Un gouvernement socialiste qui tient ses promesses !

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Ça y est, nous allons enfin pouvoir commencer à travailler ! Le nouveau gouvernement de Jean-Marc Ayrault respecte nos engagements, l’équilibre entre les hommes et les femmes, l’équilibre entre l’expérience et ceux qui n’ont pas encore exercé le pouvoir ministériel, l’équilibre entre les jeunes et ceux qui ont de la bouteille. Et cerise sur le kouign amann, les Bretons sont très bien représentés !

J’ai une satisfaction particulière vis-à-vis de notre nouveau gouvernement, à savoir la présence de Pierre Moscovici au ministère de l’économie, des finances et du commerce extérieur, poste oh combien clé dans la période que nous vivons. De tous les nouveaux ministres, c’est Pierre que je connais le mieux et je me souviens en particulier de l’époque où il a ouvert son blog par un billet plein d’humour, je me souviens des nombreux débats que mes camarades et moi-même avons pu y avoir, des travaux et des idées que nous y avons élaborés. Je me souviens aussi des combats au sein de Socialisme & Démocratie puis de Besoin de Gauche.

On me demande souvent à quoi cela sert de faire de la politique lorsque l’on n’est que militant. Et bien cela sert justement à faire naître et vivre des idées, cela sert à en combattre de mauvaises, cela sert à aider des hommes et des femmes de bien à arriver là où se décident et se font les choses.

Il y a quelques semaines, j’ai été heureux en qualité d’homme de gauche, aujourd’hui je le suis plus spécifiquement en qualité de militant social-démocrate. La probité et la constance paient, voilà encore une source de satisfaction pour cette journée.

Maguerite Lamour ne semble pas vouloir faire campagne

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Alors que le débat politique est monté d’un cran, aussi bien au niveau national où les candidats à la présidentielle sont maintenant engagés à fond dans la campagne, qu’au niveau local où les candidats à la législatives se font entendre (voir mon dernier article sur le dialogue avec B. Seyes), la députée sortante de la circonscription d’Iroise semble elle avoir décidé de ne pas faire campagne.

Oh certes, elle fait toujours de la présence comme on peut en juger sur les actualités de son blog depuis le début de l’année :

  • une interpellation à l’assemblée sur la politique familiale, interpellation où l’amnésie de madame la députée semble préoccupante puisqu’elle oublie les épisodes où Nicolas Sarkozy a exprimé sa détestation de la famille à travers ses propositions sur le fardeau du souvenir des crimes nazis qu’il voulait faire porter aux enfants de CM2,  ou encore celui où il voulait faire disparaître la carte famille nombreuse
  • une autre interpellation concernant les victimes des tirs nucléaires
  • et enfin une présence à l’assemblée générale des accidentés de la vie.

Mais c’est tout ! Madame la députée ne semble ni vouloir défendre la candidature de Nicolas Sarkozy (pour cela, nous la comprenons !), ni même vouloir défendre son propre bilan et sa candidature.

Considérerait-elle qu’il n’est pas utile de le faire puisque pour l’heure, la fédération PS du Finistère ne souhaite pas lui opposer un candidat ?

Considérerait-elle qu’elle n’a pas de comptes à rendre aux citoyens d’Iroise et que ces derniers n’ont d’autre choix que d’aller docilement voter pour elle aux législatives ?

Décidément, après l’affirmation de son auto-satisfaction en décembre, Marguerite Lamour semble faire peu de cas des citoyens d’Iroise et se considère comme la princesse du château qui n’a de compte à rendre à personne, même pas à son conseil municipal si l’on en croit ses démêlés avec les habitants de Ploudalmézeau à propos de son utilisation « à discrétion » d’un bureau pour l’une de ses attachées parlementaires. Elle aurait une ardoise d’environ 1500€ / an vis-à-vis des habitants de la ville mais ne serait pas pressée de l’honorer ou se s’expliquer !

10 ans d’UMP à la tête de la France, 10 années avec la même parlementaire UMP pour l’Iroise, et au bout du chemin le même dédain d’élus qui ont perdu le sens des réalités, le lien avec madame et monsieur Tout-le-monde, ce citoyen ordinaire devenu transparent.

Le bilan économique et social de ces 10 années est plus que calamiteux, mais il ne résulte pas que d’une succession d’erreurs idéologiques. Il y a bien un problème de personnes : Nicolas du Fouquet’s aussi bien que Marguerite Petit-Four ont une façon d’être, de faire de la politique, en décalage profond avec les Français en général, et les habitants du nord Finistère en particulier. À l’occasion du grand changement qui s’annonce à la présidentielle, il faut aussi lancer un grand changement de têtes, faire appel à des hommes et des femmes connectés avec la réalité sociale et économique, venant de la société civile mais impliqués dans la vie citoyenne, honnêtes dans les paroles autant que dans les actes, ni usés ni trop verts, impliqués en politique mais n’ayant pas oublié d’être un collègue, un ami, un père ou une mère.

On fait de la politique pour les autres autant que pour les siens, on la fait pour leur offrir la liberté et la possibilité de choisir un avenir meilleur. Le politique doit avoir la vision du futur pour être capable de faire les choix du quotidien. Et si en plus on est de gauche, alors il faut construire les choses dans le cadre solidaire d’un avenir commun et ne jamais baisser les bras devant l’injustice.

Voilà ce que devrait être, ce que doit être le futur député de la troisième circonscription du Finistère !

 

 

Le parti socialiste, les verts, l’écologie et le nucléaire

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La vidéo de l’intervention de François Hollande à France 2 nous montre une fois de plus un candidat tout à la fois pugnace et responsable, alerte et précis dans ses réponses.

Voilà qui est fort loin de l’image donnée par Nicolas Sarkozy au G20, un Sarkozy éteint, hésitant et presque hagard. Cette piètre prestation est peut-être la raison pour laquelle l’annonce du deuxième plan de rigueur UMP en trois mois a été faite par François Fillon et non Nicolas Sarkozy alors que ce dernier se précipite d’habitude à la tribune dès que l’occasion se présente, y compris lorsqu’il s’agit  d’un chien écrasé. Nico-fait-tout considérerait-il le pilotage d’une crise équivalente à celle de 1929 comme un point très secondaire ?

Mais le propos de mon post du jour n’a pas de rapport avec le gouvernement sarko-fillon : je souhaite en effet revenir sur la séquence de François Hollande à propos du nucléaire (à 7’40s de cette vidéo) :

Les écologistes ont une position claire et appuyée sur le nucléaire : ils veulent en sortir immédiatement (ou plus exactement à marche forcée en 25 ans), coûte que coûte. C’est leur droit le plus strict, comme c’est leur droit de défendre cette position devant les Français.

Le PS, et ici François Hollande, a également une position claire que nous voulons nous aussi appuyer et défendre devant les Français. Nous savons parfaitement quels sont les problèmes posés par le nucléaire et c’est pourquoi nous voulons en sortir. Mais pas à n’importe quel prix, pas n’importe comment. Contrairement aux écologistes, nous prenons en considération à la fois les écosystèmes et les sociétés humaines. Contrairement aux écologistes nous ne considérons pas les sociétés humaines comme un élément second qui passe après dame nature. C’est là notre immense différence. Alors oui sur ce sujet, nous prenons résolument le chemin de la sortie du nucléaire, mais sur l’exemple précis de l’EPR de Flamanville, nous prenons aussi en considération les investissements déjà faits, les besoins plus que criants en matière d’électricité, et ceci au  même titre que les risques induits par cette technologie. Je préfère donc me battre pour fermer les centrales les plus vieilles dès l’ouverture de Flamanville, que de me battre pour ne pas finir de construire cette centrale. Parce que c’est l’intérêt des citoyens Français qui nous demandent de trouver le meilleur compromis entre leurs besoins en électricité et les risques industriels.

Que cela soit clair et que les écologistes le comprennent : le PS a désormais une pensée autonome en matière d’écologie. Cette pensée est du point de vue des buts à atteindre, tout à fait compatible avec celle d’EELV, mais en matière d’outil pour atteindre ces buts, nous différons d’eux. Les sociaux-démocrates ont plus l’habitude de la négociation et du compromis que les écologistes, et il me semble pour cela bon de se montrer patients et compréhensifs même lorsque certains militants d’EELV s’enflamment sur ce sujet. Ceci dit le compromis n’est pas la compromission, et une alliance électorale doit se faire sur des bases saines, idéologiquement et électoralement.

Nous allons retourner devant les électeurs pour gagner la présidentielle et la législative. Nous irons donc avec un programme auquel nous croyons, et un programme compréhensible et acceptable. J’habite une circonscription en bout de ligne ERDF, dans une région déficitaire en énergie. Je me vois mal faire une campagne en expliquant aux électeurs que l’on va développer une politique industrielle énergétique qui sera plus coûteuse pour moins d’énergie produite. Une politique qui empêchera le développement de la voiture électrique, une politique qui mènera à des coupures du réseau. Non, je veux leur dire que je souhaite sortir du nucléaire, que cela prendra le temps qu’il faut, et qu’en attendant nous développerons et implanterons toutes les solutions les plus sures et les plus performantes pour qu’ils puissent continuer à avoir du courant à moindre coût (voire dès que ce sera possible, que la partie minimale d’électricité vitale pour chaque foyer soit accessible gratuitement).

Voilà le programme que je défendrai, avec les écologistes je l’espère, en tous cas avec tous ceux qui veulent concilier les impératifs collectifs des citoyens et les contraintes des écosystèmes.

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Quelques références :

Pierre Moscovici : Les primaires auront-elles le candidat qu’on n’attend pas ?

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Arnaud Montebourg, Emmanuel Valls, Ségolène Royal sont partis en campagne il y a déjà de très nombreux mois et force est de constater que ces candidatures prématurées n’ont pas déclenché une vague d’enthousiasme et de soutien.

François Hollande est parti depuis moins longtemps mais sa campagne ayant mieux été préparée, en particulier en renforçant les liens internes qu’il maîtrisait par ailleurs bien grâce à sa longévité à la tête du PS, il bénéficie actuellement d’un avantage en ce début officiel de campagne.

Martine Aubry a su respecter le calendrier décidé, et ayant bénéficié de l’improbable empêchement de DSK et de sa position de 1ère secrétaire, elle se présente aujourd’hui au niveau de FH, à un souffle derrière lui.

Est-ce terminé ? Le casting est-il complet et surtout satisfaisant ? Le plateau présenté nous prépare un combat entre (ex)premiers secrétaires du PS, ce qui est certes un gage de légitimité interne mais n’est pas exactement une promesse de réformes radicales, d’originalité, d’ouverture à l’innovation. Peut-être sauront-ils le faire, mais nos deux favoris vont devoir « se faire du mal ».
L’autre difficulté qui vaut pour tous les candidats déclarés et d’apparaître pour des candidatures « moi-je« , certes tout à fait dans l’esprit du combat de la Vème République, mais peu en phase avec un espoir collectif, une solidarité de groupe, le dessein d’un avenir commun.

« Soyons dès lors clairs : je ne crains pas, par ma candidature, de provoquer la désunion, puisque le pluralisme existe. Ma préoccupation est ailleurs : a-t-elle un sens, peut-elle éclairer le débat ? (PM) »

Est-ce une malédiction de la Vème République ? Les Français doivent-ils se résigner à choisir entre d’honnêtes mais ternes travailleurs là où la situation nécessite tout à la fois compétence, imagination, innovation, transgression, panache, et un quelque chose de « différent », un effet Obama où un cadre du parti prend de l’épaisseur au fil de la campagne, conteste la partition écrite par avance et renverse l’ordre établi. Cela me semble toujours possible, et à mon sens, si un tel candidat émerge, il sera issu des troupes de socialisme & démocratie, reprenant la force des idées sociales et économiques de Dominique Strauss-Kahn et porté par l’esprit collectif qui nous anime.
Nous pouvons contester la logique de la Vème République qui a permis la catastrophique élection de Nicolas Sarkozy, entraînant l’accélération du déclin de la France. Nous contestons la fatalité du choix de l’honnête médiocrité faute de mieux. Notre espoir va au-delà de ce qui est écrit d’avance. Pierre Moscovici a demandé notre avis, la réunion prévue par notre courant aura lieu finalement mercredi à Paris, et il a indiqué sur son blog qu’il annoncerait sa décision jeudi.

« il est essentiel à mes yeux que le groupe que j’anime et continuerai à animer quoi qu’il arrive fasse un choix éclairé, que nous prenions position ensemble, si possible unanimement, à défaut de façon très majoritaire, afin de peser puissamment sur les échéances à venir. (PM) »

Pierre Moscovici est-il le candidat que la paresseuse logique actuelle n’attend pas ? Rendez-vous mercredi pour la dernière consultation collective et jeudi pour le savoir.

Deux semaines de réflexion

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Plus que quelques jours avant l’ouverture officielle de la campagne des primaires du parti socialiste. Cela vaut bien le temps d’arrêter le temps et de prendre un peu de hauteur.

L’année écoulée n’a pas été inutile, très loin de là. La meilleure preuve selon moi en est le texte du socle programmatique du PS. Nous avons été capable de produire un texte clair, dans lequel chaque personne de gauche (et peut-être un peu au-delà) peut se reconnaître, dans lequel nous retrouvons à la fois une voie vers des outils politiques neufs, comme la réutilisation d’éléments qui ont permis les succès de 1997-2002 et qui sont toujours d’actualité. Les socialistes sont cohérents et politiquement crédibles et les Français ne s’y trompent pas me semble-t-il.

Cette année aura aussi été illustrée par la folie de notre système politique, folie tout entière incarnée par le destin DSK. DSK c’est l’homme qui aurait dû sauver la gauche en 2007 et nous éviter Sarkozy, c’est l’homme qui en réformant le FMI a sans doute évité le pire au monde en 2008, c’est l’homme qui n’a pas cessé d’être désigné comme le diable par tous ceux qui voyaient en lui l’adversaire à abattre en 2012, l’homme qui depuis son empêchement n’est plus en mesure de cacher la « légèreté » de ceux-là même qui prétendaient lui barrer le chemin, ces impatients qui voulaient parler avant le début de la campagne, se plaignant de ceux qui respectent le calendrier fixé collectivement. Peut-on espérer pour la suite que la leçon a été comprise, que l’on se battra pour demander plus et mieux à ceux qui sont en place, que la critique sera factuelle et argumentée et non le fruit d’un effet de manche ou d’une hystérie, que le débat portera sur des idées et les moyens de les réaliser et non la capacité à être invité au 20h ? Peut-on l’espérer ?

Dominique était le leader naturel des sociaux-démocrates, mais la socdem ne se limite pas à DSK, et ne se définit pas juste par rapport à lui. Si sans Royal il n’y a plus de royaliste, sans Hollande de hollandais, DSK ou pas les socdems sont toujours une communauté d’idées, une façon de voir et de faire de la politique, des outils et une vision d’avenir. Reste donc à voir ce que nous allons faire…

De part le pacte de Marrakech, Martine Aubry a naturellement hérité du flambeau socdem. Mais qu’en a-t-elle fait ? Il y a quelques semaines j’avais écrit un post où j’exprimais mon attente vis-à-vis de Martine, lui demandant « de réunir les forces social-démocrates pour décider ensemble de l’avenir. Qu’elle écoute ce qu’ont à dire Pierre Moscovici, Gérard Collomb, Michel Destot, Michèle Sabban, Jean-Jacques Urvoas, Marisol Touraine et tous les autres dont la liste est trop longue pour être complétée ici !« . Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait ? Pourquoi n’a-t-elle pas cherché à parler aux militants sociaux-démocrates ? Cela n’est pas bien, cela n’est pas acceptable.

Si ce n’est pas Martine, sera-ce François ? L’homme ordinaire (au passage quelle est l’andouille qui veut faire croire que les Français attendent un homme ordinaire à la présidence alors que le navire est en pleine tempête !) qui se revendique social-démocrate. Soit, de la social-démocratie il pratique largement le dialogue et la négociation (mais un peu trop consensus mou à mon sens), cependant en 2007 il n’a en rien favorisé cette voie, bien au contraire, au Mans il me semble qu’il avait promis des choses qu’il n’a pas tenues, son parcours à la tête du PS n’a pas révélé chez lui un réformateur radical, très loin de là. Par ailleurs lui non plus n’a pas cherché à parler aux militants socdems. Pourquoi ce silence ? Parce que ces « cons de socdem finissent toujours par signer ?« . Là non plus, ce n’est ni bien ni acceptable.

Quid des autres candidats déclarés ? Royal est l’antithèse de notre façon de faire de la politique, Montebourg serait prometteur, il a fait un bout de chemin avec Besoin de Gauche, mais il est par trop « désarticulé ». Quant à Valls, il est trop souvent dans l’excès.

À ce jour, nous n’avons aucune raison de faire un choix si ce n’est le devoir d’en faire un d’ici l’automne. Je sais que certains de mes camarades pensent encore possible un retour de Dominique au cas où un complot était démontré, mais je crois foncièrement qu’il faut être fidèle à nos idées (qui sont également celles de Dominique) et considérer que nous devons construire notre destin, qu’avec DSK cela aurait été parfait mais qu’avec quelqu’un d’autre issu de nos rangs ce sera très bien, que nous gagnerons collectivement si nous soutenons une personnalité qui nous ressemble et incarne nos idées. 2012 est une élection pour les sociaux-démocrates, elle ne nous échappera pas, nous ne voterons pas par dépit ou par défaut, nous voterons pour nos idées parce que la refondation social-démocrate, ce « flux libéral dans un tuyau marxiste » est la seule voie qui ne soit entachée pas les échecs épouvantables du marxisme et du libéralisme débridé, parce que c’est le bon équilibre entre trop d’État et pas assez d’État, entre égalité de tous et équité de chacun, entre économie et social, entre passion et raison.

Il reste quelques jours de réflexion, mais d’ores et déjà j’appelle de mes vœux une candidature authentiquement social-démocrate, héritière de notre histoire socialiste, tournée vers l’avenir, prête à porter le projet qui reconstruira la France.

 

A mes amis sociaux-démocrates III

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Après quelques jours, chacun a pu reprendre ses esprits. Du coup, le petit train de la pré-campagne des primaires a pu repartir.

Lorsque les militants PS attendaient (ou redoutaient suivant les cas) la déclaration de candidature de DSK, le paysage politique de gauche s’était peu ou prou organisée entre les tenants d’une réforme social-démocrate marquée et largement illustrée par la réforme keynésienne qui avait pu être menée au FMI et les tenants d’une ligne qui a défaut d’être claire s’opposait à la première.

DSK étant empêché de se déclarer à court terme, on aurait pu s’attendre à ce que l’audace soit à l’ordre du jour. Hélas, le PS est en train de s’approcher d’un débat bipolaire entre l’ancien premier secrétaire et la première secrétaire en titre. Si ce devait être le cas, autant dire que les primaires ne vont pas passionner les Français car la cuisine interne leur est tout  la fois incompréhensible et indifférente.

Pire que cela, l’adoubement mou de Largarde par Martine Aubry et François Hollande est une faute. Nos députés se sont battus pour que les accusations portées par les organes de contrôle de l’État ne finissent pas aux oubliettes et ils sont désavoués, mais en plus le PS apparaît comme le parti qui accepte sans sourciller la mise à mort des réformes  keynésiennes du FMI, ouvrant ainsi largement les portes des pillards qui se pressent déjà sur le corps moribond de la Grèce. Plutôt que de reprendre l’erreur de stratégie de Royal en 2006 en partant en voyage avec l’illusion de se forger une stature internationale, Hollande ferait mieux d’être en France et de défendre avec force les principes d’une politique internationale en accord avec nos idéaux.

Reste l’espoir et le temps de reconstituer une vraie voie qui sort le PS de son « grumeau » et qui annonce effectivement l’ère des réformes radicales dans un monde où les dangers mortels cognent à la porte. C’est bien là que doivent intervenir les sociaux-démocrates. Avec ou sans Dominique, nous sommes prêts à changer et le parti et la France. Nous savons que nos outils sont efficaces, que notre analyse est la bonne. Nous devons changer l’État providence en État assurance. Nous devons tuer à la fois le libéralisme débridé des marchés et le marxisme. Nous devons construire les conditions d’un avenir collectif, commun et égalitaire qui respecte l’équité entre les individus. Nous devons fixer nos objectifs en fonction des défis gigantesques en face de nous : sortir du désastre économique et social de la sarkozie, affronter la rupture énergétique, la rupture climatique, la bascule démographique et l’accélération de la dématérialisation.

J’invite une fois encore Martine Aubry qui a hérité du flambeau socdem dans les conditions que l’on sait a réunir les forces social-démocrates pour décider ensemble de l’avenir. Qu’elle écoute ce qu’ont à dire Pierre Moscovici, Gérard Collomb, Michel Destot, Michèle Sabban, Jean-Jacques Urvoas, Marisol Touraine et tous les autres dont la liste est trop longue pour être complétée ici ! Les troupes sarkozystes ont mis en route une machine qui nécessitera bien plus que d’être candidat par hasard et parce que l’on croit que c’est notre tour. En 2012, nous aurons subit 10 ans d’une longue maladie qui a fait de la France l’ombre d’elle-même, et le système des partis politiques actuel est partie prenante de cette maladie.

Il reste un an, ce qui est très long et je ne pense vraiment pas que dans 6 mois le paysage politique ressemblera beaucoup à celui d’aujourd’hui. Faisons confiance aux forces et talents de notre parti ! Faisons confiance à l’expression démocratique au sein de notre parti ! Acceptons a priori et créons les conditions de l’émergence d’un porte-drapeau en dehors des normes RH du parti parce que la situation est en dehors des normes. Que les cadres lisses du parti deviennent les effrontés qui osent monter sur le char et défier l’ordre agonisant !

Plus que jamais l’époque n’est pas celle de l’homme ordinaire, les défis sont trop grands, les dangers trop pressants. Le navire France a besoin d’un capitaine et d’un équipage d’exception. Nous constatons chaque jour que cela ne se trouve pas à droite, mais la gauche saura-t-elle offrir cet équipage à notre pays ?

A mes amis sociaux-démocrates, II

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Passé le temps de l’incrédulité et de la stupeur, vient petit à petit celui de la reprise de notre combat politique.

Je veux d’abord m’adresser à ceux dont j’ai lu le désarroi dans leurs posts ou commentaires, désarroi qui allait jusqu’à vouloir renoncer à participer à voter en 2012. Les idées et les actions concrètes de Dominique Strauss-Kahn ont servi à la fois de terreau et de socle à notre combat pour une réforme profonde et radicale des idées de la gauche, pour un redressement victorieux de la France, et ces idées sont toujours là, bien vivantes, bien actuelles. L’œuvre dépasse toujours l’artiste et je crois que ce serait faire injure à nos combats, quelque part à ce que nous sommes, que de déserter le champ de bataille alors que le combat est juste devant nous, et que nous avons toutes les chances de reporter cette bataille. Même si Dominique venait à être empêcher de nous rejoindre à temps. Lorsqu’il est parti à Washington en 2007, nous n’avons pas abandonné, nous avons produit les travaux du manifeste de socialisme et démocratie, nous avons tissé des liens sur internet, nous avons travaillé à la promotion de nos idées, ce qui a abouti entre autre à la nouvelle déclaration de principes du Parti Socialiste.
Et même si ce qui arrive aujourd’hui semble surréaliste, c’est un scénario qui était prévu (par Dominique lui-même) à un instant prévisible. Nous redoutions de prendre un missile, nous l’avons pris, et alors ?

Que faire ? D’abord, je crois, respecter la parole donnée, même si les militants n’ont pas été consultés dans le pacte DSK / Aubry. Mais à circonstances exceptionnelle, réaction adaptée. Martine est aujourd’hui certes dépositaire du mandat social-démocrate, mais il serait tout à fait souhaitable qu’elle réunisse les sociaux-démocrates et repose la question de ce mandat. Il ne faut pas prendre le risque que la force militante des socdems se diluent dans différentes voies à cause de divergences secondaires.
J’ignore par ailleurs quel est son état d’esprit et si l’on pouvait prévoir l’affaire de Dominique, on peut aussi prévoir que les forces de destruction qui ciblaient DSK vont se porter à très court terme sur elle. La France politique est dans un état très malsain, et le web dévoile sans fard des comportements et des idéologies d’une noirceur et d’une vilénie abjectes.

Il me semble plus que nécessaire de trouver la meilleure solution, d’entendre, vraiment, ce qu’ont à apporter des personnalités comme Pierre Moscovici ou Gérard Collomb, ou quiconque a sincèrement des arguments à faire valoir. En 2012 nous porterons un candidat socdem à la présidence. La seule chose vraiment certaine est que nous n’en connaissons pas à ce jour le nom, mais nos idées sont les bonnes, nous avons démontré qu’elles fonctionnaient.

La situation est exceptionnelle, tant mieux, c’est ainsi que se découvrent les personnalités d’exception. Osons défier le destin, allons arracher 2012 contre vents et marées, contre toutes les tempêtes et les obstacles rencontrés sur notre chemin.

A mes amis sociaux-démocrates

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L’actualité new-yorkaise donne une étrange lecture de mon post de la semaine dernière « l’homme est la mesure de toute chose« . Il faut attendre la fin de la semaine pour pouvoir en dire un peu plus sur l’avenir de Dominique Strauss-Kahn, laisser le temps à ses avocats de rassembler les éléments de sa défense et entendre (enfin) sa version des faits.

En attendant la prochaine audience, je tiens à rappeler à tous que le combat des sociaux-démocrates est d’abord celui de l’idéal d’un monde plus juste construit par la réforme, un combat d’idées que Dominique a alimentées et mises en œuvre avec force et réussite. Or si DSK est aujourd’hui empêché d’agir politiquement, les idées et le combat demeurent et nous en sommes dépositaires. Ne laissons-pas cela se déliter, ce serait le trahir autant que nous trahir ! Si DSK est en mesure de revenir, il ne doit pas trouver un bâtiment déserté, et s’il ne l’est pas, ce serait lâcheté et injure que d’abandonner un combat mené au nom de l’avenir de la France et des Français.

A court terme, notre position ne doit pas changer : nous avons un pacte entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, il doit être respecté plus que jamais. Je n’ignore pas évidemment les aspirations divergentes qui existent, mais les circonstances exceptionnelles doivent nous amener à une conduite plus qu’exemplaire. Si, et seulement si, Dominique n’est effectivement pas en mesure de reprendre sa place dans les toutes prochaines semaines, alors il appartiendra à Martine de réunir la famille social-démocrate, de présenter clairement sa position et de faciliter la présentation d’une candidature socdem à la primaire, candidature fondée sur la rationalité autant que sur l’envie de gagner cette élection.

Le travail de structuration effectué ces derniers mois représente un atout majeur pour gagner une élection qui ne s’annonce plus aussi simple. Il faut se souvenir que sans DSK, la gauche n’apparaît plus majoritaire actuellement : nous ne sommes plus favoris mais challengers.

Notre avenir est toujours entre nos mains, les Français attendent beaucoup de nous, faisons-leur savoir que nous sommes toujours là et que nous gagnerons le combat de 2012 pour eux.

Plaidoyer pour un nouvel urbanisme

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Depuis longtemps j’utilise régulièrement une petite loi universelle personnelle qui dit que lorsque l’on a un problème qui semble impossible à résoudre, il faut essayer de trouver un autre problème à résoudre et chercher une solution pour les deux en même temps (je suis preneur d’une référence si quelqu’un a déjà découvert cette vérité profonde avant moi…).

Et bien cela tombe bien en ce moment puisque le futur président de la République française aura à résoudre une équation impossible qui inclut la relance de l’économie, le sauvetage des finances, la bascule énergétique (d’abord pétrole ensuite nucléaire), le changement climatique (pas sûr que nous en restions longtemps à la douce langueur d’un printemps hors norme) et bien sûr nos rééquilibrages démographiques.

Donc, côté problèmes impossibles nous sommes servis.

En plus de ma petite loi universelle personnelle, j’avais co-écrit il y a déjà bien longtemps un texte intitulé « Le O.U.I. de la Social-Démocratie française : Outils – Utopies – Idéologie« . L’idée de ce texte un peu méthodologique était d’avoir un énoncé politique qui permette à la fois de dire où l’on va (l’utopie) et comment on y a (les outils).

Et bien je crois que pour résoudre nos problèmes insolubles, il existe un outil puissant, outil que Dominique Strauss-Kahn avait mis à son programme lors des primaires de 2006 (mais beaucoup trop timidement à mon sens). Cet outil c’est l’urbanisme, ou plutôt la création ex-nihilo d’un nouvel urbanisme capable à la fois de prendre en compte les impératifs de basculement énergétique (nouveaux modes de consommations énergétique, mais aussi nouveaux modes de production), capable de prévenir les effets catastrophiques du changement climatique (souvenez-vous de Xynthia), capable aussi de retisser les liens sociétaux si distendus, capable enfin de relancer de façon coordonnée l’économie (de façon rentable dans le temps qui plus est !). J’avais décrit plus précisément l’intérêt de cette approche dans le texte « Des villages pour le XXIème siècle : Reconstruire une France solidaire répondant aux défits« , mais que ce soit à travers la construction de villages ou simplement de nouveaux quartiers, l’outil me semble extraordinairement puissant et bel et bien en mesure de résoudre les plus graves de nos problèmes.

C’est de plus un outil simple à comprendre, un outil qui s’ancre dans l’histoire de nos sociétés (connaissez-vous les quartiers castor ou des gens comme Robert Owen ?), c’est un moyen fantastique pour associer les citoyens à la mise en œuvre d’un changement politique majeur, c’est un moyen de gérer au mieux le risque futur lié aux changements climatiques et c’est un moyen fantastique de construire les infrastructures de la société du XXIème siècle.

Nous tenons-là à mon sens l’outil de la construction d’un destin commun et solidaire, l’outil d’un État qui intervient quand il faut où il faut, qui donne le cap et l’impulsion, qui permet aux citoyens de participer activement et librement à la construction de cet avenir. Voilà un outil que les sociaux-démocrates ont dans leur besace : il est temps de l’offrir à tous les Français !

En 2006 le courant social-démocrate était en avance d’une élection sur la vieille idéologie PS, il l’est toujours

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Martine Aubry s’est déclarée ouverte à l’idée d’une politique qui tracerait une voie de sortie du nucléaire. Grande nouveauté au PS ? Retournement spectaculaire ? En fait non. Si en 2006, François Hollande alors 1er secrétaire avait bien voulu ouvrir les portes et fenêtres des idées, sans doute ce débat aurait-il eu lieu à l’époque sous l’impulsion des sociaux démocrates.

Voici quelques textes publiés à l’époque.

DANS LE LIVRE « 365 JOURS » (éditions Grasset & Fasquelle, 2006)

PAGES 218-219 (propositions lors des vœux à la presse en janvier 2006)

Axe n° 3 : Le développement durable

« Proposition 8 : Réussir le pari du postnucléaire.

Nous assistons actuellement à un accroissement de la dépendance énergétique. On l’a vu récemment avec la crise du gaz entre la Russie et l’Ukraine ou l’augmentation du prix du pétrole. Nous connaissons les difficultés du nucléaire dans un pays comme le nôtre. Pour y répondre, il faut consacrer un effort de recherche massif aux questions de l’énergie propre. La France a fait dans les années 1950 le pari du nucléaire et elle l’a réussi. Elle doit aujourd’hui faire le pari du postnucléaire et le réussir. »

PAGES 270-272 Mardi 13 septembre

« En Haute-Marne et dans la Meuse, référendum local sur la question des déchets nucléaires. Situé aux confins de la Haute-Marne et de la Meuse, le site de Bure doit accueillir un centre d’enfouissement des déchets nucléaires.

La presse nous apprend aujourd’hui que les riverains demandent un référendum local à ce sujet. Nous sommes là au croisement de plusieurs sujets de société très actuels, au premier rang desquels la demande croissante de « participation ». Avec l’élévation du niveau d’éducation et d’information et les possibilités de débat offertes par l’Internet, les citoyens se forgent de plus en plus leur propre avis sur les sujets qui les préoccupent ou qui touchent leur cadre de vie. Ils veulent prendre une part directe aux décisions. Notre système démocratique ne peut manifestement plus fonctionner sur le seul principe de la délégation.

La pratique du référendum local n’est pas forcément la bonne manière de répondre à cette attente légitime, car la question est trop souvent biaisée. Dans l’exemple de Bure, il me paraît clair que personne – même parmi ceux qui approuvent globalement le choix nucléaire de la France – ne dira qu’il veut accueillir des déchets radioactifs près de chez lui, si on lui pose la question sous cette forme ! Le conflit national entre intérêt individuel et intérêt général ne peut néanmoins plus être tranché par les seuls élus. Les Français ne l’entendent plus ainsi : nous devons introduire de nouveaux instruments de consultation pour permettre la nécessaire « appropriation citoyenne » des grands sujets de société.

Le nucléaire fait typiquement partie de ces domaines où les choix semblent parfois imposés par des instances scientifiques et industrielles situées hors d’un contrôle démocratique visible par les citoyens. En ce qui concerne par exemple les déchets radioactifs le Parlement a voté en 1991 une loi – la « loi Bataille », du nom d’un de mes collègues socialistes qui en était le rapporteur. Cette loi prévoyait une longue phase d’étude permettant à la fois d’analyser les conséquences de leur enfouissement en couches profondes et d’explorer d’autres techniques de traitement des déchets. Il n’est pas sûr que ce protocole ait été parfaitement respecté. Le Parlement doit en principe se prononcer l’an prochain : il faut s’attendre à un joli débat.

L’autre question soulevée par cette affaire est bien évidemment celle de notre politique énergétique. Je suis convaincu que le choix du nucléaire a été bénéfique pour la France. Il a permis de réduire notre dépendance énergétique. Il serait parfaitement absurde de le remettre en cause du jour au lendemain. Mais je suis conscient de ce que le nucléaire ne résout pas à long terme le problème de l’accès aux ressources. Et, surtout, qu’il pose le problème épineux des déchets. Le projet Iter, qui démarre à Cadarache, permettra d’expérimenter l’utilisation d’un composé plus abondant et beaucoup moins nocif : l’hydrogène.

Mais je crois que nous devrons concentrer nos efforts des prochaines décennies sur l’ensemble des énergies propres et renouvelables. La France a réussi dans le domaine du nucléaire dès les années 1950. Elle devra réussir de la même manière dans les énergies nouvelles. Or nous sommes très en retard dans ce domaine. Je ne prendrai qu’un exemple : celui des piles à combustible qui, demain, alimenteront les moteurs électriques de nos voitures et de nos camions. C’est un enjeu décisif puisque les transports terrestres sont une des principales sources de pollution.

Que constate-t-on ? Que Toyota a pris une avance considérable avec ses voitures hybrides. Que les autres constructeurs japonais suivent. Que Peugeot continue à produire des voitures diesel. Que Renault a renvoyé le problème à Nissan ! C’est là que la détermination publique fait défaut. En France, dans ces domaines, il faut une incitation de l’Etat. »

PAGES 274-275 Vendredi 7 octobre

« Je participe à Dunkerque à un colloque sur la politique industrielle organisé en commun par Dominique Voynet et Michel Delebarre. Je veux convaincre, notamment les Verts, que l’on peut mener une politique industrielle respectueuse de l’environnement. Je veux aussi saisir l’occasion de montrer que je ne suis pas, comme certains l’imaginent parfois, un affreux « nucléocrate ».

Je ne suis évidemment pas devenu un croisé de l’antinucléaire. Je persiste à penser que la France a fait un bon choix dans les années 1950 et qu’elle continue d’en percevoir les dividendes. Je suis aussi convaincu que l’électricité d’origine nucléaire nous sera nécessaire longtemps encore. Pour beaucoup de militants Verts, cela suffirait à justifier mon excommunication. Je crois pourtant avec la même force que nous devons tout faire pour raccourcir la période pendant laquelle les réacteurs nucléaires que nous possédons nous seront encore indispensables en investissant massivement dans la recherche et le développement des énergies propres comme dans les économies d’énergie.

Dominique Voynet sait tout cela. Et c’est même pour cela qu’elle m’a invité à venir aujourd’hui. […] »

DANS UNE INTERVIEW A LIBERATION (2006)

« Le monopole privé est la pire des situations », itw au journal Libération du 7 septembre 2006 sur le projet de fusion GDF-Suez.

http://www.liberation.fr/evenement/010159722-le-monopole-prive-est-la-pire-des-situations

Et le nucléaire ?

« Il n’y a aucune raison pour que le sujet soit tabou. Nous avons un avantage en matière nucléaire que nous avons intérêt à maintenir. Sur ce sujet, je ne suis pas pour la politique de l’autruche, consistant à jouer à cache-cache avec les Verts. Il faut aller beaucoup plus loin dans la transparence, notamment sur la question lancinante des déchets et de la sécurité. »

Pourquoi la politique énergétique ne constitue-t-elle pas un sujet majeur du projet socialiste ?

« Je veux présenter aux socialistes d’abord, au pays ensuite, les grands problèmes que le président sera amené à traiter. Il y a des problèmes malheureusement traditionnels : l’emploi, le pouvoir d’achat, la solidarité. Mais il y a aussi de grands problèmes internationaux, parmi lesquels, les questions liées à l’après pétrole : l’épuisement de la ressource, son prix, ses conséquences environnementales, ainsi que ses conséquences géopolitiques notamment l’instabilité que crée la dépendance en hydrocarbures, et aussi le débat sur le nucléaire et les énergies renouvelables. La préparation de l’après pétrole me parait absolument décisive. Et cela relève du président de la République. »

Enfin, plus modestement vous trouverez d’autres références et un texte sur la place de l’écologie dans le renouveau social-démocrate créé écrit après notre échec de 2006.
En 2006, nous aurions pu être prêts, nous avions ce qu’il fallait pour gagner 2007. Souvenons-nous en pour préparer les mois qui viennent et l’élection de 2007.