Sauver Marianne, Défendre la République, Résister pour la France

Défendre Marianne
Sans doute n’est-ce que symbolique, mais j’ai décidé de changer le logo de mon avatar par cette Marianne sur fond de triangle noir.

L’histoire a retenu le triangle noir (inversé par rapport au logo que j’ai créé) comme la marque des asociaux apposée par le régime du troisième reich (entre autres pour les Roms). Au-delà de l’histoire, je reprends ce symbole comme la marque de quelqu’un qui ne se reconnaît plus dans l’image de la France que donne notre gouvernement au monde, tout particulièrement cette semaine.

Je n’ai pas besoin d’un ministre de l’identité nationale pour savoir ce qu’être Français veut dire.
J’ai honte de voir utilisée la misère d’une communauté à des fins de basses politiques.
Je suis atterré d’entendre des invectives à l’encontre nos partenaires, amis et alliés européens.
Je suis ulcéré de voir nos valeurs les plus nobles foulées au pied.

Pour l’heure, moi citoyen anonyme, je ne peux qu’arborer un frêle symbole pour sauver l’honneur de Marianne, pour défendre la grandeur de la République, et pour résister à la maladie qui ronge la France. C’est peu, mais c’est déjà cela et je vous invite vous aussi à faire de même.

Ce logo est libre de droits, vous le trouverez [ ici ]

Révolution social-démocrate au FMI

DSK

Lorsque le FMI sort une note de conjoncture que Dominique Strauss-Kahn n’a pas écrite, ses opposants montent à la tribune pour dénoncer l’infâme. Mais lorsque, comme ces derniers jours à Oslo, DSK participe à un sommet social international, on ne les entend plus. Il est vrai que les intentions affichées par Dominique ont de quoi laisser sans voix nos zélateurs du “il est pas de gôche”.

Qu’on en juge par ces quelques extraits du monde :

* La tenue de cette conférence, son thème même, représentent une petite révolution pour le FMI, qui s’était acquis une réputation de “Père Fouettard” imposant aux pays en difficulté de tailler dans leurs dépenses, notamment de protection sociale. Comme l’a souligné José Luis Rodriguez Zapatero, le premier ministre espagnol, le Fonds a “changé de visage”. Il ne s’occupait que de macroéconomie et la pratiquait façon “consensus de Washington”, c’est-à-dire sur un mode ultra-libéral. Le voici qui cosigne avec l’OIT un document soulignant les dégâts humains provoqués par une crise qui a fait basculer 34 millions de travailleurs dans le chômage depuis 2007 : l’espérance de vie des demandeurs d’emploi réduite de 1 à 1,5 année ; le redoublement en cours de scolarité pour leurs enfants qui gagneront, en moyenne, 10 % de moins que ceux des non-chômeurs ; l’impossibilité de tirer de la misère 1,3 milliard de personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour, etc.

* Tel était le but poursuivi par M. Strauss-Kahn qui, mois après mois, s’emploie à tirer de sa gangue comptable un “nouveau FMI” plus soucieux d’humain. “La croissance n’est pas tout ; encore faut-il qu’elle procure des emplois décents, a-t-il souligné. C’est le début d’une nouvelle façon de voir l’économie.

* Ce souci va jusqu’à pousser le FMI à se poser, avec l’OIT, une question iconoclaste : “Les inégalités de revenus nées de la mondialisation ne constituent-elles pas un obstacle à la croissance et à la stabilité économique ?

* Avec la complicité de M. Strauss-Kahn, il promeut encore un peu plus son objectif de prédilection. “Il faut faire figurer l’emploi décent parmi les objectifs macroéconomiques au même titre que la maîtrise de l’inflation ou l’équilibre des comptes publics, nous a-t-il déclaré. Et non le considérer comme une résultante des politiques macroéconomiques. Nous voulons changer les priorités et mettre l’homme au coeur de nos économies.

Le nouveau FMI voulu et mis en place par Dominique Strauss-Kahn est le résultat tangible d’une politique volontaire, raisonnée et efficace de reprise en main des outils économiques par un homme politique compétent capable de dépasser l’éternel renoncement face aux réformes.

Qui pouvait imaginer un seul instant qu’il réussirait à introduire la question sociale au centre des éléments de décision de cet organisme qui fut l’un des plus ultra-libéraux de la planète ?

Qui pouvait imaginer un seul instant qu’il mettrait en place des mesures comme l’apurement de la dette du Libéria, l’annulation de la dette d’Haïti, les prêts à taux zéro ?

Qui pouvait imaginer un seul instant qu’il introduirait la question écologique au sein des discussions du FMI ?

Pourtant, il l’a fait. Maintenant, certains pourront continuer à répéter leur antienne sur “DSK pas de gôche”, les faits démontrent que plus que tout autre il a réussi à prouver son engagement et sa valeur. Ceci donne aux Français maints regrêts vis-à-vis de 2007, mais surtout pas mal d’espoirs pour l’avenir…

Pour aller plus loin :

* “Sauver la génération perdue” par Dominique Strauss-Kahn, 14 septembre 2010

* La Conférence d’Oslo appelle la communauté internationale à axer résolument la reprise économique sur la création d’emplois, 14 septembre 2010

* Nous devons immédiatement nous attaquer au chômage, 13 septembre 2010
Article de Juan Somavia, Jens Stoltenberg et Dominique Strauss-Kahn, El Pais

Refondation du PS : les réponses aux défis 3 sur 3

Ce billet est le dernier des trois publications. Vous pouvez retrouver le texte complet au format pdf en cliquant [ ici ].

L’économie « de reconstruction » : utopie économique

Le plein-emploi représente une situation économique optimale sur bien des points. Le problème est que cette situation optimale est loin d’être la plus courante et que nos sociétés occidentales actuelles se trouvent plus dans une situation de marché mature avec une démographie qui non seulement participe moins à la production, mais va dans le sens d’une moindre consommation (à l’exception des soins liés à l’âge). La situation serait nettement meilleure avec un pays jeune en phase de (re)construction.

Or, si l’on regarde positivement les défis qui se posent à nous, il est possible de retourner ces défis en opportunités.

Le risque climatique, les défis écologiques et énergétiques nous obligent à repenser notre urbanisme. Une part de nos problèmes sociaux et de notre inefficacité socio-économique provient des erreurs passées d’urbanisme et des phénomènes de ghettoïsation qui se sont greffés, les populations de ces ghettos étant par ailleurs jeunes. Enfin, en nombre d’endroits, nous sommes en situation de pénurie de logements et probablement avec de grandes tensions sur l’énergie si la demande électrique devait se développer rapidement.

Nous avons là les éléments nécessaires pour lancer un programme d’économie de reconstruction : dit autrement, si nous étions dans une situation où une partie de nos villes étaient en ruine, nous aurions là les ingrédients de plusieurs décennies d’expansion économique et de plein-emploi. Détruisons donc les infrastructures déficientes qui, comme l’ont montré les dernières catastrophes climatiques, sont de toute façon en partie condamnée pour nous lancer dans un programme de reconquête de notre urbanisme, en tirant cette fois toutes les leçons du passé et en y associant les laisser-pour-compte de notre société.

Retissons avec la construction de ces villes ou de ces nouveaux quartiers un tissu social et économique, intégrons-y les impératifs de moindre impact sur les écosystèmes, encourageons-y une économie maîtrisée des services. On trouve dans cette idée de reconstruction d’un nouvel urbaniste une renaissance des idées utopiques de la gauche, modernisées en réponse aux défis qui se posent à nous. On retrouve le rôle de l’État qui oriente les choix d’avenir, qui donne l’impulsion et encadre, mais laisse une vraie chance à chacun de prendre en main son destin.

L’économie qui touche à l’évolution structurelle de la société doit être orientée et encadrée par l’intérêt collectif, elle ne peut être laissée aux hasards de l’histoire ou du marché. Jusqu’au jour où nous jugerons achevée notre œuvre, nous devons mener une politique économique de reconstruction continue guidée par l’utopie d’une société structurellement la plus efficiente possible.

Conclusion

Notre quête est celle du bonheur, elle s’inscrit dans un destin collectif démocratiquement décidé.

L’État, expression multiforme, opérationnelle et collective de la citoyenneté, ne doit en aucune façon se substituer à chacun de nous pour cette quête : sa mission est de coordonner les efforts communs qui permettront dans le cadre d’un destin commun, cohérent et maîtrisé, à chaque citoyen d’aboutir autant que faire se peut dans cette quête tout au long de sa vie.

L’État ne peut pas empêcher les accidents de parcours personnels ou collectifs, mais il se doit de les prévenir, et d’intervenir à chaque fois que de tels accidents surviennent.

Proclamer l’égalité de tous s’accompagne de la correction des inégalités individuelles, qu’elles soient sociales, économique, culturelles. C’est le sens même de l’assurance : elle implique et s’applique à tous mais n’est utilisée que lorsque l’accident survient.

Nous devons être libre et acteur de notre bonheur, solidaire en cas de malheur, et gestionnaire responsable des risques. La recherche du bonheur d’aujourd’hui ne doit pas menacer l’évolution pérenne de la société, y compris en sa qualité d’acteur des écosystèmes.

Pour réaliser notre destin, notre horizon doit être guidé par trois utopies :

  1. l’utopie de l’État assureur
  2. l’utopie de la citoyenneté fractale
  3. l’utopie de l’économie de perpétuelle reconstruction

Refondation du PS : les réponses aux défis 2 sur 3

Une citoyenneté « poupée russe » : utopie républicaine

Citoyen et État citoyen

Les principes qui s’appliquent aux citoyens doivent s’appliquer à l’État lui-même. Seules les modalités et le périmètre de responsabilités diffèrent, les relations entre citoyens devenant des relations entre États, les relations citoyens / état devenant des relations États / organismes supra-nationaux.

En dehors des États, il existe une entité particulière dont celui-ci est garant de la pérennité : l’écosystème. Les écosystèmes, sociétés naturelles sans conscience, doivent être considérés comme potentiellement menacés d’un certain nombre de risques vitaux :

  1. le risque de voir disparaître l’espace nécessaire à son existence
  2. le risque d’épuisement des ressources nécessaires à son évolution
  3. le risque de ne pas être en mesure de « guérir » ses déséquilibres ou se régénérer

Ces risques sont aujourd’hui largement liés à la pression exercées par nos sociétés

Il appartient à l’État de tout mettre en œuvre pour que la société se développe tout en maximisant les chances de pérennité des écosystèmes. La société doit être traitée de façon prioritaire face aux écosystèmes à moins qu’une action préjudiciable à l’écosystème n’entraîne une forte probabilité de dommage majeur pour la société. C’est par exemple dans ce cadre que doit être traité le problème du changement climatique.

Changement d’échelle : niveaux « autosimilaires »

Des entités administratives intermédiaires devront être définies de façon à façonner un continuum de principes, de droits et de responsabilités entre le citoyen et un organisme supra-national final, un pays n’étant qu’un échelon lié à une identité historique et/ou culturelle. Ceci permet de définir rationnellement les strates organisationnelles de la société. Lorsqu’un niveau de citoyenneté devient inadapté à la gestion du quotidien et à la prévision des risques assurant la pérennité, une entité de niveau supérieur doit prendre le relai, cette entité étant garante des obligations de citoyenneté du niveau inférieur, de nouvelles responsabilités étant définies pour elle-même lorsque le niveau inférieur n’est pas raisonnablement en mesure de les assumer..

La citoyenneté en poupée russe (modèle fractal) se bâtit donc du citoyen (l’homme, citoyen libre et émancipé, reste au cœur du modèle, il le justifie) vers les niveaux supérieurs (le dernier niveau étant un organisme politique mondial).

Une république dont le fonctionnement est entièrement défini par la citoyenneté appliquée de façon autosimilaire à des échelles différentes est une utopie qui doit guider nos réflexions et nos actions pour la création d’une république idéale.

Refondation du PS : les réponses aux défis 1 sur 3

Refondations, PS, Socialisme et Social-démocratie

Le dormeur doit se réveiller

Introduction

Les défis démographique, climatique, énergétique, la dématérialisation contraignent notre société en profondeur et nous obligent à faire évoluer notre vision de la société, nos priorités, nos choix.

CNRLa société d’après-guerre a été construite sur une volonté farouche de protection en réaction à la guerre, protection qui impliquait collectivement les citoyens dans leur effort et promettait en retour les bienfaits d’un état voulu comme providentiel.
La démographie, la psychologie, le sens de l’histoire, le dynamisme de la reconquête économique permettaient de mettre en œuvre cet élan collectif coordonné.
D’abord questionné par les soubresauts de notre histoire contemporaine, les années que nous venons de passer ont fini d’achever ce modèle : privilégiant l’individu, renonçant à toute vision collective de l’avenir, renonçant à agir sur le marché et le destin commun au nom de la société tout entière, ces années ont fait exploser le risque et augmenté le niveau d’irresponsabilité jusqu’à l’accident de 2008 qui n’est que le résultat d’une accumulation de défaillances d’un modèle de société qui n’avait guère évolué sinon par son affaiblissement progressif.

La défaillance des outils et les errements qui en découlent ne marquent cependant pas la défaillance des idéaux proclamés par le Conseil National de la Résistance qui avaient pour ambition (extraits) :

Assurer :

    l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel

    la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

    la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères ;

    la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

    l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

    le respect de la personne humaine ;

    l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

    Promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

    l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

    une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des États fascistes ;

    l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’État après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

    le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

    le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

    le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

b) Sur le plan social :

    le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

    un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

    la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;

    la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

    un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ; l

    la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

    l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;

    une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

c) Sur le plan éducatif :

    La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

On le voit à la relecture de cette liste d’objectifs, nombre d’entre eux ont été atteints avec succès, mais certains sont marqués du sceau de l’échec, échec en partie dû à l’évolution historique de notre société. L’État providence semble bien mort, la justice immanente de la main invisible du marché a failli, il faut trouver un autre paradigme, un nouveau modèle de société qui tire les leçons des succès et échecs passés.

La certitude et le risque : utopie sociale

Utopie socialeNous sommes passés d’un modèle de certitudes (l’État sera là pour vous) à un modèle de dénuement devant le risque (l’État ne peut pas tout et les moyens laissés à l’individualisme menacent les fondements même de la société).

Notre société qui voulait pallier tous les risques a abouti à les rendre absolument incontrôlables. L’État qui décide, contrôle et met en œuvre doit se muer en État qui calcule les risques, les prévoit, les prévient, les encadre, et répare en dernier ressort.
L’État « assureur »

Au nom de l’intérêt commun des citoyens, l’État doit mettre en œuvre des éléments destinés à
analyser les risques vitaux

    supprimer autant que faire se peut tous les risques vitaux pour le citoyen et la société

    décourager autant que faire se peut tous les risques excessifs pour le citoyen et la société

    décourager autant que faire se peut toute absence de prise de risque raisonnable de chaque citoyen

    encourager autant que faire se peut toute prise de risque raisonnable dans le sens du progrès des citoyens et de la société.

Les risques vitaux citoyens sont entre autres :

    ne pouvoir subvenir à ses besoins alimentaires

    ne pouvoir être en mesure de se soigner correctement

    ne pouvoir se protéger ou être protégé des agressions

    ne pouvoir se loger

    ne pouvoir accéder à un minima énergétique

    ne pouvoir fonder et faire prospérer une famille

    ne pouvoir accéder à l’information

    ne pouvoir recevoir une instruction nécessaire pour gagner sa vie (tout au long de sa vie) ou participer à la vie sociale

    ne pouvoir s’exprimer ou être entendu pour tous les choix concernant la société

Par risque raisonnable, nous entendons les risques qui permettent d’améliorer sa condition et la condition de ceux dont on est responsable sans ce cela entraîne des conséquences majeures et irréversibles sur d’autres en cas d’échec.

Ce paradigme de l’État assureur évite à la fois la lâcheté ou le mysticisme qui consiste à laisser le destin de la société aux mains du seul marché et l’illusion qui consiste à croire que l’État est en mesure de prendre les meilleures décisions sur tout et partout.

Le système d’assurance, déjà présent dans les outils sociaux (assurance chômage, maladie, …) induit une solidarité de tous envers chacun, et laisse à chacun la possibilité de prendre les risques qu’il juge bons à l’intérieur d’un cadre général. Il s’agit donc de faire évoluer l’idée qui sous-tend ces outils et d’aboutir à un système plus efficace est surtout pérenne.
L’État « assurance vie »
Dans notre quotidien, travailler c’est à la fois gagner sa vie et « être socialement reconnu ». Ceci explique que lorsque l’on n’a plus de travail, être indemnisé ne suffit pas ou que certains acceptent parfois volontairement de travailler même en dessous d’une rémunération équitable.

Cette double identité du travail induit un certain nombre de choses.

Elle divise notre vie en quatre phases (« je me prépare à travailler », « je travaille », « je suis en retraite » plus une phase accidentelle qui est celle de l’invalidité). Le problème posé ici est que ce découpage n’est financé que par la deuxième phase et que dans la situation démographique et sociale actuelle, il n’est plus finançable sans induire des tensions sociales insoutenables (il faut aller prendre l’argent chez « l’autre », qui forcément ne sera pas moi). Il n’est pas pérenne.

La situation actuelle est dramatique dans toutes les phases de la vie :
« je me prépare à travailler » mais je sais que mes chances de le faire dans des conditions acceptables sont faibles
« je travaille » mais le sens de mon travail est de plus en plus faible et mon salaire insuffisant pour progresser et pour financer la solidarité
« je suis en retraite » ou « au chômage » ou en « invalidité » mais ceci est financé en partie par l’impôt (service public) ou l’emprunt (secteur privé) et n’est pas viable.

Le travail ne pouvant financer de façon pérenne le système, on peut toujours songer à aller ponctionner le capital, mais dans un monde globalisé où nous n’avons qu’un faible pouvoir, voire dans un monde où le capital nécessaire aux moyens de production est en train de diminuer rapidement face à une économie émergente de services, cela a encore moins de chances d’aboutir que dans les différentes expériences menées pendant le XXème siècle.
Il faut donc trouver autre chose. Or la richesse, immense, atteinte par notre société nous permet de déconnecter la nécessité de satisfaire nos besoins élémentaires de la nécessité de travailler. Il est envisageable de refondre notre système d’aides ciblées devenu inefficient à force de complexité et de contestation, par un système unique dont l’objectif est de subvenir universellement aux besoins élémentaires de chaque citoyen. Nous proposons de travailler sur l’introduction progressive d’une Allocation Citoyenne Universelle (ACU) qui est un contrat entre l’État et le citoyen et garantit à tout âge, qu’aucun citoyen ne se retrouvera dans une situation d’indigence, indigne de son humanité et de sa citoyenneté. Cette allocation en partie en nature, varie en fonction de l’âge, de la pédiatrie à la gérontologie, de l’école primaire à la formation continue, du transport gratuit à une aide financière lorsqu’un bien ou un service ne peut être délivré, elle a pour objet de répondre aux besoins et non plus de fournir en numéraire les moyens palliatifs du manque.
Quoi qu’il arrive, l’État garantit à chacun qu’il ne descendra pas au-dessous d’un seuil de niveau de vie critique. Une telle mesure, outre le progrès de civilisation qu’elle introduit, se veut aussi une formidable source de confiance, la possibilité de prendre des risques raisonnables, d’entreprendre, de se développer personnellement.

Ce faisant, les besoins satisfaits par l’ACU n’ont plus à être financés par les seuls revenus du travail, les caisses chômage, invalidité ou de retraite. Ils ne proviennent plus des salaires, mais
des économies réalisées en remplaçant le système complexe actuel d’aides par un système universel plus simple et plus efficient,
par une fiscalité réformée en profondeur
et enfin par un système type assurance vie générant un rendement (plutôt que de financer a posteriori par l’impôt ou l’emprunt, on finance a priori par une collecte dégageant des profits).
Enfin, l’ACU pourra lui-même être facilité par une évolution profonde des infrastructures, en particulier celles liées à l’urbanisme.

L’ACU est un horizon utopique qui doit guider les réformes sociales de notre société.

(à suivre)

Petites lâchetées ordinaires

Je viens de m’apercevoir qu’une belle âme n’avait rien trouvé de mieux que de créer un compte sur lepost.fr avec mon nom et ma photo. Naturellement, les commentaires qu’il poste ici et là sont d’une grande teneur et on y trouve quelques menaces à peine voilée du type :

  1. “C’est vachement traitre, internet, fait gaffe et encore j’ai coupé la photo, je ne suis pas une salope.”
  2. “Bloogy Bag, je te vois en mon bel avatar”
  3. “C’est vrai que tes coms ont de très haute volées, Bloogy Bag, l’Arien “
  4. “Internet est cruel, Bloogy Bag On a même ta photo.”
  5. “On réfléchi à rayer la France de la carte”

Mais combien de personnes m’appellent habituellement “bloogy” sur le post.fr ?

Faisant fi de ces imbécilités de bas étage, je me remets au travail et je publierai d’ici la fin de la semaine 3 textes en réponse aux défis de la refondation du PS.

Rappel de la Loi LOPSI 2 : En matière d’usurpation d’identité, l’utilisation de l’identité d’un tiers en vue « de troubler la tranquillité de cette personne », et l’usage des données d’un tiers seront punis par 1 an d’emprisonnement assortis d’une amende de 15 000 €.

notre-france.fr : 36 euros, quelques jours de travail plus ce que chacun y mettra !

Notre-France.frFin juillet je m’étais quelque peu énervé suite au crash au décollage du site http://france.fr.

Après l’histoire lamentable des footballeurs, après le feuilletons des “petits Woerth entre amis” du gouvernement, continuer d’offrir au monde une image lamentable des Français avait fini par m’agacer au plus au point et j’avais livré en deux jours le site notre-france.fr.

Le site ne prétendait pas atteindre des sommets sur le web, juste montrer qu’avec extrêmement peu de moyens de la bonne volonté et un brin d’orgueil bien français, on pouvait donner à voir quelques images qui elles représentent fièrement les bons côtés de notre pays. Sur ma lancée, j’ai mis en ligne la semaine dernière un espace où chacun d’entre nous a la liberté de raconter ou de montrer quelque chose dont il se sent fier, peut-être pas l’invention ou la création qui lui vaudra la reconnaissance émerveillée de la postérité, juste une part de lui-même, belle, sincère, une tranche de vie que l’on peut montrer fièrement au monde pour que l’on sache que la France n’est pas devenu un ramassi de blaireaux arrogants, incompétents et trop payés !

J’en étais là lorsque que j’apprends le démarrage (enfin) de france.fr et que je tombe sur les nouvelles du canard echaîné affirmant que le budget de la merveille avoisinerait les 4 millions d’euros ! Thierry Saussez, le directeur du SIG, conteste les chiffres et affirme (AFP) que « 860 000 euros ont été engagés au 14 juillet pour le lancement du site et compte tenu des animations, des cartes interactives supplémentaires qui sont en cours de réalisation (…) nous sommes à environ un million d’euros engagés », « Il y a une confusion entre un montant maximum possible et ce qui est engagé aujourd’hui. Sur trois ans, on a un montant maximum de dépenses possible de trois millions d’euros. »

Alors Françaises, Français mes chers concitoyens, même à 1 million d’euro je ne suis pas sûr que le résultat soit franchement à la hauteur et en tout cas, il me semble que mes quelques jours passés et mes 36 euros d’investis remportent largement la palme qualité/prix de l’image française donnée au monde face à ce qui pourrait être la palme du ratage et du ridicule de l’année.

En tout cas, si l’envie vous en prend, vous pouvez vous aussi montrer que la France vaut plus que son image actuelle en déposant quelque chose dont vous vous sentez fier sur l’espace interactif (c’est gratuit en plus !). Et pour le coup si vous faites écrouler le serveur, ce sera preuve de succès et non pas preuve d’incompétence coupable.

Analyse critique de la connerie : de la déliquance au sécuritaire

UMP national socialisme

Cet été, l’équipe de com’ du gouvernement Sarkofillon a semble-t-il décidé d’occuper le terrain en ressortant un dossier pourtant plus usé qu’une vieille espadrille : la sécurité.

La chanson est charmante : ces socialistes mâtinés de national-socialisme (rien que cela), ces incapables angéliques qui pérorent et n’agissent jamais (communiqué du 11.8.2010 de D. Paillé), alors que nous à l’UMP on est bons, on défend les Français (les vrais), on agit (même si c’est pour arrêter des dizaines de types devant les caméras et les relâcher le lendemain vu que l’on n’a rien contre eux), bla bla bla, bla bla bla. Je pense que d’ici la fin de l’été nous aurons droit à l’annonce d’une nième loi sécuritaire dont le francicide Sarkozy a le secret, et qui viendra compléter utilement la loi de déchéance de nationalité qui a peu de chance de passer à moins d’une reddition parlementaire vichyssoise (méfions-nous tout de même !).

Mais revenons aux bases du problème en quelques questions.

  1. La France a-t-elle des problèmes de délinquance, en particulier de délinquance des jeunes ? Oui, c’est une évidence.
  2. Les lois sécuritaires dont Sarkozy nous abreuve tous les trois ou quatre mois ont-elles donné des résultats ? A l’évidence non puisqu’il ressent le besoin de continuer à en générer de nouvelles en montant crescendo dans la privation de libertés et de droits (alors même que la loi annoncée sur la nationalité est en conflit direct avec l’article 15 de la déclaration universelle des droits de l’homme).
  3. La gauche est-elle permissive, angélique, criminogène, contre l’honnête citoyen et pour les voyous ? Non, tout acte délinquant ou criminel doit être condamné et réparé sans faillir ni faiblir. Mais cela mérite que l’on s’y arrête 2mn pour expliquer un tant soit peu les fondements de notre position.

Le traitement réfléchi de la sécurité mêle au moins deux éléments forts et clivant droite / gauche dans l’approche que l’on peut avoir d’une société :

  1. le rapport à l’ordre
  2. le rapport à la responsabilité groupe / individu

L’homme de droite a généralement un rapport à l’ordre très marqué : la déviance à la norme n’est pas tolérable, l’ordre doit être respecté avec une composante judiciaire et policière puissante (on remarquera au passage chez Sarkozy un fort attachement à la police et une défiance tout aussi forte envers la justice).
Concernant la responsabilité, chacun est supposé éclairé et comptable de ses actes : même si les conditions sont défavorables, le délinquant disposant de son libre-arbitre pouvait choisir le bien ou le mal, s’il dévie il doit en assumer l’entière responsabilité, le “bon citoyen” n’ayant aucune responsabilité soutient totalement les actions allant dans le sens de l’ordre qui par ailleurs le protègent.

L’homme de gauche a un rapport à l’ordre moins marqué, la liberté s’accommodant plus difficilement de la norme sociale, et le citoyen émancipé se retrouvant quelque peu étouffé dans un univers normatif trop contraignant. Les relations avec le groupe sont choisies, non subies.
Concernant la responsabilité, chacun est contraint par son environnement et lorsque quelqu’un se retrouve dans un environnement criminogène, l’individu seul ne peut pas être comptable de tout : la société a sa part de responsabilité.

Il est à noter que ces deux positions sont présentées de façon simplifiée et ne représentent pas la complexité qui construit effectivement chacun de nous.

A partir de là, il est aisé de comprendre qu’une position de droite est plus facile à défendre qu’une position de gauche : pour la droite, un délinquant = une sanction sans nuance = la préservation de la quiétude de tout un chacun, alors que pour la gauche, la sanction est nécessaire mais nous questionnons la part de responsabilité de monsieur tout-le-monde. Avons-nous fait ce qu’il fallait pour éviter que le délit ne soit commis ? Ce qui aboutit à la question de l’équilibre entre prévention et répression. Réprimer est facile et visible (satisfaisant ?), prévenir est long, non visible, aux résultats éternellement remis en question.

Les discussions autour des “shooting rooms” illustrent d’ailleurs parfaitement ce débat. Roselyne Bachelot vient de se faire sévèrement recadré pour avoir voulu tester en France ces lieux où les toxicomanes (donc délinquants aux yeux de l’ordre) peuvent venir prendre leur drogue. Les intérêts sont pourtant là : disparition des seringues dans la nature, possible encadrement psychologique et médical des toxicomanes, diminution du trafic de drogue et de la délinquance liée. La société s’occupe d’un problème de façon préventive. Certes, mais du point de vue de l’homme de droite, c’est un délinquant, il est libre et comptable de ses choix, la société n’a pas à faire autre chose qu’à le ramener de force dans le droit chemin : l’aider à se droguer est inacceptable même si de facto, cela permet de traiter nombre de problèmes de sécurité et de santé.

La gauche n’aime pas l’approche sécuritaire (voire militaire ce qui est le degré au-dessus) des problèmes sociaux, non pas parce qu’elle est tolérante vis-à-vis de la délinquance, qu’elle a une vision angélique des solutions, mais parce qu’objectivement, les problèmes de sécurité sont un tout incluant éducation (l’école), prévention (l’assistance sociale et judiciaire) et répression (police et justice). Ces trois éléments doivent être adressés de façon globale et cohérente. Lorsque ce n’est pas le cas et que l’on se focalise sur le sécuritaire, c’est l’échec assuré même dans les expériences d’encadrement militaire qui finissent invariablement par échouer, où la volonté de prévention est traitée de façon coercitive et normative (ce qui est en soit un paradoxe puisque le rejet de l’autorité est censé être traité par un renforcement de l’autorité)

La société, en créant des situations qui désespèrent les jeunes parce qu’objectivement ils n’ont pas d’avenir, doit également travailler sur elle-même. “L’honnête citoyen” ne peut pas se contenter d’avoir peur devant sa télé, mais doit encourager les efforts pour recréer les conditions d’un avenir pour tout-un-chacun. Quelqu’un qui n’a pas d’avenir a toutes les raisons de se révolter : ce n’est pas une idée laxiste, mais un constat de bon sens. Les réflexions sur la politique de la petite enfance menées par les sociaux démocrates vont dans ce sens : comment peut-on rebattre structurellement les cartes attribuées à la naissance, cartes qui vous condamnent parfois dès votre première heure de vie à entrer sur la voie de la délinquance. Cette voie nouvelle doit être explorée et proposée aux Français en 2012.

France éternelle

marianne en dangerJe relaie ici la pétition du constitutionnaliste Olivier Duhamel et de Carmen Castillo, Géraldine Muhlmann, Evelyne Pisier et Michel Ricard à propos de la proposition inepte de créer légalement des catégories de Français en violation directe de la déclaration des droits de l’homme autant que de notre histoire et de nos idéaux pluri-centenaires.

Pour lire et signer la pétition, c’est ici : “Nous sommes tous Français

Notre pays mérite d’être défendu contre les fossoyeurs !

Article 15 de la déclaration universelle des droits de l’homme :

1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Du FMI dans le texte

DSK et le FMI

Le FMI a gagné ces derniers temps une large audience lorsqu’il donne préventivement son avis sur l’état des économies nationales, surtout en France (avant, il faut bien avouer que tout le monde à part quelques économistes s’en moquaient). Et nos super-techniciens internationaux se sont donc allègrement mis à la tâche. Le problème avec les super-techniciens, c’est que leur capacité à communiquer clairement n’est pas vraiment à la hauteur de leurs compétences économiques. Le bulletin du FMI de juillet sur la France en est une bonne illustration.

Comme ce bulletin est aussi clair qu’un matin brumeux à Londres, cela a permis aux habituels snipers de gauche de monter à l’assaut, assistés pour le coup par le dernier carré des défenseurs du sarkozysme qui, tel l’inénarrable Frédéric Lefebvre (une référence !) s’est empressé de voir dans le bulletin du FMI un satisfecit sans nuance pour la divine comédie sarkozyste, fournissant ainsi aimablement une caisse de rockets à nos gauches camarades.

Revenons donc quelques minutes sur ce bulletin et sur une des phrases les plus mystérieusement contradictoire qui excite certains : “Outre les politiques d’activation engagées sur le marché du travail et les mesures de formation, la modération du salaire minimum devrait être poursuivie afin d’établir progressivement une échelle des salaires incitative pour les jeunes et les travailleurs peu qualifiés.”

Tout d’abord, le texte du FMI est un drôle d’exercice, mêlant des constats (”la reprise est engagée”, “il faut assainir les finances”, …), actant de décisions (”Les autorités ont maintenant réorienté leurs efforts de la gestion de la crise”) et d’intentions (”la reprise sera plus forte et et plus durable si les autorités donnent suite à leur engagement d’assainir les finances publiques”). Certains paragraphes traitent de l’économie en général et d’autres de certains secteurs (en l’occurrence le secteur bancaire). C’est un peu le BHV et si le langage avait été moins diplomatique, sans doute le texte aurait-il relevé qu’entre les intentions et la mise en œuvre il y a comme un océan chez Sarkofillon, quant à la qualité de la mise en œuvre elle ne s’est guère illustrée par son brio depuis 2007.
Le tout est lié par un langage technico-diplomatique qui permet à chacun de trouver les motifs de satisfaction/acrimonie qu’il cherche et d’arriver à conclure des choses du genre :

  1. Le FMI de Dominique Strauss-Kahn pour “la modération du salaire minimum
  2. “Les potions libérales du docteur DSK au FMI !”

Pour certains, l’occasion était trop belle de surfer sur le côté abscons du texte. Mais, titillé par la curiosité autant que par les obus gauchistes qui commençaient à pleuvoir, j’ai voulu en savoir plus sur cette phrase mystérieuse qui semblait tout à la fois vouloir dire qu’il fallait un smic incitatif (affirmation gauchistement correcte), un smic bas (affirmation libéralistement correcte), et au final qu’un smic bas était attractif (affirmation stupidement incorrecte…).
Faisant appel à l’esprit de Marx lors d’une séance de spiritisme, activant mon réseau Bilderberg et les secrets technologiques de Roswell, j’ai fini par apprendre que cette étrange prose voulait dire la chose suivante : “il ne s’agit en rien de faire baisser le salaire minimum, ni de payer quiconque en dessous, mais simplement de faire progresser l’ensemble de l’échelle des salaires plus vite que le smic, sinon personne n’embaucherait un jeune peu qualifié si pour le même prix, on peut embaucher quelqu’un qui a une certaine qualification. Cela découle d’un constat si l’on veut inciter les entreprises a embaucher des jeunes…

Donc, à bon entendeur, il y a intrinsèquement dans cette phrase la volonté de faire progresser les salaires (donner du pouvoir d’achat aux salariés est bien un instrument d’une politique de gauche), mais aussi d’introduire un mécanisme structurellement incitatif pour que les salariés aient envie de progresser et que leur expérience soit valorisée (s’ils font des efforts et restent au smic, il est clair qu’ils vont vite être découragés, ça c’est plutôt un instrument de management et de RH).

Voilà donc cher lecteur un mystère éclairci. Cela n’empêchera certes pas certains de trouver que DSK est un vilain libéral pas bô, ni Frédo Lefebvre d’être content de lui et de son chef Sarko, mais cela permet au moins aux lecteurs de bonne volonté de décrypter ce texte des Sibylles du FMI (en attendant qu’ils trouvent quelqu’un pour traduire leurs textes dans la langue du commun des mortels).

Bonnes vacances !