fin du soutien de l’Europe aux agriculteurs).


Pour ce qui est de la liste UDI/UMP, cette absence sur le panneau d’affichage s’ajoute à la surprise d’une campagne sans programme. Malgré la diffusion de deux tracts par voie postale, cette liste n’est pas sortie des généralités et d’un aimable travail scolaire sur la géographie du pays d’Iroise. Mais le maire de Saint Renan est sans doute aussi très occupé à gérer les critiques venant de sa droite comme de sa gauche lui reprochant de ne pas tenir compte des attentes d’une majorité de ses administrés (le maire n’a été élu au 2nd tour qu’avec 40% des voix).

Pour cette élection départementale, la liste de gauche s’appuie sur un bilan qui est reconnu comme bon même par certains membres de l’opposition. Fort de ce bilan, cette liste Finistère & Solidaire propose un programme sérieux pour continuer à améliorer les transports, l’enseignement, l’accompagnement du troisième âge, l’emploi…