Citation du jour

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krugmanÀ propos de la crise de 2008

La macroéconomie a au mieux été spectaculairement inutile, au pire carrément nuisible »

Paul Krugman, prix Nobel d’économie, The Economist, 16 juillet 2009

Ne le répétez pas, il y a plein de gens qui passeraient pour des rigolos…

L’écho des taxes

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imagesLe gouvernement a mis de côté l’écotaxe, ce projet initié par l’UMP sous la houlette de Jean-Louis Borloo après le grenelle de l’environnement. Je ne sais pas si l’euthanasie est proche mais il serait bon d’éviter l’acharnement thérapeutique… En tout cas, il est plus que judicieux d’avoir arrêté les frais car le niveau de violence était monté au-delà du raisonnable et le mouvement assez largement partagé il me semble, commençait à être parasité par des aspects indépendantistes plutôt radicaux et des appels à la casse.

Cette histoire est révélatrice de bien des choses.

D’abord, et comme le ministre de l’économie Pierre Moscovici l’avait déjà relevé pendant l’été, nous sommes arrivés à un niveau de pression fiscale maximale. Les Français, bon gré mal gré ont accepté de payer pour les carences passées mais il n’est plus envisageable d’en demander plus, et il me semble même souhaitable de commencer à sérieusement réfléchir au calendrier de retour à une pression fiscale plus soutenable. On peut voir que les efforts consentis n’ont pas été vains, mais on voit aussi que la situation budgétaire n’est pas encore assainie. Reste-t-il des marges de manœuvre pour diminuer la dépense ? On veut nous faire croire « qu’à l’évidence c’est oui« , mais lorsque je vois nos gendarmes réduire leur présence sur le terrain parce que leurs véhicules sont usés voire tout simplement que le budget carburant est épuisé, j’ai des doutes. Je craints qu’il ne faille songer à vendre une partie des meubles mais aussi, plus problématique encore, songer à diminuer certains salaires ou indemnités, si possible les plus hauts puisqu’en bas de l’échelle on a déjà atteint le seuil des travailleurs pauvres et que le stade d’après c’est la misère.

On ne doit pas non plus faire l’économie d’une réforme complète de la fiscalité. Je crois me souvenir que c’était dans le programme pour lequel j’ai voté. Pataquès pour pataquès, il faut s’y mettre et lancer le grand chambardement pour le budget 2014.

Mais il n’y a pas qu’une simple histoire de taxe ici. La situation économique en Bretagne est belle et bien spécifique mais elle pourrait aussi être emblématique. Des erreurs stratégiques ont été commises dans l’industrie agro-alimentaires, avec des responsabilités qui semblent largement partagées entre les dirigeants de certaines entreprises et un système de financement national et européen qui aboutit à une impasse. Comme dans le même temps on doit gérer (pour ne pas dire improviser) une transition énergétique sur fond d’impératif climatique, on aboutit à de la casse sociale et à des réactions de révolte. L’agro-alimentaire va mal, les transports vont mal, la situation sociale est très mauvaise, l’État devenu faible ne répond plus aux attentes : que l’on soit rustre ou cultivé, quand c’est amer il faut cracher !

Le rôle des élus est donc il me semble de recoller les pots cassés, de fédérer les acteurs et de co-bâtir un plan global de sortie de crise. Si certains pensent s’en sortir seuls ils périront seuls, si l’État croit qu’il peut tout qu’il regarde la santé des services publics. Les Bretons savent travailler ensemble, ce n’est pas en pleine tempête qu’il faut se disperser.

Enfin, un an et demi est passé depuis l’élection de François Hollande. Le bilan n’est pas en lui-même catastrophique mais il est loin des attentes des Français. Il me semble nécessaire de réfléchir à une nouvelle étape, avec une équipe resserrée et cohérente soudée autour d’objectifs réaffirmés. Notre programme contenait de bonnes choses, certaines ont été mises en œuvre, mais on attend toujours par exemple que la facture soit présentée à la finance, notre ennemi commun ai-je entendu. Ces gauchistes d’américains ont bien réussi à faire condamner JP Morgan pour l’affaire des subprimes (5,1 millard de dollar). Après avoir sauvé le système bancaire, j’attends toujours que ces financiers qui ont semé ruine et malheur participent à la réparation des dégâts causés par leur cupidité.

La révolte gronde et le bruit est arrivé à Matignon, tant mieux. Maintenant on a le choix entre tout casser ou bâtir du neuf et du solide. Je ne crois pas au renoncement, je ne crois pas à la décadence, je ne crois pas que l’autre est mon ennemi. Je crois qu’il faut du courage et des convictions et je crois que nous serons nombreux sur le pont.

Pas content

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Ecoutez-nous !Le ciel d’Iroise a beau être bleu en cette fin de semaine, je suis d’humeur ronchonneuse.

Et ce ne sont pas les condamnations de justice de la semaine qui me chagrinent. La justice passe sans entrave et je tiens à rassurer nos concitoyens. Avoir un gouvernement de gauche n’induit pas de protection et de traitement de faveur pour la droite : leurs élus qui auront fauté d’une façon ou d’une autre auront eux aussi droit à leur procès en bonne et due forme. Même si en face on semble avoir plus de mal à avouer ses fautes, il est de l’intérêt de tous les Français que la probité soit garantie à gauche, mais aussi à droite. Aidons donc l’opposition dans cette tâche difficile…

Non ce qui m’énerve c’est la reculade sur l’encadrement des salaires du privé. Et comprenons-nous bien là aussi. Il ne s’agit pas d’un réflexe paléo-gauchiste mais bien d’une position réfléchie dans l’intérêt général. Les dérives constatées sur les plus hauts salaires sont tout à la fois indécentes, injustifiables et scandaleuses.

Tout d’abord, en matière de rémunération (ce qui inclut plus que le salaire), je suis contre l’idée de plafonner le montant lui-même. Dans une audace libérale débridée, je défends l’idée de salaires les plus hauts possibles. Gagner un million d’euro par an ? Merveilleux ! Oui mais à une petite condition : puisque l’on parle de rémunération en entreprise et que les rémunérations distribuées sont le fruit du travail de tous, ce fruit doit être équitablement réparti. Si celui ou celle qui gagne le plus a 1 million alors cela doit vouloir dire que tous les salariés à temps plein touchent au moins 100 000 € (et comme je suis socdem, je suis prêt à discuter de l’échelle pour trouver un compromis).

Ne pas avoir d’encadrement des rémunérations et permettre le versement de sommes exorbitantes ressemble de plus en plus à du détournement de fonds légalisé. Et si cela ne peut pas être géré rationnellement par un encadrement réfléchi alors cela finira forcément au tribunal un jour ou l’autre. Dans un système de conseils d’administration incestueux, dans un système qui couillonne les actionnaires minoritaires (souvent avec leur bénédiction), dans un système qui a démontré une aliénation dramatique du sens moral et de l’intérêt général, il est inacceptable de s’en remettre à de vagues engagements. Voilà pour l’indécence et le scandale.

Mais en plus, cela est injustifiable. Il est faux et largement démontré comme tel par l’économie comportementale, de prétendre qu’une forte rémunération est nécessaire pour récompenser la performance des hauts dirigeants. C’est même très exactement le contraire : l’incitation financière rend idiot (cf. la vidéo ci-dessous).

Lorsque le cerveau humain doit prendre une décision, contrairement à ce que nous aimerions croire (ou que le libéralisme voudrait le faire croire), une décision est rarement rationnelle, logique, objective. Il en est de même pour la fixation du montant des rémunérations. Dans ce cas, notre cerveau va naturellement chercher un « ancrage » et va s’ancrer vers ce qui le séduit, ici les plus hauts salaires existants. C’est ce mécanisme qu’il faut casser avec l’encadrement salarial, car au lieu de creuser l’écart de rémunération au détriment des plus bas salaires, l’encadrement par rapport aux plus basses rémunérations permettra de tirer tout le monde vers le haut. Si le patron progresse, alors il entraîne tout le monde avec lui et du coup il sera vu positivement comme une locomotive au lieu d’apparaître comme celui qui fait main basse sur les fruits du travail de tous !

Le système actuel est celui du divorce cupide au sein de l’entreprise. Le système de l’encadrement des revenus sera celui de l’équipe qui partage équitablement les fruits du travail. Aussi bien du point de vue moral qu’économique ou managérial, il faut faire passer la loi sur l’encadrement des rémunérations.

Il faut en finir avec le discours schizophrène sur l’entreprise et cela commence par ce qui est le plus scandaleusement visible : la rémunérations des (quelques) patrons de grandes entreprises. À l’égal des traders qui ont construit le naufrage de 2008 par pure cupidité, l’image de ces patrons salit tous les dirigeants d’entreprise (dont certains ne se paient même plus en ce moment pour essayer de sauver leur entreprise et leurs salariés !) et humilie les salariés.

Une loi qui arrimerait les bas salaires au plus haut revenu d’une société est une loi qui construirait une solidarité de destin au sein des entreprises. Nous avons tous besoin d’une telle loi.

Retour sur le rendez-vous de la semaine politique

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Francois-HollandeL’actualité cette semaine c’était naturellement l’intervention du chef de l’État à la télévision.

La prestation a été très bien préparée et exécutée, on n’en attendait pas moins de François Hollande. Cette intervention était manifestement vue comme une sorte de rapport d’étape, très factuelle et sans artifice de séduction. Le président m’a semblé particulièrement conscient du fait que quoi qu’il fasse, tant que sa politique n’aura pas donné les premiers résultats positifs, les Français ne lui accorderont aucun satisfecit. Et comment leur en vouloir d’ailleurs ?

Dans ce « rapport d’étape », François Hollande a voulu insister sur les éléments structurels mis en place (il est loin le temps de la politique des coups médiatiques sans lendemain du précédent gouvernement) :

  • la banque publique d’investissement «pour apporter des fonds propres aux entreprises»,
  • un effort de 10 milliards d’euros pour les grandes entreprises,
  • l’accord pour la sécurisation de l’emploi,
  • les contrats de génération,
  • les emplois d’avenir.

Il aurait pu également ajouter les mesures de « colmatage » de la coque du bateau France qui prenait financièrement l’eau de toutes parts lorsque les Français nous ont donné leur confiance en 2012.

Manque-t-il quelque chose ? A mon sens oui. Un vrai travail courageux a été fait (on ne nous a pas épargné les mesures impopulaires !), un travail sérieux et rigoureux. Mais au-delà du nécessaire, du réaliste, du classique, il manque il me semble un élan supplémentaire,  une ouverture vers des pistes résolument novatrices. Nous sommes à la fois dans une crise sans précédent depuis celle des années 30 et dans une exceptionnelle période de ruptures (climatique, énergétique, démographique & numérique). Toute la compétence et les connaissances accumulées dans le monde d’avant ne suffiront probablement pas pour construire le monde d’après.

Du point de vue économique, le monde d’après sera très probablement construit par les TPE qui ne sont que très peu concernées par les emplois d’avenir, les contrats de génération, la sécurisation de l’emploi et la banque publique.

C’est pourtant là que l’on invente(ra) la façon de produire de demain, au plus près des consommateurs. Ce sont pourtant ces entreprises là qui invente(ront) les nouveaux modèles d’affaires où les frontières classiques de l’entreprise sont redéfinies, où les clients sont tout à la fois initiateurs, concepteurs et vendeurs, où les frontières géographiques lointaines sont redessinées au seuil de votre porte.

C’est pourtant là que l’on est en train de réinventer les services publiques, que l’on amplifie les moyens de la citoyenneté, que l’on réinvente les façons de mettre en œuvre l’action publique.

Alors oui, François Hollande a fait une prestation sérieuse cette semaine et nous pouvons acter de la mise en d’œuvre de décisions sérieuses et nécessaires. Mais la boîte à outils ne suffira pas et il est nécessaire d’oser tracer les contours de nouveaux modèles et d’ouvrir les espaces de liberté nécessaires à leur expérimentation d’abord, de leur généralisation ensuite. Il faut aller plus loin, plus vite, plus fort.

 

Comment s’accorder sur la façon d’être d’accord (ou pas)

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emploiL’accord sur la compétitivité emploi signé en janvier dernier arrive au parlement, ce qui génère des remous à gauche. L’objet de ce post n’est pas d’en discuter sur le fond, cela me semble un peu technique pour m’y aventurer dans un post internet, mais de prendre un peu de recul par rapport à ce que les réactions autour de cet accord révèlent.

Tout d’abord, il s’agit d’un compromis, ce qui signifie que les différentes parties concèdent des choses pour en obtenir d’autres. En soit c’est inhabituel dans un pays où la façon normale de « discuter » est de montrer ses muscles et ensuite de ne pas hésiter à s’en servir. C’est aussi en franche rupture par rapport aux dernières années où l’UMP considérait le dialogue social comme un show dont la conclusion était écrite par avance par le gouvernement. La vraie négociation et le compromis me semblent une bonne façon de faire, le chemin raisonnable entre le diktat et la révolution.

Le compromis est-il bon ? Équilibré ? Ceux qui le contestent ne le pensent pas mais les arguments qu’ils avancent sont au minimum excessifs (fin du CDI, machine à fabriquer du chômage, précarisation accrue des femmes, ..). Or ce qui est excessif a une furieuse tendance à être vain et à ôter toute crédibilité à une cause même lorsqu’elle pourrait être juste.

Le compromis est-il légitime ? C’est un point d’argumentation que j’ai entendu dernièrement : les signataires du compromis ne seraient pas représentatifs d’une majorité de salariés. La légitimité syndicale est un terrain glissant que mes camarades feraient bien de pratiquer avec prudence. Nous savons parfaitement que les organismes paritaires ont beaucoup de mal à trouver un mécanisme qui permet d’avoir des représentants effectivement représentatifs du monde du travail. Ceci vaut d’ailleurs aussi bien pour les salariés, les indépendants et les dirigeants. Bonnes ou mauvaises, les règles sont ce qu’elles sont, on peut discuter pour en changer, mais en attendant on les applique.

Un compromis entre organisations sociales & patronales peut-il avoir force de loi ? En effet, la question se pose car on demande aux parlementaires d’accepter l’accord en l’état et de ne pas le modifier. Voilà une vraie question de fond, une vraie réflexion à avoir sur le fonctionnement de notre République. Dans les discussions en cours sur l’acte III de la décentralisation, on se pose la question du rééquilibrage des pouvoirs, de la manière de prendre une décision au bon niveau de compétence et de connaissance. Mais n’est-ce pas ce qui est tenté ici ? Les députés ont-ils une compétence et une connaissance supérieure du monde du travail à celles des organisations syndicales & patronales ? Y-a-t-il un sens à demander à ces organisations de se mettre d’accord sur des textes si ces textes sont détricotés ensuite ? A contrario, la force du suffrage universelle qui soutient l’action des députés n’est-elle contrariée si les députés ne servent que de chambre d’enregistrement ? Il me semble qu’il manque un principe clair de fonctionnement dans cette histoire : le parlement doit fixer le cadre de la loi, et dans ce cadre, les acteurs sociaux doivent avoir la place pour trouver des compromis. Peut-être est-ce le cas, mais l’image renvoyée par les échanges autour de l’accord compétitivité emploi n’est pas la bonne.

La crise actuelle est la conséquence d’un dysfonctionnement profond de la finance, une perte de repères et de contrôle. Mais si la crise dure, c’est parce nous ne sommes pas structurellement prêts à rebondir, à relancer la machine, à recréer des emplois. Une évolution est nécessaire et elle ne peut pas être cosmétique. Cet accord a été établi pour aller dans ce sens. Je défends le chemin du compromis, de la négociation apaisée. Pour cela il faut changer à la fois les mœurs, les usages et peut-être améliorer le cadre législatif pour que chacun ait un cadre clair d’action. Même si tout n’est pas parfait actuellement, loin de là, le gouvernement Ayrault engage des moyens qui rompent avec le passé, qui ouvrent la discussion, qui donnent un autre horizon que « on n’y peut rien ». Ce sera long et difficile, mais en attendant je ne vois aucune raison de croire que cela échouera et qu’il faut faire chauffer les chaudrons de la révolution. La gauche doit savoir être vigilante, comme avec le mariage pour tous hier, ou encore avec le non-cumul des mandats aujourd’hui, mais elle doit aussi mettre toute son énergie pour faire avancer le pédalo…

Le gouvernement dans le dur du combat

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Après avoir procédé à un premier apurement du budget de la France, le gouvernement s’attaque désormais aux réparations profondes de la maison France.

Pierre Moscovici avec les 6 centimes sur l’essence a cherché à donner un peu d’air aux ménages pour les 3 prochains mois, et même si quelques euros sur un plein ne sont pas de nature à nous transformer en gagnants du loto, je ne fais pas partie de ceux qui claironnent que cela ne sert à rien. D’ailleurs, si 6 cts ne servent à rien, alors que ces personnes suggèrent à Bercy d’augmenter de 6 cts l’essence, cela fera toujours cela de moins sur la dette sans que cela pèse sur leur portefeuille ! L’appel à une augmentation de la production est également un second élément de court-terme capable d’amplifier l’effort de baisse des prix. Là où par contre une critique est possible, c’est que PM n’a pas encore annoncé de mesures structurelles pour sortir de la trajectoire fondamentalement haussière de l’énergie issue du pétrole. Je crois que le moment est venu de mettre sur pied le démarrage d’un plan de sortie de l’ère du pétrole, ce qui pourrait par exemple prendre la forme de mesures comme :

  • interdiction à court terme (1 an) à la vente des chaudières domestiques utilisant le fuel et à moyen terme (d’ici la fin du quinquennat) des chaudières industrielles à pétrole.
  • interdiction à court terme de l’immatriculation de voitures neuves de grosse cylindrée non hybridée et interdiction d’ici la fin du quinquennat de circulation de ces voitures
  • interdiction d’ici la fin du quinquennat de la mise en circulation de véhicules de transport collectif urbain à pétrole non hybridé
  • réajustement à la baisse des seuils permettant de bénéficier du bonus écologique sur l’achat des véhicules neufs
  • mis en place d’un plan de reconversion des travailleurs de la filière pétrolière

Autre mesure annoncée par le gouvernement, la mise en place des emplois d’avenir. À nouveau, ceci ne suffira pas à résoudre définitivement le problème du chômage, mais cette première mesure est loin de n’être que symbolique et contraste fortement avec ce qu’avait fait l’UMP en 2007 en abandonnant l’effort de lutte contre le chômage (la démographie était censée résoudre le problème toute seule !).

Déficit, énergie, chômage, en 100 jours la gauche n’a pas fait de miracle, elle a pris les commandes avec rigueur et compétence, elle a commencé à faire ce qu’il fallait pour sauver le bateau France.

Collectif Rooselvelt 2012 pour un new deal à la française !

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  • Stéphane HESSEL
    écrivain
  • Cynthia FLEURY
    philosophe
  • Curtis ROOSEVELT
    petit-fils de Franklin D. Roosevelt
  • Patrick DOUTRELIGNE
    délégué général de la Fondation Abbé Pierre
  • Bruno GACCIO
    scénariste et producteur
  • Élisabeth BOYER
    ex SG du Parti Radical de Gauche
  • Djamel BENSALAH
    réalisateur et scénariste
  • Jean-Marc ROIRANT
    SG de la Ligue de l’Enseignement
  • Éric PIOLLE
    co-Prés. du groupe EELV CR Rhône Alpes
  • Gérard PELLETIER
    ex Prés. de l’Assoc. Nale des maires ruraux
  • Sophie BERLIN
    éditrice
  • Génération Précaire
    collectif
  • Olivier BERRUYER
    actuaire
  • Caroline FOUREST
    essayiste
  • Alain GRANDJEAN
    économiste
  • Jean-Paul CHIDIAC
    membre du Conseil national du PS
  • Philippe LAMBERTS
    porte-parole du Parti Vert européen
  • Aurélie TROUVÉ
    coprésidente d’Attac France
  • Jean ROUSSEAU
    président d’Emmaüs International
  • Christophe DELTOMBE
    président d’Emmaüs France
  • Jean-Michel CLEMENT
    député de la Vienne
  • Arnaud MONTEBOURG
    a signé étant député
  • Susan GEORGE
    écrivaine
  • Edgar MORIN
    philosophe
  • Roland GORI
    psychanalyste, init. de l’Appel des Appels
  • Patrick VIVERET
    philosophe
  • Jean-Pierre RAFFIN
    ex Prés. de France Nature Environnement
  • Michel ROCARD
    ancien Premier ministre français
  • Emmanuel POILANE
    directeur Fondation Danielle Mitterrand
  • Jean GADREY
    économiste
  • Colette GROS
    membre du Conseil national du PS
  • Gaël GIRAUD
    École d’Économie de Paris
  • Gilbert MITTERRAND
    Prés. Fondation Danielle Mitterrand
  • Eric FAVEY
    SG adj de la Ligue de l’Enseignement
  • Geneviève GAILLARD
    députée des Deux-Sèvres
  • Jérôme LAMBERT
    député des Charentes
  • Jean-Paul DELEAGE
    directeur de la revue Ecologie & Politique
  • Claire DEBEAUCHE
    VP de l’asso. Femmes et Elues de la Manche
  • Jean-Maurice DEHOUSSE
    ex Ministre-président de la région wallonne
  • Jean-Patrick GILLE
    député d’Indre-et-Loire
  • Sam KARMANN
    acteur et réalisateur
  • Bernard DAURENSAN
    ancien DG du Crédit Mutuel Océan
  • Razzy HAMMADI
    député de Seine-Saint-Denis
  • Jean DANIEL
    fondateur du Nouvel Observateur
  • Pierre LARROUTUROU
    économiste
  • Dominique MEDA
    philosophe et sociologue
  • Claude ALPHANDERY
    économiste
  • Patrick PELLOUX
    médecin urgentiste
  • Joël DECAILLON
    ancien SGA de la Conf. europ. des syndicats
  • Frédérique RIGAL
    ancienne Présidente de La Vie Nouvelle
  • Lilian THURAM
    ancien footballeur international
  • Christian FEVRET
    fondateur des Inrockuptibles
  • Patrick VIVERGE
    Conseiller général du Jura – Front de Gauche
  • Cyril DION
    directeur de Colibris
  • William BOURDON
    avocat
  • Geneviève ANCEL
    Dialogues en Humanité
  • Thierry MARCHAL-BECK
    président du MJS
  • Fiammetta VENNER
    essayiste
  • Robert CASTEL
    sociologue
  • Global & Local
    association de sensibilisation des élus au DD
  • René PASSET
    économiste
  • Serge PAUGAM
    sociologue
  • Corine MARIENNEAU
    bassiste du groupe Téléphone
  • MNCP
    Mouvement Nat. des Chômeurs et Précaires
  • Jean LAUNAY
    député du Lot
  • Jean-Marc AYRAULT
    a signé étant député

Soyons nombreux à les rejoindre, c’est  ici : http://roosevelt2012.fr/

Manifeste_collectif-Roosevelt2012

Le chômage sera ton juge !

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La seule chose que Nicolas Sarkozy accepte de dire sur son bilan c’est que la crise explique tout est que c’est pire ailleurs.

Les dernières statistiques du chômage nous donnent l’occasion de montrer quelle est la vérité.

Oui, il y a pire ailleurs, la Grèce, l’Espagne. Mais si nous nous comparons aux grands pays qui sont à notre rang économique, qui sont nos partenaires au sein de l’Europe, non, non, mille fois non, nous ne faisons pas mieux que les autres !

Depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la France compte 747.000 chômeurs sans activité de plus en métropole (+35%), 1 million en comptant ceux travaillant à temps partiel.