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Qu’est-ce qu’un enfant ? Part II : l’enfant, la société et l’Etat

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Familles recomposées, monoparentales, homoparentales, allongement de la vie et retard des premières naissances, hausse du niveau de vie, tout bouleverse les repères familiaux et intergénérationnels. Il me semblait qu’il y avait tant à dire sur le sujet. Et, puis, alors que
je réfléchissais à mon post, est arrivée l’épisode de l’expulsion des enfants scolarisés dont les parents sont irrégulièrement en France.
Et moi qui partait de l’idée de l’importance fondamentale de l’enfant pour la société et l’état (espoir, soutien futur et futur citoyen…), je me retrouvais devant une situation où, au nom de l’état, on sacrifiait l’avenir de ces enfants, où on jetait en pertes et profits tous les espoirs qu’ils représentaient.
Cette affaire montre clairement que la primauté n’a pas été mise sur la protection de l’enfance, mais sur le respect de la loi vis à vis de leur parents. Comme démocrate, je veux bien écouter tous les points de vue, mais je dois avouer que celui-ci me choque, et en regardant mes filles, je me demande dans quels cas leur avenir pourrait être sacrifié au nom d’un objectif supérieur.

Bien sûr, cet ordre de priorité n’est pas partagé par tous, mais comment peut-on en arriver là ? Pour la société, l’enfant n’est-il qu’une charge qui se décline en maternités, sécurité sociale, écoles ? Une contrainte économique en somme.
Pourtant, du point de vue de la société, je pense plutôt y voir le ciment d’un couple, la raison de se battre contre les vents contraires, l’espoir d’améliorer la nation en formant un meilleur citoyen.
Dans le cas des enfants expulsés, l’état aurait pu y voir, pour les parents immigrants, une raison se s’intégrer, de se fondre dans la “normalité française”, un moyen et un levier puissant d’intégration, et même, une façon de faire de l’immigration choisie (concept que je goûte peu par ailleurs) : former sur place ceux dont on va inévitablement avoir besoin pour règler le problème de la courbe démographique des actifs.

A vrai dire, je m’interroge sur les priorités de notre société, si jamais elle en a encore. Je ne suis pas un moraliste, mais quand même, au delà de l’agitation médiatique, je n’aime guère une société qui ne cherche pas à protéger des enfants.

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