A mes amis sociaux-démocrates : cette fois il faut choisir

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Pour la première fois depuis 4 mois, Dominique Strauss-Kahn a pu s’exprimer publiquement sur les accusations qui ont été portées contre lui. Il a donné des réponses étayées par le rapport du procureur de New-York, mais a surtout tiré les conséquences de cette situation, reconnaissant sans faux fuyant sa responsabilité morale, aussi bien vis-à-vis de ses proches que vis-à-vis des Français.

L’attitude de DSK était digne, empreinte à l’évidence d’un profond sentiment de douleur et de regret, les mots étaient précis. Précise également l’officialisation de sa décision de ne pas intervenir dans la campagne des primaires, décision que beaucoup de militants sociaux-démocrates avaient entérinée mais que certains hésitaient encore à accepter. L’heure n’est donc plus à l’attente ou à l’espoir d’une candidature qui n’est plus à l’ordre du jour. La deuxième partie de l’émission d’hier soir consacrée à l’économie montre combien le jugement de DSK est irremplaçable et quelle perte cela représente pour cette élection, mais il en est ainsi, Dominique Strauss-Kahn n’est plus dans la course à l’élection  présidentielle de 2012.

Si Dominique n’est plus en course, les idées qu’il porte ne doivent pas pour autant se retrouver sans voix et sans militants. Le courant socdem est puissant, l’espoir qu’il porte est largement soutenu par les Français en attente d’un renouveau. Il appartient donc à chacun et chacune d’entre nous de dépasser ces difficultés pour s’engager pleinement dans la campagne des primaires. J’ai pour ma part déjà choisi de rejoindre mes camarades de B2G pour François Hollande, mais je comprends tout à fait que certains hésitent et puissent faire un autre choix, portés par des motivations ou une réflexion qui ne regardent qu’eux. Quoi qu’il en soit, il nous faut choisir et quel que soit soit votre choix, nous nous retrouverons après la primaire dans la bataille pour la victoire de nos idées, pour apporter l’espoir et le renouveau à nos concitoyens.

J’étais samedi dernier au meeting de présentation des candidatures des 6 candidats du PS à Guipavas. Exercice intéressant et instructif.

À l’évidence, il sera plus que difficile pour les sociaux-démocrates de choisir A. Montebourg qui malgré l’éloquence de Gilbert Le Bris, soutient  l’orientation d’une démondialisation, terme aussi accrocheur que « mal choisi » (dixit G.L.B.). A vrai dire il était même coquasse de défendre un tel concept lorsque l’écran derrière les orateurs fournissait involontairement le parfait exemple de l’incohérence de ce concept. Essayez de « démondialiser » l’ordinateur et les services qui vous servent à lire ce post…

Axel Kahn défendant la candidature de M. Aubry a été intellectuellement brillant (qui aurait pu prétendre le contraire), Martine aurait pu largement bénéficier du pacte de Marrakech et de l’amitié réaffirmée de DSK, il n’en reste pas moins qu’elle s’est montrée un bien piètre manager vis-à-vis des militants sociaux-démocrates, manquant à plusieurs reprises les rendez-vous qu’elle aurait pu prendre avec nous. Par ailleurs, elle devra composer avec des courants qui d’Hamon/Emmanuelli à Cambadélis en passant par Fabius ont quand même des marques de fabrique très différentes. Pour ces raisons, MA n’a pas été mon choix mais je comprends ceux qui hésitent.

A Guipavas, l’intervention pour JM Baylet a été intéressante sur le fond, très européenne, mais je l’ai reçue plus comme une candidature de témoignage qu’autre chose.

Je ne pourrai pas dire grand chose de la candidature d’E. Valls car son représentant à cette réunion a raté son avion. J’y verrai le symbole d’une candidature affaiblie par son manque de représentativité locale, un discours que l’on aurait aimé entendre, et que l’on écoutera avec attention la prochaine fois.

Le représentant de S. Royal a été peut-être le plus décalé, jouant souvent sur l’empathie, pas forcément clair et trop politiquement convenu. SR n’a à l’évidence pas su se renouveler depuis 2007.

Restait donc Bernard Poignant pour François Hollande, qui a su prolonger le message d’un candidat qui apparaît comme le plus présidentiable de tous. Très peu de choses sur le programme lui-même ont été dites (tous défendent le programme du PS d’ailleurs), l’accent ayant été mis sur ses qualités d’homme d’État. Le discours ne serait pas original si les autres candidats avaient fait de même. Mais une césure est clairement apparue entre la candidature de François Hollande et celle des autres, ses challengers. Cela reflète l’opinion actuelle des Français, tous semblent l’avoir acté.

Voilà le résumé d’une sacrée semaine, avec un débat national, une rencontre régionale en ce qui me concerne, et la clôture faite par DSK. Le débat est dense, et les socialistes malgré les difficultés, ont donné une excellente image d’eux-même. Nous avons accepté les débats contradictoires et pour l’heure, nous prouvons aux Français notre valeur. J’appelle donc les derniers indécis des rangs socdem à entrer eux-aussi dans la bataille des primaires, et quel que soit leur choix, de défendre haut et fort nos idées à travers le ou la candidate qui représente à leur yeux le mieux ces idées. Je ne sais pas s’ils feront le même choix que moi avec François Hollande, mais peu importe, je suis certain que mi-octobre nous serons côte-à-côte pour répondre aux attentes des Français : virer l’ump et Nicolas Sarkozy, remettre le pays sur ses pieds et lui rendre son honneur et sa fierté.

François Hollande tend la main à DSK et au-delà, à ceux qui portent ses idées

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« Sa compétence en matière de finances, en matière internationale, est plutôt recherchée et reconnue (…) Dans la situation que l’on connaît, il fait partie des voix que l’on veut entendre »

Cette déclaration de FH lors du grand jury RTL (04/09) est à la fois sobre, raisonnable et marque une réelle volonté d’ouverture en direction de Dominique et des militants socdems qui l’ont soutenu et le soutiennent toujours. La politique est rarement simple, ici au moins elle est claire.

Affaire Dreyfus Strauss-Kahn : justice des medias, verdict du peuple

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C’est dans les moments troubles et la solitude que l’on teste ses convictions et que l’on se révèle à soi-même.

Lorsqu’en ce dimanche irréel j’ai allumé ma radio et que j’ai entendu l’incroyable nouvelle de l’arrestation de DSK, je me suis senti tout à la fois troublé et bien seul. Les informations qui se succédaient tout au long de la journée semblaient plus accablantes les unes que les autres, leur rythme et leur caractère mondial ne semblaient laisser la place à aucun doute et la construction médiatique qui avait atteint son paroxysme avec le perp walk auraient dû annihiler tout questionnement : vous qui entrez dans l’arène médiatique, abandonner tout espoir d’autre vérité que celle qui vous est donnée

Et pourtant, plusieurs choses m’ont fait douter. Le souvenir de la médiatisation de Timişoara et de Ceauşescu a laquelle je n’avais pas cru à l’époque, les premières incohérences de l’enquête de la police de NY (les heures, les téléphones portables, la rumeur de la fuite,  les caméras, le scénario de l’entrée de la femme de ménage, …) et le regard de Dominique Strauss-Kahn à sa sortie du poste de police ont réveillé en mot la méfiance des conclusions trop rapides et non prouvées, la nécessité de ne croire que ce j’ai pu vérifier, ne serait-ce qu’en partie. Je ne savais pas ce qui s’est effectivement passé, mais à l’évidence ce que je voyais n’avait pas grand chose à voir avec une justice équitable et sereine. Je me suis alors tourné vers ma communauté internet où j’ai là-aussi trouvé des gens troublés, mais où la solitude n’était plus.

Les semaines qui ont suivi ont été malgré tout extraordinairement enrichissantes.

J’y ai découvert ce que le mot justice signifiait vraiment, ce qu’il impliquait dans sa démarche de recherche de la preuve et de la vérité. Comprendre, trouver les faits, résister à la vindicte qui pourrait faire de vous un lâche, qui vous incite au mieux à vous taire en attendant l’exécution finale. Résister aussi à ses propres sentiments qui seraient plus satisfaits de l’innocence que de la culpabilité. Fonder son jugement sur les faits d’abord, sur la raison, et au bout arriver à la conclusion la plus probable.

J’y ai découvert aussi l’incroyable puissance de ces réseaux mondiaux de gens anonymes qui finissent par être plus proches de vous que certaines de vos fréquentations habituelles, puissance qui explique comment les gouvernements autoritaires méditerranéens ont pu être vaincus si facilement, puissance qui permet de combattre les manipulations médiatiques les plus sournoises, puissance qui permet d‘obtenir les documents que les médias refusent de donner ou pire, cachent car non conformes à ce qu’ils veulent démontrer. Il paraît que certaines rédactions ont eu des états d’âme après avoir publié des choses fort peu glorieuses, pour dire le moins. Je crois à la lumière de ces derniers mois que certains ont perdu leur âme, noyés dans le fiel d’une manipulation de la vérité faite en toute connaissance de cause parce qu’il fallait qu’il soit coupable !

sources : Fabrice Epelboin
sources : Fabrice Epelboin http://wordpress.bloggy-bag.fr/2011/07/13/affaire-dreyfus-strauss-kahn-la-chronologie-des-faits/

Que de fois me suis-je dit que j’avais l’impression d’être dans une nouvelle affaire Dreyfus, où l’accusé devait être forcément coupable, parce qu’il était riche, parce qu’il était juif, parce qu’il perturbait l’image de la morale ou d’un intérêt « supérieur » cachant des intérêts vils et très privés… Tant de monde avait intérêt à la culpabilité de Strauss-Kahn, la culpabilité plutôt que la vérité. De fait, sa démission forcée du FMI a permis la reprise en main de l’institution par les ultra-libéraux puis de lancer la curée sur la Grèce en moins de deux semaines, le projet d’un nouveau système monétaire mondial a fini dans les oubliettes de Riker Island, l’horizon des présidentielles françaises a singulièrement changé. Si la gauche non marxiste s’est d’ailleurs à peu près bien comportée (voire de façon positivement surprenante comme avec S. Royal), que dire de l’UMP ? L’ump qui avec Lefebvre et consorts avait annoncé le feu nucléaire si Dominique Strauss-Kahn se présentait aux présidentielles, l’ump que l’on retrouve au tout début de l’affaire avec un tweet diffusé avant même la première communication de la police, avec Debré éructant sur tous les médias lui tendant un micro, avec des médias plus que partisans relayant des informations dont certaines ne tenaient à l’évidence pas debout.

Et que dire de la position officielle de la France ? Dès le tout début de l’affaire, les services de l’État ne pouvaient pas ignorer que certaines informations diffusées étaient fausses, ne serait-ce que parce que l’État et la direction du Sofitel avaient des liens directs et étroits ; l’État savait que la chronologie annoncée des faits était fausse parce qu’il avait accès à l’historique du badgeage, il savait qu’aucune vidéo n’avait pris de film de DSK en train de fuir car les caméras en question n’existaient pas dans l’hôtel et qu’il avait normalement rendu ses clés, il savait que le billet d’avion de DSK n’avait pas été pris au dernier moment parce qu’une réunion européenne avec entre autre Angela Merkel était planifiée, l’État Français avait la possibilité, sans prendre parti, juste au nom de la Vérité et de la Justice, d’empêcher l’emballement et la construction d’une culpabilité médiatique, l’État français avait les moyens de protéger notre image internationale en évitant la condamnation expéditive d’un de ses ressortissant occupant un poste international majeur, l’État Français avait la possibilité de se placer aux côtés de la justice américaine pour (r)établir la vérité des faits dans une affaire délicate. Or le gouvernement français n’a pas fait ce choix, préférant laisser ternir notre image et notre réputation plutôt que de montrer l’exemple d’une France qui défend les valeurs et les principes, même dans un cas difficile. Pire que cela, les grands hommes d’État tels Robert Badinter qui ont osé prendre une telle position se sont fait conspuer. Pourquoi une telle attitude indigne ?

Je demande à nouveau à ce qu’une commission d’enquête parlementaire soit mise sur pied pour enquêter dès septembre sur le rôle des acteurs de l’État dans cette affaire, avant et pendant l’affaire. Que chaque Français se sentant bafoué, blessé, manipulé par les choix irresponsables qui ont été faits dans cette affaire, par leurs conséquences sur notre pays, relaie cette demande auprès de leurs élus ; nous exigeons la vérité ! Le peuple de France en tirera les conclusions.

L’affaire DSK a eu un impact personnel pour Dominique Strauss-Kahn et sa famille, mais au-delà, un impact sur le déroulement démocratique de l’élection à venir. Une part de la vérité a été établie par la justice américaine, nous devons aller jusqu’au bout pour ce qui concerne la République Française.

Les mensonges de Nafissatou Diallo

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Voici une traduction d’un document du bureau du procureur de NY, Cyrus Vance, à propose des mensonges proférés sous serment par Nafissatou Diallo.


Traduction :

Messieurs Taylor et Brafman,
Le ministère public divulgue les présentes informations à la défense, conformément au code de procédure criminelle 240.20 et la jurisprudence Brady c/ Maryland, et la doctrine induite.

Entrée aux USA avec un faux visa, la plaignante (Nafissatou Diallo), a obtenu le statut de réfugiée par de fausses déclarations.

Dans sa demande d’asile en date du 30 décembre 2004, la plaignante (Nafissatou Diallo), a informé le Ministère de la justice, de l’immigration et des naturalisations, de son expérience personnelle (de son vécu personnel) dans son pays, la Guinée.
Ces informations ont été confirmées par une note manuscrite jointe à la demande et ont servi de base à la demande d’asile.
Dans ce formulaire, Nafissatou Diallo déclare, à peine de parjure, que sa déclaration est sincère et véritable.
En substance, la déclaration indique que la plaignante et son époux ont été persécutés et harcelés par le régime dictatorial qui était au pouvoir en Guinée.
Entre autres choses, la plaignante (Nafissatou Diallo), déclare que sa maison a été détruite par la police et les soldats agissant pour le compte du régime Guinéen et que son couple a été battu.
Quand son mari a tenté de retourner voir ce qui restait de leur bien le lendemain, elle déclare qu’il a été à nouveau battu, arrêté et emprisonné par la police et les soldats.
Elle déclare qu’elle a été battue lorsqu’elle a tenté de venir en aide à son époux.
Dans sa déclaration, elle attribue les violences dont son couple fut victime, à leur opposition au régime.
Elle déclare que pendant l’incarcération de son époux, celui-ci a été torturé, privé de soins médicaux et qu’il est mort en succombant à ses blessures.
Après la mort de son époux, d’après elle, la plaignante (Nafissatou Diallo), a commencé à dénoncer le régime et a finalement fuit son pays craignant pour sa vie, arrivant aux Etats-Unis en janvier 2004 pour demander l’asile (elle a indiqué au procureur qu’elle a utilisé un faux visa).
L’énoncé de ces faits a été réitéré verbalement lors de sa demande d’asile.
Dans les interrogatoires relatifs à l’enquête de la présente affaire, la plaignante a admis que les faits qu’elle a indiqué à l’appui de sa demande d’asile étaient faux.
La plaignante a indiqué avoir fabriqué ses informations à l’aide d’un homme qui lui a fourni une cassette enregistrée avec les faits contenus dans la déclaration.
Elle a mémorisé les informations en écoutant la cassette en boucle.
Dans plusieurs interrogatoires avec les enquêteurs elle a réitéré le caractère mensonger de ces faits en indiquant qu’elle avait menti pour ne pas contredire les éléments de sa demande d’asile.
En outre, à la faveur de deux interrogatoires distincts avec l’avocat général (le procureur Cyrus Vance), la plaignante (Nafissatou Diallo) avait affirmé avoir été la victime d’un viol en réunion en Guinée et a fourni des détails de l’agression.
A la faveur de chacun des deux interrogatoires la plaignante a pleuré et est apparue profondément en état de choc lorsqu’elle se remémorait l’incident.
Dans d’autres interrogatoires, la plaignante (Nafissatou Diallo), s’est rétractée en indiquant que le viol collectif n’avait pas eu lieu.
À cet égard, la plaignante (Nafissatou Diallo), admet qu’elle a menti à propos de cet incident et reconnait avoir inventé et fabriqué les détails explicatifs qui étaient un élément narratif qu’elle avait été entraînée à mémoriser pour le succès de sa demande d’asile.
La plaignante (Nafissatou Diallo), ajoute à présent qu’elle témoignera d’un viol en Guinée mais dans des circonstances différentes des premiers interrogatoires.

Dans les semaines qui ont suivi l’incident poursuivi dans la prévention, la plaignante (Nafissatou Diallo), a indiqué en de nombreuses occasions qu’après avoir été agressée sexuellement par le défendeur (Dominique Strauss Kahn), le 14 mai 2011, dans la suite 2806 (de l’hôtel Sofitel de New-York), elle se serait enfuie dans le couloir principal de l’hôtel au 28ème étage et aurait attendu jusqu’à ce que le défendeur (Dominique Strauss Kahn) quitte sa suite en entrant dans l’ascenseur.
La plaignante (Nafissatou Diallo), a prétendu que c’est après s’être assurée de ce que le défendeur (Dominique Strauss Kahn), était entré dans l’ascenseur, qu’elle aurait alerté son superviseur de l’incident qui arriva (selon elle) au 28è étage, quelques instants après.
Dans l’intervalle jusqu’à l’arrivée de son superviseur elle assure être demeurée au même endroit du couloir où elle avait fuit.
La plaignante (Nafissatou Diallo), a certifié ces faits au Grand Jury qui la questionnait sur les évènements après l’incident de la suite 2806.
Depuis lors, la plaignante a admis qu’elle avait d’abord nettoyé une chambre voisine puis s’en était retournée dans la suite 2806 qu’elle a commencé à nettoyer avant que d’alerter son superviseur (après que le défendeur, Dominique Strauss Kahn a quitté l’hôtel).
En outre, la plaignante (Nafissatou Diallo), a admis que pour les deux précédents exercices fiscaux elle a inclu l’enfant d’un ami sur sa déclaration d’impôts afin d’accroître ses déductions d’impôt au-delà du plafond auquel elle avait droit.
La plaignante (Nafissatou Diallo), a également admis de fausses déclarations fiscales afin de continuer de bénéficier d’une subvention de logement.
Au final, il ressort des éléments de l’enquête que la plaignante a menti aux enquêteurs sur de nombreux faits concernant son histoire personnelle, les circonstances de l’espèce (le prétendu viol) et ses relations personnelles.

N’hésitez pas à prendre contact avec nous pour toutes questions,
Sincèrement

Pour copie conforme : L’honorable Michael J Obus, Cour Suprême, New York

Letter Filed By District Attorney’s Office (July 1; 12:30 PM)

 À l’évidence, même en ignorant ce qui a été ensuite découvert sur les relations de N. Diallo avec des individus peu recommandables, jamais aucun enquêteur n’aurait dû conclure à la véracité des faits sans prolonger l’enquête, or les policiers de NY l’ont fait, jamais aucun juge n’aurait dû incarcérer un accusé sur un témoignage si sujet à caution, or la juge de NY l’a fait.

Le Sofitel de NY avait également les moyens de fournir très rapidement le parcours des entrées / sorties de N. Diallo dans les différentes chambres, et donc de « questionner » le récit initial de cette dernière. À l’évidence, soit il ne l’ont pas fait, soit ces informations factuelles et non-récusables ont été passées sous silence. Enfin, eut égard aux relations étroites entre certains services de l’État Français et la direction du Sofitel, ces mêmes informations auraient pu être diffusées par la France, ne serait-ce que pour défendre l’image de la France, ceci n’a pas été fait, au contraire pendant plusieurs jours des informations allant dans le sens d’un lynchage médiatique ont été diffusées par des personnes et des médias politiquement proches du pouvoir français pour des raisons de politiques intérieures malgré les dégâts que cela générait pour notre pays en terme d’image.

L’affaire DSK n’est pas une affaire privée, mais confirme être une affaire politique, au minimum nationale.

Sources :

http://www.nycourts.gov/press/index.shtml#dsk
Request for Adjournment (July 11; 4:45 PM)
Letter Filed By District Attorney’s Office (July 1; 12:30 PM)
Voluntary Disclosure Form (June 16; 5:00 PM)
Demand for Discovery (June 6; 11:15 AM)
Letter From District Attorney’s Office (May 26; 2:30 PM)
Letter From Defendant’s Counsel (May 26; 10:45 AM)
Affidavit of Defendant (May 23; 5:00 PM)
Release Order (May 20; 4:15 PM)
Bail Undertaking (May 20; 2:30 PM)
File Documents (May 20; 12:45 PM)
Indictment (May 19; 1:00 PM)

 

Faut-il sonner le tocsin au PS ?

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Peut-être aurais-dû revêtir mon vêtement de devin druidique lorsque j’expliquais la semaine dernière aux membres de ma section pourquoi ils avaient tord de considérer l’affaire DSK comme une affaire privée en dehors du PS, et qu’après Dominique Strauss-Kahn venait le tour de François Hollande (« mouillé » fort innocemment dans la très elliptique histoire Banon) puis celui de Martine Aubry qui serait attaquée sur une fumeuse suspicion d’islamisme.
Toujours est-il que cet avis semble partagé par MA qui, consciente du danger de ces rumeurs alimentées à propos, est montée à la tribune pour exprimer son rejet de ces lâches et nauséeuses pratiques.

La droite, UMP en tête, se défend naturellement d’y être pour quoi que ce soit, dommage pour eux que l’affaire DSK nous enseigne combien il faut se protéger des épidémies de coincidences qui font croiser la route de la droite française à chaque fois que l’on pose une question (le chef de la police de NY, le demi-frêre chez Carlyle, les services secrets au Sofitel, les braves petits militants qui sont les premiers à connaître l’affaire et à établir un lien entre l’hôtel et l’aéroport, le bon site Atlantico qui de la Porsche à Banon en passant par NY devient un as du scoop, en attendant la suite).

Chacun se fera son opinion, mais au pays des Korrigans, lorsque l’on réussit à faire le lien entre tant de coincidences et que l’on est en mesure de prédire la suite, c’est soit que l’on touche à la vérité, soit que l’on est bon pour ouvrir un service de divination druidique sur internet. Que dois-je faire selon vous ?

Mon propos du jour n’est cependant pas de traiter du e-chamanisme, mais de dire ma préoccupation. Si d’un côté Nicolas Sarkozy ne peut pas gagner cette élection et risque même d’être victime du souffle de contestation révolutionnaire qui court autour du bassin méditerranéen tant il révulse les Français, y compris de droite, d’un autre côté, du notre, je ne vois au PS que des attitudes défensives, un manque de puissance et de force qui renverse la table et abat les obstacles.

Le sentiment de colère et de rejet qui anime les Français est laissé sous la serviette de plage.

Le sentiment de profonde injustice que je perçois chez les sociaux-démocrates ne reçoit aucun relais.

C’est insupportable ! Une bulle de colère est il me semble en train de croitre et d’accumuler une puissance inédite alors que la droite semble se spécialiser dans une forme étrange de politique et que la gauche nous la joue premier de la classe préparant sa copie dans un monde à part. Que nous avons du mal à être à la fois rationnel et en phase avec les émotions de la France, à être stratège et « à la castagne », à tracer le plan de bataille et à donner son sang sur le champ de bataille !

Depuis ce week-end, une nouvelle voie semble s’être ouverte, et si elle est toujours favorable à la gauche, elle met en danger le futur candidat PS quel qu’il soit. Toutes ces affaires, implicitement et très probablement involontairement, poussent dans une direction : si le PS ne réagit pas, si les candidats déclarés ou à venir ne réagissent pas, les Français vont être amenés à voter Eva Joly parce que c’est une juge, parce que le pouvoir judiciaire apparaît depuis le début du quinquennat sarkozyste comme le pouvoir qui s’oppose aux sarkozystes, plus encore que le pouvoir législatif où l’opposition est naturellement minoritaire, plus que les médias qui comme on l’a vu avec DSK sont prompts à relayer n’importe quelle histoire même mal ficellée.
On peut voir dans la probable et surprenante victoire de Joly sur Hulot une première preuve de ce que j’avance. Si j’ai raison, la deuxième viendra d’une hausse rapide de sa popularité. Il sera alors un peu tard pour s’exciter sur la cloche…

Alors oui la gauche va gagner 2012, et sans doute que l’assemblée sera plutôt PS (nouvelle cohabitation inédite si Joly est effectivement à l’Elysée), mais il faut aujourd’hui sonner l’alarme pour que notre candidat soit mieux qu’acceptable, mieux que simplement correct et capable de faire correctement le job. Pour l’heure, il m’apparaît qu’un tel candidat est soit empêché à NY, soit en sommeil estival, soit inconnu à ce jour. Ce n’est pas acceptable, sonnons le tocsin jusqu’à en faire vibrer nos os et nos âmes, montons à l’assaut et balayons le théâtre des ombres sarkozystes, nous devons nous battre pour pouvoir reconstruire la France !

Affaire Dreyfus Strauss-Kahn : le temps d’une respiration

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Si l’affaire judiciaire du Sofitel n’est pas close, la balance de la justice penche maintenant clairement en faveur de DSK. Quant au ludion médiatique, puisse-t-il éviter les excès des premiers jours de l’affaire : si N. Diallo a menti comme elle l’a avoué et comme le procureur l’a dit, qu’on laisse la justice faire son enquête et que l’on arrête de confondre enquête et lynchage. Ce temps particulier est celui de la respiration, pas l’heure du jugement, pas non plus l’heure des comptes.

Respiration pour Dominique Strauss-Kahn et sa famille pour qu’ils puissent sortir de cette parenthèse irréelle, retrouver calme et sérénité, et qu’ils puissent se projeter à nouveau vers le futur. Les grands hommes ont beau être fait des accidents extraordinaires de leur parcours, cette construction nécessite tout de même un minimum de « digestion ».

Respiration aussi pour la gauche Française. Quoi qu’il arrive, cette élection restera dans les annales, à la fois par l’innovation des primaires ouvertes voulue par le PS, mais aussi de l’extraordinaire trouble politique de l’époque. Un candidat UMP sortant plus que discrédité mais sans solution de rechange crédible pour la droite, un candidat PS triomphant avant même de se lancer, puis détruit et voué aux gémonies, puis arbitre de tout ce qui se décidera, faiseur de roi ou roi lui-même (si l’image a un sens dans un système politique qui hésite entre la République et la monarchie élective). Je suis pour ma part heureux que cette pause permette au courant socdem de se retrouver autour de son identité après avoir hésité à prendre des routes mal assurées. Comme quoi, j’avais plus que largement raison en écrivant « À ce jour, nous n’avons aucune raison de faire un choix si ce n’est le devoir d’en faire un d’ici l’automne« …

Par contre, il y en a qui doivent respirer nettement moins bien depuis ces derniers jours.

D’abord ceux qui ont cru pouvoir faire fi de la justice pour se servir de cette triste affaire comme d’un marche-pied pour leurs combats, et j’en suis profondément triste tant la noblesse des idées se retrouve salie par un comportement du plus pur style « la fin justifie les moyens ». Non, non et non, la cause des immigrés, la cause des minorités, la cause des salariés, la cause de l’égalité des sexes n’ont rien retiré de positif des prêches hystériques de l’avocat de N. Diallo, des manifestations syndicalistes autour d’une affaire de droit commun, des attaques insensées de certains groupes féministes. Je l’avais écrit, nous en voyons la triste réalité aujourd’hui. Si vous voulez vraiment défendre ces causes, alors rejoignez les sociaux-démocrates en vous fondant sur ce que nous avons écrit de façon réfléchie et non sur des paroles de circonstance aux motivations peu glorieuses.

Ensuite et enfin pour aujourd’hui, il y a aussi la question lancinante du piège ou du complot. Là aussi, depuis plusieurs années j’ai suffisamment bataillé contre les complotistes de tout poil pour avoir quelque crédibilité en la matière. J’ai lu ces dernières semaines des choses allant du délire habituel aux coïncidences qui interpellent. Je constate également qu’en matière de « crime », nous trouvons facilement des gens qui ont le mobile, l’arme et l’opportunité, voire que certains se sont fait remarquer avant et après le déclenchement de l’affaire (le tweet UMP et B. Debré par exemple). Nous ne devons pas retomber dans une affaire Clearstream et je suggère fortement à nos députés, de tous bords, de demander la constitution d’une mission d’enquête parlementaire qui aurait pour objectif d’éclaircir les participations potentielles et le niveau d’action de personnes liées à la République dans cette affaire. Cette enquête doit être menée par le parlement car si elle se révélait positive, le piège ou le complot aurait eu pour objet de biaiser la procédure démocratique destinée à élire le Président de la République Française en 2012.

L’honneur d’un homme, l’honneur d’un parti, l’honneur d’un pays

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J’ai rencontré une fois Dominique, il m’a fait l’honneur d’une mention dans 365 jours et je crois avoir toujours été digne des idées qu’il partage avec notre courant, courant dont je défendais encore hier l’identité alors que les circonstances compliquées du moment entrainaient chacun vers des choix aussi divergents que peu satisfaisants. C’était hier, il y a une éternité après cette nouvelle journée improbable, et tout cela prouve au moins qu’un combat sincère mené avec intelligence et honnêteté apporte solidité et légitimité à la parole !

Aujourd’hui et même si la procédure judiciaire n’est pas encore terminée, Dominique a commencé à recouvrer son honneur, malgré l’incroyable construction médiatique mondiale d’une culpabilité voulue par on ne sait qui. Ce soir il rentrera chez lui en homme libre, en homme qui reprend le contrôle de son destin. Il est attendu en ses foyers, qu’il sache qu’il est aussi attendu en France.

Le parti socialiste peut lui aussi présenter fièrement son front aux Français. L’immense majorité des militants du parti se sont sentis sincèrement blessés par les attaques de l’UMP et très peu ont eut l’imbécilité d’essayer d’exploiter la situation à des fins politiciennes. La justice américaine a franchi aujourd’hui une étape quI démontre que le PS n’a en aucun cas à rougir des valeurs que nous défendons : oui nous sommes un parti pour lequel le mot « morale » a un sens. J’appelle mes amis sociaux-démocrates à reprendre leur combat commun, à se réunir autour de notre identité, à combattre sous notre bannière en qualité de courant du PS. Comme je l’ai écrit plusieurs fois, il n’y a aucune urgence à choisir un candidat par défaut, cela n’en est que plus vrai aujourd’hui : affichons nos valeurs, défendons nos idées, préparons le terrain de la victoire, et nous verrons bien d’ici l’automne qui symbolisera cette victoire, et faisons-le avec ce qui est notre force, notre identité collective.

Quant à la droite,  j’appelle les hommes d’honneur de son rang à faire le ménage : les propos calomniateurs d’un Lefebvre ou plus encore d’un Debré sont autant de tâches honteuses que le temps n’est pas prêt d’effacer. Et j’ose espérer que cela s’arrête à quelques individus. Nous ne sommes pas des inquisiteurs, vous avez la possibilité de montrer que de tels agissements ne sont pas le symptôme d’une immoralité politique viscérale, alors faites-le !

Enfin je veux qu’à travers ce coup de théâtre ce soit Marianne qui relève la tête, Marianne que l’on a présentée faible et perverse, Marianne que l’on a voulu ridiculiser. Mais mon pays n’a rien à voir avec cette image, la France n’est pas une contrée de compromissions avec les dictateurs ou les boursicoteurs. La France est un pays de justice et de liberté, un pays fier et confiant en son avenir et c’est pourquoi je me suis engagé dans le militantisme politique, pour que mes enfants ne vivent pas dans un petit pays marécageux gouvernés par des esprits étriqués, mesquins et stupides. Reprenons notre destin en main, que cette campagne soit une campagne de reconquête et de reconstruction de notre pays, que cette campagne mène au pouvoir des hommes et des femmes capables de courber le destin !

Affaire Dreyfus Strauss-Kahn : DSK innocenté plus vite que prévu ?!

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Le New York Times révèle ce matin qu’une audience extraordinaire a été convoquée par le procureur (l’accusation) après la découverte par celui-ci d’éléments qui feraient peser un fort doute sur la crédibilité de l’accusatrice :

– un coup de téléphone à un détenu quelques minutes après les faits allégués
– des mouvements de fond suspect et suspicion de blanchiment d’argent
– suspicion de trafic de drogue

Espérons que la vérité triomphera maintenant rapidement et que l’honneur d’un homme sera lavé de façon éclatante.
Quant à la suite politique, nous promettons une décontamination nucléaire tout aussi éclatante…