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Journée de Solidarité avec les Enfants Expulsés

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Début juillet, Dominique Strauss-Kahn et le réseau RESF lançaient l’appel suivant :

Cher(e)s ami(e)s,

Nous ne pouvons accepter que des enfants, aujourd’hui scolarisés chez nous, soient dans quelques jours, au petit matin, emportés, transportés, déplacés.

Je sais que beaucoup d’entre vous êtes en vacances, mais cette cause est essentielle. Je compte sur vous pour ces quelques heures de solidarité au cour de l’été.

Depuis plus de 10 jours que cet appel a été lancé, j’ai pu lire dans divers blogs un tas d’âneries et de mesquineries, qui hélas ne diffèrent guère du fond de commerce habituel : immigration massive cachée, hordes de familles polygames avec 15 mômes, racisme ordinaire mais aussi récupération médiatique et autres basses attaques venant hélas aussi de la gauche.

Moi qui ait l’esprit simple, sinon simplet, je n’y vois qu’une chose : des enfants a qui toute société se doit de faire ce qu’il faut pour leur donner un avenir. Alors peu importe que ces vilains petits canards soient majoritairement bronzés ou bridés, peut importe que leurs parents aient passé la frontière sans papier ou sous une bâche, peut importe d’ailleurs qui sont leurs parents.
Cet appel est un appel entre ces gosses et nous, nation orgueilleuse et cultivée qui prétend éclairer le monde. Si nous ne sommes pas capables de recueillir et de donner une éducation à des enfants, quels qu’ils soient, alors nous ne vallons rien parce que c’est la honte que nous verrons dans les yeux de nos propres enfants.

Il y a un peu plus d’un an j’étais un citoyen râleur comme les autres, mais un citoyen qui attendait sa deuxième fille. Et j’ai alors décidé d’essayer de faire un peu plus que de râler comme les autres, parce que je ne voulais pas laisser à mes filles ce pays dans l’état où il est actuellement. Il y a sans doute mille façons de soutenir cette action, en y participant physiquement, en en parlant sur internet ou autour de vous ou de la façon qu’il vous plaira, aujourd’hui, demain certes, mais tous les jours d’après également.

Que chacun fasse ce qu’il peut, comme il le sent, mais faites quelque chose. C’est une histoire entre vous et ces enfants, à vous de voir.

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