Hommage à Stéphane Hessel

Lis moi avec webReader

120px-Stéphane_Hessel_IMG_9191C’est avec une émotion particulière puisque j’ai en qualité de militant contribué à ce qui a sans doute été son dernier grand combat, que j’ai appris ce matin la mort de Stéphane Hessel.

Malgré son âge vénérable, cet homme a montré jusqu’au bout une force morale et un enthousiasme qui tranche avec le renoncement besogneux que l’on nous sert trop souvent.

Oui monsieur Hessel nous retiendrons votre message : l’homme est au centre de tout et il peut tout si il ose, si il est capable d’allier son courage à ses valeurs morales, si il est capable d’indignation.

Votre départ laisse le grand vide de votre personne, mais aussi un grand plein de vos valeurs.

Jour d’élection au PS

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Nous arrivons au terme de la campagne des élections fédérales du PS.

J’ai défendu ici et ailleurs ma candidature concernant la fonction de délégué de la troisième circonscription du Finistère et il me semble que les arguments des trois candidats ont pu être entendus, que les trois orientations différentes ont pu être précisées, le tout dans une atmosphère de campagne tout à fait correcte.

Il me reste cependant un point à préciser, qui ne concerne pas l’élection du délégué de Brest Iroise mais naturellement celle du premier secrétaire. Pendant la campagne, j’ai fortement appuyé sur le fait que, de mon point de vue, la fonction de délégué ne devait pas être marquée du sceau d’un courant, et que les prises de position du militant que je suis devraient, dans toutes les situations où la fonction de délégué prévaudra, être mise au second plan. Ce sera bien le cas si mes camarades m’accordent leur confiance, mais il me semble qu’il serait spécieux de ma part de ne pas être clair sur mes choix personnels. Je me dois donc de préciser ces choix pour que chacun puisse exprimer un vote complètement éclairé me concernant.

Tout d’abord, j’ai signé la motion Hessel et je siègerai en qualité de suppléant de Guy Mordret au conseil fédéral. Les responsables de cette motion n’ont pas souhaité soutenir une candidature en particulier, préférant s’inscrire dans un soutien constructif. Ceci est tout à fait en adéquation avec ma vision de la fonction de délégué de circonscription.

Ensuite, j’ai également signé la motion fédérale qui in fine a abouti à la candidature de Yohann Nédélec. Il ne serait donc pas correct de faire croire que je suis indifférent à cette candidature et que pour des raisons d’intérêt personnel immédiat, je m’en désolidarise. Je voterai donc pour Yohann lors du scrutin de l’élection du premier secrétaire fédéral du Finistère.

Qu’il soit vainqueur ou non de ce scrutin, ceci ne changera cependant pas ma vision de la fonction de délégué, et si mes camarades m’apportent majoritairement leurs voix, je mènerai mon action avec le même esprit qui que soit le futur premier secrétaire, en cherchant à améliorer les échanges, à négocier des compromis lorsque cela sera nécessaire, et à être force de proposition.

En tout cas, en attendant l’issue du scrutin, merci à toutes celles et ceux qui m’ont témoigné leur soutien et à la qualité des deux autres candidats qui m’ont porté la contradiction en faisant montre d’un excellent esprit.

Résultats provisoire du Finistère sur le vote pour le congrès PS

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La fédération PS du Finistère a publié les résultats suivants sur son site :

inscrits      2148
votants       1159
blancs et nuls       37
exprimés      1122
[important]motion 1      70,41%[/important]
motion 2      6,24%
motion 3      9,80%
[important]motion 4      12,12%[/important]
motion 5      0,53%

Un peu d’émotion pour le vote des motions ?

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Lorsque le processus pour le futur congrès du PS a été lancé, j’étais bien embêté. Pour cause de solidarité gouvernementale, il n’était pas question que Besoin de Gauche fasse valoir sa différence par un texte autonome. Nous en avons été réduits à produire quelques contributions en ordre dispersé.

Solidarité avec François Hollande et le gouvernement Ayrault certes, mais le texte proposé n’avait pas grand chose pour soulever l’enthousiasme (j’ai été sauvé de l’assoupissement en toute fin de texte par la volonté affichée de prolonger la rénovation démocratique du parti, ouf !). La présentation des choses et la désignation extraordinairement maladroite du premier signataire avaient en plus tout pour repousser les militants à la recherche d’une ligne forte et conquérante dans la continuité de ce début d’année.

J’étais fort marri mais quand même pas assez agacé pour être prêt à exprimer ma mauvaise humeur en allant soutenir le camarade Filoche et la gauche du PS.

Entre Harlem et le Venezuela se trouvait un océan de perplexité, morne étendue salée en vue d’un morne congrès…

Puis, sortie du diable vauvert est arrivée la motion Hessel. La force de cette motion ne réside pas tant dans ses propositions que l’on retrouve facilement dans le corpus général du PS, non elle réside à la fois dans le volontarisme et l’intensité de ces propositions (plus loin, plus vite, plus fort !) et dans la personnalité de Stéphane Hessel. Les socialistes se méfient (avec raison) des « sauveurs » ou grandes figures tutélaires, mais il s’agit là de toute autre chose.

Imaginez pendant quelques minutes la victoire de cette motion. Stéphane Hessel vu son âge ne pourrait prétendre à être un premier secrétaire « exécutif », mais comme caution morale du parti, quel extraordinaire impact cela aurait ! Copé et ses petits (co)pains, LePen fille et son fond de commerce, Borloo et sa recherche d’un compas centriste perdu en seraient réduits aux deuxièmes parties de soirées pour émissions d’insomniaques atrabilaires.

Stéphane Hessel porte sur son visage le poids de l’histoire autant que la force de l’indignation. Nous savons d’où nous venons mais nous n’irons nulle part sans énergie, sans puissance dans le mouvement, sans enthousiasme à l’heure des choix. Pendant un à deux ans, notre gouvernement va naviguer au cœur d’une effroyable tempête. Les militants socialistes peuvent-il se contenter d’être d’aimables gestionnaires d’un agenda vidé de substance ? La bataille se mène au gouvernement et au parlement, mais elle se gagne au plus près des Français. Et au plus près des Français, je veux me battre avec force et enthousiasme, en m’appuyant sur une personnalité qui inspire le respect, qui incarne la sagesse.

Indignons-nous, osons plus fort et plus vite !

Lettre de Stéphane Hessel

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Mes amis,

C’est la dernière ligne droite avant le vote des militants. Dans toutes les régions, notre motion rencontre un écho très favorable. A Paris, mercredi soir, nos interventions ont été bien applaudies. Mardi, je déjeunais avec quelques amis qui m’ont tous félicité pour la qualité de notre texte : « C’est excellent. C’est le texte le plus intelligent » affirmait même un ancien Ministre.

Oui notre texte est bon et nos solutions sont applicables sans tarder. C’est une question de courage politique. Pour pousser à l’audace nos amis du gouvernement, il faut que nous fassions le meilleur résultat possible au soir du 11 octobre. Nous sommes déjà 2.700 à avoir signé. C’est très encourageant mais ce n’est pas suffisant.

Voilà pourquoi, chacune et chacun de nous, ce week-end ou en début de semaine prochaine, pourrait prendre quelques minutes pour appeler tel ou telle ami-e, militant-e, qui hésite peut-être encore sur ce qu’il fera jeudi.

Notre parti a une responsabilité historique. Nous devons tout faire pour le réveiller : muscler son projet et réformer son fonctionnement interne. Il nous reste seulement quelques jours pour convaincre. Je suis certain que nous allons tous utiliser ces quelques jours en nous donnant pleinement.

« Être libre ou se reposer, il faut choisir » écrivait Castoriadis. Nous avons choisi. Nous nous reposerons après…. Ce que nous faisons est juste et important. A chacune et chacun, tous mes encouragements pour la dernière ligne droite.

Bien amicalement,

Stéphane HESSEL

www.oser-plusloinplusvite.fr

Synthèse de la motion de Stéphane Hessel pour le congrès PS de Toulouse

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Voici une version fidèle bien que personnelle de la motion « Osons, plus loin, plus vite » dont le premier signataire est Stéphane Hessel.

Préambule

Nous sommes dans la panade, c’est peu de le dire, ce n’est pas fini, mais le devoir de la gauche est de le dire clairement. Cette situation n’est pas particulière à la France, même le moteur chinois tousse.

La crise climatique

Nous allons d’échecs en échecs depuis 30 ans, la prise de conscience véritable n’est pas là (note personnelle : pour fixer les idées, une hausse de température de +2°C c’est le début des problèmes, +4°C c’est le début de l’inconnue, +6°C c’est la fin).

La crise énergétique

La sortie de l’ère du pétrole n’est pas préparée alors que les signes sont là.

L’humanité risque une sortie de route
Crise sociale, crise financière, crise climatique, crise énergétique, crise alimentaire, crise
démocratique… Dans tous ces domaines, nous sommes proches d’un point de non‐retour.
L’humanité risque une sortie de route.
Réveillons‐nous. Ouvrons les yeux. Le problème, ce n’est pas seulement la Grèce ou les banques
espagnoles. Nous sommes face à une crise globale. C’est l’ensemble de notre modèle de
développement qu’il faut revoir, de toute urgence.

Le changement [cela peut être] maintenant

En 1933, Rooselvelt a renversé la table dès son arrivée au pouvoir et a lancé les réformes majeures en 3 mois (y compris celles qui ont maté les marchés financiers). Le changement doit associer largement les citoyens, le PS a montré qu’il pouvait le faire avec les primaires, nous devons continuer à avancer dans ce sens.

L’Union Européenne est la première puissance mondiale, d’elle doit venir les solutions de sortie de crise.

Diagnostic

Le ratio dette / PIB est le marqueur de nos maux. Les politiques libérales (depuis Reagan, Bush, Thatcher) sont la cause directe de l’explosion de la dette et de la diminution de la part des salaires dans le PIB ce qui favorise encore plus la dette.

« Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, la part des salaires représentait 67 % du PIB en 1982. Elle n’en
représente plus que 57 %. »

Une grande partie de ce qui ne va plus aux salaires va aux marchés.

« Au total, en 30 ans, ce sont quelques 150 % du PIB de l’ensemble de nos pays qui sont partis vers les marchés financiers au lieu d’aller aux salariés et donc aussi à l’Etat, via la TVA. »

Ceci a favorisé le chômage qui est une des causes de la crise actuelle. Il n’y aura par ailleurs pas de croissance miraculeuse si on continue sur ce modèle et nous risquons de suivre l’exemple japonais avec ses 0.7% de croissance moyenne sur les 10 dernières années .

9 mesures d’urgence

  1. Court‐circuiter les banques privées pour financer l’essentiel des dettes publiques
  2. Pour mettre fin au dumping fiscal européen, créer un impôt européen sur les dividendes
  3. Mettre fin au sabordage fiscal national et oser une vraie « révolution fiscale »
  4. Lutter radicalement contre les paradis fiscaux
  5. Sécuriser les salariés, Lutter contre les licenciements (comme en Allemangne)
  6. Sécuriser les chômeurs
  7. Pour interdire aux banques de spéculer avec notre argent, séparer les banques de
    dépôt et les banques d’affaires (enfin !)
  8. Créer une vraie taxe sur les transactions financières
  9. Pour lutter contre les délocalisations, il faut imposer le respect des normes sociales et
    environnementales dans le commerce mondial en convoquant un nouveau sommet de
    Philadelphie

5 propositions pour lutter radicalement contre le le chômage et la précarité en faisant naître un nouveau modèle de développement.

  1. Investir massivement dans le logement
  2. Déclarer la guerre au dérèglement climatique
  3. Développer l’économie sociale et solidaire
  4. La France doit devenir un pays d’entrepreneurs
  5. Réduction du temps de travail (la cause fondamentale du chômage est notre mauvaise gestion des gains de productivité qu ont explosé en 30 ans)

Crise environnementale

  • Il faut accélérer la transition énergétique.
  • Il faut convertir la France à l’agroécologie.

Construire enfin une Europe sociale et démocratique

Il faut mettre en place un nouveau parlementarisme et signer un traiter de l’Europe sociale :

  • Parlement et gouvernement européen  :diplomatie, défense, sécurité intérieure, monnaie,
    recherche, politique agricole, commerce, développement durable…
  • Parlement et gouvernement national : éducation, santé, culture, logement, emploi, retraites
  • Parlement et gouvernement régional : entretien des lycées et des routes, développement
    économique, coordination formation des adultes

Crise démocratique

  • Les citoyens doivent être plus acteurs de la démocratie, l’égalité doit être réelle pour tous, ce qui devrait aboutir à une nouvelle République.
  • Le PS doit montrer la voie, être exemplaire, oser, s’ouvrir plus largement.

 

 

 

 

 

 

 

 

Breaking News : la motion de Stephane Hessel pour le congrès du PS

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Alors que le congrès du PS s’annonçait parfumé au formaldéhyde, voilà qu’un petit jeune qui ne devrait pas tarder à prendre sa carte au MJS nous dépose la motion vitaminée que beaucoup espéraient.

L’impertinent Stéphane Hessel a en effet signé le texte « Osons, Plus loin plus Vite« .

Hessel plutôt que Désir à Solférino, voilà un beau sujet de discussion.

Osons. Plus loin, plus vite.

« Il faut aller plus loin, plus vite. En juillet 1998, Jacques Delors interpelle Lionel Jospin : Il faut accélérer. Quelques coups de pouce ne suffiront pas à nous faire rentrer dans le XXIe siècle. » Hélas, Jacques Delors et les militants qui partageaient son impatience ne furent pas écoutés et le 21 avril 2002 la gauche paiera très cher son manque d’audace et d’unité (les deux vont souvent de pair). L’histoire montre que les réformes qui ne sont pas lancées dans les premiers mois d’un mandat ne le sont pas ensuite. Et ce qui était vrai en 1998, par temps calme, l’est plus encore en 2012 alors que la crise redouble d’intensité.

 

« Nous sommes dans une crise d’une extrême gravité » affirmait François Hollande le 31 août à Chalons. Il a raison. « Il est fort possible que la situation soit pire qu’en 2008 » prévient Olivier Blanchard, chef-économiste du FMI. « Nous sommes face au risque d’un effondrement de l’ensemble du système économique mondial » affirmait déjà Jean-Pierre Jouyet, président de l’AMF, en septembre 2011.

 

Dire la vérité, regarder la crise en face

Il y a déjà 3 millions de chômeurs et des millions de précaires dans notre pays mais l’UNEDIC et l’INSEE annoncent 420.000 chômeurs supplémentaires et 1.400.000 pauvres en plus d’ici la fin 2013 « si la croissance tient bon à 1% ». Comme le dit le patronat italien, on va vers une « boucherie sociale ». Et sans doute aussi vers une crise politique majeure en France car si, 2 millions de citoyens sont ainsi percutés par la crise, les municipales de 2014 seront dramatiques pour la gauche.

 

Hélas, tout indique que, sans un sursaut, nous allons bientôt plonger dans une nouvelle crise économique et que la croissance ne va pas se maintenir à 1% : la Zone Euro vient de retomber en récession mais le reste du monde ne va pas mieux…

 

Cliquer ici pour lire la suite (pdf – 1,7Mo)

Collectif Rooselvelt 2012 pour un new deal à la française !

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  • Stéphane HESSEL
    écrivain
  • Cynthia FLEURY
    philosophe
  • Curtis ROOSEVELT
    petit-fils de Franklin D. Roosevelt
  • Patrick DOUTRELIGNE
    délégué général de la Fondation Abbé Pierre
  • Bruno GACCIO
    scénariste et producteur
  • Élisabeth BOYER
    ex SG du Parti Radical de Gauche
  • Djamel BENSALAH
    réalisateur et scénariste
  • Jean-Marc ROIRANT
    SG de la Ligue de l’Enseignement
  • Éric PIOLLE
    co-Prés. du groupe EELV CR Rhône Alpes
  • Gérard PELLETIER
    ex Prés. de l’Assoc. Nale des maires ruraux
  • Sophie BERLIN
    éditrice
  • Génération Précaire
    collectif
  • Olivier BERRUYER
    actuaire
  • Caroline FOUREST
    essayiste
  • Alain GRANDJEAN
    économiste
  • Jean-Paul CHIDIAC
    membre du Conseil national du PS
  • Philippe LAMBERTS
    porte-parole du Parti Vert européen
  • Aurélie TROUVÉ
    coprésidente d’Attac France
  • Jean ROUSSEAU
    président d’Emmaüs International
  • Christophe DELTOMBE
    président d’Emmaüs France
  • Jean-Michel CLEMENT
    député de la Vienne
  • Arnaud MONTEBOURG
    a signé étant député
  • Susan GEORGE
    écrivaine
  • Edgar MORIN
    philosophe
  • Roland GORI
    psychanalyste, init. de l’Appel des Appels
  • Patrick VIVERET
    philosophe
  • Jean-Pierre RAFFIN
    ex Prés. de France Nature Environnement
  • Michel ROCARD
    ancien Premier ministre français
  • Emmanuel POILANE
    directeur Fondation Danielle Mitterrand
  • Jean GADREY
    économiste
  • Colette GROS
    membre du Conseil national du PS
  • Gaël GIRAUD
    École d’Économie de Paris
  • Gilbert MITTERRAND
    Prés. Fondation Danielle Mitterrand
  • Eric FAVEY
    SG adj de la Ligue de l’Enseignement
  • Geneviève GAILLARD
    députée des Deux-Sèvres
  • Jérôme LAMBERT
    député des Charentes
  • Jean-Paul DELEAGE
    directeur de la revue Ecologie & Politique
  • Claire DEBEAUCHE
    VP de l’asso. Femmes et Elues de la Manche
  • Jean-Maurice DEHOUSSE
    ex Ministre-président de la région wallonne
  • Jean-Patrick GILLE
    député d’Indre-et-Loire
  • Sam KARMANN
    acteur et réalisateur
  • Bernard DAURENSAN
    ancien DG du Crédit Mutuel Océan
  • Razzy HAMMADI
    député de Seine-Saint-Denis
  • Jean DANIEL
    fondateur du Nouvel Observateur
  • Pierre LARROUTUROU
    économiste
  • Dominique MEDA
    philosophe et sociologue
  • Claude ALPHANDERY
    économiste
  • Patrick PELLOUX
    médecin urgentiste
  • Joël DECAILLON
    ancien SGA de la Conf. europ. des syndicats
  • Frédérique RIGAL
    ancienne Présidente de La Vie Nouvelle
  • Lilian THURAM
    ancien footballeur international
  • Christian FEVRET
    fondateur des Inrockuptibles
  • Patrick VIVERGE
    Conseiller général du Jura – Front de Gauche
  • Cyril DION
    directeur de Colibris
  • William BOURDON
    avocat
  • Geneviève ANCEL
    Dialogues en Humanité
  • Thierry MARCHAL-BECK
    président du MJS
  • Fiammetta VENNER
    essayiste
  • Robert CASTEL
    sociologue
  • Global & Local
    association de sensibilisation des élus au DD
  • René PASSET
    économiste
  • Serge PAUGAM
    sociologue
  • Corine MARIENNEAU
    bassiste du groupe Téléphone
  • MNCP
    Mouvement Nat. des Chômeurs et Précaires
  • Jean LAUNAY
    député du Lot
  • Jean-Marc AYRAULT
    a signé étant député

Soyons nombreux à les rejoindre, c’est  ici : http://roosevelt2012.fr/

Manifeste_collectif-Roosevelt2012

Liberté, Egalité, Fraternité : Appel de Thorens-Glières

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En 2004, à l’occasion de l’anniversaire des 60 ans du programme conseil national de la résistance, un premier appel avait été lancé :


Appel du Conseil National de la Résistance par Baptiste_L06

Cet appel a été prolongé le 14 mai dernier à Thorens-Glières.


Appel de Thorens-Glières

La substance de l’appel de Thorens-Glières :

Avec l’association « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui » nous appelons tous les partis politiques, toutes les candidates et candidats à un mandat public dans le cadre des élections présidentielle et législatives de 2012 à prendre 3 engagements qui mettront réellement en application la devise républicaine « Liberté Egalité Fraternité ».

Premièrement, afin de garantir l’égalité :

Lancer immédiatement le travail législatif et réglementaire qui permettra de reconstituer les services publics et institutions créés à la Libération pour aller vers une véritable démocratie économique et sociale. Possible en 1944, cette démarche l’est d’autant plus aujourd’hui alors que le pays n’a cessé de s’enrichir depuis. Droit à la santé pour tous, droit à une retraite, droit à l’éducation, droit au travail, droit à la culture demeurent les seuls véritables garants de l’égalité républicaine. Une égalité qui n’a de sens que dans le respect du droit des étrangers.

Deuxièmement, afin de garantir la liberté :

– Approfondir la forme républicaine du gouvernement afin de séparer clairement les pouvoirs et renforcer la démocratie parlementaire au détriment de notre régime présidentiel personnalisé.

– Développer de nouvelles pratiques de la démocratie dans laquelle l’action de la société civile sera reconnue et restaurer les conditions du principe d’ailleurs défini à l’article 2 de la constitution actuelle : « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

– garantir la qualité du débat démocratique et la fiabilité des contre-pouvoirs, en assurant à nouveau la séparation des médias et des puissances d’argent comme en 1944.

Ces 3 axes de débats devront aboutir à une démarche souveraine d’ « Assemblée constituante » vers de nouvelles pratiques républicaines.

Troisièmement, afin de garantir la fraternité :

Travailler les coopérations avec les peuples et les pays, en refusant l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

Favoriser résolument des solutions soutenables pour les équilibres écologiques, dans les limites de développement compatibles avec la survie humaine.

Écarter de la marchandisation totale les besoins vitaux de l’être humain comme l’eau, la nourriture et l’énergie.

Pour mémoire, j’avais pris ce programme du CNR comme point de départ du texte « Refondations, PS, Socialisme et Social-démocratie, Le dormeur doit se réveiller«