Quel résultat électoral pour une élection présidentielle crépusculaire

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Terrible campagne présidentielle 2017

Nous arrivons au terme d'une campagne présidentielle qui aura atteint un niveau de détestabilité tout à fait inédit en France, mais finalement et hélas sans grande surprise dans la continuité des dernières élections en Europe et aux États Unis.

Détestable à cause de l'image de malhonnêteté, au minimum intellectuelle, dégagée par des candidats sous instruction judiciaire.

Détestable également par la pauvreté du débat d'idées alors que les défis sont immenses : bascule climatique, changement de modèle énergétique, numérisation accélérée de la société et rupture de fait du pacte social liant les différentes catégories d'âges, les habitants des différentes territoires, les courants de pensée et de spiritualité... Que ce soit par faiblesse de la réflexion, par la lâcheté d'un relativisme bourgeois, ou simplement à cause du bruit médiatique, il est peu probable que cette élection serve à choisir la route à prendre voire même à seulement réaliser qu'il faut aller quelque part !

Détestable enfin puisque cette campagne s'achève dans le sang d'un attentat. Oui nous sommes en guerre mais sommes-nous prêts à élire un chef de guerre et la Vème République est-elle en mesure de nous en présenter un, elle qui aseptise l'offre politique à coup de formatage de l'énarquie et d'un système qui oblige à la professionnalisation du personnel politique ?

Malgré tout cela, je n'aurai pour ma part ni difficulté ni état d'âme pour choisir mon vote du 1er tour. Je voterai pour mon attachement profond et inconditionnel à la démocratie et donc du résultat des primaires. Je voterai pour la fin de la Vème République au profit d'une nouvelle constitution. Je voterai pour la fin de la misère dans un des pays les plus riche de la planète. Je voterai pour acter de la fin d'une époque et de l'entrée aussi pacifique que possible dans une nouvelle. Je voterai donc Benoît Hamon.

À quelques dizaines d'heures du vote, il est aussi intéressant de se re-pencher sur les statistiques internet qui jusqu'ici ont eu plusieurs semaines d'avances sur les sondages (émergence du phénomène Mélenchon, faiblesse de Lepen, maintien de Fillon). Contrairement aux sondages, ces statistiques de recherche se basent sur un échantillon considérable (probablement plusieurs centaines de milliers de recherche par jour pour l'analyse ci-dessous) et surtout sur une action impliquante (je cherche ce qui m'intéresse) et non déclarative comme pour les sondages. À ce stade, ces statistiques sont également moins suspectes de manipulation (mais cela ne devrait pas durer dans les années à venir).

Ma dernière action militante avant la trêve légale sera de vous engager à voter pour vos convictions profondes et pas pour l'humeur (nauséeuse) du moment, à voter avec courage car l'époque n'a rien de paisible et les choix à faire sont difficiles et très impactants. La République, la Démocratie et la France le valent bien !

Évolution des recherches pour les 4 principaux candidats sur les 7 derniers jours de la campagne.


Évolution des recherches pour les 4 principaux candidats sur 90 jours (sans les 4 derniers)


Comment votent les régions (qui arrive en tête) ?

Législatives de Brest rural : fin de premier tour en fanfare pour Jean-Luc Bleunven

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L’échéance du premier tour de la campagne législative est maintenant tout proche, et le moins que l’on puisse dire c’est que le soutien que nous avons ressenti sur les marchés s’est mué en enthousiasme hier soir à Saint-Renan : encore un peu et il aurait fallu pousser les murs comme vous pouvez en juger sur les photos de la réunion.

 

Autre motif de satisfaction, même si la campagne a été un peu compliquée à mener à gauche à cause du contexte de l’accord sur les désaccords et le nombre des candidats, cela n’a pas dérapé et l’esprit de responsabilité a prévalu aussi bien chez Magali Deval que pour Jean-Luc Bleunven, ce qui nous permet d’aborder le second tour avec sérénité quel que soit le résultat du premier.

NB : pour des raisons de respect de la loi électorale, je ferme la possibilité de poster des commentaires sans contrôle jusqu’à lundi.

Bon vote !

Ouest-France très à l’ouest sur les législatives de Brest Rural

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La qualité des vidéo-reportages de Ouest-France sur la législatives avait tendance à laisser désirer, mais on pouvait espérer de meilleurs résultats concernant les articles papiers. À la lecture du Ouest-France de ce jour, ce n’est à l’évidence pas le cas.

D’abord non, la gauche ne se sent pas « trop forte » : nous sentons simplement que le travail militant effectué depuis des dizaines d’années dans une terre qui a longtemps été historiquement à droite, paie, et que les citoyens sont réceptifs à notre discours. Mais en bons léonards, nous ne sommes pas du genre à fanfaronner et à boire le vin de la victoire avant d’avoir fini le travail. Qui plus est, quel que soit le résultat dans deux semaines, nous continuerons à aller sur le terrain, car vainqueurs ou pas, les champs ne se labourent pas touts seuls et les poissons sautent rarement d’eux-même sur l’étale du poissonnier !

Deuxièmement point, ce n’est pas le succès de François Hollande dans notre circonscription qui a déclenché l’effet de surnombre de candidats, et non, ce n’est pas parce qu’à l’évidence la gauche a une vraie chance que des vocations se sont révélées, en particulier pour Jean-Luc Bleunven. Il y a déjà un an et demi que les socialistes d’Iroise se sont mobilisés pour qu’un candidat PS puisse se présenter dans notre circonscription, et comme malgré nos efforts les appareils en ont décidé autrement, nous avons décidé à une écrasante majorité à l’automne dernier de ne pas faire dissidence, de ne pas présenter de suppléant, mais aussi de travailler l’idée d’un soutien à une candidature divers gauche. C’est ce qui s’est passé au terme d’un processus antérieur de plusieurs mois à la victoire de mai.

Enfin, il serait peut-être temps d’en finir avec cet épisode des cantonales de Ploudalmézeau. Non les socialistes ne vont pas en vouloir jusqu’à la fin des temps à Magali Deval de ne pas avoir apporté son soutien à la gauche. Il est clair qu’elle a compris son erreur de l’époque et a annoncé clairement que quoi qu’il arrive, elle soutiendrait le ou la candidate de gauche arrivée en tête, ce qui est également le cas de Jean-Luc Bleunven (et Bertrand Seys si je ne me trompe). Si la candidature issue de l’accord EELV – PS pose problème c’est tout simplement parce que sur un certain nombre de points importants (énergie, industrie, international, armée) nous ne sommes pas d’accord et comme ne manquent pas de le rappeler certains écologistes brestois, qu’ils ne voteront pas certaines lois du gouvernement Ayrault.

En conséquence, les différentes tendances de la gauche voteront au premier tour pour celui ou celle qui représente le mieux leurs idées et convictions, et au second pour le candidat de gauche qui a le plus de chance de l’emporter sur Marguerite Lamour. C’est le bon sens, une évidence, une saine expression du débat démocratique. Contrairement à Marguerite Lamour qui refuse de s’afficher UMP et ancien soutien de Nicolas Sarkozy, nous affichons et affirmons nos idées clairement, ce qui n’empêche pas d’être réalistes au second tour.

Voilà ce qu’il a y à dire sur les élections législatives en Iroise, dommage les journaux relaient si mal cette réalité !

Brèves de campagne législative sur Brest rural : Elyane Palier suppléante de Jean-Luc Bleunven

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La suppléante de Jean-Luc Bleunven pour les législatives en Iroise est désormais connue, il s’agit d’Elyane Palier, 56 ans, mariée et mère de trois enfants. Elle est conseillère municipale d’opposition sur la commune de Locmaria-Plouzané, et responsable du centre social de Kerangoff.

Autres nouvelles de la circonscription :

  • la candidate radical de gauche est connue, il s’agit de Christiane Migot
  • et la candidate EELV M. Deval a fait savoir sur le canal numérique de La Gauche en Iroise : Parlons ! qu’elle se désisterait au deuxième tour pour le candidat de gauche arrivé en tête si le cas se présentait :

Eelv Abers-Iroise Si Magali Deval appelle tous les candidats de gauche à se rassembler au second tour c’est évidemment qu’elle soutiendra le(a) candidat(e) arrivé(e) en tête lors du premier tour.

Certains dans la nouvelle opposition auraient aimé présenter les différentes candidatures de gauche comme un signe de division, à l’évidence si tous les candidats de gauche se réunissent derrière celui ou celle qui arrivera en tête du premier tour, nous avons au contraire en Iroise l’exemple d’une pluralité au service de la démocratie alliée  à un soucis de responsabilité et d’efficacité politique au second tour.

Je m’en réjouis et je suis sûr de ne pas être pas le seul !

Vous pouvez suivre les débats sur le réseau numérique de la gauche en Iroise, le changement c’est maintenant, rejoignez-nous :

 

 

 

Encore un dernier effort pour la victoire !

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Nous voici presqu’au terme d’une bataille qui aura duré plus d’un an. Un an d’audace et de courage qui auront permis de créer le processus des primaires et d’accoucher d’un leader autour duquel le Parti Socialiste s’est soudé.

Un an pour accoucher d’un projet qui est lui aussi porteur d’audace et de courage dans des changements tels que l’introduction d’un mécanisme encadrant les écarts salariaux, l’introduction de la laïcité dans la constitution, une réforme profonde de la gestion de la santé, une réforme attendue depuis si longtemps avec l’extension du cadre du mariage, l’espoir de retisser un lien entre les générations avec le contrat intergénérationnel, une nouvelle réflexion sur nos équilibres énergétiques et tant de choses encore.

Plus que quelques jours, quelques heures avant de pouvoir en finir avec 10 années qui ont dégradé la France à un point inimaginable. En 2002 la gauche avait fait une grave erreur en ne soutenant pas assez Lionel Jospin, une grave erreur en pensant que d’autres iraient voter et que cela suffirait. Cette fois, non seulement le peuple de gauche est prêt à aller aux urnes avec force et conviction, mais la volonté de changement, la volonté d’en finir avec un président qui n’a jamais su être à la hauteur va bien au-delà de la gauche. Les centristes ne se reconnaissent ni dans le bilan de l’UMP, ni dans sa dérive désespérée vers l’extrême droite et la droite modérée se montre plus que troublée à l’idée d’une alliance contre nature qui se cache de plus en plus mal.

Il est temps de redonner à la France le visage lumineux de la fierté et de la confiance en ses forces et ses valeurs.

Qui est le menteur ?

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« Je confirme qu’il existe bien un document signé par Moussa Koussa et qu’un financement a bien été reçu par M. Sarkozy. »Baghdadi Ali al-Mahmoudi, ancien chef du gouvernement libyen.

Autres sources en plus de mediapart :

À chacun de se faire une opinion.

Brève de campagne présidentielle 2012 : l’agenda du milieu de semaine

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Deux événements à ne pas manquer cette semaine, le débat télévisé ce mercredi soir et pour l’Iroise, la réunion publique animée jeudi à 20h30 par François Cuillandre maire de Brest.

Le débat : tous les arguments pour convaincre votre entourage

« 60 000 postes ? Mais comment va t-il les financer ? Et la dette ? Alors, il veut supprimer le quotient familial ? » À quelques jours du 6 mai, tous les arguments pour expliquer les propositions de François Hollande à vos proches.

Le débat : tous les arguments pour convaincre votre entourage

La réunion de Lampaul-Plouarel :

 

 

Même la BCE désavoue Nicolas Sarkozy

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Quand cela ne veut pas, cela ne veut pas !

Lorsque François Hollande avait introduit l’idée d’accompagner le traité européen sur la dette d’une nouvelle négociation sur un volet croissance, l’UMP était monté à l’assaut en clamant à qui voulait l’entendre que François Hollande était vraiment irresponsable de vouloir renégocier ce traité.

Nicolas Sarkozy avait même appelé au secours Angela Merkel pour nous en convaincre :


Merkel/Sarkozy : renégociation du traité si… par lemondefr

Impossible et irresponsable donc il y a deux mois, jusqu’à hier où le patron de la BCE Mario Draghi a lui admis sans ambages que oui, un traité incluant des objectifs et des mécanismes de croissance devait effectivement être ajouté au traité initial sur la rigueur budgétaire, que sinon nous allions à la faillite.

 

Une fois encore nous pouvons voir où est l’erreur, l’incompétence, une fois encore nous comprenons que la situation catastrophique actuelle ne résulte pas du hasard, mais bien de l’incurie du gouvernement Sarkofillon.

Plus qu’une grosse semaine avant de pouvoir en finir !