A mes amis sociaux-démocrates : cette fois il faut choisir

Pour la première fois depuis 4 mois, Dominique Strauss-Kahn a pu s’exprimer publiquement sur les accusations qui ont été portées contre lui. Il a donné des réponses étayées par le rapport du procureur de New-York, mais a surtout tiré les conséquences de cette situation, reconnaissant sans faux fuyant sa responsabilité morale, aussi bien vis-à-vis de ses proches que vis-à-vis des Français.

L’attitude de DSK était digne, empreinte à l’évidence d’un profond sentiment de douleur et de regret, les mots étaient précis. Précise également l’officialisation de sa décision de ne pas intervenir dans la campagne des primaires, décision que beaucoup de militants sociaux-démocrates avaient entérinée mais que certains hésitaient encore à accepter. L’heure n’est donc plus à l’attente ou à l’espoir d’une candidature qui n’est plus à l’ordre du jour. La deuxième partie de l’émission d’hier soir consacrée à l’économie montre combien le jugement de DSK est irremplaçable et quelle perte cela représente pour cette élection, mais il en est ainsi, Dominique Strauss-Kahn n’est plus dans la course à l’élection  présidentielle de 2012.

Si Dominique n’est plus en course, les idées qu’il porte ne doivent pas pour autant se retrouver sans voix et sans militants. Le courant socdem est puissant, l’espoir qu’il porte est largement soutenu par les Français en attente d’un renouveau. Il appartient donc à chacun et chacune d’entre nous de dépasser ces difficultés pour s’engager pleinement dans la campagne des primaires. J’ai pour ma part déjà choisi de rejoindre mes camarades de B2G pour François Hollande, mais je comprends tout à fait que certains hésitent et puissent faire un autre choix, portés par des motivations ou une réflexion qui ne regardent qu’eux. Quoi qu’il en soit, il nous faut choisir et quel que soit soit votre choix, nous nous retrouverons après la primaire dans la bataille pour la victoire de nos idées, pour apporter l’espoir et le renouveau à nos concitoyens.

J’étais samedi dernier au meeting de présentation des candidatures des 6 candidats du PS à Guipavas. Exercice intéressant et instructif.

À l’évidence, il sera plus que difficile pour les sociaux-démocrates de choisir A. Montebourg qui malgré l’éloquence de Gilbert Le Bris, soutient  l’orientation d’une démondialisation, terme aussi accrocheur que « mal choisi » (dixit G.L.B.). A vrai dire il était même coquasse de défendre un tel concept lorsque l’écran derrière les orateurs fournissait involontairement le parfait exemple de l’incohérence de ce concept. Essayez de « démondialiser » l’ordinateur et les services qui vous servent à lire ce post…

Axel Kahn défendant la candidature de M. Aubry a été intellectuellement brillant (qui aurait pu prétendre le contraire), Martine aurait pu largement bénéficier du pacte de Marrakech et de l’amitié réaffirmée de DSK, il n’en reste pas moins qu’elle s’est montrée un bien piètre manager vis-à-vis des militants sociaux-démocrates, manquant à plusieurs reprises les rendez-vous qu’elle aurait pu prendre avec nous. Par ailleurs, elle devra composer avec des courants qui d’Hamon/Emmanuelli à Cambadélis en passant par Fabius ont quand même des marques de fabrique très différentes. Pour ces raisons, MA n’a pas été mon choix mais je comprends ceux qui hésitent.

A Guipavas, l’intervention pour JM Baylet a été intéressante sur le fond, très européenne, mais je l’ai reçue plus comme une candidature de témoignage qu’autre chose.

Je ne pourrai pas dire grand chose de la candidature d’E. Valls car son représentant à cette réunion a raté son avion. J’y verrai le symbole d’une candidature affaiblie par son manque de représentativité locale, un discours que l’on aurait aimé entendre, et que l’on écoutera avec attention la prochaine fois.

Le représentant de S. Royal a été peut-être le plus décalé, jouant souvent sur l’empathie, pas forcément clair et trop politiquement convenu. SR n’a à l’évidence pas su se renouveler depuis 2007.

Restait donc Bernard Poignant pour François Hollande, qui a su prolonger le message d’un candidat qui apparaît comme le plus présidentiable de tous. Très peu de choses sur le programme lui-même ont été dites (tous défendent le programme du PS d’ailleurs), l’accent ayant été mis sur ses qualités d’homme d’État. Le discours ne serait pas original si les autres candidats avaient fait de même. Mais une césure est clairement apparue entre la candidature de François Hollande et celle des autres, ses challengers. Cela reflète l’opinion actuelle des Français, tous semblent l’avoir acté.

Voilà le résumé d’une sacrée semaine, avec un débat national, une rencontre régionale en ce qui me concerne, et la clôture faite par DSK. Le débat est dense, et les socialistes malgré les difficultés, ont donné une excellente image d’eux-même. Nous avons accepté les débats contradictoires et pour l’heure, nous prouvons aux Français notre valeur. J’appelle donc les derniers indécis des rangs socdem à entrer eux-aussi dans la bataille des primaires, et quel que soit leur choix, de défendre haut et fort nos idées à travers le ou la candidate qui représente à leur yeux le mieux ces idées. Je ne sais pas s’ils feront le même choix que moi avec François Hollande, mais peu importe, je suis certain que mi-octobre nous serons côte-à-côte pour répondre aux attentes des Français : virer l’ump et Nicolas Sarkozy, remettre le pays sur ses pieds et lui rendre son honneur et sa fierté.

Débat des primaires socialistes : éclairage sur le nucléaire

Le débat d’hier soir a traité la question du nucléaire de façon un peu plus saillante que le reste. Comme c’est une question qu’à titre personnel j’ai travaillé avec mes camarades sociaux-démocrates depuis plusieurs années, je donne ici quelques éléments de réflexion et de choix.

Sortir du nucléaire ? par LCP

Tout d’abord, il faut constater que le corpus idéologique du PS a fondamentalement évolué sur la question écologique, que ce n’est plus un sujet subalterne et aussi que notre vision des choses n’est pas celle des écologistes. Nous avons une approche propre, qui ne conçoit pas la nature d’un point de vue « romantique ». D’ailleurs, le terme même de « nature » est à mon sens inapproprié pour le débat politique.

Par rapport à ce problème, nous devons considérer d’un côté les écosystèmes et de l’autre la société des hommes. Ces deux éléments s’imbriquent, la société des hommes ne peut avoir d’avenir dans des écosystèmes dégradés, mais dans tous les cas, nous plaçons l’homme au cœur de notre idéologie, de nos réflexions, de nos décisions. Nous voulons engager la France dans une démarche de développement durable, ce terme impliquant à la fois une prise en compte des écosystèmes et des paramètres économiques, sociaux et sociétaux de nos sociétés.

A contrario, les écologistes prônant la décroissance mettent d’abord en avant la « nature » puis engage la société dans un processus malthusien. C’est très différent de notre approche puisque nous acceptons d’agir sur les écosystèmes, de les modifier, du moment que ces actions préservent l’avenir à la fois de ces écosystèmes et des sociétés humaines. Nous travaillons pour le bonheur d’hommes et de femmes libres, émancipés, maîtres de leur destin.

C’est à partir de cet éclairage qu’il faut comprendre notre orientation nucléaire. François Hollande fixe un cap de sortie du nucléaire car cette technologie pose des problèmes de sécurité et a potentiellement un impact très fort sur nos écosystèmes (ceux qui ont oublié Tchernobyl ont eu la mémoire rafraîchie avec Fukushima). Cependant, cette sortie du nucléaire doit être faite en gardant à l’esprit l’intérêt des citoyens qui est de façon immédiate d’avoir de l’énergie, puis de diminuer l’empreinte carbone de nos sociétés, puis de passer à des énergies plus satisfaisantes pour les écosystèmes. Ces différents aspects pouvant d’ailleurs être traités de façon complémentaire. Par ailleurs, nous sommes sociaux-démocrates et la négociation est notre outil de travail. Nous fixons donc un cap, nous mettons sur la table les besoins (le besoin énergétique augmente, le parc de production vieillit, certaines énergies deviennent obsolètes, certaines technologies changent la donne), et à chaque étape nous voulons engager une discussion, ferme mais ouverte, pour trouver la meilleure solution. Certains ont une vision plus dirigiste et étatiste, les sociaux-démocrates privilégient des choix plus concertés et consensuels.

Flamanville est un excellent exemple. Une nouvelle technologie arrive. Que vaut-elle ? C’est une technologie nucléaire et nous voulons en sortir : si on ajoute une centrale alors pour progresser sur la voie de sortie du nucléarie, il faut en fermer au moins deux (Fessenheim et Chinon sont de bons candidats pour cela). Est-ce que cela a un sens ? Comme on ne comblera pas le déficit de production d’énergie, par quoi complète-t-on ? Des éoliennes ? Des hydroliennes ? Du solaire ? Des économies d’énergie ? De l’intelligence dans la consommation ? Le débat est ouvert, menons-le sereinement et reprenons-le à chaque étape.

La voie est claire : on veut sortir d’une filière dangereuse et impactant trop les écosystèmes. Les outils sont clairs : on affiche les buts, les contraintes, et on négocie les choix en cherchant le consensus, ce qui n’empêche pas d’être ferme sur la nécessité d’atteindre les buts. A chacun de voir s’il est d’accord ou pas avec cette approche, c’est la notre, et François Hollande l’incarne très bien dans cette primaire.


Textes de réflexion :

 

Les primaires socialistes en Iroise

 


Primaires Citoyennes: mode d’emploi par PartiSocialiste
Le temps passe vite et nous sommes à moins d’un mois du premier tour des primaires socialistes. Il est temps de faire le point et de donner quelques informations à ceux qui jusqu’ici ont regardé les choses d’un peu loin.

D’abord, rappelons qui sont les candidats (sources : http://www.lesprimairescitoyennes.fr/).

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  • Arnaud MontebourgArnaud Montebourg

    La nouvelle France

    La candidature d’Arnaud Montebourg est celle de la transformation de la gauche.

  • Martine AubryMartine Aubry

    «Pour sortir de la crise»

    Martine Aubry propose mardi, dans une tribune publiée dans Les Echos, des solutions pour sortir de la crise. Elle préconise notamment la création d’une Lire la suite

  • Jean-Michel BayletJean-Michel Baylet

    Discours de Seignosse

    Discours de clôture de l’université d’été du PRG à Seignosse le 4 septembre 2011.

Qui peut voter et où ?

Vous pouvez voter si vous êtes inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre 2010 ou si vous êtes membre du PS. Dans tous les cas, il faudra signer « l’engagement de reconnaissance dans les valeurs de la Gauche » et de s’acquitter d’une participation au frais d’organisation de 1 € minimum (vous pourrez donner plus, jusqu’à 150 € en liquide ou 7500 en chèque – dans le cas du paiement par chèque vous recevrez ultérieurement un recipicé de dépôt) .

Tous les bureaux de votes habituels ne seront pas ouverts. En Iroise (3ème circonscription du Finistère), les bureaux de vote seront dans les villes de :

  • Molène
  • Plabennec
  • Plouarzel
  • Ploudalmézeau
  • Plougonvelin
  • Ploumoguer
  • Plourin
  • Plouzané (2 bureaux)
  • Porspoder
  • Saint-Pabu
  • Saint-Renan
  • Trébabu
  • Tréouergat

Vous pouvez retrouver votre bureau de vote en le recherchant sur le site des primaires citoyennes.

Participation

Ces primaires peuvent également être pour vous l’occasion de vous impliquer dans la vie républicaine : si vous voulez participer à la tenue du bureau de vote, vous serez les bienvenus !

De même si vous aimeriez changer la politique de l’intérieur mais que vous voulez en discuter avant, laissez-nous un commentaire. Le PS essaie d’améliorer les procédures démocratique, à vous de nous aider à changer la politique !

Que feriez-vous pour que la politique change ?

La grosse blague de Robert Bourgi accusant Jacques Chirac et surtout Dominique de Villepin (puique lui est dans la course pour 2012) d’avoir reçu de l’argent de la FrançAfrique me paraît aussi pathétique que les diverses réactions qui l’accompagnent.

Que de réactions étonnées de personnes tombées de l’arbre en entendant ces accusations ! Toujours est-il qu’à l’arrivée, cela m’exaspère. Je ne m’apesantirai pas sur le fond et je vous renvoie à ces extraits du film de Patrick Benquet programmé les 9 et 16 décembre 2010 dans « Infrarouge » sur France 2 :



FRANÇAFRIQUE – Extrait 1

Extrait – FRANÇAFRIQUE (O.Bongo et les… par Phares-Balises

Alors oui, il y a très probablement des planches bien pourries dans le bateau qui relie la France à l’Afrique. Mais si on a une idée assez précise du mal, qu’est-ce que vous, citoyens, êtes prêts à faire pour changer les choses ?

Le citoyen lambda n’a a sa disposition que son vote, mais êtes-vous prêts à vous en servir ? Quels éléments permettraient-ils de changer le personnel politique ? Êtes-vous prêts à agir ? Je n’ai sais rien, je n’en suis pas sûr alors j’ai réfléchi à quelques questions qui pourraient éclairer les choses pour les législatives de 2012 (j’ai pris la fonction de député car c’est une fonction plus « ouverte » que celle de président).

Merci d’avance à ceux qui voudront bien y répondre.


Pour que les choses changent et en imaginant que vous allez voter dans une circonscription où vous ne connaissez personne et que l’on vous propose de choisir le profil des candidats…

Si vous avez d’autres critères, n’hésitez pas à les mettre en commentaire. Je publierai les résultats du sondage dans quelques temps.

Justice : affaires, manipulations et principes

Les affaires judiciaires passées (DSK), présentes (Sarkozy) ou à venir (Guérini, Lagarde, ?) peuvent être (et ont déjà été) traitées de différentes façons. Il y a d’abord la façon cynique et opportuniste de ceux qui y voient un moyen d’éliminer un adversaire sur l’air

chouette, il y a un truc, on va l’exploiter
en disant tout et surtout n’importe quoi
du moment que cela laisse penser à la culpabilité du concerné

le refrain étant :

calomnions, calomnions,
il ou elle y laissera bien son caleçon !

Je laisse aux artistes le soin de mettre cela en musique….

Autant dire que je ne goûte pas vraiment cette approche de la justice, à peine digne du café du commerce, et assurément indigne d’un combat politique, au moins au sens où je l’entends.

Ces affaires sont perturbantes lorsqu’elles sont révélées, en particulier parce qu’il est difficile d’en connaître le fond et la véracité initialement, et qu’en qualité de politique, le citoyen se retourne vers vous, attendant à la fois une information leur permettant de savoir ce qu’il en est (information que vous avez peu de chance d’avoir) et aussi l’attitude à tenir. La réponse est d’autant plus compliquée à donner que, comme on l’a vu dans l’affaire DSK, internet a supplanté en nombre, en rapidité et en audience les médias classiques, médias qui n’ont pas que des qualités mais qui ont, au moins pour les plus sérieux, des règles éditoriales qui empêchent de publier n’importe quelle imbécilité. Or une fois la machine à dire n’importe quoi enclenchée, alimentée qui plus par la chanson des cyniques, ces médias en sont réduits au mieux à suivre, au pire à en rajouter. Bien courageux ceux qui cherchent la vérité, qui s’en tiennent aux principes de la justice, qu’ils se préparent à être lynchés…

Instruit par l’expérience, je maintiens pourtant ma position de principe en matière de mise en cause d’une personnalité politique :

  1. ne pas rendre de verdict, l’accusé n’est ni (présumé) coupable ou (présumé) innocent, il est accusé, point barre.
  2. fonder son opinion sur des faits avérés, faire confiance à l’enquête pour cela, même si elle nécessite du temps.
  3. si les éléments retenus par la justice sont suffisants pour effectivement passer d’une enquête préalable à une procédure judiciaire plus lourde, la personnalité politique doit démissionner, ce qui ne doit pas valoir preuve de culpabilité, mais au contraire dénote le niveau de responsabilité vis-à-vis du mandat de l’intéressé
  4. comprendre que les moyens modernes de communication impliquent une évolution des procédures policières et judiciaires. Même si nous ne sommes plus vraiment sous le code Napoléon, les textes apparaissent en fort déphasage avec la réalité d’aujourd’hui.

L’affaire DSK a aussi démontré un certain nombre de choses dont il faut tirer les conséquences :

  1. d’abord l’inanité des jurys populaires pour tous les types de jugement ; juger est un acte complexe, qui demande une formation et induit une responsabilité potentiellement écrasante. Sans ce cadre pédagogique préalable, les jurys populaires ont de fortes chances de se transformer en justice très aléatoires et arbitraires. La gauche a bien raison de combattre les idées sarkozystes sur ce sujet.
  2. le fonctionnement de la justice américaine montre également les contraintes liées à des agents élus, soumis à l’intérêt de leur propre réélection.
  3. l’intérêt d’associer les citoyens à l’enquête et à la diffusion de l’information vérifiée. Là, c’est une découverte que j’ai pu faire à travers les divers groupes internet auxquels j’ai participés pendant l’affaire DSK. Malgré quelques difficultés ponctuelles, les meilleures sources d’information, les éléments vérifiables, ont été obtenus et diffusés à travers ces groupes qui se sont spontanément constitués. Autant certains médias ont été lamentables, autant l’information de ces groupes internet a été de qualité.

Je pense, et je souhaite, qu’une réflexion s’ouvre sur ces éléments : les outils de la justice doivent s’ouvrir à de nouvelles approches.

Dernier élément qui est introduit par la récente (re)mise en accusation de Nicolas Sarkozy pour une suspicion de financement illégal de sa campagne. Mon propos n’est pas de traiter du fond de l’affaire, parce que je ne veux pas rendre de verdict, parce que le seul fait avéré est qu’une magistrate a porté une accusation, parce que la justice n’est pas (encore) saisie. Non, mon propos est de considérer ce cas particulier parce qu’unique : l’argument actuel de l’UMP pour répondre à ces accusations est de dire « portez plainte, on verra ensuite », ce qui a priori rejoint ce que je viens de dire. Or c’est très hypocrite car le président de la République ne dépend pas du droit commun : quelqu’un peut bien porter plainte, cela ne changera rien, tôt ou tard l’enquête sera bloquée à cause de son immunité, sans oublié que le parquet n’est pas indépendant du pouvoir politique. Je comprends tout à fait que la fonction présidentielle doive être protégée de n’importe quelle manipulation, l’affaire DSK a été édifiante là-dessus. Mais cela doit aussi signifier que le président doit être justiciable dans des temps compatibles avec un bon rendu de la justice. Là aussi, un autre cas est édifiant, celui de Jacques Chirac ; même s’il devait être condamné, quel sens cela aurait-il aujourd’hui ? Je pense qu’il est nécessaire de protéger la fonction par une procédure plus stricte, par des peines particulièrement lourdes en cas de manipulation ou de diffamation, mais on doit, hors cas spécifiques à spécifier, rentrer dans une procédure judiciaire la plus commune possible.

J’espère que ces quelques éléments permettront une réflexion non partisane sur ce que doit être une justice adaptée à notre temps.

PS en Iroise : l’hebdomadaire Cap Finistère

Les élections approchent et vous souhaiteriez mieux connaître les actions du Parti Socialiste dans le finistère.

Si vous êtes pur web 2.0 je vous invite à venir régulièrement sur ce blog. Si vous êtes plutôt formatés papier, alors vous pouvez recevoir chaque semaine CaP Finistère (coupon à renvoyer ci-dessous), l’hebdomadaire de la Fédération du Finistère du Parti Socialiste.

Education : un petit film remarquablement iconoclaste

Voici un film américain (traduit en français) qui donne un éclairage du formatage de nos modes d’éducation scolaire. L’expérience du trombone est particulièrement instructive et rejoint nombre de tests d’économie comportementale.

A visionner, à méditer…

Où est passée la bonne dette ? Qui doit-on ruiner maintenant ?

Autant prévu que redouté, les États Unis ne sont plus un pays où l’on peut acheter des bons du trésor les yeux fermés. La perte de leur meilleure note est plus psychologique qu’autre chose, mais la finance mondiale qui faisait gris mine ces dernières semaines s’offre un plongeons supplémentaire en eau froide.

La cause de la défiance : la dette bien évidemment. Fini de s’amuser avec la « petite » dette grecque de 350 milliards d’euros, on s’intéresse maintenant aux plus de 14 000 milliards de dollar américains (soit environ 10 000 milliards d’euro). Nulle doute qu’avec nos près de 1600 milliards et une progression toujours pas maîtrisée, notre tour ne devrait pas tarder. Alors oui la crise y est bien pour quelque chose car il était nécessaire de soutenir l’économie et certaines sociétés qui se sont trouvées temporairement à court de liquidité. Oui, mais cela ne doit pas nous faire oublier la faute originelle de la droite qui a délibérément choisi de se financer à crédit, sans chercher d’autres voies. Rappelons-nous la théorie de Nicolas Sarkozy de « la bonne et mauvaise dette ».

Contrairement au PS dont les théories keynésiennes posent comme postulat que la dette est l’ennemie de la gauche, le gouvernement sarkofillon et l’ump ont délibérément choisi cette voie de la dette, pour nous amener là où nous sommes actuellement, ignorant par incompétence ou aveuglement idéologique que cette voie n’offrait aucun échappatoire en cas de problème. L’accident était inévitable.

Aujourd’hui, il est urgent de répondre à une double question :

  • comment payer ce que l’on doit ?
  • comment reprendre sa liberté financière vis-à-vis des marchés ?

Augmenter les taxes et impôts ou leur assiette (c’est-à-dire le nombre de personnes qui les paient), diminuer les dépenses, « manger » la dette par une inflation importante, refuser purement et simplement de payer. Le panel de solutions est connu, plutôt que de nier le problème il faut soit que ce gouvernement fasse pour une fois ce qu’il faut ou qu’il démissionne et rende rapidement les clés, reconnaissant son incroyable incompétence, abandonnant une politique vieille de presque 10 ans, politique qui à l’exception d’une année n’a jamais réussi à remettre la dette de notre pays dans la bonne direction.

La gauche est décidée à faire ce qu’il faut, et à la différence de la droite, l’expérience passée (1997-2002) montre qu’on peut lui faire confiance pour que cela soit aussi juste que possible et surtout, efficace.

Mais second point, comment reprendre sa liberté vis-à-vis des marchés, car on peut bien tempêter contre les financiers, si l’ump avait fait le choix d’avoir le choix, le rapport de force serait différent. En 1997 le gouvernement Jopin sous la direction de Dominique Strauss-Kahn a qualifié la France pour l’euro et nous avons choisi l’intégration européenne : il est temps d’achever le travail massacré par la droite : l’Europe doit se doter d’un organe de gouvernance dont le rôle est de veiller à harmoniser les éléments financiers structurants de l’Union, et cet organe doit pouvoir relever le défit d’agir selon des choix politiques démocratiques au niveau européen. Par ailleurs, on remarquera que des pays comme le Japon sont beaucoup plus endettés que nous mais sont moins « chahutés » par les marchés ; il y a une raison simple à cela : ces pays financent majoritairement leur dette en interne. Il me paraît donc souhaitable de réfléchir sur la possibilité d’un emprunt national forcé : transformer une partie de l’épargne des Français en emprunt remboursable à court terme (moins de 5 ans) à un taux d’intérêt à fixer. Cela me paraît être une des formes les moins douloureuses de contribution au sauvetage financier de notre pays.

La droite sarkozyste a échoué parce qu’elle a choisi depuis 10 ans une très mauvaise politique économique. Que les mois avant l’élection vont être longs et douloureux pour les Français ! Si Nicolas Sarkozy veut réussir ne serait-ce qu’une chose dans son épouvantable mandat, que ce soit sa démission.

Les mensonges de Nafissatou Diallo

Voici une traduction d’un document du bureau du procureur de NY, Cyrus Vance, à propose des mensonges proférés sous serment par Nafissatou Diallo.


Traduction :

Messieurs Taylor et Brafman,
Le ministère public divulgue les présentes informations à la défense, conformément au code de procédure criminelle 240.20 et la jurisprudence Brady c/ Maryland, et la doctrine induite.

Entrée aux USA avec un faux visa, la plaignante (Nafissatou Diallo), a obtenu le statut de réfugiée par de fausses déclarations.

Dans sa demande d’asile en date du 30 décembre 2004, la plaignante (Nafissatou Diallo), a informé le Ministère de la justice, de l’immigration et des naturalisations, de son expérience personnelle (de son vécu personnel) dans son pays, la Guinée.
Ces informations ont été confirmées par une note manuscrite jointe à la demande et ont servi de base à la demande d’asile.
Dans ce formulaire, Nafissatou Diallo déclare, à peine de parjure, que sa déclaration est sincère et véritable.
En substance, la déclaration indique que la plaignante et son époux ont été persécutés et harcelés par le régime dictatorial qui était au pouvoir en Guinée.
Entre autres choses, la plaignante (Nafissatou Diallo), déclare que sa maison a été détruite par la police et les soldats agissant pour le compte du régime Guinéen et que son couple a été battu.
Quand son mari a tenté de retourner voir ce qui restait de leur bien le lendemain, elle déclare qu’il a été à nouveau battu, arrêté et emprisonné par la police et les soldats.
Elle déclare qu’elle a été battue lorsqu’elle a tenté de venir en aide à son époux.
Dans sa déclaration, elle attribue les violences dont son couple fut victime, à leur opposition au régime.
Elle déclare que pendant l’incarcération de son époux, celui-ci a été torturé, privé de soins médicaux et qu’il est mort en succombant à ses blessures.
Après la mort de son époux, d’après elle, la plaignante (Nafissatou Diallo), a commencé à dénoncer le régime et a finalement fuit son pays craignant pour sa vie, arrivant aux Etats-Unis en janvier 2004 pour demander l’asile (elle a indiqué au procureur qu’elle a utilisé un faux visa).
L’énoncé de ces faits a été réitéré verbalement lors de sa demande d’asile.
Dans les interrogatoires relatifs à l’enquête de la présente affaire, la plaignante a admis que les faits qu’elle a indiqué à l’appui de sa demande d’asile étaient faux.
La plaignante a indiqué avoir fabriqué ses informations à l’aide d’un homme qui lui a fourni une cassette enregistrée avec les faits contenus dans la déclaration.
Elle a mémorisé les informations en écoutant la cassette en boucle.
Dans plusieurs interrogatoires avec les enquêteurs elle a réitéré le caractère mensonger de ces faits en indiquant qu’elle avait menti pour ne pas contredire les éléments de sa demande d’asile.
En outre, à la faveur de deux interrogatoires distincts avec l’avocat général (le procureur Cyrus Vance), la plaignante (Nafissatou Diallo) avait affirmé avoir été la victime d’un viol en réunion en Guinée et a fourni des détails de l’agression.
A la faveur de chacun des deux interrogatoires la plaignante a pleuré et est apparue profondément en état de choc lorsqu’elle se remémorait l’incident.
Dans d’autres interrogatoires, la plaignante (Nafissatou Diallo), s’est rétractée en indiquant que le viol collectif n’avait pas eu lieu.
À cet égard, la plaignante (Nafissatou Diallo), admet qu’elle a menti à propos de cet incident et reconnait avoir inventé et fabriqué les détails explicatifs qui étaient un élément narratif qu’elle avait été entraînée à mémoriser pour le succès de sa demande d’asile.
La plaignante (Nafissatou Diallo), ajoute à présent qu’elle témoignera d’un viol en Guinée mais dans des circonstances différentes des premiers interrogatoires.

Dans les semaines qui ont suivi l’incident poursuivi dans la prévention, la plaignante (Nafissatou Diallo), a indiqué en de nombreuses occasions qu’après avoir été agressée sexuellement par le défendeur (Dominique Strauss Kahn), le 14 mai 2011, dans la suite 2806 (de l’hôtel Sofitel de New-York), elle se serait enfuie dans le couloir principal de l’hôtel au 28ème étage et aurait attendu jusqu’à ce que le défendeur (Dominique Strauss Kahn) quitte sa suite en entrant dans l’ascenseur.
La plaignante (Nafissatou Diallo), a prétendu que c’est après s’être assurée de ce que le défendeur (Dominique Strauss Kahn), était entré dans l’ascenseur, qu’elle aurait alerté son superviseur de l’incident qui arriva (selon elle) au 28è étage, quelques instants après.
Dans l’intervalle jusqu’à l’arrivée de son superviseur elle assure être demeurée au même endroit du couloir où elle avait fuit.
La plaignante (Nafissatou Diallo), a certifié ces faits au Grand Jury qui la questionnait sur les évènements après l’incident de la suite 2806.
Depuis lors, la plaignante a admis qu’elle avait d’abord nettoyé une chambre voisine puis s’en était retournée dans la suite 2806 qu’elle a commencé à nettoyer avant que d’alerter son superviseur (après que le défendeur, Dominique Strauss Kahn a quitté l’hôtel).
En outre, la plaignante (Nafissatou Diallo), a admis que pour les deux précédents exercices fiscaux elle a inclu l’enfant d’un ami sur sa déclaration d’impôts afin d’accroître ses déductions d’impôt au-delà du plafond auquel elle avait droit.
La plaignante (Nafissatou Diallo), a également admis de fausses déclarations fiscales afin de continuer de bénéficier d’une subvention de logement.
Au final, il ressort des éléments de l’enquête que la plaignante a menti aux enquêteurs sur de nombreux faits concernant son histoire personnelle, les circonstances de l’espèce (le prétendu viol) et ses relations personnelles.

N’hésitez pas à prendre contact avec nous pour toutes questions,
Sincèrement

Pour copie conforme : L’honorable Michael J Obus, Cour Suprême, New York

Letter Filed By District Attorney’s Office (July 1; 12:30 PM)

 À l’évidence, même en ignorant ce qui a été ensuite découvert sur les relations de N. Diallo avec des individus peu recommandables, jamais aucun enquêteur n’aurait dû conclure à la véracité des faits sans prolonger l’enquête, or les policiers de NY l’ont fait, jamais aucun juge n’aurait dû incarcérer un accusé sur un témoignage si sujet à caution, or la juge de NY l’a fait.

Le Sofitel de NY avait également les moyens de fournir très rapidement le parcours des entrées / sorties de N. Diallo dans les différentes chambres, et donc de « questionner » le récit initial de cette dernière. À l’évidence, soit il ne l’ont pas fait, soit ces informations factuelles et non-récusables ont été passées sous silence. Enfin, eut égard aux relations étroites entre certains services de l’État Français et la direction du Sofitel, ces mêmes informations auraient pu être diffusées par la France, ne serait-ce que pour défendre l’image de la France, ceci n’a pas été fait, au contraire pendant plusieurs jours des informations allant dans le sens d’un lynchage médiatique ont été diffusées par des personnes et des médias politiquement proches du pouvoir français pour des raisons de politiques intérieures malgré les dégâts que cela générait pour notre pays en terme d’image.

L’affaire DSK n’est pas une affaire privée, mais confirme être une affaire politique, au minimum nationale.

Sources :

http://www.nycourts.gov/press/index.shtml#dsk
Request for Adjournment (July 11; 4:45 PM)
Letter Filed By District Attorney’s Office (July 1; 12:30 PM)
Voluntary Disclosure Form (June 16; 5:00 PM)
Demand for Discovery (June 6; 11:15 AM)
Letter From District Attorney’s Office (May 26; 2:30 PM)
Letter From Defendant’s Counsel (May 26; 10:45 AM)
Affidavit of Defendant (May 23; 5:00 PM)
Release Order (May 20; 4:15 PM)
Bail Undertaking (May 20; 2:30 PM)
File Documents (May 20; 12:45 PM)
Indictment (May 19; 1:00 PM)