Stupeur et tremblements

Quelle terrible début d’année !

Après la révolte des peuples du bassin méditerranéen, la semaine passée a été celle d’un début de renversement contre-révolutionnaire en Libye et surtout, le Japon a connu une série de catastrophes qui laissera longtemps des traces profondes. Voilà qui mérite qu’on s’y arrête pour en tirer un certain nombre de premiers enseignements.

Le Japon d’abord. Plus que nul autre peut-être, le Japon c’est le pays qui se voulait celui du triomphe de la technologie. Même si chacun au fond de lui le sait, dure leçon que celle qui nous rappelle que l’homme est loin, très loin, d’avoir les moyens de résister aux fureurs de la planète. Le pays qui est sans doute le mieux préparé aux tremblements de terre et aux tsunamis n’a pas pu empêcher grand chose cette fois-ci : deux catastrophes naturelles qui s’enchaînent c’est une de trop, et les catastrophes industrielles qui en découlent ne font qu’achever le triste constat.

Les images qui passent en boucle doivent maintenant nous renvoyer à notre propre cas. Même si nous ne sommes pas sur des failles sismiques aussi actives que celles du Japon, la France (métropolitaine ou pas), a elle aussi ses points chauds, est elle-aussi sous la menace d’un tremblement de terre suivi d’un raz-de-marée. Le golfe du lion est par exemple un bon candidat. Par ailleurs, Xynthia nous a montré, à toute petite échelle à côté du Japon, ce que pouvait donner chez nous un raz-de-marée.
Or il me semble évident que notre urbanisme côtier en particulier, est très en dessous d’un niveau de sécurité ne serait-ce que raisonnable vis-à-vis de tels phénomènes, et qu’il est même très probablement condamné face à la montée prévue des niveaux de l’océan suite au réchauffement climatique. J’avais écrit il y a quelques années un texte sur les éléments qui rendaient nécessaire le lancement d’un nouveau programme d’urbanisme, je crois que ce texte trouve une de ses justifications ici.
Après la catastrophe naturelle, sont venues les catastrophes industrielles. D’abord il me semble que l’on se focalise un peu vite sur le nucléaire en oubliant le reste. Les incendies des raffineries et dépôts de carburants auront-ils si peu de conséquences ? Aucune usine chimique n’aurait-elle été détruite ou cela aurait-il été sans conséquence également ? Probablement non, mais il est vrai que notre prisme de lecture est un peu déformé lorsqu’il s’agit de nucléaire. Le débat mérite cependant bien d’être mené et les écologistes s’en sont naturellement emparés rapidement.
La question posée est de savoir s’il faut supprimer ou pas toute production d’électricité nucléaire. Les plus radicaux des écologistes nous répondent oui, avec les images des explosions des centrales nucléaires japonaises à l’appui. Pour ma part, je poserai la question un peu différemment : quelles mesures peut-on mettre en œuvre pour diminuer régulièrement et fortement le risque lié à la production d’énergie (nucléaire ou pas) ?
Les écologistes sont allergiques au nucléaire et en font une question première. Pour ma part, je n’en suis pas fan, mais la question première est la production sécurisée d’énergie. Aujourd’hui, si vous décidez du jour au lendemain de supprimer la production nucléaire (ce qui est possible), il faut que chacun soit prêt à diminuer sa consommation électrique des 3 quarts (concrètement, sur 24h vous coupez votre électricité pendant 18h et vous diminuez drastiquement votre consommation pendant le temps restant). Sans oublier que ce que consomme les ménages est finalement assez faible en regard des besoins industriels. Ne demandez donc pas qui l’acceptera, demandez-vous si vous le ferez et si oui, commencez maintenant.
Faut-il alors considérer (comme au Japon) que nous n’avons raisonnablement pas d’autre choix ? Il se trouve qu’au sein du mouvement social-démocrate, nous avons pas mal réfléchi sur le sujet, et pour ma part, j’avais écrit en coopération avec quelques camarades un texte sur le sujet il y a quelques années. Sur cette question, l’idée de sortir du nucléaire ne nous était pas apparue comme hérétique, mais nous avions tracé un chemin qui était certes long mais raisonnable. L’idée était de dire qu’il fallait diminuer régulièrement le nombre de réacteurs, mais qu’il était possible d’en construire de nouveaux, plus puissants et sûrs remplaçant les anciens. Si on construit 2 réacteurs de nouvelle génération pour remplacer 3 réacteurs d’ancienne génération, on comprend bien qu’à terme, il ne restera que très peu, voire plus de production nucléaire mais que l’objectif premier (produire de l’électricité bon marché pour tous) est conservé.
Couplée à l’idée d’un nouvel urbanisme capable de produire sa propre énergie (entre autre), nous aurions là deux nouveaux outils de grande qualité. Voici donc un sujet tout à fait d’actualité, sujet auquel les sociaux-démocrates ont réfléchi et sont à même d’apporter des propositions intéressantes. Nous avons bel et bien des choses à proposer aux Français pour 2012 !

Deuxième sujet, la Libye. Je serai plus bref. Autant j’approuve la position de Nicolas Sarkozy lorsqu’il met en avant la défense de la révolution Libyenne (pour une fois que je suis d’accord avec lui !), autant je trouve que cela a mal été mené et pour l’heure contre-productif voire préjudiciable. Oui à la défense de la liberté contre l’oppression, oui à l’idée d’aider ce peuple, oui à l’étendard des valeurs universelles défendues par la France, mais non à cette manière irréfléchie qui court-circuite manifestement et la diplomatie française et nos alliés, qui fait dans le déclaratif, accélère les actions militaires du régime dictatorial Libyen et lui laisse le temps de faire sa sinistre besogne. Si l’on est pas capable de montrer rapidement le nez de ses avions, si l’on n’est pas capable de prendre les risques à la hauteur de ses ambitions et de son discours, alors que l’on assume son cynisme et sa lâcheté et que l’on reste au chaud.

LePen : la seule réussite de Sarkozy et de l’UMP

Après avoir amené la France dans le trou économique, social, géopolitique et philosophique, l’UMP, Sarkozy en tête, s’apprête à écrire le chapitre final de son oeuvre de destruction : comment permettre à l’extrême droite d’achever la France ?
Le dernier sondage LH2/Le Parisien donne Marine LePen en tête du premier tour contre Nicolas Sarkozy et Martine Aubry. Cela appelle quand même quelques analyses et objections.

L’analyse à droite, c’est que Sarkozy ayant depuis des années fait le lit de l’extrême droite avec des thèses sécuritaires aussi fantasmées que vouées à l’échec, l’échec étant avéré il ne reste plus au FN qu’à occuper le lit amoureusement préparé. Alors oui, il est logique d’envisager une éviction de la droite UMP dès le 1er tour, en avril 2012, cela ne tient qu’à un fil !

L’analyse à gauche, c’est que même si nous avons progressé, nous l’avons surtout fait sur notre fonctionnement et pas sur notre idéologie, sur nos idées, sur notre futur programme. Pire que cela, un noyau s’accroche coûte que coûte au marxiste (sans pour autant en afficher clairement la couleur) et flingue à tout va tout ceux qui font la promotion à la fois d’une gauche sociale et d’un marché certes libre, mais surtout régulé dès que des limites sont franchies. Le libéralisme échevelé, comme le marxisme, ont échoué : qu’on nous laisse défendre, mettre en place et développer la seule idéologie socio-économique qui tienne encore la route, même si nous savons qu’il faut en réformer les bases historiques !
Il est tout à fait pitoyable de subir continuellement des attaques de son camp alors que la droite est dans une situation d’échec absolu et est sur le point d’être supplantée par l’extrême droite. C’est gonflant autant que stupide, et cela pourra bien finir par être criminel !

Ce fichu sondage a omis (et ce n’est pas un hasard) de tester l’hypothèse DSK au 1er tour. J’ai peu de doute sur le fait que dans ce cas, LePen ne serait pas arrivée en tête. Or cette candidature est justement la candidature d’une gauche qui se veut réaliste et efficace du point de vue social autant qu’économique. Cette voie n’a que très partiellement été prise lors du mandat de Lionel Jospin, pourtant le moins que l’on puisse dire, c’est que cela a été profitable à tous, j’ai bien écrit tous, pas les gens X contre les gens Y, mais tous les Français.

Il faut être aveugle ou suicidaire pour continuer à combattre l’espoir porté par les sociaux-démocrates lorsque l’on se dit d’une gauche de gouvernement.

Je dis à ceux à droite qui continuent à jouer le petit jeu de la peur, comme à ceux à gauche qui continuent à jouer celui du suicide, vous avez le droit de tout faire pour favoriser le FN, mais dans ce cas, ayez au moins le courage de prendre une carte au FN, vous serez en harmonie avec vous-même à défaut d’être en paix.

Pour ma part, je continuerai à me battre pour défendre la voix de la social-démocratie, pour construire un avenir avec de nouveaux outils, avec de l’enthousiasme, avec de la force, de la conviction, et surtout, surtout, de l’honnêteté et de la lisibilité dans mes intentions.

Arrêtez de tortiller du popotin et de biaiser : que chacun assume son combat et arrête de calculer.

DSK le plus crédible pour les français

Une interprétation très orientée d’un sondage IFOP récent qui voulait essayer de faire croire, une fois encore, que « DSK il est pas de gôche madame Michu » (alors que ce sondage dégageait bien une majorité relative de gens, 47%, qui le voyait bien à gauche et une majorité large, 68%, qui le situait au centre-gauche) m’a interpellé il y a quelques jours.

Je découvre ce matin un autre sondage BVA, plus précis, dont l’objectif était d’établir la crédibilité du quator DSK / Aubry / Hollande / Royal sur des thématiques de campagne. Ce deuxième sondage me semble plus intéressant car il trace un portrait de chacun d’eux aux yeux des Français..

Commençons par le sujet du moment imposé par le gouvernement sarkofillonjupoguéant (une vraie auberge espagnol du n’importe quoi, soit dit en passant) : la laïcité. Sur ce critère, nous constatons un tir groupé DSK / MA / FH, mais tout de même un peu faiblard à mon goût. Nous sommes loin des hussards de la République bouffeurs de curés ! Quant à Royal, elle semble souffrir sur ce sujet de sa rhétorique marquée par une sorte de catholisme de gauche iconoclaste.

En matière sociale, nous avons là le domaine où le match est le plus disputé. Si DSK est vu comme le plus crédible en matière de réduction du chômage (se souviendrait-on de 1997-99 ?), il est devancé par FH et MA sur la question de réduction des inégalités. Il est aussi à noter que c’est sur ce sujet où il y a le plus de différences entre l’ensemble des électeurs (graphique ci-dessus) et les seuls électeurs de gauche. Clairement, dans la tête des électeurs de gauche, la capacité à réussir en économie n’induit pas une réduction des inégalités (il serait bon de « casser » ce fatalisme).

Côté France (image et sécurité), si à nouveau la position de directeur du FMI propulse DSK à des sommets (une raison s’il en était encore besoin pour laquelle il doit se déclarer le plus tard possible), le match est un peu plus serré en matière de sécurité. Sur ce sujet, DSK affiche une avance moins marquée sur le second, FH dont la position est assez surprenante : on n’imaginait pas le très « rond » François Hollande avec une image sécuritaire. Peut-être sa rondeur le rend-il sécurisant ?

Enfin, côté économie (fiscalité, dette et déficit, …), le professeur DSK écrase tout le monde. Il est vrai que sa formation, son bilan à Bercy de 97 à 99 et son poste au FMI ne laissent aucune chance en ce domaine à qui que ce soit. On notera à nouveau la grande faiblesse de SR dans ce domaine et la bataille très serrée entre MA et FH.

En conclusion, la synthèse des scores reflète bien l’avance d’image d’homme crédible de DSK face à tous ses adversaires (ici de gauche mais ce serait sans doute encore plus marqué à droite vu le niveau d’échec de la politique UMP depuis 10 ans). Et quel que soit le candidat, il sera important de montrer comment l’amélioration de la situation économique peut être traduite en une amélioration de la vie de chacun, une amélioration de l’égalité entre tous, une meilleure homogénéité de la situation de tous.

Hoax sur DSK et la campagne de 2007


Dans le dernier carré de ce qui reste de la gauche qui aime perdre, on aime à faire croire à l’envie et jusqu’à plus soif que Dominique Strauss-Kahn n’a pas fait campagne pour Ségolène Royal en 2007 (et donc qu’il a participé à sa défaite).

En guise de réponse, voici une vidéo de mai 2007 tournée à Quimper.



DSK le 0 3/05/2007 a Quimper
envoyé par Pnix. – L'info video en direct.

Et une autre quelques jours plus tôt à Brest


DSK – Brest (Vauban) – 30/04/2007
envoyé par yablog. – L'info internationale vidéo.

Ou encore ici à Garges-les-Gonesse le 07 avril 2007


Café-débat avec dsk à Garges
envoyé par ebyhet. – L'actualité du moment en vidéo.

Ici à Adamville en mars 2007


DSK en campagne pour Ségolène
envoyé par rushleouf. – Regardez les dernières vidéos d'actu.

A Béthune en avril 2007


DSK, Béthune 4 avril 2007
envoyé par philblet. – L'info internationale vidéo.

Ici un discours de DSK qui va stopper l’ascension de Bayrou au moment où ce dernier la rattrape dans les sondages


A Bordeaux


Strauss Kahn soutien Royal à Bordeaux
envoyé par baronmetre. – L'info internationale vidéo.

DSK soutient Royal à Angers


DSK Angers 3 – Pour Ségolène Royal… par arnohie

Enfin, la remise du rapport de DSK sur la fiscalité à SR



DSK et Segolene
envoyé par videospsbesancon. – L'info internationale vidéo.

Au quiz du vrai bobard et fausse rumeur, vous êtes maintenant imbattable sur la campagne 2007 en ce qui concerne le soutien de DSK à la candidate du PS.

DSK sur France 2 : le verbatim

Le dimanche 20 février 2011, DSK était l’invité de Laurent Delahousse, sur France 2. Il y eu une excellente audience de 6.9 millions de personnes, soit 7% de plus que l’audience habituelle de France 2 à cette heure.

Voici une synthèse faite par BFM.

Voici un verbatim.

00:45 la crise est loin d’être terminée
00:50 l’éloignement crée une vision de la France par rapport au reste du monde comprendre les avantages et les difficultés
01:20 tout ce que je lis de la presse française, italienne, allemande, l’Europe est dans une situation difficile
01:50 le devoir de réserve au sein du FMI
02:22 je suis un homme plus libre que je ne l’ai jamais été. J’ai la possibilité de dire à tous les chefs d’État de la planète, ce qui va et ce qui ne va pas.
02:40 on a pas dominé la crise sociale, et particulièrement en Europe
04:52 le G20 et la Chine, on a évité l’effondrement mais on a pas évité les souffrances, chacun revient à ses petits problèmes nationaux
05:30 le risque de déclassement de l’Europe, croissance faible, dette forte, prix des matières premières
06:02 souffrance en France, en Europe, les classes moyennes, Jacques Julliard dans Marianne parle du chiffre effrayant du quart des salariés qui gagnent moins de 750 euros par mois
06:39 rigueur ? il faut des finances publiques qui tiennent la route… relancer la croissance, celle de l’Allemagne est plus forte que la française
07:00 d’autres politiques économiques doivent pouvoir être engagées, plus actives
07:37 il n’y a pas d’orthodoxie libérale là dedans, lorsque le FMI a été le premier à dire qu’il fallait faire du stimulus budgétaire, faire de la dépense, parce que sinon l’économie mondiale, on nous a dit “mais on ne reconnait plus ‘notre’ FMI » le fait est qu’il a changé.
07:52 on n’échappe pas à mener des politiques raisonnables, on peut pas se permettre d’avoir des choses qui dérapent… il faut aider les gens sur-endettés à se remettre de façon juste.
8:18 “Vous aimez Keynes, la relance, Jacques Delors avait proposé une politique de grands travaux » : c’est une grande idée, j’ai toujours été un fervent défenseur de la construction européenne, la France toute seule, l’Allemagne toute seule, l’Italie toute seule c’est trop petit face aux géants que sont l’Inde, le Brésil, la Chine ou les États Unis
08:47 On a besoin d’une impulsion européenne plus forte
08:58 ce qui compte c’est ce qui se passe pour les gens dans la rue, dans la vie de tous les jours qui cherche un boulot, qui le trouve pas, qui a du mal à payer ses notes d’électricité, ou son loyer, on peut pas rester aux considérations générales sur la croissance, les grands chiffres macro-économiques, la réalité de la vie, c’est ce qui fait que l’Europe s’en sortira ou pas.

(…)

09:13
Question
On se souvient de Jacques Delors, lui il y quelques années, il s’interrogeait. Il était l’homme le plus populaire à l’époque, il envisageait peut être d’être candidat, puis dans cette interview, faite par une intervieweuse de qualité, Anne Sinclair, il avait répondu finalement “je n’y vais pas”. Qu’est ce que vous évoque cette histoire là, de Jacques Delors
Réponse
J’avais regretté qu’il n’y aille pas.
[long silence]
Question
ça ne vous suscite pas plus de com…
Réponse
C’est de l’histoire.
[hésitation du journaliste… silence]

(…)

09:49 Le monde arabe.
10:16 autocritique, nous avons été trop concentrés, moi-même, sur la macro économie, pas assez sur les inégalités et le chômage, pour ces pays qui reviennent à la démocratie.
10:45 il n’y a pas de bienveillance envers la Tunisie… le jugement qu’on portait il y a deux ans ne portait pas assez sur les inégalités
11:14 il y a 3 mois en novembre au Maroc, on disait que la bombe à retardement dans le Maghreb est la démographie et le chômage des jeunes, c’est exactement ce qui s’est passé et en Tunisie et en Égypte.
11:34 j’ai une mission à remplir, je la remplis… je n’entre pas dans le débat politique français… j’ai toujours dans ma vie essayé de faire en sorte que ce que ma responsabilité et ce que mon devoir me dictait là où je pouvait être le plus utile, je fasse ce qui était le plus utile, eh bien je continue, et aujourd’hui, clairement, c’est au FMI que je travaille

(…)

12:18 question « Votre épouse a eu une idée, c’est qu’elle ne souhaite pas elle que vous fassiez un second mandat au FMI, est-ce que vous êtes un homme qui écoutez parfois votre épouse”
Réponse “Toujours, d’abord on en discute, c’est bien normal, ce qu’elle dit a beaucoup d’importance pour moi, quand elle a quitté 7 sur 7, on a a discuté, c’est elle qui l’a choisit,… quoique je fasse à l’avenir évidemment on en parlera ensemble et son avis comptera”
12:48 mon travail aujourd’hui c’est de faire en sorte que Pays par Pays, on essaye d’arranger les choses, que pays par pays, on essaye de convaincre les gouvernements, et c’est jamais la même chose qu’il faut faire, parce que chaque pays est différent, pour que la situation aille mieux, que les plus vulnérables soient protégés… ça occupe mon temps, c’est ce qui aujourd’hui me semble être ma mission et je la remplis.
13:20 je comprend que vous vouliez m’entrainer sur ce débat, je suis le directeur du FMI aujourd’hui, et je ne suis que ça.

(…)

13:28 sur les attaques… « dans le métier que je fais, je suis capable de supporter des critiques plus dures que celles là »
“mais je vais vous dire autre chose quand même, ce qui m’indigne… c’est qu’il y a mieux à faire pour les responsables européens, en général, français en particuliers, que de la polémique. Les élus ils sont là parce que des gens leur ont demandé de résoudre les problèmes des gens et leur temps, ils doivent le consacrer à résoudre les problèmes des gens, pas à se préoccuper de leur prochaine élection. c’est vrai ici, c’est vrai ailleurs… si les gouvernements ils se préoccupaient de ce pour quoi ils ont été élus plutôt que de savoir comment ils vont gagner les prochaines élections, les choses iraient mieux »

(…)

14:50 Aujourd’hui au FMI, je m’occupe concrètement des problèmes des gens, on a sauvé des pays de l’effondrement, l’Islande qui est le premier pays dans la difficulté et qui aujourd’hui est sauvé… dans la difficulté, dans la douleur, pour les citoyens… c’est mon travail de tous les jours de faire ce qui est utile pour les gens…
15:36 Ce qu’évoque le mot socialiste . “l’espoir, l’avenir, l’innovation”

Espoir, avenir, innovation, voici une conclusion plaisante en attendant la suite.

PS : que vous soyez militants, sympathisants, ou citoyens simplement curieux, vous pouvez rejoindre notre groupe Facebook du « cercle FB des ami(e)s de DSK« .

Dégagez !


Dominique Strauss-KahnLa sortie récente de Christian Jacob, très honorable patron de l’ump aimablement surnommé « Rantanplan » par François Fillon, si elle fleure bon, non pas le terroir mais bien la brune odeur moisie d’une vieille droite pétainiste, avait il me semble au moins deux objectifs :

1) discréditer autant que faire se peut Dominique Strauss-Kahn tant qu’il n’a statutairement pas le droit de répondre à ce genre de viles attaques
2) détourner nos regards du spectacle gouvernemental actuel.

Discréditons, discréditons, il en restera bien quelque chose !

Même si nous n’accordons pas aux sondages plus d’intérêt qu’une photographie du moment, il faut bien constater que la série de photographies effectuée depuis des mois a au moins montré que les outsiders partis très (trop) tôt dans la bataille n’ont tiré aucun avantage de l’espace qui leur était laissé. Montebourg et Royal ne percent pas, Valls a déjà exprimé son envie de voir DSK représenter le PS, Aubry ne sort pas de son rôle de machiniste de Solférino. Seul Hollande a un peu progressé grâce à un marathon interne au PS, sans doute d’ailleurs trop interne et trop PS version 2002/2007. Aujourd’hui, même Eva Joly envisage un soutien au second tour.
Devant une candidature qui fait d’autant plus peur à l’UMP qu’elle est chaque jour plus probable, la droite a prématurément fait tonner le canon dans la version gros sabots crotteux.

Que reproche-t-on à DSK ? En clair de ne pas passer le plus clair de son temps en France depuis qu’il est patron du FMI. Voilà qui n’est pas faux, mais a contrario, si on devait demander aux Français quelle personnalité représente actuellement le mieux la France à l’étranger, qui d’après-vous viendrait en tête ? Nicolas Sarkozy qui à trop vouloir faire dans le pathos a saboté les chances de libération de Florence Cassez ou comme au G20 de Séoul snobe tout le monde en arrivant en retard ?
Alors oui, le monde rend hommage à Dominique Strauss-Kahn et oui son action au FMI surprend positivement. Mais s’il est aujourd’hui au FMI, c’est aussi parce que la gauche n’a pas su le choisir en 2006, nous précipitant dans les abimes funestes du gouvernement Sarkofillon.
Dominique Strauss-Kahn est-il pour autant un Français sans racine, ce supposé agent de l’étranger qui est le filigrane de l’expression « candidat des terroirs » doublé d’un arrière plan antisémite largement utilisé ces derniers mois par les adversaires de DSK, qu’ils soient d’ailleurs de droite ou de gauche ? Il se trouve que les racines françaises de DSK sont bien réelles, profondes, mais qu’elles sont aussi les racines de cette France que l’on veut oublier, celle dont on ne parle qu’a demi-mots une fois par an, celle de la décolonisation. Alors oui monsieur Jacob, Dominique Strauss-Kahn n’a pas les pieds dans la glaise de la Marne ou de la Creuse, mais les pieds de son enfance sont recouverts de la poussière d’Afrique du Nord, comme celle de millions de Français dont nous faisons mine d’oublier l’histoire, histoire qui revient aujourd’hui avec un écho de liberté comme en Tunisie. Ce terroir vaut-il moins que celui de votre village monsieur Jacob ?

Enfin, pour ce qui est de l’action de Dominique en France, on se souviendra qu’il a été l’élu de la commune la plus pauvre de France (Sarcelles) et que de 1997 à 1999 il a, plus que tout autre ministre de l’industrie et des finances, réussi à redonner de l’espoir et du dynamisme à notre pays. Qui peut aligner un tel bilan ?

Dégagez !

Venons-en maintenant à ce que nous ne sommes plus censés regarder. Les maux de notre République ont un nom et des visages depuis que Nicolas Sarkozy occupe l’Élysée.

  • André Santini, mis en examen en 2008 alors qu’il était au gouvernement.
  • Christian blanc finalement démissionné pour péché de « gourmandise » (12000 euro de cigares aux frais de la République)
  • Alain Joyandet démissionné pour avoir pris quelques largesses dans l’utilisation d’avions et pour un permis de construire qui lui aussi avait une drôle d’odeur de terroir.
  • Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur multi-récidiviste (une étrange forme d’exemplarité républicaine !)
  • Eric Woerth qui parti d’un problème de conflit d’intérêts est maintenant pris dans des procédures judiciaires multiples.

Et depuis ces dernières semaines, de nouvelles affaires de mélange des genres :

  • Michèle Alliot Marie qui salit l’honneur de la France en proposant notre « savoir-faire en matière de maintien de l’ordre », avec ses mensonges et ses affaires familiales en Tunisie, sans oublier bien sûr Patrick Ollier.
  • Les vacances de Fillon au frais de l’Égypte.
  • Quant à Nicolas Sarkozy, incarnation de l’échec fait homme, il me faudrait un livre complet pour lister la liste de ses échecs et égarements qui ont terni voire sali l’image de la France aux yeux du monde.

Alors, je vous laisse juge du niveau de l’attaque actuelle de l’UMP à l’encontre d’un homme qui n’a pas le droit de se défendre.

Mais que la droite sache que les socialistes en général et les sociaux-démocrates en particulier ne laisseront pas ce genre de vilénies sans réponse. La campagne des présidentielles ne démarrera qu’à la fin de l’été parce que cela n’a aucun sens de mener une campagne un an et demi avant une élection. Ceci dit, si la droite y tient, nous pouvons y aller plus tôt avec un programme qui tiendra en un seul mot « Dégagez !« .

PS : que vous soyez militants, sympathisants, ou citoyens simplement curieux, vous pouvez rejoindre notre groupe Facebook du « cercle FB des ami(e)s de DSK« .

Un enfant, la vie, un vrai sujet pour les présidentielles 2012


On oublie trop souvent que la politique n’a de sens que parce qu’elle traite des problèmes des femmes et des hommes.

À mille lieues de la stérile agitation du « kan c’est ki l’y va ? », loin des postures destinées à présenter son meilleur profil au JT de 20h, loin des bouffées furieuses sur des positions archaïques, un petit enfant s’est invité à l’agora de nos superficiels échanges. Umut-Talha (c’est le nom de l’enfant né fin janvier) est une double bénédiction pour ses parents, à la fois par la joie qui étreint tout parent mais aussi parce qu’il représente, grâce au don de sang de son cordon ombilical, un espoir de guérison pour ses 2 frère et sœur atteint d’une maladie génétique rare.

Cet heureux événement se limiterait à la sphère familiale si naturellement la prouesse médicale et scientifique qui a présidé à sa naissance ne venait sortir notre réflexion de son auto-alimentation nombrilisme pré-électorale.
J’ai déjà par le passé traité (modestement) plusieurs fois le thème du droit de la vie et j’avais exprimé mon opinion vis-à-vis des possibilités nouvelles de filiations offertes par les progrès médicaux : je pense qu’il faut une législation qui favorise les projets d’enfants de couples qui ont une démarche sincère et généreuse du moment qu’il n’y a pas de préjudices induits.

Ici, la situation est un peu différente, mais sur le fond, les mêmes mécanismes rhétoriques s’affrontent et il me semble que la conclusion sera similaire.

Les opposants à ces pratiques médicales nous opposent des arguments d’eugénisme et de « chosification » de l’enfant. Il est vrai que le grand benêt qui a inventé le mot bébé-médicament s’est surpassé, mais user du mot eugénisme me semble tout à fait disproportionné et décalé : doit-on aussi l’utiliser à l’encontre de quelqu’un qui choisirait son partenaire en fonction de son phénotype ou ses performances intellectuelles ?
Ces personnes qui avancent ici ces arguments, l’auraient-ils toujours fait si ces mêmes parents n’avaient pas eu recours à la médecine pour concevoir leur bébé, mais l’aurait fait de façon « classique » dans le même espoir de guérir leurs autres enfants et de donner à nouveau la vie ?
Quant à la « chosification », c’est idiot : nos lois et notre morale républicaine sont très claires sur le sujet. L’homme, dans son ensemble ou en partie ne peut faire l’objet d’une transaction financière, il ne peut appartenir à qui que ce soit. L’homme n’est ni une chose ni une marchandise, son intégrité, sa liberté ne peuvent être aliénées.
Je peux concevoir que l’on soit opposé à un besoin d’évolution aussi fort de la loi sous l’impulsion du progrès scientifique et médical, pour des raisons philosophiques ou religieuses, peut-être aussi politiques car il y a là source d’un vrai clivage, mais que l’on nous épargne les faux-semblants.

Le don de la vie est une bénédiction, le don non-létal d’une partie de soi est un acte de grande générosité. La loi doit encadrer ces aspects délicats de la vie, et lorsqu’il y a doute, que l’on soit juge en fonction du bien réel apporté et pas d’un mal qui n’est ici que rhétorique.

PS : pour ceux qui ne connaissent pas le livre, je vous conseille « Interdits d’enfants : le témoignage unique de parents ayant eu recours à une mère porteuse », de Sylvie et Dominique Mennesson (que je salue au passage) aux Éditions Michalon.

Le vent du renouveau de mare nostrum


Peut-être est-ce que je me trompe, mais il me semble que nous n’avons pas assez pris de hauteur pour comprendre la force de ce qui est en train de se passer chez nos voisins méditerranéens. Pas assez de hauteur, mais également pas une vision temporelle assez large ce qui est une détestable dérive de notre mode de vie où la consommation est immédiate, où l’on oublie presque immédiatement ce qui vient d’être fait.

Essayons-nous donc à une autre grille de lecture. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, les pays européens (ce qui incluait leurs colonies) s’étaient engagés dans un double mouvement d’intégration continentale et de désintégration extra-continentale, dont la désintégration en Afrique du Nord. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le Royaume Uni qui a sans doute été le plus activement réfractaire à une intégration continentale forte est aussi celui qui a essayé le plus de garder au moins les apparences d’une unité de sa domination coloniale historique avec le Common Wealth (né en 1926).

L’Europe politique a cependant échoué, non pas que rien n’ai été créé, mais ce qui a été créé n’arrive pas à dépasser une technostructure, une philosophie de développement économique décidée de façon non démocratique, des institutions démocratiques déconnectés de l’intérêt des citoyens (d’ailleurs il n’y a pas dans la réalité de citoyenneté européenne, au mieux une vague aspiration à cela) et pas de vrai système de séparation de pouvoir législatif, exécutif, judiciaire couplé à un système d’investigation et d’information indépendant, puissant et unifié au sein de l’Union. Qui plus est, cette Europe, par le jeu du développement accéléré de l’Asie, de l’Amérique du Sud et sans doute bientôt de l’Afrique, est en train de perdre sa place historique de référence culturelle, de force économique et militaire majeure, ce qui est fort déstabilisant. Déclin inéluctable diront certains, fatalisme devant les marchés censés avoir toujours raison, mystique de quelques mystérieux cycle naturels, etc… Et bien non, et ce qui se passe en Méditerranée me semble en être un excellent exemple !

Tout d’abord, il me semble que les choses n’ont pas commencée à Carthage (Tunisie), mais à Athènes (Grèce). Dans la logique de la « décadence naturelle des peuples », la Grèce aurait dû faire faillite, sortir de l’Europe, accepter sa période de ruine. La tentation a d’ailleurs il me semble été assez forte à un certain moment, et cela aurait été économiquement « justifié ». Mais cela ne s’est pas passé ainsi parce que quelques hommes, européens convaincus malgré tout, se sont mobilisés. Fondamentalement, je pense qu’ils l’ont fait pour des raisons qui vont bien au-delà des considérations de dettes souveraines et de sauvetage de l’Euro.

Le vent du boulet passé, les choses ont continué cahin caha jusqu’à ce qu’un vendeur de fruits et légumes se donne la mort en Tunisie. Et le régime est tombé à une vitesse et avec une « facilité » qui reste étonnante. Il y avait des raisons politiques et économiques certes, il y a la révolution de la communication universelle et immédiate certes, mais une révolution est d’abord le fait d’éléments qui vont bien au-delà d’un problème économique ou politique immédiat : un mobile et un moyen ne suffisent pas au « crime ». Athènes a tremblé, la secousse s’est amplifiée à Carthage, l’onde de choc est parvenue à Alexandrie. Il me semble qu’il y a derrière cela les prémisses de quelque chose de profond, propre à l’histoire même de ce bassin d’histoire, de culture, qui dépasse le fatalisme des marchés ou des religions (« si dieu le veut« ), quelque chose qui doit être compris par l’ensemble des dirigeants de ce bassin, de chaque colonne d’Hercules en faisant le tour par Troie.

En reprenant l’idée du projet euro-méditerranéen exprimée entre autre dans « La Flamme & la Cendre« , la France aurait pu être la cheville ouvrière du renouveau de la Méditerranée. Hélas il ne suffit pas de savoir lire le titre d’un livre pour être un érudit et nous apparaissons dans ce mouvement naissant, au mieux comme un organisateur d’inutiles réunions internationales, au pire comme l’agent supplétif maladroit des forces de l’ordre locales. Par ailleurs je défends depuis assez longtemps déjà l’idée que pour ne pas créer une séparation nord-sud du projet Européen, il faut que cette Europe ait chaque pied dans un de ses deux bassins historique, créer une Europe de la Hanse et de la Méditerranée. Si j’ai raison, le mouvement actuel va donc se propager au sud certes, mais aussi remonter vers des pays comme la Roumanie, la Bulgarie, les Balkans, et il n’est pas exclus qu’il remonte par Massilia.

Il est temps de replacer la politique dans une perspective politique historique, il est temps d’arrêter de se laisser leurrer par la consommation immédiate de l’instant, il est temps que les aristocrates républicains français dont  la conscience démocratique est encore vivante redescendent à la rencontre de tous les vendeurs de fruits et légumes pour ensemble refonder l’avenir.

Sarkozy et le désert des Tartar(in)s


Figurez-vous que je me suis fait avoir.

Je m’étais dit benoitement que j’allais attendre un peu pour faire un petit billet sur notre sommité élyséenne, histoire de faire une synthèse sur ce qui avait été écrit de ce qu’il avait dit à sa conférence de presse. Après Jaurès et Guy Mocquet, notre touriste de l’histoire littéraire était semble-t-il devenu depuis lundi un social-démocrate convaincu, un défenseur de la régulation à deux doigts de présenter sa candidature aux primaires socialistes, pourfendant ainsi tous ces socialistes qui décidément seraient bien trop à droite à son goût.

Fébrile, je me décide à faire ma petite revue d’e-presse, demandant à l’oracle google ce que la toile pensait de la parole révélée lundi à la face du monde. Et me voici bien marri : sur les plus de 12000 résultats d’actualité, l’oracle nous renvoie en première page :
* du Sarko flic (affaire Laeticia, la récidive)
* du Sarko juge (loi sur les conflits d’intérêts – là il faut vraiment être frappé d’un Alzheimer violent pour avoir oublié Woerth)
* ouf en 3ème sujet, du Sarko pourfendeur de spéculateur capitaliste (il n’a pas été bon lundi sur ce coup là mais au moins il reste un petit quelque chose)
* du Sarko piraté chez Facebook (fichus internautes, vivement Adopi III, IV et V !)
* du Sarko tunisien (faisons voir notre savoir-faire en matière de recollage de pots cassés)
* et une future communication de Sarko en février.

En somme, 3 jours après une intervention archi-vendue, de Sarkozy icône étincelante du monde il ne reste plus grand chose sur la toile. Dommage, moi qui me réjouissait de faire un comparatif avec son futur adversaire probable à la présidentielle, c’est à l’eau.

Tout s’y prétait pourtant :
* le G20 où il y a quelques mois il a snobé l’ouverture et où DSK s’est retrouvé de facto le réprésentant le plus en vue de la France
* la politique internationale où Sarko vola naguère au secours de la victoire de Poutine, obligea la République à faire la révérence à Kadhafi ou Assad ou encore transforma l’idée d’un projet Euro-Méditerranée (idée piquée à DSK -p 260 de la Flamme et la Cendre chez Grasset) en un aimable jamborée, en face des louanges adressées à DSK (rassurez-vous, elles ne viennent pas de France et encore moins de la gauche radicale, ouf !)
* l’économie (mais là c’est de toute façon trop facile) où lundi Sarko reprend à son compte l’idée de la taxe Tobin qui par nature n’est pas applicable alors que Strauss-Kahn innove en proposant un système d’assurance sur le risque qui, s’il était décidé, serait lui très facilement mis en place et très difficile à contourner (contrairement à la taxe Tobin)
* la fiscalité, monument entre tous des échecs Sarkozy qui aurait bien été inspiré de récupérer le rapport fait par DSK en 2006
* le social tristement illustré par le début de septennat où le gouvernement SarkoFillon a arrêté de lutter contre le chômage (la démographie et le marché enfin libéré allant « régler » le problème tout seul) en opposition à la volonté du président du FMI de mener de front les problèmes sociaux et économiques

Avouez qu’une comparaison argumentée de la nouvelle « vision » du Sarkozy 2011 avec la vision de DSK dont les fondamentaux n’ont pas varié depuis son passage à Bercy (sinon avant), cela aurait eu de la gueule.
Mais faute d’un adversaire solide à l’Elysée, nous nous en remettrons à l’actualité à Washington en attendant l’été.