Débat des primaires socialistes : éclairage sur le nucléaire

Le débat d’hier soir a traité la question du nucléaire de façon un peu plus saillante que le reste. Comme c’est une question qu’à titre personnel j’ai travaillé avec mes camarades sociaux-démocrates depuis plusieurs années, je donne ici quelques éléments de réflexion et de choix.

Sortir du nucléaire ? par LCP

Tout d’abord, il faut constater que le corpus idéologique du PS a fondamentalement évolué sur la question écologique, que ce n’est plus un sujet subalterne et aussi que notre vision des choses n’est pas celle des écologistes. Nous avons une approche propre, qui ne conçoit pas la nature d’un point de vue « romantique ». D’ailleurs, le terme même de « nature » est à mon sens inapproprié pour le débat politique.

Par rapport à ce problème, nous devons considérer d’un côté les écosystèmes et de l’autre la société des hommes. Ces deux éléments s’imbriquent, la société des hommes ne peut avoir d’avenir dans des écosystèmes dégradés, mais dans tous les cas, nous plaçons l’homme au cœur de notre idéologie, de nos réflexions, de nos décisions. Nous voulons engager la France dans une démarche de développement durable, ce terme impliquant à la fois une prise en compte des écosystèmes et des paramètres économiques, sociaux et sociétaux de nos sociétés.

A contrario, les écologistes prônant la décroissance mettent d’abord en avant la « nature » puis engage la société dans un processus malthusien. C’est très différent de notre approche puisque nous acceptons d’agir sur les écosystèmes, de les modifier, du moment que ces actions préservent l’avenir à la fois de ces écosystèmes et des sociétés humaines. Nous travaillons pour le bonheur d’hommes et de femmes libres, émancipés, maîtres de leur destin.

C’est à partir de cet éclairage qu’il faut comprendre notre orientation nucléaire. François Hollande fixe un cap de sortie du nucléaire car cette technologie pose des problèmes de sécurité et a potentiellement un impact très fort sur nos écosystèmes (ceux qui ont oublié Tchernobyl ont eu la mémoire rafraîchie avec Fukushima). Cependant, cette sortie du nucléaire doit être faite en gardant à l’esprit l’intérêt des citoyens qui est de façon immédiate d’avoir de l’énergie, puis de diminuer l’empreinte carbone de nos sociétés, puis de passer à des énergies plus satisfaisantes pour les écosystèmes. Ces différents aspects pouvant d’ailleurs être traités de façon complémentaire. Par ailleurs, nous sommes sociaux-démocrates et la négociation est notre outil de travail. Nous fixons donc un cap, nous mettons sur la table les besoins (le besoin énergétique augmente, le parc de production vieillit, certaines énergies deviennent obsolètes, certaines technologies changent la donne), et à chaque étape nous voulons engager une discussion, ferme mais ouverte, pour trouver la meilleure solution. Certains ont une vision plus dirigiste et étatiste, les sociaux-démocrates privilégient des choix plus concertés et consensuels.

Flamanville est un excellent exemple. Une nouvelle technologie arrive. Que vaut-elle ? C’est une technologie nucléaire et nous voulons en sortir : si on ajoute une centrale alors pour progresser sur la voie de sortie du nucléarie, il faut en fermer au moins deux (Fessenheim et Chinon sont de bons candidats pour cela). Est-ce que cela a un sens ? Comme on ne comblera pas le déficit de production d’énergie, par quoi complète-t-on ? Des éoliennes ? Des hydroliennes ? Du solaire ? Des économies d’énergie ? De l’intelligence dans la consommation ? Le débat est ouvert, menons-le sereinement et reprenons-le à chaque étape.

La voie est claire : on veut sortir d’une filière dangereuse et impactant trop les écosystèmes. Les outils sont clairs : on affiche les buts, les contraintes, et on négocie les choix en cherchant le consensus, ce qui n’empêche pas d’être ferme sur la nécessité d’atteindre les buts. A chacun de voir s’il est d’accord ou pas avec cette approche, c’est la notre, et François Hollande l’incarne très bien dans cette primaire.


Textes de réflexion :

 

Les primaires socialistes en Iroise

 


Primaires Citoyennes: mode d’emploi par PartiSocialiste
Le temps passe vite et nous sommes à moins d’un mois du premier tour des primaires socialistes. Il est temps de faire le point et de donner quelques informations à ceux qui jusqu’ici ont regardé les choses d’un peu loin.

D’abord, rappelons qui sont les candidats (sources : http://www.lesprimairescitoyennes.fr/).

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  • Arnaud MontebourgArnaud Montebourg

    La nouvelle France

    La candidature d’Arnaud Montebourg est celle de la transformation de la gauche.

  • Martine AubryMartine Aubry

    «Pour sortir de la crise»

    Martine Aubry propose mardi, dans une tribune publiée dans Les Echos, des solutions pour sortir de la crise. Elle préconise notamment la création d’une Lire la suite

  • Jean-Michel BayletJean-Michel Baylet

    Discours de Seignosse

    Discours de clôture de l’université d’été du PRG à Seignosse le 4 septembre 2011.

Qui peut voter et où ?

Vous pouvez voter si vous êtes inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre 2010 ou si vous êtes membre du PS. Dans tous les cas, il faudra signer « l’engagement de reconnaissance dans les valeurs de la Gauche » et de s’acquitter d’une participation au frais d’organisation de 1 € minimum (vous pourrez donner plus, jusqu’à 150 € en liquide ou 7500 en chèque – dans le cas du paiement par chèque vous recevrez ultérieurement un recipicé de dépôt) .

Tous les bureaux de votes habituels ne seront pas ouverts. En Iroise (3ème circonscription du Finistère), les bureaux de vote seront dans les villes de :

  • Molène
  • Plabennec
  • Plouarzel
  • Ploudalmézeau
  • Plougonvelin
  • Ploumoguer
  • Plourin
  • Plouzané (2 bureaux)
  • Porspoder
  • Saint-Pabu
  • Saint-Renan
  • Trébabu
  • Tréouergat

Vous pouvez retrouver votre bureau de vote en le recherchant sur le site des primaires citoyennes.

Participation

Ces primaires peuvent également être pour vous l’occasion de vous impliquer dans la vie républicaine : si vous voulez participer à la tenue du bureau de vote, vous serez les bienvenus !

De même si vous aimeriez changer la politique de l’intérieur mais que vous voulez en discuter avant, laissez-nous un commentaire. Le PS essaie d’améliorer les procédures démocratique, à vous de nous aider à changer la politique !

Que feriez-vous pour que la politique change ?

La grosse blague de Robert Bourgi accusant Jacques Chirac et surtout Dominique de Villepin (puique lui est dans la course pour 2012) d’avoir reçu de l’argent de la FrançAfrique me paraît aussi pathétique que les diverses réactions qui l’accompagnent.

Que de réactions étonnées de personnes tombées de l’arbre en entendant ces accusations ! Toujours est-il qu’à l’arrivée, cela m’exaspère. Je ne m’apesantirai pas sur le fond et je vous renvoie à ces extraits du film de Patrick Benquet programmé les 9 et 16 décembre 2010 dans « Infrarouge » sur France 2 :



FRANÇAFRIQUE – Extrait 1

Extrait – FRANÇAFRIQUE (O.Bongo et les… par Phares-Balises

Alors oui, il y a très probablement des planches bien pourries dans le bateau qui relie la France à l’Afrique. Mais si on a une idée assez précise du mal, qu’est-ce que vous, citoyens, êtes prêts à faire pour changer les choses ?

Le citoyen lambda n’a a sa disposition que son vote, mais êtes-vous prêts à vous en servir ? Quels éléments permettraient-ils de changer le personnel politique ? Êtes-vous prêts à agir ? Je n’ai sais rien, je n’en suis pas sûr alors j’ai réfléchi à quelques questions qui pourraient éclairer les choses pour les législatives de 2012 (j’ai pris la fonction de député car c’est une fonction plus « ouverte » que celle de président).

Merci d’avance à ceux qui voudront bien y répondre.


Pour que les choses changent et en imaginant que vous allez voter dans une circonscription où vous ne connaissez personne et que l’on vous propose de choisir le profil des candidats…

Si vous avez d’autres critères, n’hésitez pas à les mettre en commentaire. Je publierai les résultats du sondage dans quelques temps.

François Hollande tend la main à DSK et au-delà, à ceux qui portent ses idées

« Sa compétence en matière de finances, en matière internationale, est plutôt recherchée et reconnue (…) Dans la situation que l’on connaît, il fait partie des voix que l’on veut entendre »

Cette déclaration de FH lors du grand jury RTL (04/09) est à la fois sobre, raisonnable et marque une réelle volonté d’ouverture en direction de Dominique et des militants socdems qui l’ont soutenu et le soutiennent toujours. La politique est rarement simple, ici au moins elle est claire.

Après le temps de la réflexion, l’heure du choix

En juin, au moment de la déclaration des différentes candidatures aux primaires socialistes, j’avais souhaité, en accord de pensée avec beaucoup de mes camarades sociaux-démocrates, prendre le temps de la réflexion, à la fois pour laisser l’affaire DSK aller à son terme judiciaire, et également pour que Martine Aubry et François Hollande aient le temps de clarifier leur ligne politique et leur position spécifique vis-à-vis de nous.

Le temps a donc passé, la justice a pu clairement établir le niveau de véracité de l’affaire New-Yorkaise, Martine et François ont pu plus largement s’exprimer.

Attendre plus longtemps ne me paraît pas souhaitable :

  • parce que cela laisserait le débat des primaires se dérouler sans une bonne partie des e-militants socdem,
  • parce que cela laisserait penser que finalement nous ne sommes pas si rationnels que cela et que dans des situations complexes nous restons « coincés » par nos sentiments, incapables de prendre une décision claire parce qu’elle n’irait pas dans le sens de nos émotions,
  • parce que cette attente serait trop focalisée sur une personne ce qui permettrait à certains de nous traiter de fans et non de militants au service de tous,
  • parce que cela n’empêcherait pas chacun et chacune d’aller petit à petit dans un sens ou dans un autre, mais à contre cœur et un peu honteusement.

Mon attachement aux idées sociale-démocrates modernes largement alimentées par la pensée de Dominique, mises en lumière par ses résultats aussi bien au gouvernement qu’au FMI, restent une référence. Mais aujourd’hui j’ai le sentiment de devoir choisir, et de dire avec force et fierté que je suis un socdem, que j’ai toujours défendu loyalement une candidature de Dominique, que je l’ai fait parfois dans des conditions plus que difficiles et à contre-courant de « l’opinion », mais voilà, je suis aussi un militant qui doit et qui sait prendre ses responsabilités, alors je le fais, et je le fais avec force et conviction.

Je rejoints donc les militants qui soutiendront François Hollande dans cette campagne des primaires. Je lui apporte mes convictions, mon énergie, mon espoir des réformes radicales, ma capacité à me battre et à pourfendre les mensonges et les manipulations, celle aussi d’imaginer un avenir meilleur et les outils qui y mènent. Je vous invite à faire de même et quoi qu’il arrive, je vous donne rendez-vous juste après les primaires pour construire ensemble le chemin vers la victoire finale de la gauche et de tous les Français.

Justice : affaires, manipulations et principes

Les affaires judiciaires passées (DSK), présentes (Sarkozy) ou à venir (Guérini, Lagarde, ?) peuvent être (et ont déjà été) traitées de différentes façons. Il y a d’abord la façon cynique et opportuniste de ceux qui y voient un moyen d’éliminer un adversaire sur l’air

chouette, il y a un truc, on va l’exploiter
en disant tout et surtout n’importe quoi
du moment que cela laisse penser à la culpabilité du concerné

le refrain étant :

calomnions, calomnions,
il ou elle y laissera bien son caleçon !

Je laisse aux artistes le soin de mettre cela en musique….

Autant dire que je ne goûte pas vraiment cette approche de la justice, à peine digne du café du commerce, et assurément indigne d’un combat politique, au moins au sens où je l’entends.

Ces affaires sont perturbantes lorsqu’elles sont révélées, en particulier parce qu’il est difficile d’en connaître le fond et la véracité initialement, et qu’en qualité de politique, le citoyen se retourne vers vous, attendant à la fois une information leur permettant de savoir ce qu’il en est (information que vous avez peu de chance d’avoir) et aussi l’attitude à tenir. La réponse est d’autant plus compliquée à donner que, comme on l’a vu dans l’affaire DSK, internet a supplanté en nombre, en rapidité et en audience les médias classiques, médias qui n’ont pas que des qualités mais qui ont, au moins pour les plus sérieux, des règles éditoriales qui empêchent de publier n’importe quelle imbécilité. Or une fois la machine à dire n’importe quoi enclenchée, alimentée qui plus par la chanson des cyniques, ces médias en sont réduits au mieux à suivre, au pire à en rajouter. Bien courageux ceux qui cherchent la vérité, qui s’en tiennent aux principes de la justice, qu’ils se préparent à être lynchés…

Instruit par l’expérience, je maintiens pourtant ma position de principe en matière de mise en cause d’une personnalité politique :

  1. ne pas rendre de verdict, l’accusé n’est ni (présumé) coupable ou (présumé) innocent, il est accusé, point barre.
  2. fonder son opinion sur des faits avérés, faire confiance à l’enquête pour cela, même si elle nécessite du temps.
  3. si les éléments retenus par la justice sont suffisants pour effectivement passer d’une enquête préalable à une procédure judiciaire plus lourde, la personnalité politique doit démissionner, ce qui ne doit pas valoir preuve de culpabilité, mais au contraire dénote le niveau de responsabilité vis-à-vis du mandat de l’intéressé
  4. comprendre que les moyens modernes de communication impliquent une évolution des procédures policières et judiciaires. Même si nous ne sommes plus vraiment sous le code Napoléon, les textes apparaissent en fort déphasage avec la réalité d’aujourd’hui.

L’affaire DSK a aussi démontré un certain nombre de choses dont il faut tirer les conséquences :

  1. d’abord l’inanité des jurys populaires pour tous les types de jugement ; juger est un acte complexe, qui demande une formation et induit une responsabilité potentiellement écrasante. Sans ce cadre pédagogique préalable, les jurys populaires ont de fortes chances de se transformer en justice très aléatoires et arbitraires. La gauche a bien raison de combattre les idées sarkozystes sur ce sujet.
  2. le fonctionnement de la justice américaine montre également les contraintes liées à des agents élus, soumis à l’intérêt de leur propre réélection.
  3. l’intérêt d’associer les citoyens à l’enquête et à la diffusion de l’information vérifiée. Là, c’est une découverte que j’ai pu faire à travers les divers groupes internet auxquels j’ai participés pendant l’affaire DSK. Malgré quelques difficultés ponctuelles, les meilleures sources d’information, les éléments vérifiables, ont été obtenus et diffusés à travers ces groupes qui se sont spontanément constitués. Autant certains médias ont été lamentables, autant l’information de ces groupes internet a été de qualité.

Je pense, et je souhaite, qu’une réflexion s’ouvre sur ces éléments : les outils de la justice doivent s’ouvrir à de nouvelles approches.

Dernier élément qui est introduit par la récente (re)mise en accusation de Nicolas Sarkozy pour une suspicion de financement illégal de sa campagne. Mon propos n’est pas de traiter du fond de l’affaire, parce que je ne veux pas rendre de verdict, parce que le seul fait avéré est qu’une magistrate a porté une accusation, parce que la justice n’est pas (encore) saisie. Non, mon propos est de considérer ce cas particulier parce qu’unique : l’argument actuel de l’UMP pour répondre à ces accusations est de dire « portez plainte, on verra ensuite », ce qui a priori rejoint ce que je viens de dire. Or c’est très hypocrite car le président de la République ne dépend pas du droit commun : quelqu’un peut bien porter plainte, cela ne changera rien, tôt ou tard l’enquête sera bloquée à cause de son immunité, sans oublié que le parquet n’est pas indépendant du pouvoir politique. Je comprends tout à fait que la fonction présidentielle doive être protégée de n’importe quelle manipulation, l’affaire DSK a été édifiante là-dessus. Mais cela doit aussi signifier que le président doit être justiciable dans des temps compatibles avec un bon rendu de la justice. Là aussi, un autre cas est édifiant, celui de Jacques Chirac ; même s’il devait être condamné, quel sens cela aurait-il aujourd’hui ? Je pense qu’il est nécessaire de protéger la fonction par une procédure plus stricte, par des peines particulièrement lourdes en cas de manipulation ou de diffamation, mais on doit, hors cas spécifiques à spécifier, rentrer dans une procédure judiciaire la plus commune possible.

J’espère que ces quelques éléments permettront une réflexion non partisane sur ce que doit être une justice adaptée à notre temps.

Globalisation et PME en Iroise

Je continue ma petite déclinaison locale bretonne des grands thèmes qui seront peut-être les sujets de la campagne de 2012, en espérant qu’on ne nous refera pas le coup des photos people et autres coups foireux de sous-bois (ce qui n’est pas gagné si on en juge par l’affaire DSK).

L’économie sera donc le sujet de ce billet. Loin des multinationales, aussi loin du libéralisme échevelé que du marxisme impénitent, le Finistère nord est une terre de PME, TPE, d’artisans, d’agriculteurs et pécheurs, a un tel point que je me demande parfois si tout le monde en Iroise n’a pas été, est ou sera un jour dans un de ces statuts ! L’histoire, le climat et la situation géographique de presqu’ile y sont sans doute pour beaucoup. Ce qui m’étonne le plus dans le tissu économique local c’est la capacité étonnante à conjuguer un individualisme fort (être maître chez soi !) avec un incroyable tissu associatif, aussi bien économique que culturel. Les citoyens d’ici ont su trouver la formule pour conjuguer l’individu et le collectif, le destin personnel qui s’accomplit au sein d’une société qui a une identité marquée et cohérente. Ni marxiste ni néo-libéral, une société qui convient au social-démocrate que je suis.

En Iroise, on n’attend pas grand chose de la finance mondiale et les banques mutualistes ont encore un bel avenir devant elles. S’il y a bien une chose que j’ai compris en travaillant ici, c’est qu’en économie, on ne donne pas deux chances à quelqu’un de foireux : il faut tenir ses engagements. Nous sommes loin de la culture gouvernementale actuelle qui s’est fait une spécialité des effets d’annonce, des décisions immortelles qui ne durent que le temps du souffle médiatique. La dette en est un bon exemple. On nous promet une règle d’or, on nous affirme que c’est le chemin de la vertu. Comment le croire alors qu’une règle moins contraignante existe (les 3% de déficit de Maastricht) et que non seulement cette règle n’a pas été respectée, mais qu’il y a encore peu ce gouvernement nous expliquait que l’objectif n’était pas si impératif que cela et que l’on pouvait biaiser en distinguant bonne et mauvaise dette. Tenir un tel discours ici serait s’exposer à finir à la baille dans le port de Brest…

Quelles décisions concrètes seraient en Bretagne (comme ailleurs) utiles ? Les libéraux n’ont que le mot « charges » à la bouche, ce qui est facile puisqu’à première vue, n’importe quel entrepreneur est réceptif à ce discours et que la logique présentée est simple : moins de charges égale plus de compétitivité. Or c’est en général faux et il n’est pas très difficile de comprendre pourquoi. Imaginons qu’au lendemain de l’élection, toutes les charges des entreprises soient mises à zéro. Les entreprises regagneront-elles de la compétitivité ? Pour la plupart non, car dans la structure actuelle du marché, l’immense majorité des ventes se font sur un seul critère, le prix (pas la qualité ou la fonction), et dans un système hautement concurrentiel, toutes les entreprises iront tôt ou tard vers une diminution maximale des prix de vente : les charges en moins seront transformées en baisse de prix, elles n’iront pas aux marges (le consommateur semblera y gagner dans un premier temps, mais devra payer ultérieurement pour des services publics qui ne sont plus financés). Comme tout le monde le fera, l’État aura perdu ses recettes mais les entreprises n’auront rien gagné. Par contre, ce dont a besoin le tissu économique concernant les charges, c’est d’être traité à égalité avec tous les acteurs : on se moque de payer 40% de charges salariales du moment que pour un même produit, tout le monde paie ces mêmes charges. Voilà qui plaiderait plutôt pour un transfert des charges patronales sur une collecte de type TVA.

Autre élément qui me semble important, c’est d’assurer la visibilité à moyen terme des charges. La suppression de la taxe professionnelle en est un bon exemple. Les entrepreneurs se sont dans un premier temps réjouis de voir disparaître cette taxe, jusqu’au moment où ils ont reçu sans être averti une nouvelle contribution qui avait été inventée pour remplacer la première. D’une part ceci n’avait pas forcément été budgétisé, mais en plus le mode de calcul a largement été changé, pénalisant parfois extrêmement fortement les services et soulageant généralement les activités lourdes. Dommage qu’au passage nos technocrates aient oublié que la tendance économique de fond soit d’aller vers plus de services, voire de passer en économie quaternaire où le service paie le matériel. Il est nécessaire d’assurer une visibilité à moyen terme sur la fiscalité.

Troisième chose : la complexité. Cette complexité fiscale est probablement (en partie) liée à une volonté louable d’équité. C’est gentil, mais de grâce oubliez cette illusion, aucun impôt ne sera parfaitement équitable, et allez au plus simple. Je rêve d’une imposition où le système prendrait trimestriellement X% du CA et Y% du bénéfice annuel et puis c’est tout. Si l’administration fiscale veut se pourrir la vie, pas de problème qu’elle le fasse mais en son sein et après la collecte ; du point de vue de l’entreprise, le temps passé à faire des déclarations est du temps perdu, de l’argent gaspillé. Une fiscalité hyper-simple, même injuste a priori, représente un gain de productivité à elle-seule.

Dernière chose que je veux aborder ici, ce sont les aides. Elles sont objectivement nécessaires dans nombre de cas, en particulier pour la création d’entreprise et l’innovation. Dans les faits, ce sont les entreprises structurées capables d’avoir un service administratif dédié, ou les sociétés qui se sont fait une spécialité de proposer des prestations pour récupérer ces aides pour les autres qui en tirent bénéfice. Pour ne retenir que l’exemple du Crédit Impôt Recherche, il est plus facile à une multinationale de se financer avec le CIR que la startup du technopôle local : dommage car la startup en question est infiniment plus créative ! Il existe aussi une difficulté particulière concernant l’innovation : pour avoir un CIR, mieux vaut avoir une innovation peu innovante avec des investissements lourds que quelque chose de révolutionnaire, en particulier si on est en innovation de service ou marketing. Google (service de recherche) n’aurait eu aucune chance d’avoir un CIR, Apple non plus (innovation marketing). L’innovation ne dépend pas non plus que de chercheurs : en Iroise, ce sont les outils de pêche qui sont à renouveler, de nouveaux modes de culture ou pisciculture, la gestion de la pollution (algues vertes en particulier) tout autant que le développement des énergies ou des services informatiques en ligne. Il faut arrêter avec les dizaines d’aides possibles pour passer à un système plus simple : par exemple une première aide à l’attribution ultra-simplifiée, puis des aides suivantes en fonction des résultats produits.

L’économie du Finistère nord me semble donner quelques exemples et éléments de réflexion qui doivent permettre de produire des outils simples, clairs et réalistes de soutien du développement économique. Le tissu économique d’Iroise ne nécessite et ne demande pas de mesures d’assistance, juste de la visibilité, de la simplicité et des actions pour faciliter la création et l’innovation.

Où est passée la bonne dette ? Qui doit-on ruiner maintenant ?

Autant prévu que redouté, les États Unis ne sont plus un pays où l’on peut acheter des bons du trésor les yeux fermés. La perte de leur meilleure note est plus psychologique qu’autre chose, mais la finance mondiale qui faisait gris mine ces dernières semaines s’offre un plongeons supplémentaire en eau froide.

La cause de la défiance : la dette bien évidemment. Fini de s’amuser avec la « petite » dette grecque de 350 milliards d’euros, on s’intéresse maintenant aux plus de 14 000 milliards de dollar américains (soit environ 10 000 milliards d’euro). Nulle doute qu’avec nos près de 1600 milliards et une progression toujours pas maîtrisée, notre tour ne devrait pas tarder. Alors oui la crise y est bien pour quelque chose car il était nécessaire de soutenir l’économie et certaines sociétés qui se sont trouvées temporairement à court de liquidité. Oui, mais cela ne doit pas nous faire oublier la faute originelle de la droite qui a délibérément choisi de se financer à crédit, sans chercher d’autres voies. Rappelons-nous la théorie de Nicolas Sarkozy de « la bonne et mauvaise dette ».

Contrairement au PS dont les théories keynésiennes posent comme postulat que la dette est l’ennemie de la gauche, le gouvernement sarkofillon et l’ump ont délibérément choisi cette voie de la dette, pour nous amener là où nous sommes actuellement, ignorant par incompétence ou aveuglement idéologique que cette voie n’offrait aucun échappatoire en cas de problème. L’accident était inévitable.

Aujourd’hui, il est urgent de répondre à une double question :

  • comment payer ce que l’on doit ?
  • comment reprendre sa liberté financière vis-à-vis des marchés ?

Augmenter les taxes et impôts ou leur assiette (c’est-à-dire le nombre de personnes qui les paient), diminuer les dépenses, « manger » la dette par une inflation importante, refuser purement et simplement de payer. Le panel de solutions est connu, plutôt que de nier le problème il faut soit que ce gouvernement fasse pour une fois ce qu’il faut ou qu’il démissionne et rende rapidement les clés, reconnaissant son incroyable incompétence, abandonnant une politique vieille de presque 10 ans, politique qui à l’exception d’une année n’a jamais réussi à remettre la dette de notre pays dans la bonne direction.

La gauche est décidée à faire ce qu’il faut, et à la différence de la droite, l’expérience passée (1997-2002) montre qu’on peut lui faire confiance pour que cela soit aussi juste que possible et surtout, efficace.

Mais second point, comment reprendre sa liberté vis-à-vis des marchés, car on peut bien tempêter contre les financiers, si l’ump avait fait le choix d’avoir le choix, le rapport de force serait différent. En 1997 le gouvernement Jopin sous la direction de Dominique Strauss-Kahn a qualifié la France pour l’euro et nous avons choisi l’intégration européenne : il est temps d’achever le travail massacré par la droite : l’Europe doit se doter d’un organe de gouvernance dont le rôle est de veiller à harmoniser les éléments financiers structurants de l’Union, et cet organe doit pouvoir relever le défit d’agir selon des choix politiques démocratiques au niveau européen. Par ailleurs, on remarquera que des pays comme le Japon sont beaucoup plus endettés que nous mais sont moins « chahutés » par les marchés ; il y a une raison simple à cela : ces pays financent majoritairement leur dette en interne. Il me paraît donc souhaitable de réfléchir sur la possibilité d’un emprunt national forcé : transformer une partie de l’épargne des Français en emprunt remboursable à court terme (moins de 5 ans) à un taux d’intérêt à fixer. Cela me paraît être une des formes les moins douloureuses de contribution au sauvetage financier de notre pays.

La droite sarkozyste a échoué parce qu’elle a choisi depuis 10 ans une très mauvaise politique économique. Que les mois avant l’élection vont être longs et douloureux pour les Français ! Si Nicolas Sarkozy veut réussir ne serait-ce qu’une chose dans son épouvantable mandat, que ce soit sa démission.

Les mensonges de Nafissatou Diallo

Voici une traduction d’un document du bureau du procureur de NY, Cyrus Vance, à propose des mensonges proférés sous serment par Nafissatou Diallo.


Traduction :

Messieurs Taylor et Brafman,
Le ministère public divulgue les présentes informations à la défense, conformément au code de procédure criminelle 240.20 et la jurisprudence Brady c/ Maryland, et la doctrine induite.

Entrée aux USA avec un faux visa, la plaignante (Nafissatou Diallo), a obtenu le statut de réfugiée par de fausses déclarations.

Dans sa demande d’asile en date du 30 décembre 2004, la plaignante (Nafissatou Diallo), a informé le Ministère de la justice, de l’immigration et des naturalisations, de son expérience personnelle (de son vécu personnel) dans son pays, la Guinée.
Ces informations ont été confirmées par une note manuscrite jointe à la demande et ont servi de base à la demande d’asile.
Dans ce formulaire, Nafissatou Diallo déclare, à peine de parjure, que sa déclaration est sincère et véritable.
En substance, la déclaration indique que la plaignante et son époux ont été persécutés et harcelés par le régime dictatorial qui était au pouvoir en Guinée.
Entre autres choses, la plaignante (Nafissatou Diallo), déclare que sa maison a été détruite par la police et les soldats agissant pour le compte du régime Guinéen et que son couple a été battu.
Quand son mari a tenté de retourner voir ce qui restait de leur bien le lendemain, elle déclare qu’il a été à nouveau battu, arrêté et emprisonné par la police et les soldats.
Elle déclare qu’elle a été battue lorsqu’elle a tenté de venir en aide à son époux.
Dans sa déclaration, elle attribue les violences dont son couple fut victime, à leur opposition au régime.
Elle déclare que pendant l’incarcération de son époux, celui-ci a été torturé, privé de soins médicaux et qu’il est mort en succombant à ses blessures.
Après la mort de son époux, d’après elle, la plaignante (Nafissatou Diallo), a commencé à dénoncer le régime et a finalement fuit son pays craignant pour sa vie, arrivant aux Etats-Unis en janvier 2004 pour demander l’asile (elle a indiqué au procureur qu’elle a utilisé un faux visa).
L’énoncé de ces faits a été réitéré verbalement lors de sa demande d’asile.
Dans les interrogatoires relatifs à l’enquête de la présente affaire, la plaignante a admis que les faits qu’elle a indiqué à l’appui de sa demande d’asile étaient faux.
La plaignante a indiqué avoir fabriqué ses informations à l’aide d’un homme qui lui a fourni une cassette enregistrée avec les faits contenus dans la déclaration.
Elle a mémorisé les informations en écoutant la cassette en boucle.
Dans plusieurs interrogatoires avec les enquêteurs elle a réitéré le caractère mensonger de ces faits en indiquant qu’elle avait menti pour ne pas contredire les éléments de sa demande d’asile.
En outre, à la faveur de deux interrogatoires distincts avec l’avocat général (le procureur Cyrus Vance), la plaignante (Nafissatou Diallo) avait affirmé avoir été la victime d’un viol en réunion en Guinée et a fourni des détails de l’agression.
A la faveur de chacun des deux interrogatoires la plaignante a pleuré et est apparue profondément en état de choc lorsqu’elle se remémorait l’incident.
Dans d’autres interrogatoires, la plaignante (Nafissatou Diallo), s’est rétractée en indiquant que le viol collectif n’avait pas eu lieu.
À cet égard, la plaignante (Nafissatou Diallo), admet qu’elle a menti à propos de cet incident et reconnait avoir inventé et fabriqué les détails explicatifs qui étaient un élément narratif qu’elle avait été entraînée à mémoriser pour le succès de sa demande d’asile.
La plaignante (Nafissatou Diallo), ajoute à présent qu’elle témoignera d’un viol en Guinée mais dans des circonstances différentes des premiers interrogatoires.

Dans les semaines qui ont suivi l’incident poursuivi dans la prévention, la plaignante (Nafissatou Diallo), a indiqué en de nombreuses occasions qu’après avoir été agressée sexuellement par le défendeur (Dominique Strauss Kahn), le 14 mai 2011, dans la suite 2806 (de l’hôtel Sofitel de New-York), elle se serait enfuie dans le couloir principal de l’hôtel au 28ème étage et aurait attendu jusqu’à ce que le défendeur (Dominique Strauss Kahn) quitte sa suite en entrant dans l’ascenseur.
La plaignante (Nafissatou Diallo), a prétendu que c’est après s’être assurée de ce que le défendeur (Dominique Strauss Kahn), était entré dans l’ascenseur, qu’elle aurait alerté son superviseur de l’incident qui arriva (selon elle) au 28è étage, quelques instants après.
Dans l’intervalle jusqu’à l’arrivée de son superviseur elle assure être demeurée au même endroit du couloir où elle avait fuit.
La plaignante (Nafissatou Diallo), a certifié ces faits au Grand Jury qui la questionnait sur les évènements après l’incident de la suite 2806.
Depuis lors, la plaignante a admis qu’elle avait d’abord nettoyé une chambre voisine puis s’en était retournée dans la suite 2806 qu’elle a commencé à nettoyer avant que d’alerter son superviseur (après que le défendeur, Dominique Strauss Kahn a quitté l’hôtel).
En outre, la plaignante (Nafissatou Diallo), a admis que pour les deux précédents exercices fiscaux elle a inclu l’enfant d’un ami sur sa déclaration d’impôts afin d’accroître ses déductions d’impôt au-delà du plafond auquel elle avait droit.
La plaignante (Nafissatou Diallo), a également admis de fausses déclarations fiscales afin de continuer de bénéficier d’une subvention de logement.
Au final, il ressort des éléments de l’enquête que la plaignante a menti aux enquêteurs sur de nombreux faits concernant son histoire personnelle, les circonstances de l’espèce (le prétendu viol) et ses relations personnelles.

N’hésitez pas à prendre contact avec nous pour toutes questions,
Sincèrement

Pour copie conforme : L’honorable Michael J Obus, Cour Suprême, New York

Letter Filed By District Attorney’s Office (July 1; 12:30 PM)

 À l’évidence, même en ignorant ce qui a été ensuite découvert sur les relations de N. Diallo avec des individus peu recommandables, jamais aucun enquêteur n’aurait dû conclure à la véracité des faits sans prolonger l’enquête, or les policiers de NY l’ont fait, jamais aucun juge n’aurait dû incarcérer un accusé sur un témoignage si sujet à caution, or la juge de NY l’a fait.

Le Sofitel de NY avait également les moyens de fournir très rapidement le parcours des entrées / sorties de N. Diallo dans les différentes chambres, et donc de « questionner » le récit initial de cette dernière. À l’évidence, soit il ne l’ont pas fait, soit ces informations factuelles et non-récusables ont été passées sous silence. Enfin, eut égard aux relations étroites entre certains services de l’État Français et la direction du Sofitel, ces mêmes informations auraient pu être diffusées par la France, ne serait-ce que pour défendre l’image de la France, ceci n’a pas été fait, au contraire pendant plusieurs jours des informations allant dans le sens d’un lynchage médiatique ont été diffusées par des personnes et des médias politiquement proches du pouvoir français pour des raisons de politiques intérieures malgré les dégâts que cela générait pour notre pays en terme d’image.

L’affaire DSK n’est pas une affaire privée, mais confirme être une affaire politique, au minimum nationale.

Sources :

http://www.nycourts.gov/press/index.shtml#dsk
Request for Adjournment (July 11; 4:45 PM)
Letter Filed By District Attorney’s Office (July 1; 12:30 PM)
Voluntary Disclosure Form (June 16; 5:00 PM)
Demand for Discovery (June 6; 11:15 AM)
Letter From District Attorney’s Office (May 26; 2:30 PM)
Letter From Defendant’s Counsel (May 26; 10:45 AM)
Affidavit of Defendant (May 23; 5:00 PM)
Release Order (May 20; 4:15 PM)
Bail Undertaking (May 20; 2:30 PM)
File Documents (May 20; 12:45 PM)
Indictment (May 19; 1:00 PM)

 

A mes amis sociaux-démocrates le septième candidat

Je ressens comme un trouble dans la Force…

Le PS a publié sa liste de candidats à la primaire et la seule (petite) surprise est d’y retrouver JM Baylet. Logiquement, les militants n’ont plus qu’à aller là où leurs convictions les poussent, et pour les sociaux-démocrates à choisir pour des raisons plus ou moins bonnes entre Martine Aubry et François Hollande. C’est la logique au PS.

Oui, sauf que ce que je ressens donc, n’a pas grand-chose à voir avec cela. Il faut dire que depuis 2005 le cyber-militant que je suis est largement connecté sur la social-démocratie cybernétique dont la population dépasse de beaucoup celle de la plus grosse section, voire de certaines fédérations puisque ces connexions incluent des sympathisants en plus des militants. Et si j’ai constaté que les cadres du courant socdem ont acté de la situation et agi conformément aux habitudes prévisibles en choisissant un candidat plutôt qu’un autre, si une partie des militants a effectivement acté de cette même situation et ont fait de même, je vois aussi qu’aucun d’eux ne l’a fait avec l’excitation de l’odeur de la poudre et surtout qu’une bonne partie d’entre nous, dont moi, en sont restés à une position singulière. Certes nous savons qu’il faudra choisir, certes nous veillerons à aider tel ou tel face à la droite, mais pour l’heure notre vote et notre espérance vont à un septième candidat qui s’appelle la social-démocratie, ce candidat n’est pas incarné mais il est très certainement décisif, justement parce qu’il est constitué de personnes qui ne sont pas que militants PS, parce qu’il est fédéré par une attente singulière sans autre réponse à ce jour, parce qu’il est en soit un projet politique collectif là où aujourd’hui on affiche des individus, parce qu’il est mû par un profond sentiment d’injustice et une volonté farouche de ne pas laisser passer cette injustice, parce que nous allons faire payer les manipulateurs. Nous ne laisserons pas la démocratie et la République plombées par des combines de petits marquis, nous ne laisserons pas la France aux mains de gens qui ont ruiné notre pays, son image aussi bien que ses finances, qui veulent détruire plus encore notre identité, notre modèle.

La campagne internet de 2012 ne ressemble en rien à celle de 2007. A l’évidence, l’espace médiatique classique est totalement dépassé par l’espace numérique où l’information se diffuse au niveau mondial à une vitesse qui déstabilise totalement les possibilités de contrôle normaux et raisonnables. Les révolutions méditerranéennes en ont été précurseur vis-à-vis des régimes autoritaires, nous sommes en train d’en tester les effets au niveau de la justice, des médias et de la politique des régimes démocratiques avec la campagne présidentielle en France. L’affaire DSK n’est pas une affaire privée isolée, c’est le paradigme d’un déséquilibre des institutions confrontées aux dérapages d’une e-campagne politique. Si ce que je vois est exact, la démocratie est effectivement en danger et, à ma connaissance, le seul rempart qui se soit à ce jour érigé face à cette menace, le seul groupe numérique qui ait réagi, ce sont les e-citoyens socdem qui se sont spontanément organisés, qui agissent, qui dénoncent, qui contrent la manipulation, qui se battent au nom de leur idéal pour la France.

Nous sommes le premier mouvement politique du XXIème siècle. Nous sommes le septième candidat, c’est nous qui avons les clés de 2012.