Semaine médiatique : les plumes des jours

Trois choses m’ont inspiré cette semaine, trois “évènements” qui ont en commun d’avoir capté beaucoup d’attention médiatique mais de ne pas avoir généré beaucoup de fond utile aux citoyens de France.

SarkozyTout d’abord, bien sûr l’intervention de Nicolas Sarkozy à la télévision. Longue intervention attendue après un mandat qui accumule les échecs, qu’ils soient dus aussi bien à des problèmes mondiaux qu’à des erreurs et des errements de gouvernement. Qu’en dire ? Après un départ très brouillon, nous avons eu droit à une suite de déclarations qui pour une fois n’étaient ni péremptoires, ni définitives, mais qui se voulaient point de départ de discutions. Cette humilité et cette retenue auraient été les bienvenues en 2007, mais je craints fort aujourd’hui qu’elles ne soient que la conséquence d’une trouille insurrectionnelle. Est-ce de ma part un procès pour manque de sincérité supposée ? Je crois que pour se fixer une opinion, il suffit de se pencher sur le cas de Gandrange qui est le plus flagrant : oui, Nicolas Sarkozy a menti cyniquement devant toute la France ce soir là. Alors, pour ce qui est du reste, chacun pourra au choix lui laisser encore une fois le bénéfice du doute ou se préparer à réparer une erreur de bulletin de vote.

kouchnerDeuxième “évènement”, “Le monde selon K“, le livre de Claude Péan sur Bernard Kouchner. Un livre fait par un homme qui ne semble décidément pas aimer les écarts entre l’apparence et la réalité, un livre sur les ambigüités politiques, un livre qui écorne l’une des rares images de noblesse qui reste à la France. Rien d’illégal reproché à Bernard Kouchner, rien d’immoral, juste peut-être l’impardonnable faute de ne pas être l’incarnation du french docteur, le sauveur des indigents et du monde, risquant sa vie par simple générosité humaniste. Les humains sont faillibles, certes, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’à gauche il y a décidément deux façons de finir sa carrière : soit comme Pierre Mauroy ou Michel Rocard, dignement, de façon préparée, discrètement, ou soit comme Bernard Kouchner ou encore Jack Lang, en voguant d’écueils en échouages au fil de l’interminable naufrage d’une vie politique que l’on se refuse à quitter à temps.

kouchnerEnfin, dernière écume plumitive, un autre livre, sur Rachida Dati cette fois “Belle-amie“. Là, le moins que l’on puisse dire c’est que l’histoire est compliquée. Mais ce qui m’intéresse c’est moins l’histoire d’une transposition vraie ou exagérée d’un belle-ami version Maupassant à une belle-amie fin du XXème siècle, que l’évolution des mœurs politiques et sociales sous-jacentes. Jusqu’ici, le pouvoir, la politique et le sexe étaient des histoires bien codifiées sous la Vème République : un mâle dominant et prédateur qui une fois arrivée au pouvoir picorait dans une cours les femelles qui l’intéressaient par soumission, acceptation ou sollicitation selon les cas. Ce livre nous laisse entendre que ce schéma serait à revoir et que d’une part la féminisation des postes de pouvoir dérive aussi sur la prédation, mais que d’autre part, et c’est ce qui est sans doute le plus dangereux pour la démocratie et la République, cette prédation sexuelle a changé de nature dans le sens où elle ne serait plus la “confiserie du pouvoir” mais bien le pouvoir par la sexualité. Dit autrement, nous ne sommes plus dans un exercice “sain” et rationnel du pouvoir avec des à-côtés, mais un exercice du pouvoir qui serait basé sur une subordination sexuelle. Cela convient sans doute parfaitement aux bonobos, mais en ce qui concerne la République, il est inadmissible qu’elle puisse être dirigée sur autre chose que la raison et l’intérêt de ses citoyens. Alors je ne sais pas quelle est la part de vérité sur le cas Dati, ce qui a en soit peu d’importance, mais je crois qu’il serait urgent de remettre de l’ordre si ce livre reflète effectivement une dérive de la conduite de l’État.

La fixette qui nous perdra

Hoover DamLe bon sens semble être une chose aussi rare que les prêts bancaires en ce moment.

Le gouvernement vient de nous annoncer son plan aux mille projets telles mille fleurs plantées dans le jardin de France. Qu’en dire ? Si l’époque le permettait, je dirai avec humour qu’il s’agit là d’une vieille recette parmi les vieilles recettes si facilement méprisées lorsqu’elles viennent d’en face. Oui, bien sûr, travailler sur les infrastructures est un investissement intelligent, s’il est cohérent.

L’est-il ? A court terme, cela va maintenir des emplois et peut-être en créer quelques uns. Mais cela va-t-il à moyen terme nous permettre d’être plus compétitif grâce à de meilleures infrastructures ? Cela va-t-il nous permettre de résoudre le problème de la rupture énergétique ? Cela va-t-il nous permettre de prendre le virage de la rupture climatique ? Lorsque l’on voit que ce sont les infrastructures routières qui se taillent la part du lion, on peut en douter. Où sont les investissements dans les technologies pour demain (matin !) ? Où sont les synergies qui consolideront le tissu industriel ? Où sont les sources de développement des nouveaux services ? Où sont les amortisseurs qui empêcheront les faillites par effet de dominos ?
Cela résoudra-t-il la crise profonde du logement (trop mauvaise adéquation entre offre et demande, trop peu de nouvelles constructions, en particulier HLM) ? Là, c’est plus que douteux : le plan aide les promoteurs sans s’attaquer au fond de la crise immobilière.
Cela est-il suffisant en nombre ? Bien sûr que non, 1000 projets sont totalement insuffisants par rapport aux besoins. On peut espérer que tout cela ait un effet positif, mais nous avons des raisons de craindre une profonde erreur sur l’estimation des besoins. Ce gouvernement a compris trop tard la réalité et les implications de la crise financière (alors que les signes étaient déjà là au printemps 2007, il a fallu attendre l’hiver 2007 pour avoir une prise en compte claire et 2008 fut une course avec systématiquement plusieurs temps de retard sur la crise devenue économique). Le gouvernement n’est toujours pas en phase avec la réalité : Patrick Devedjian n’annonce-t-il pas une croissance positive alors que le FMI envisage une tendance vers -2% et que l’Allemagne donne des estimations entre -3% et -5% ? Sur ces dernières années, ce gouvernement a eu systématiquement tord par rapport aux prévisions du FMI. Aveuglement et imprévoyance inacceptables !
Est-ce suffisant en terme de champ d’application ? Sur ce point, le gouvernement Sarkozy tient un cap erroné de façon totalement psychorigide. Il est évident pour tout le monde, sauf eux, que la crise financière a déclenché un profond déséquilibre économique entre offre et demande. La capacité de production des différentes économies est maintenant largement au-dessus de la demande, et ceci va en s’accentuant au fur et à mesure où les gens perdent leur emploi ou ont peur de le perdre. Par ailleurs l’argument des echecs passés ne tient pas plus : nous ne sommes plus à l’époque où les importations menacaient les filatures Boussac et que le franc était attaqué ! Par ailleurs, aujourd’hui la faible demande est motivée à la fois par la peur de la crise et par un pouvoir d’achat qui ne permet pas d’être optimiste. Cette crise de la demande résulte au minimum de la conjonction d’éléments objectifs de crainte et du sentiment d’avoir été trahi (”travailler plus pour gagner plus” nous promettait-on). L’activisme affiché de Nicolas Sarkozy s’est transformé en mouvement brownien anxiogène.

En plus de la relance de la consommation, que pourrait-on faire ? Revenir aux fondamentaux du contrat républicain et le moderniser. Les services publiques doivent avoir pour but de subvenir aux besoins élémentaires des citoyens. Aujourd’hui, à force de casse et de raccommodage, leur objectif est devenu nébuleux, leur efficacité en baisse, leur coût en hausse. Par ailleurs, la nature profondément redistributive et palliative des aides est complètement obsolète à une époque où la diversité de situation est la règle, où le salarié et souvent aussi un micro-capitaliste ou un micro-entrepreneur, où le retraité ne l’est plus forcément totalement, où le travailleur même régulier n’a plus forcément un salaire suffisant pour vivre. J’aimerais me tromper, mais le RSA actuellement mis en avant ne résoudra pas le problème de fond de l’inefficacité de la redistribution.

Il faut passer à autre chose, passer à la gratuité partielle ou totale de la satisfaction des besoins fondamentaux fournis par les services publics ou leurs délégations (eau, énergie, nourriture, logement, soin, transport, information). Des ambryons mis en place par la gauche (CMU par exemple) ou les régions (gratuité partielle des transports) ont ouvert la voie et montré la faisabilité : allons au bout de la démarche. Là est le vrai investissement pérenne, là est l’investissement d’infrastructure et de services qui fournit un avantage concurrentiel, là est l’amortisseur de la crise pour tout un chacun, là est l’avenir des citoyens et de notre République.

Pour qui sonne le glas ?

Jeudi social, jeudi de grève, jeudi de manifestation, jeudi de fracture, mais surtout jeudi de réveil.

Pour la première fois depuis longtemps, la France des salariés descend unie dans laPrise de la bastille rue. Le gouvernement a bien essayé de matraquer l’idée qu’il ne s’agissait que de la France des fonctionnaires et des privilégiés, mais les indications à la mi-journée faisaient état d’une tout autre réalité : oui les salariés du privé sont aussi dans la rue, qu’ils soient du secteur automobile en plein dans la tourmente, du secteur bancaire, ou encore de la grande distribution. La lecture de la droite est déphasée. À côté des fonctionnaires si facilement dénoncés, on voit des intérimaires qui ne trouvent plus d’emploi, des salariés au chômage technique, de nouveaux licenciés économiques, des retraités qui commencent à devoir faire les “après-marchés” pour se nourrir et qui y croisent les travailleurs pauvres, les exclus et tout un monde que nous ne voudrions pas voir.

Cette manifestation n’est pas, comme on veut nous le faire croire, une gesticulation de plus de la gauche, mais bien le premier symptôme visible de la crise sociale qui découle à la fois de la dégradation mondiale et aussi, surtout, de la façon dont le gouvernement français gère cette tempête qui fut d’abord financière avant d’être économique, et maintenant sociale.
Après plus de six ans de gouvernements UMP, dont deux sous la domination totale de Nicolas Sarkozy, nous allons très mal et ce n’est qu’un début. Mais le problème principal est d’abord que ce gouvernement est incapable de prendre la mesure du problème économique et social, incapable de se remettre en cause, incapable de comprendre pourquoi il a battu tant de records économiques dans le mauvais sens, incapable d’incarner la respectabilité et la compétence, incapable d’inspirer la confiance.
Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy restera terré à l’Elysée. Peut-être mettra-t-il un CD de Carlitta et regardera ses photos de vacances. Il est au chaud et bien nourri. Cela ne peut pas durer.

Le locataire de l’Élysée envoie en ce moment ses messagers nous expliquer combien il faut être solidaire en ces temps de crise. Quel cynisme pour le chantre du démerde-yoursel, pour celui qui ne manque pas d’ironiser sur les salariés qui contestent (les grèves dont plus personne ne s’aperçoit), pour celui qui ne supporte pas les “lèse-majesté” (casse toi pauvre con), pour celui qui fait des remontrances aux banquiers devant les caméras mais leur donnera quand même les milliards nécessaires pour verser un dividende aux actionnaires et surtout ne fera rien pour ses propres excès de salaire, qu’il a presque doublé en arrivant.

Cet homme n’est pas exemplaire, il ne comprend ni l’économie, ni les Français, il est à de nombreux égards, indécent.

Quelle est l’urgence aujourd’hui ? Mettre en place un gouvernement compétent, se remettre en phase avec nos partenaires internationaux (oui il est maintenant certain qu’il faut faire aussi une politique de la relance de la consommation), retrouver une légitimité démocratique. Alors il pourra y avoir une union nationale face à la crise, alors les Français pourront se mettre en ordre de bataille pour vaincre la crise. Mais en l’état, on ne peut que constater la gravissime défiance du pouvoir politique national, on ne peut qu’être abasourdi par les chances gâchées (le chômage qui n’a pas été réduit au taux du plein emploi malgré la chance démographique historique), les virages manqués (les mesures fiscales et sociales à contre-courant), l’imprévoyance passée (j’irai chercher les 3% de croissance avec les dents), actuelle (la croissance sera de 0% en 2009 selon Devedjian), et hélas à venir. Non la crise ne se résoudra pas toute seule d’ici la fin de l’année ! Ce qui va arriver à court terme, c’est une explosion des dépôts de bilan et un écroulement d’une partie de l’économie sous forme de chaîne de dominos.

Cela peut être évité, nous pouvons sortir vainqueur de cette tempête, mais nous devons avoir les bonnes personnes aux bons postes, avec des moyens adéquats.

Comme nous avons des raisons de regretter d’avoir raté la présidentielle de 2007 ! Comme nous avons des raisons de regretter que Dominique Strauss-Kahn soit à Washington et pas à Paris !

Vive le protectionnisme

Emmanuel ToddJ’ai assisté cette semaine à une conférence d’Emmanuel Todd pour la présentation de son dernier livre “Après la démocratie“. L’homme est un intellectuel pétillant, direct, un rien gamin riant de ses blagues, non sans une certaine (auto)dérision.

La conférence m’a été d’autant plus agréable que je me trouvais face à un homme exprimant sans ambages la condamnation de tant de choses que j’ai pu combattre ici et ailleurs, au premier rang desquelles une vacuité totale du message politique de la dernière présidentielle (et de la suite), si ce n’est la capacité de dire ce que les gens veulent entendre sans y ajouter une once de contenu, de projet politique.

Mais au-delà de la critique des personnes, Todd nous interpelle sur un nécessaire protectionnisme économique s’insérant certes au sein des lois du marché, mais s’opposant au libre-échangisme, l’argument étant que si le libre-échange mondialisé génère des richesses, il permet surtout une montée des inégalités à un niveau inconnu dans l’époque contemporaine occidentale. Le libre-échange est “égalitaire” dans le sens d’une diffusion mondiale d’une hyper-richesse pour très peu, de la généralisation d’une classe d’ultra-pauvreté et d’une baisse moyenne de la richesse pour la plupart ; une sorte d’égalité internationale des hyper-inégalités planétaires. De fait, c’est bien ce que disent les études démographiques, et en particulier, les jeunes générations européennes bien que mieux formées que leurs aînés, bien que disposant de moyens technologiques supérieurs, bien que bénéficiant d’un plus haut niveau de productivité, sont condamnés en l’état à avoir une vie financièrement inférieure à leurs parents. C’est une hérésie de l’histoire.

Le protectionnisme est-il fondamentalement en opposition avec la social-démocratie ? Je crois, et c’est un avis très personnel, que cela va dépendre des critères idéologiques que l’on y applique, et donc des bornes et des objectifs que l’on se fixe. Si l’on décrète que certains éléments fondamentaux comme l’auto-suffisance alimentaire, énergétique, médicale, intellectuelle, financière ne peuvent être livrés au libre-échange puisqu’ils représentent des éléments vitaux pour notre société alors nous pouvons entrer dans une logique de service public non-concurrentiel avec des arguments recevables (peut-on confier un élément vital à une mécanique aveugle sans but identifiable, ou à la mystique de la main invisible du marché ?). Je crois que dans le cadre du critère “vital pour notre société”, le protectionnisme a un sens et qu’il est acceptable pour les sociaux-démocrates.

Doit-on aller plus loin et faire comme Obama qui a promis d’appliquer une politique protectionniste pour par exemple aider Boeing dans son combat contre Airbus ? Discutable, mais je crois que non : dans ce genre de cas, l’aide de l’État est une chose défendable, mais elle ne doit pas verrouiller les échanges. Boeing n’est pas vital pour le citoyen américain même s’il est clair que cette société est une source de richesse.
Le débat libre-échange vs protectionnisme doit être arbitré par l’idéologie. Nous, socdems, nous donnons pour objectif de donner un sens à notre action en regard des objectifs de notre société (notre identité individuelle s’inscrit dans un destin collectif, pas dans une concurrence d’individus isolés agissant selon la loi du démerde-yoursel). Cela est applicable sur ce problème économique et je crois que nous pouvons nous construire un discours et une politique cohérente sur ce sujet, en acceptant sans problème les lois du marché mais sans tomber dans le piège tendu par les ultra-libéraux : nous voulons des lois et des principes pour réguler le marché, ce qui veut dire que dans certains cas l’État n’a pas à intervenir, mais dans d’autres, jugés vitaux pour la société, il doit le faire et peut aller sans se renier jusqu’au protectionnisme.

Un petit regret a l’issue de cette conférence : lorsque je lui ai demandé son pronostic sur la manière dont allait finir notre République (remise en cause institutionnelle par les parlementaires bafoués, sursaut idéologique des partis ou révolution des chômeurs jetés dans la rue), il m’a fait une réponse sur ce qu’il jugeait souhaitable (modification au sein du système institutionnel) et non sur ce qu’il jugeait probable. Mais peut-être faut-il interpréter cela comme le fait que le probable n’est pas souhaitable…

Relancer la consommation ou pas ?

Faut-il faire de la relance économique en partie avec une relance de la consommation ?

France Sarkovision nous affirme que ce serait une erreur parce que cela en a été une dans un passé déjà lointain, en particulier avec tonton. A priori l’argument pourrait pour une fois tenir la route, sauf que comparaison n’étant pas raison, après examen il reste d’être jugé comme totalement idiot, ou pour le moins, à contre-courant de ce qu’il faut faire (mais c’est une spécialité de la politique économique sarkozyste).

Pourquoi la situation de la France des années 80 n’a-t-elle rien à voir avec ce que nous vivons ?

D’abord parce que les deux crises successives que nous vivons (financière puis économique) ne sont vraiment comparables qu’à la crise de 29 de part leurs rapidité et intensité.
Mais plus important, dans les années 80 la France était économiquement infiniment moins intégrée à l’espace européen qu’elle ne l’est maintenant et que la politique économique française est ultra-dépendante de la politique économique des leaders européens et que ceux-ci ont décidé de planifier une relance fondée en partie sur la consommation. Alors oui, une relance de la consommation favoriserait les importations, mais des importations en grande partie européennes et nos voisins faisant de même, l’action collective concertée serait bel et bien une vraie source de relance. Mais voilà, Sarko est d’abord un individualiste adepte du démerde-yourself.
L’entourage sarkozyste ignore-t-il ce diagnostic ?

Pas tant que cela si l’on en juge par les arguments qui prévallaient pour la fumeuse loi sur l’ouverture des magasins le dimanche, dont l’argument principal était que cela allait faire augmenter la consommation !

Alors pourquoi cette incohérence ?

Peut-être parce que sa seule qualité n’a jamais été rien d’autre que de savoir accéder au pouvoir, en aucun cas à l’exercer, et qu’il est incapable de nommer des gens compétents. Le prochain remaniement me fera-t-il mentir ?

Sarkoléon le (tout) petit

SarkozySarkozyLe début d’année est traditionnellement la période des vœux, mais je crois que pour cette année ce sera soit des vœux très pieux, soit des bouteilles à la mer remplies d’espoir… Puisque notre parait-il président est rentré de son agréable séjour au Brésil pour nous présenter ses vœux avec l’ambition d’être à la fois réaliste et optimiste, j’aimerais faire le point sur deux ou trois choses découlant de ses ambitions politiques affichées en 2007.

Comment ne pas commencer par se souvenir de son « travailler plus pour gagner plus » affiché à côté de son inébranlable capacité à générer à lui seul de la croissance, quitte à aller la chercher (dixit) « avec les dents ». Pathétique promesse d’édenté abandonnée début 2008 et comme la vie a beaucoup d’humour très noir, depuis atomisée par une double crise, financière d’abord et économique maintenant, crise que ses résultats économiques laissait présager sans ambigüité bien avant que la baudruche subprime n’explose, mais crise qui non seulement n’a pas été anticipée, mais a été démultipliée à la fois par l’incroyable aveuglement de Christine Lagarde qui promettait ½ point de PIB de plus que le consensus des économistes et aussi, puisque cela ne suffisait pas, par une série de mesures à contre-emploi comme une aide fiscale aux plus plus riches lorsqu’il fallait aider les PME, des mesures purement idéologiques visant à supprimer les 35h via les heures supplémentaires au moment où la production industrielle baissait (et les heures travaillées avec) enclenchant mécaniquement un effet de levier accélérateur du chômage (fin accélérée des CDD et intérim puisque les heures supplémentaires permettraient de faire l’appoint si nécessaire). A l’arrivée, alors que la France avait une chance historique de résoudre durablement le problème du chômage, la politique de Sarkozy a réussi a le relancer, et très fortement ! Et que l’on ne vienne pas nous raconter qu’il s’agit de la faute à pas de chance et que tout le monde est dans le même sac : l’Allemagne qui est le pays le plus comparable à nous, fait mieux que nous (production industrielle -4,1% contre -3,9%, solde commerciale -40,9Geuro contre +136,8, chômage sur 12 mois +2,4% contre -11,3%). Et la liste est longue. Échec total !

Doit-on alors se souvenir de ses promesses sécuritaires ? Michèle Alliot-Marie aura beau nous expliquer que rien de grave ne s’est passé en cette fin d’année, 30% de voitures en plus ont brulé par rapport à l’an dernier, les prisons débordent au point de nous faire honte, les épidémies de suicides de prisonniers perdurent telles une maladie nosocomiale et les établissements pénitentiaires flambants neufs doivent être fermés sans que l’on sache s’il s’agit d’un problème de gestion (déléguée au privée parce que paraît-il l’administration pénitentiaire ne sait pas le faire) ou un problème de mal-façon. Et pour clore ce chapitre, notre ministère de l’immigration qui se faisait fort de bouter hors de France tous ceux venus manger le bon pain des français, ne sait plus comment reconduire chez eux tous ces manants puisqu’après avoir humiliés l’identité africaine dans son discours de Dakar, ces mêmes africains ont certaines difficultés à reconnaître leur ressortissants… Échec encore.

Succès par contre pour la casse du service public. Certes la loi imbécile visant à obliger les maires à accueillir les enfants scolarisés en cas de grève est sans effet (les maires qui ont refusé de l’appliquer ne seront pas poursuivis), mais si l’on en juge par les deux décès dramatiques dans les hôpitaux de Paris, le manque de personnel est plus que critique (si vous avez un doute aller faire une visite dans un de ces établissements dimanche prochain) et ce ne sont pas les explications honteuses de Roselyne Bachelot qui y changeront quelque chose. Oui madame, pour cet homme mort d’une crise cardiaque alors que le SAMU cherchait désespérément une place en réanimation pour lui, il est vrai que son cœur n’était pas en parfait état, mais c’est justement pour cela qu’il avait besoin d’une assistance médicale, et à moins de considérer que les hôpitaux sont faits pour des bien-portants, il était la règle à prendre en compte, pas la malheureuse exception due à la malchance. Honte à vous qui en refusant à l’hôpital des moyens minimum sur des critères purement financiers avez violé votre serment de Galien (de ne faire rien témérairement sans avis de Médecin, ou sous espérance de lucre tant seulement) ! Échec toujours.

Je terminerai par notre politique étrangère puisque le service de com’ de l’Elysée nous a fait part du grand succès de la politique étrangère sarkozyste. Cohn-Bendit a eu (pour une fois) le grand mérite de dire clairement son fait à notre globe-trotteur : la Chine nous a à plusieurs reprises humiliés et à chaque fois nous avons accepté l’humiliation. Mais s’il n’y avait que cela. La France qui fut un jour patrie des droits de l’homme, pays des lumières, s’est semble-t-il fait une spécialité d’être l’amie des dictateurs, qu’ils s’appellent Kadhafi visitant Paris telle une terre conquise, Assad revenu en grâce sans avoir à se mouiller ou notre grand ami Vladimir Poutine qui a dû sabrer le champagne en voyant rappliquer Sarkozy au matin de son annexion de l’Ossétie, intervention quasi miraculeuse qui a empêché les américains et les européens de faire quoi que ce soit et lui a permis de figer les positions géorgiennes à son avantage. Échec dramatique.

Nous avions cru qu’avec Chirac digne de Deschanel nous avions touché le fond en matière d’incurie gouvernementale. Mais Sarkozy est arrivée ce qui nous a rappelé que si la Corse nous avait légué la famille Bonaparte, la Hongrie nous a envoyé la famille Sarkozy avec l’aide du communisme et que Sarkozy dispute sans rougir le titre de petit à Napoléon III.

Nous pouvons combattre et gagner contre la crise, nous pouvons combattre et gagner contre l’abaissement et la décadence de notre pays, mais il faut commencer par changer et ce gouvernement et son omniprésent chef. Nous pouvons le faire légalement et démocratiquement en promulguant la Vième République, ou alors continuer à contempler les échecs qui s’accumuleront jusqu’à un deuxième Sedan.

La sagesse de Sitting Bull

Sitting BullIl y a quelques jours, en feuillant quelques livres de ma bibliothèque, je suis retombé sur un très vieux texte (plus de 130 ans) du chef sioux Sitting Bull. En le relisant, je me suis fait la réflexion qu’il était d’une étonnante modernité, voire d’une incroyable actualité.

Voici ce texte.

“Voyez, mes frères, le printemps est venu ; la terre a reçu l’étreinte du soleil, et nous verrons bientôt les fruits de cet amour !
Chaque graine s’éveille et de même chaque animal prend vie. C’est à ce mystérieux pouvoir que nous devons nous aussi notre existence ; c’est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu’à nous d’habiter cette terre.
Pourtant, écoutez-moi, vous tous, nous avons maintenant affaire à une autre race – petite et faible quand nos pères l’ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd’hui grande et arrogante. Assez étrangement, ils ont dans l’idée de cultiver le sol et l’amour de posséder est chez eux une maladie. Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour leur propre usage et se barricadent contre leurs voisins ; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures. Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.
Nous ne pouvons vivre côte à côte.”

Si l’on écarte le lien religieux des indiens avec la nature dont nous ne comprenons que difficilement le sens aujourd’hui, comment ne pas être frappé avec ce que nous vivons ?
Sont-ce les paroles d’un écologiste portant un regard nostalgique sur une nature qu’il voit de dérégler à cause de l’industrialisation destructrice des hommes ?

Sont-ce les paroles d’un homme de la rue portant un jugement sur les banquiers de la finance jouant au casino le sort de millions de personnes ?

Non, juste les paroles du chef d’une nation d’hommes libres, chef inquiet de voir son monde au bord de la destruction. Depuis, nation qui a effectivement succombé sous les excès d’autres hommes trop avides, trop imprévoyants. Trop ignorants aussi.

Et nous, de quel côté sommes-nous ?

Saint Nicolas et la hotte de la relance

Après nous avoir expliqué pendant un an et demi que tout allait bien et que les réformes porteraient leurs fruits, le gouvernement Sarkozy qui vit sans doute ses dernières semaines a non seulement dû constater que les fameuses réformes n’avaient ni anticipé, ni amorti la crise économique en cours, crise déclenchée par l’effondrement de l’ultra-libéralisme financier certes, mais surtout crise qui serait de toute façon survenue puisque les éléments structurels (énergie, climat, démographie) tendaient tous à aboutir à un problème de modèle économique. Hélas, dans un monde d’apparence et de communication à la petite semaine, rien n’avait été anticipé, rien n’avait été préparé et il faut maintenant essayer de recoller les pots cassés.

Notre très agité président s’est donc fendu d’un plan de relance qui mérite que l’on s’y arrête et que l’on s’exerce à l’art difficile des prévisions.

D’abord, impossible d’y couper avec Sarkozy, la forme. Qu’est-ce qui est mis en avant : les 26 milliards d’euro. Typique d’une personne qui affiche manifestement l’argent comme valeur fondamentale, mais sans intérêt. Est-ce beaucoup, peu, assez ? Est-ce seulement réel, c’est à dire de l’argent collecté puis ajouté aux budgets existants, ou comme pour les banques une sorte de chèque de caution récupérable, est-ce issu de la planche à billet, est-ce issu de crédits déjà prévus mais pas versés, ou encore est-ce de l’argent-Kadhafi c’est à dire une enveloppe baudruche qui ne mène à pas grand chose de concrêt ? Bien malin et savant celui qui le sait et pourra nous l’expliquer de façon claire. Mais, même si c’est bien ce qui est mis en avant, l’important n’est pas tant le montant que les mesures qui seront mises en œuvre.

Sarkozy le néo-libéral-paternaliste-franchouillard, après avoir déjà plusieurs fois mangé son chapeau (et fait partager le festin aux députés de sa majorité), vient de se convertir à l’interventionnisme musclé de l’Etat, en premier lieu dans les services publics, y compris ceux qu’ils voulaient vendre il y a encore quelques mois comme la Poste. Le plan prévoit 4 milliards d’euros d’investissements publics pour les entreprises publiques (EDF, La Poste, etc.) et 2,5 milliards pour les collectivités locales. J’ai quelques doutes sur le sens d’allouer des crédit à la loi de programmation militaire (ce n’était donc pas financé), “l’entretien et la mise en valeur du patrimoine” (mais encore ?), les hôpitaux (bonne nouvelle), la rénovation des tribunaux (n’était-ce pas une des motivations de la nouvelle carte judiciaire ?), les moyens de la gendarmerie et de la police (un grand classique sarkozyste), et les infrastructures routières, ferroviaires et fluviales (seule vraie bonne annonce pour ce qui concerne les deux dernières).

Sur cette partie d’intervention très keynésienne de l’Etat français, il me semble que si le principe est défendable, pour qu’il soit bon il faut plus que la répétition de méthodes qui ont jadis permis d’améliorer les choses. Encore une fois, nous voyons bien le problème conjoncturel (crise financière qui déclenche et révèle une crise économique), mais fondamentalement, nous nous heurtons à trois problèmes structurels majeurs et inédits. Quant à investir massivement, investissons dans un sens qui donnera l’espoir de résoudre ces problèmes structurels, ne nous contentons pas de mettre un peu d’essence dans un 4×4 General Motors ! Alors oui il faut investir du côté d’EDF, mais avec un objectif à cours, moyen et long terme de produire une énergie encore moins cher et encore moins impactante pour les écosystèmes. Oui il faut investir dans les infrastructures de transport, mais avec un objectif qui est de reconstruire un nouveau modèle économique du secteur qui inverse les impacts négatifs sur l’énergie et l’écologie. Est-ce le cas ? On peut en douter et il faudra beaucoup d’intelligence aux hauts fonctionnaires chargés de ces crédits pour orienter les choses dans le bons sens.

Deuxième élément, l’exonération de charges pour les TPE. Après son erreur quasi historique du paquet fiscal à contre-emploi, quelqu’un a réussi à convaincre Sarkozy qu’une clé de la crise se trouvait du côté des très petites, petites et moyennes entreprises. Mieux vaut tard que jamais, mieux aurait vallu anticiper les problèmes de trésorie comme nous l’avions écrit ici (et ailleurs) il y a plusieurs mois. Alors oui il faut aider l’emploi en aidant les PME à embaucher, mais pour la peine, il serait bon de remettre à plat toutes les relations économiques et sociales entre l’Etat, les collectivités locales et les petites entreprises. Là aussi, sortons de la nécessaire action conjoncturelle pour prendre de la hauteur et reconstruire l’avenir. Je passerai sur le remboursement anticipé des dettes de l’Etat envers les entreprises : par quel raisonnement pervers a-t-on pu arriver à considérer qu’il était normal que l’Etat se fasse de la trésorerie sur le dos des français ?

Annonce de la construction de logements sociaux. Là, il y a un côté formidable : cela fait combien de fois que l’on nous fait une annonce de ce genre ? Je craints fort qu’il y ait des gens qui ont objectivement intérêt à entretenir la pénurie de logements dans un certain nombre de villes, dont Paris. Cet intérêt à entretenir la pénurie aboutit invariablement à des morts chaque hiver ; il s’agit d’un crime qui devra être puni comme tel. Parallèlement, même en évacuant pudiquement ce problème, là aussi j’aurais aimé que cet effort, pour tant est qu’il soit réel, se fasse en prenant en compte le problème de rupture climatique et énergétique (encore et toujours). Je me suis fait ici et ailleurs le défenseur d’une nouvelle vision volontaire d’un nouvel urbanisme, c’est l’occasion rêvée de transformer deux problèmes en solution. Je craints fort d’être déçu. On notera aussi l’intéressant “assouplissement des règles d’urbanisme”. Là, j’ai quelques doutes sur l’honnêteté du résultat.
Autre annonce, très dans le vent, une allocation aux “bénéficiaires” (les veinards !) du RSA. Oui à court terme, non à moyen et long terme. Les sociaux-démocrates cherchent à privilégier d’autres voies que la redistribution palliative. Alors oui toute somme versée en plus à ceux qui en ont besoin est une injection nécessaire de morphine, mais non, cela ne peut pas être la solution. Mettons en œuvre les garanties minimales pour qu’ils accèdent, sans condition, à un espace privée minimal de vie, à un niveau mimimal d’énergie (électricité), à un niveau minimal de transport en plus des niveaux minimaux de soins, d’éducation et d’assitance “humaine”. La dignité leur sera rendue d’abord en leur donnant la possibilité d’exister au jour le jour sans avoir l’impression de mendier le dose quotidienne d’aide sous perfusion. Le chantier est énorme, bien au-delà des capacités de ce gouvernement.

Enfin, dernier élément que je relèverai pour ce post, la prime à la casse. On en connaît l’effet limité, mais encore une fois, je craints fort que cet argent ne serve pas efficacessement à basculer vers un nouveau modèle énergétique pour les transports. D’ici quelques mois apparaîtront normalement la première grande évolution des moteurs et la France n’est pas trop mal placée dans ce domaine, mieux que les allemands et infiniment mieux que les américains. Ici, la fin du vieux modèle de l’industrie automobile et quasi consommé et il est finalement peu probable que les géants américains soient tous encore des acteurs majeurs de l’industrie dans quelques années. Il ne faudrait pas que cette prime amortisse le déclin d’un modèle périmé, mais au contraire qu’elle facilité le passage à un nouveau modèle. Sera-ce le cas ? Je l’espère, mais je craints qu’une fois encore la vision de ce gouvernement ne soit trop myope. J’espère que les citoyens seront plus sages et responsables.

De l’art de manipuler l’opinion et les internautes en particulier, acte II

Après la fable de la jeune fille que personne n’aimait, je voudrais vous raconter une autre histoire. C’est une histoire de méchants qui font peur, le conte des vieux croutons qu’en ancien françois l’on nommoit sociaux-démocrates.

Dans une époque reculée de l’histoire de France, vivaient de très vieux messieurs, encore dénommés croutons, éléphants, machos ou de façon plus générique, “vieux cons”. Ces gens faisaient très peur, on ne sait pas trop pourquoi, mais on sait qu’ils passaient le plus clair de leur temps à empêcher les choses de changer en jetant des sortilèges de pétrification. Et ils étaient très méchants, et très vieux.

A une époque, ces méchants avaient été très gentils et s’étaient plutôt bien occupés de nous, comme le crouton Delors (dont la pensée démocrate-chrétienne fut une des sources d’inspiration de la deuxième gauche) qui fut incontestablement l’un des plus grand constructeur de l’Europe, comme l’éléphant Rocard qui fut loué pour son intelligence et sa volonté de faire évoluer la gauche, comme le macho Jospin qui est l’homme qui a fait reculé le chômage alors que plus personne n’y croyait plus (souvenez-vous d’une maxime de l’époque : “contre le chômage on a tout essayé”), comme le vieux con Strauss-Kahn à qui l’on doit plus de trois ans de croissance au-dessus de la moyenne européenne (souvenez-vous qu’à l’époque l’assemblée nationale avait été dissoute parce que la droite ne pensait pas être en mesure de boucler un budget pour qualifier la France à l’euro), et qui travaille aujourd’hui à essayer de réaliser la plus grande réforme financière mondiale depuis Bretton-Woods

Comme ils avaient pétrifié la gauche de France, tout n’était autour d’eux que désert désolé, vieille marmite d’idées recuites, combines secrètes et banquets d’arthritiques goutteux : il parait même qu’ils se nourrissaient de la jeunesse des quelques égarés qui venaient à eux, et c’est pourquoi on ne voyait plus de jeunes dans leur rang. Brrr, cela fout les jetons !

Après cette effrayante histoire, laissez-moi vous présenter une galerie de portraits de personnes qui se battent aujourd’hui dans les rangs de ceux qui ont été tant dénigrés, ceux qui travaillent au quotidien pour aider nos concitoyens et pour construire l’avenir, un avenir bâti sur l’héritage et du socialisme et de la social-démocratie, un avenir refondé.

Sandrine Mazetier, née le 16 décembre 1966, députée de la 8e circonscription de Paris, ancienne directrice de communication dans le secteur privé. Cliquez ici pour voir son blog.

Jean-Francois Fountaine, vice-président du Conseil régional de Poitou-Charentes, ancien champion du Monde de Half Tonner (1980), chef d’entreprise dans la construction navale, ex-président de la Fédération des Industries Nautiques.

Marisol Touraine, née le 7 mars 1959 à Paris, députée socialiste d’Indre-et-Loire. Cliquez ici pour voir son blog.

Pierre Moscovici, né le 16 septembre 1957 à Paris, député du Doubs, ancien ministre délégué aux affaires européennes du gouvernement Jospin, premier signataire de la contribution “Besoin de Gauche” pour le congrès de Reims. Cliquez ici pour voir son blog.

Michèle Sabban, Née le 28 juin 1954 à Kef en Tunisie, Vice-Présidente du Conseil Régional d’Ile-de-France, Vice-Présidente de l’Internationale Socialiste des Femmes, Présidente de l’Assemblée des Régions d’Europe.

Jean-Jacque Urvoas, Né le 19 septembre 1959 à Brest (Finistère), ex-directeur de la Mutualité du Finistère, maître de conférence à l’Université de Bretagne Occidentale, député de la 1re circonscription du Finistère. Cliquez ici pour voir son blog.

Michel Destot né le 2 septembre 1946 à Malo-les-Bains (Nord), député de la troisième circonscription de l’Isère, maire de Grenoble .. Cliquez ici pour voir son blog.

Laurent Baumel né en 1966, un des penseurs de la refondation du parti socialiste, rédacteur du rapport de La Rochelle sur le Manifeste de socialisme et démocratie. Cliquez ici pour voir le blog du manifeste.

Christophe Cavaillès, né à Paris le 19 décembre 1973, reporter spécialisé dans les questions de relations internationales, écrivain et conférencier. Cliquez ici pour voir son blog.

Voilà donc des hommes et des femmes qui n’existent pas dans la fable des vieux croutons où il n’y a pas de dynamisme, pas de renouveau, pas de mouvement, pas de changement.
Pourtant, dans cette galerie de portraits qui est loin d’être exhaustive (toutes mes excuses à ceux qui auraient mérité d’y être), il y a des gens qui améliorent notre vie au quotidien, d’autres qui réfléchissent à comment aborder rationnellement les indispensables changements auxquels nous devons faire face, à en diminuer les risques, à tracer la route d’un avenir meilleur. Mais voilà, ce ne sont pas des aventuriers de l’esbroufe, pas des bateleurs de foire qui racontent tout et n’importe quoi pour être applaudi à la fin du spectacle.

Le changement demande de la constance et de la cohérence, de la réflexion et de l’ambition, et surtout, il demande l’assistance de tous, du plus humble à celui qui est à la tribune, et en particulier de ceux qui ont montré leur capacité à réussir.