Nicolas Sarkozy avait choisi de profiter du 14 juillet pour gonfler son torse si peu présidentiel.
Une visite à nos troupes en Afghanistan suivie de la martiale parade annuelle aurait dû donner quelque épaisseur à la construction de la nouvelle image Sarkozyste, pondérée, sérieuse, à la tâche, et faire oublier l’agitation stérile, le clinquant, la « blagounette » déplacée lors de sa dernière visite en Afghanistan, le tapis rouge déployé aux pieds de nos nouveaux « amis » dictateurs, les peu recommandables Kadhafi et Assad hier choyés aujourd’hui bombardés.
La blague de Nicolas Sarkozy à l'hommage funèbre… par Raoul3B
Mais voilà, Nicolas Sarkozy n’est pas que catastrophique du point de vue international et incompétent économiquement, car en dehors de sa capacité à comploter politiquement, il rate tout ce qu’il fait. En allant en Afghanistan peu avant notre fête nationale, il offrait une tribune médiatique inespérée aux talibans qui ne se sont pas privés de capter l’attention en appliquant les tristement efficaces méthodes mises au point en Irak, attentat suicide ciblé pour avoir l’effet médiatique maximum. Résultat, cinq de nos soldats morts le lendemain de son passage, un sixième le surlendemain. Le plan com’ s’en est retrouvé perturbé, et ce ne sont pas les pauvres décisions annoncées (augmenter la sécurité des militaires sur place, comme si les casernes afghanes étaient jusque là gardées comme des camps scouts) qui répareront les dégâts. Il est bien difficile d’écrire avec la retenue nécessaire due à la douleur des familles…
Suite à cet événement, la question de notre présence là-bas se repose. Il y a 10 ans, on pouvait trouver des raisons valables d’intervenir, en sachant cependant qu’il était illusoire de prétendre gagner une guerre. La légitimité et l’objectif étaient autre : intervenir massivement et sans faiblesse pour détruire un futur état terroriste. Ce qui fut fait. Mais dix ans plus tard, il est plus que difficile de voir nos soldats mourir. Certains ont dit qu’ils étaient morts pour rien. Si leur mort peut paraître effectivement absurde et évitable, leur engagement pour la France et ses valeurs ne permet pas de prétendre que ce fut pour rien. Eux ont fait leur travail et leur devoir dans l’intérêt de la France et des Français. Il n’en reste pas moins que nous devons maintenant quitter ce pays dans des délais brefs et compatibles avec la sécurité de nos troupes et de nos alliés. L’Afghanistan doit recouvrer sa souveraineté pleine et entière et assumer son destin. Nous pouvons les aider s’ils le demandent, comme un pays amis s’ils le souhaitent, mais le temps n’est plus à l’engagement guerrier de la France.
Ce 14 juillet ne fut pas seulement triste parce qu’endeuillé, il nous a rappelé que dernière la fierté de nos troupes défilant se trouvait un homme qui n’a jamais réussi à être à la hauteur de la charge et de l’honneur qui lui étaient confiés. Qu’il dégage !



Si l’affaire judiciaire du Sofitel n’est pas close, la balance de la justice penche maintenant clairement en faveur de DSK. Quant au ludion médiatique, puisse-t-il éviter les excès des premiers jours de l’affaire : si N. Diallo a menti comme elle l’a avoué et comme le procureur l’a dit, qu’on laisse la justice faire son enquête et que l’on arrête de confondre enquête et lynchage. Ce temps particulier est celui de la respiration, pas l’heure du jugement, pas non plus l’heure des comptes.
Le parti socialiste peut lui aussi présenter fièrement son front aux Français. L’immense majorité des militants du parti se sont sentis sincèrement blessés par les attaques de l’UMP et très peu ont eut l’imbécilité d’essayer d’exploiter la situation à des fins politiciennes. La justice américaine a franchi aujourd’hui une étape quI démontre que le PS n’a en aucun cas à rougir des valeurs que nous défendons : oui nous sommes un parti pour lequel le mot « morale » a un sens. J’appelle mes amis sociaux-démocrates à reprendre leur combat commun, à se réunir autour de notre identité, à combattre sous notre bannière en qualité de courant du PS. Comme je l’ai écrit plusieurs fois, il n’y a aucune urgence à choisir un candidat par défaut, cela n’en est que plus vrai aujourd’hui : affichons nos valeurs, défendons nos idées, préparons le terrain de la victoire, et nous verrons bien d’ici l’automne qui symbolisera cette victoire, et faisons-le avec ce qui est notre force, notre identité collective.
Enfin je veux qu’à travers ce coup de théâtre ce soit Marianne qui relève la tête, Marianne que l’on a présentée faible et perverse, Marianne que l’on a voulu ridiculiser. Mais mon pays n’a rien à voir avec cette image, la France n’est pas une contrée de compromissions avec les dictateurs ou les boursicoteurs. La France est un pays de justice et de liberté, un pays fier et confiant en son avenir et c’est pourquoi je me suis engagé dans le militantisme politique, pour que mes enfants ne vivent pas dans un petit pays marécageux gouvernés par des esprits étriqués, mesquins et stupides. Reprenons notre destin en main, que cette campagne soit une campagne de reconquête et de reconstruction de notre pays, que cette campagne mène au pouvoir des hommes et des femmes capables de courber le destin !
Les éructations médiatiques et internétiques sur la construction de la culpabilité de Dominique Strauss-Kahn ont été en partie alimentées par l’affaire Banon où cette dernière était présentée comme la victime au mieux d’un harcèlement dépassant les bornes, au pire d’un viol.