Il paraît que la dernière tendance politique est d’envoyer ses vœux avant la date.
Je succombe donc à la mode, mais j’ai une bonne excuse, je vous offre en même temps mon petit cadeau de Noël, un blog tout neuf !
Bonnes fêtes à toutes et à tous !
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La politique vue du pays de Brest
Il paraît que la dernière tendance politique est d’envoyer ses vœux avant la date.
Je succombe donc à la mode, mais j’ai une bonne excuse, je vous offre en même temps mon petit cadeau de Noël, un blog tout neuf !
Bonnes fêtes à toutes et à tous !
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J’en ai plus qu’assez de lire et relire mille fois sous des versions différentes, le même post qui nous explique comment perdre !
Gagner ou perdre, avant d’être une question d’arme ou de stratégie, est une question d’état d’esprit. Et ici le problème n’est pas tant de vouloir en découdre avec l’ump, que d’arrêter de chercher à pinailler sur les milles et un grains de sable qui “pourraient faire perdre la gauche”.
Si vous voulez perdre, rassurez-vous, vous allez y arriver et inutile de chercher de l’aide ailleurs, vous y arriverez tout seul.
Maintenant, basta, fi de la politique à deux balles, en 2012, que les primaires aient été bonnes ou pas, intéressantes ou pas, ouvertes ou pas, nous gagnerons parce qu’il le faut, nous gagnerons parce que nous avons les qualités pour cela, nous gagnerons parce qu’il n’y a pas d’autre avenir que la victoire, nous gagnerons parce qu’il faut sauver le navire France qui prend l’eau, nous gagnerons parce que nous ne voulons pas transmettre à nos enfants un chaos construit par de petites âmes pusillanimes !
Marianne est un symbole de détermination, de force, de révolte autant que de beauté et de charme. La France n’est pas un pays de pleureuses mais de combattants !
Puisqu’à part la neige, nous n’avons rien vu passer qui nous ait incité à l’introspection ces dernières semaines, j’en profite pour approfondir ma petite étude sur l’abstention.
Dans mes deux précédents posts (http://www.lepost.fr/sondage/2010/11/19/2310326_blaireaux-or-not-blaireaux-2eme-etude-sur-l-abstention_1_0_1.html et http://www.lepost.fr/sondage/2010/11/10/2300284_les-abstentionnistes-sont-ils-des-blaireaux-anti-republicains-ou-sont-ils-motives-par-autre-chose_1_0_1.html ) j’ai essayé d’aborder le problème de l’abstention sous l’angle de la motivation personnelle (nous faisons généralement les choses par goût ou par dégoût plus que comme la résultante d’une longue réflexion rationnelle).
Les résultats manquaient certes de votants (1.2% de votants de 1476 visiteurs pour le premier et 0,4% de votants de 2893 pour le second) mais l’augmentation du nombre de visiteurs montre bien qu’il y a malgré la défiance du vote, un réel intérêt à éclaircir cette question.
Je retiendrai quand même que lorsque l’on prend l’approche d’une démarche “plaisir”, les résultats sont très équilibrés (engagement citoyen / engagement pour / engagement contre) alors que lorsque l’on prend l’approche d’une démarche de vote “rejet”, c’est l’idée même de la motivation du “vote rejet” qui est rejetée ! Je l’interprète ainsi : il n’y a pas un refus viscéral du vote, les citoyens semblent se déclarer prêts à une démarche positive, mais quelque chose “coince”.
Je vais donc aborder la question de façon plus libre cette fois, en particulier parce que je sais que depuis le début ma démarche sous forme de questionnaire à choix unique souffre d’un gros biais : je demande à des gens qui ne veulent pas voter de… voter !
La question est donc : qu’est-ce qui finalement vous ferait aller voter plus que vous ne le faites ?
J’ai moi-même longtemps été adepte de la révolution du café du commerce et si j’ai un jour décidé de sortir du bistrot pour rejoindre ce truc étrange qu’est un parti politique c’est je crois en partie par goût personnel pour la politique d’un pays (et j’ai dans l’idée que cela est assez partagé en France), mais aussi parce cette période de ma vie se situait entre les naissances de mes deux filles, et que pour elles il fallait que j’essaie de faire quelque chose qui aille au delà du yakafokon.
Qu’en est-il pour vous ?
Slate.fr (site spécialisé sur l’analyse des relations internationales Foreign Policy) publie pour la deuxième année son classement des 100 «penseurs mondiaux».
Et qui trouve-t-on à la deuxième place ? Le directeur du FMI, ex aequo avec Robert Zoellick (le patron de la Banque mondiale) récompensé entre autre pour avoir «réussi à empêcher la faillite de la Grèce, de la Hongrie, du Pakistan et de l’Ukraine sans entraîner trop de résistance» et avoir «imposé sa marque sur la géopolitique en convaincant l’Allemagne de s’impliquer pendant la crise grecque et en participant à empêcher une guerre monétaire internationale».
Le deuxième Français est une Française, Christine Lagarde qui n’apparaît qu’en 22ème place. On n’y trouve pas Nicolas Sarkozy (tient pourquoi ?) alors que Barrack Obama est juste derrière DSK.
Dans le match du leadership international entre Sarkozy et DSK, ce dernier a encore marqué un point.
La candidate Royal s’est à nouveau déclarée tard dans la nuit, dont acte, elle pourra d’ores et déjà échanger ses arguments avec ses premiers adversaires déclarés Valls et Montebourg ( qui de façon cocasse étaient à ses côtés en 2006).
Mais si je poste une réaction ce matin, ce n’est pas tant pour commenter cette décision que pour revenir sur un incident de cette nuit sur lepost.fr.
Le PS a des courants divers, les échanges d’idées et parfois (trop souvent) de noms d’oiseaux font partie de la vie du parti. Cependant, cette nuit un militant prétendant “défendre” les positions royalistes s’est cru autorisé à me menacer ouvertement, pas très finement d’ailleurs puisque cette pâle menace consistait à “révéler” mon identité, ce qui est assez idiot puisque je n’appartiens pas à un mouvement clandestin, que mon identité réelle est visible par tous les membres de la coopol, que je signe très régulièrement des contributions et qu’au final une recherche de 2mn doit permettre de savoir qui je suis dans le monde physique. Si je signe mes posts du pseudo de Bloggy Bag c’est autant parce que c’est l’usage sur internet que parce que n’ayant pas de volonté particulière de me présenter à un mandat, ma signature “internétéraire” est appropriée.
Cette menace n’était pas une première puisque déjà fin août, sans doute le même individu (espérons qu’ils ne sont pas légion à DA) avait cru malin d’usurper mon identité (ce qui est devenu récemment un délit assez grave aux yeux de la loi) en proférant le même genre de menaces en faisant qui plus est allusion à mes enfants.
Ce qui m’amène à la réflexion suivante. Le débat démocratique peut être vif, la contestation est légitime, mais si Royal ou tout autre veut espérer avoir quelque chance, mieux vaut d’abord être sûr de ses troupes. L’intimidation, la menace physique ou psychologique, en particulier sur nos enfants, sont des méthodes qui n’ont rien de démocratiques et qui renvoient à la fois à des sentiments vils et des méthodes de périodes et de personnages que nous voulons tous voir disparaître. La bête immonde n’est cependant jamais très loin manifestement.
Bon vent donc à tous ceux qui se présenteront, je combattrai ou soutiendrai leurs propositions, comme j’ai toujours essayé de le faire, de façon argumentée en essayant d’ouvrir des perspectives, en ramenant les choses à la réalité de chacun.
Mais qu’il soit clair pour tous les petits apprentis fascistes que je ne suis pas de ceux qui laissent tomber leurs idéaux et leurs combats à cause de quelques menaces. Et honte à eux et à ceux qui les soutiendrons par connivence, faiblesse ou lâcheté !
En attendant, je souhaite que cette future campagne s’ouvre avec une de nos valeurs, la fraternité.
DSK sera le 8 décembre le prochain grand invité des “Rendez-vous mondiaux de Genève”, organisés par l’Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (UNITAR).
Son directeur général Carlos Lopes explique les raisons du choix qui s’est “naturellement” porté sur Dominique Strauss-Kahn.
Cet extrait est tiré d’un article publié sur le blog de la TSR.
Peut-être cela aidera-t-il certains socialistes à sortir de leur enfermement et regarder au-delà des apparences et des habitudes.

J’ai pris le temps de la réflexion avant de commenter le texte présenté par Benoît Hamon sur l’égalité réelle.
Les textes précédents n’étaient certes pas parfaits, mais ils m’ont moins navrés que celui-ci, et je ne pense pas être le seul dans ce cas.
En quoi ce texte est-il particulier ?
Tout d’abord, pour le social-démocrate que je suis, le concept d’égalité réelle recouvre quelque chose de sans doute plus sensible que pour un militant d’un autre courant puisque c’est quelque chose que nous portons depuis plusieurs années (voir ici le texte écrit par Dominique Strauss-Kahn pour la fondation Jaurès en 2004) et c’est quelque chose que nous aurions aimé voir défendu en 2007. Ce ne fut pas le cas et si nous sommes plutôt heureux que ce thème soit repris aujourd’hui, c’est parce que nous en attendons beaucoup de choses nouvelles, originales, puissantes, capables de mobiliser les Français et de les sortir de leur abattement. Et force est de constater qu’avec le texte présenté par Benoît Hamon, nous sommes plutôt dans l’accumulation brouillonne, la collection et non dans l’ambition à l’assaut des montagnes.
Qu’est-ce que l’égalité réelle ? C’est le constat que l’égalité que nous considérons comme un de nos plus importants idéaux ne réussit pas finalement à être au niveau attendu, malgré tous nos efforts. Une des explications est qu’un certain nombre d’éléments structurels conditionnent nos destins, conditionnent les échecs des populations les plus défavorisées en particulier. Or, donner au départ les mêmes éléments à tous (égalité) ne permet pas de corriger ces biais structurels, ce qui fait qu’à l’arrivée l’égalité ne peut jamais être atteinte. Il y a derrière cela aussi l’idée que l’égalité de tous doit être mise en rapport avec l’équité de chacun, ou de façon concrète qu’il faut donner plus à ceux qui ont moins pour espérer arriver au même point (égalité réelle).
Je n’aime d’ailleurs pas trop l’expression “d’égalité réelle” parce qu’elle a quelque chose de bizarre (c’est un peu comme en amour, aimer plus ou bien, c’est moins qu’aimer) et parce que cela recouvre des choses trop complexes pour être correctement exprimées dans la communication politique qui est la nôtre, mais je suis convaincu de l’importance du concept et de la réalité que cela recouvre.
Et que lit-on dans le texte d’Hamon ? Une introduction mal écrite qui surfe sur des poncifs suivie par une collection d’éléments, dont certains sont importants et pertinents, mais je le répète, sans force directrice, sans innovation. Autant j’étais heureux de voir l’idée d’égalité réelle retravaillée pour le PS par son aile gauche (n’est-ce pas là où l’on est censé trouver la révolte, l’impertinence, le mouvement, la contestation ?), autant on se retrouve à l’arrivée avec une sauce plate, qui plus est polluée de vieilleries avec une pointe de mauvaises habitudes.
Je comprends mieux pourquoi ce texte a reçu si peu de soutiens jusqu’ici.
Pour ma part, je ne me vois pas voter pour lui, ce texte est trop décevant alors que l’enjeu est si grand. Par contre, je n’ai pas encore décidé si j’allais m’abstenir ou voter contre.
M’abstenir c’est envoyer un signal d’avertissement sans pour autant que cela soit repris de façon politicienne pour remettre le bazar au PS, mais c’est un peu lâche et tiède, ce que je reproche justement à ce texte.
Voter contre serait exprimer mon impatience d’une révolte constructive de l’intelligence au sein du PS, la volonté de sortir des vieilleries et des poncifs, et aussi de demander à ce que les militants et sympathisants soient plus et mieux associés à la réflexion de ces textes, et pas simplement appelés à les enregistrer. La refondation en passe aussi par là.
Je vais donc échanger avec mes camarades (Pierre Moscovici a d’ailleurs déjà présenté des contre-propositions) avant de me décider. Ce qui est sûr, c’est que pour l’heure je ne suis pas content de l’image et du contenu de ce texte. Il est plus que temps pour tous les dormeurs de se réveiller. Il est plus que temps de sortir de la contestation conservatrice pour passer à la refondation créatrice.
Les Français n’attendent pas un catalogue de mesures, même si certaines sont plus que largement souhaitables, ils n’attendent pas une soupe tiède sortie du vieux chaudron socialiste, ils attendent des réponses à des défis gigantesques, ils attendent l’architecture d’une nouvelle société capable d’enfin atteindre nos idéaux, à commencer comme ici par l’égalité réelle entre tous les citoyens.
Nous n’avons pas le droit d’être médiocre, ou même simplement vaguement bon. L’histoire de la France est exceptionnelle, notre destin ne peut pas être tiède.
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Références :
* “Pour l’égalité réelle Éléments pour un réformisme radical“
* “Refondations, PS, Socialisme et Social-démocratie, Le dormeur doit se réveiller“
* “Refondations, PS, Socialisme et Social-Démocratie Les Défis“
Notre ventilateur élyséen vient de gratifier le monde d’un acte manqué fort révélateur. Figurez-vous que le sommet du G20 qui est en train de s’ouvrir en ce moment même, s’ouvre sans le grand homme.
Faut-il y voir un effet secondaire gaulliste, personnage auquel il a essayé, sans rire, de s’idendifier ces derniers temps ?
Faut-il y voir le plaisir de faire quelques tours et détours avec son tout nouveau Air-Sarko-Zéro avant d’aller en Corée ?
Ou finalement, considère-t-il qu’il s’est déjà auto-remanié et qu’il n’est plus à la tête du pays (pour peu qu’il y ait jamais vraiment été) ?
En tout cas, les Coréens qui nous attendent pour nous transmettre la présidence du G20 sont quelque peu chagrinés par la légèreté du Top Gun Elyséen.
Bah, tout cela n’est pas bien grave, DSK est lui bien sur place, il est au courant des affaires du monde, comprend quels en sont les problèmes, et cela sera une bonne occasion pour les chefs d’Etat présent de prendre un peu d’avance en l’appelant Mister Président Strauss-Kahn.
La suite est ici.